Vietnam - sud

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Nouvel an sur l'île de Phu Quoc

Après un Noël passé dans les dunes de sable de Mui Né, nous décidons de nous rendre pour le nouvel an sur l île de Phu Quoc, la plus grosse île du Vietnam, tout au sud, en vérité plus proche du Cambodge que du Vietnam. 

 

Mais tout d’abord, nous devons passer sur Ho Chi Min, retrouver une nouvelle fois le frère d’Amandine, Axel. Nous nous retrouvons donc dans la capitale économique le temps de boire une bière et de se raconter nos aventures depuis que nous nous sommes quittés à Pai dans le Nord de la Thaïlande, puis montons dans le bus direction le ferry au sud du pays, pour un trajet de nuit.

 

Nous arrivons donc avant le lever du soleil sur Ha Tien, la ville d’où nous embarquons sur le ferry direction Phu Quoc. Alors que nous

commençons la traversée, le soleil lui se lève doucement. La traversée était plutôt jolie, même si je l’avoue, la fatigue m’a endormie durant une bonne partie du trajet.

 

Nous avons passés 5 jours sur cette île. Plus de temps n’aurait pas été de trop, il y a pas mal à faire ici mais notre visa s’expirant,

nous n’avons pas vraiment eut le choix.

 

Le top pour visiter l’île, c’est de louer un scooter. Cette fois ci, pas d’accident ni de police, parfait !

 

Notre première journée, nous avons conduit jusqu’à une cascade, qui n’a rien d’exceptionnel, mais dont le cadre naturel fait tout le

charme. Une petite promenade de 15/20 minutes à travers la végétation nous emmène à cette petite cascade, dans laquelle il est possible de se baigner pour se rafraichir.

Nous nous sommes ensuite rendus à la prison « Coconut ».

 

Une ancienne prison datant de la guerre du Vietnam, transformée aujourd’hui en musée. On peut alors se rendre compte de l’atrocité

de cette guerre. Entassement des prisonniers, et techniques de tortures qui donnent des frissons !

 

Voici quelques exemples pour vous montrer à quel point l’Homme peut vriller : Les cages à tigres, ce sont des cages en barbelé, de la taille d’un homme allongé dans lesquelles on emprisonnait dedans, durant des jours et des nuits, sans pouvoir bouger au risque de se couper. Des containers, dans les quels on entassait des dizaines de prisonniers, sans lumière ni renouvellement d’air.

 

Mais aussi tout un tas d’autres tortures physiques que je n’aurais pu imaginer par moi-même, comme bruler les yeux à l’aide de puissantes lumières, enfoncer des clous dans les os, des pieux dans les dents, bruler vif des prisonniers dans des marmites au dessus d’un feu, enfermer quelqu’un dans un tonneau pour ensuite taper au marteau dessus, bruler le pénis des prisonniers, bref, on s’arrête là même si la liste est encore longue, mais cela vous donne une petite idée des horreurs qui se sont passés sur cette île. 


 Histoire de relâcher la pression après cette visite, nous avons fini la journée à Sao Beach.

 

Une très belle plage, au sable blanc, bordée de cocotiers, et à l’eau claire. Cette plage, à l’époque devait être un paradis sur terre.

Je dis à l’époque car aujourd’hui, un petit point « gâche » cette île : le nombre incroyable de déchets sur la plage.

Des milliers de détritus en tout genre (chaussures, brosse à dent, boite, seringues, lunettes, bouteilles, sacs, habits …) se sont échoués sur la plage, coincés dans les herbes, dans les racines des cocotiers etc. …

 

Pour vous dire à quel point c’était sale, c’est qu’un jour, Amandine et moi sommes revenu sur cette plage, et à défaut d’avoir pour ces fêtes de fin d’année de la neige, nous avons décidés de faire des bonshommes de sable. Mais ayant des milliers de déchets sous nos mains, contre 3 malheureux coquillages, nous avons décidés d’utiliser ces poubelles pour rendre vie à nos constructions de sable.

 

Et franchement, nous aurions pu en faire une centaine de bonhomme de sable comme ça vu le stock !

 

Heureusement, nous avons trouvés d’autres plages sur l’île qui elles étaient propres. Comme toutes les plages de cette île il me semble, celles-ci aussi étaient bordées par les cocotiers.

 

Une plage en particulier ne nous a pas fait rêver, c’est la Long Beach. Comme son nom l’indique, c’est la longue plage de l’île. Mais c’est aussi celle où tout le monde se rend, bordée non pas par les cocotiers cette fois ci, mais par les Resorts, hôtels, et restaurants chic. Du coup les gens se retrouvent les uns sur les autres, un peu comme en Europe. Il y a la file d’attente au pied des 2 ou 3 cocotiers de la plage pour que les touristes puissent prendre leur photo, assis sur la balançoire pendant à l’arbre.

 

Nous vous conseillons donc toutes les plages de l’île, sauf Long Beach.

 

Pour le passage à l’année 2018, nous voulions un petit coin paradisiaque, nous l’avons eu.

 

A la base, pour la soirée, nous n’avions rien de prévus. Mais petit à petit durant la journée, un petit groupe s’est formé, et à l’heure du dîner, nous étions une quinzaine à nous rendre au restaurant. Un resto’ dans lequel nous étions quasiment seul, du coup le personnel nous à laissé mettre notre musique sur leur enceinte ! Au top !

 

Une fois le ventre bien rempli, nous nous sommes rendus à une plage tranquille, ramassant du bois sur le chemin.

Durant le trajet, tout les Vietnamiens que nous croisions nous souhaitaient un « Happy New Year » c’est dingue, ça fait trop plaisir, surtout qu’eux ne le fête pas tout de suite, mais en février, comme le nouvel an chinois.

 

Une fois arrivés sur la plage, nous allumons un feu de camp et passons la nuit autour tous ensemble. Un autre groupe se joint à nous durant la soirée.

 

L’année 2018 commence sereinement, sous la pleine lune, en bord de mer, autour du feu.

 

Le soleil se lève, lorsque chacun commence à rentrer dormir. Amandine et moi, qui logeons plus loin que les autres rentrons en scooter. Mais sur la route, le scooter semble chasser à l’arrière. Bizarre, j’ai arrêté de boire avant de partir pour conduire, comment ça se fait ? Mais non, ce n’est pas moi, le pneu arrière est complètement à plat. Nous décidons donc de laisser le scooter sur le parking d’une station service et rentrons en taxi. 


Du bon temps passé trop vite sur cette île.

 

Nous n’avons même pas eu le temps de faire toutes les plages, ni de visiter les petites îles au sud en bateaux, mais il est temps de reprendre le ferry puis le bus pour Ho chi min, direction l’aéroport pour s’envoler pour les Philippines.

 

Au revoir Axel, bon voyage, cette fois ci, pas de date de prévu ni d’endroits pour se re-re-croiser, mais qui sait ?! 

Anecdote : Un soir avec Axel et Edouard, un Français rencontré dans la guest house d’Axel, nous allons manger dans un restaurant

local, dans lequel ce soir c’est soirée Karaoké. Les karaokés en Asie ça ne rigole pas ! Le restau est rempli de Vietnamiens qui chacun leur tour se passent le micro pour chanter sur la scène fort et faux. Et quand je dis faux, ce n’est pas méchant, je suis d’ailleurs le plus mauvais chanteur de cette planète. Mais il faut avouer 90% des karaokés asiatiques sont vraiment mal chantés.

 

Au Vietnam nous en avons entendu beaucoup, que ce soit au restaurant, dans les bars ou tout simplement chez eux. Ils adorent ça, ils peuvent y passer des heures et ce qui est fou c’est qu’ils mettent toujours le volume à fond même si les enceintes grésillent, que le micro siffle, il faut que tout le monde puisse les entendre. Et en tant que Français c’est marrant car chez nous, nous sommes plutôt timide sur le chant, encore plus lorsqu’on est mauvais, on ne veut pas se faire entendre par le voisinage. Mais eux n’ont aucun complexe sur ça !

 

Voici un petit exemple que nous avons bien aimés datant de la ville de Mui né : Une grand-mère allongée dans son hamac devant sa maison, micro à la main chantant son petit karaoké avec sa fille et sa petite fille à côté d’elle, le volume était tellement fort qu’on l’entendait à chaque bout de la rue, mais les voisins alentours ne semblaient ni amusés, ni dérangés, comme s’ils n’entendaient pas. Lorsque nous sommes passés devant sa maison, la mamie était trop contente qu’on l’écoute chanter, elle nous fît un grand coucou sans oublier ses paroles.

 

Mais revenons au karaoké du restaurant dans lequel les serveuses, lorsqu’elles décapsulent nos bières jettent naturellement les capsules au sol. Nous avons remarqués en tant que spectateurs nous pouvons acheter des imitations de roses dont les pétales sont des billets. Lorsqu’un « chanteur » nous plait, nous pouvons lui apporter l’une de ces roses pendant qu’il chante pour le récompenser. Repas dans une bonne ambiance, même s’il était dure de nous entendre parler.

 

Bref, le Vietnam c’est fini mais le peu que nous avons vu nous a convaincu d’une chose :

Revenir au plus vite avec un visa d’un mois. 


Noël les pieds dans le sable de Mui Né

Nous partons à 9h du matin direction Mui né pour 5h de trajet.

 

Première surprise en montant dans le bus, il est parfait ! Ce ne sont pas des fauteuils mais ce sont des sortes de lits pour une

personne, le trajet allongé passe beaucoup plus tranquillement !

 

L'aventure commence tout de suite en descendant du bus qui nous dépose en un battement de cils sur le bord de la route, quand nous nous apercevons que nous avons oubliés un sac à l'intérieur. Mais pas n'importe quel sac ! Celui contenant l'appareil photo, l'ordinateur d'Amandine, le porte monnaie et le téléphone !

 

Ni une ni deux, alors que le bus disparaît au loin, tout affolé, j'arrête le premier scooter qui passe ! Le papi accepte tout de suite, me prend derrière lui et se met à tracer pour rattraper le bus bleu. Une fois le bus doublé, je fais signe au chauffeur de s'arrêter, mais il ne comprend pas de suite et me répond par de grands coucou de la main avec grand sourire aux lèvres.

 

Heureusement, il finit par comprendre et par s'arrêter. Parfait, nous avons récupérés le sac, les fêtes de Noël ont faillis mal commencer.

 

La ville de Mui né en elle même n'a pas vraiment de charme, nous l'avons même trouvée un peu sale. C'est un gros repaire pour les russes, quasiment tout est donc traduit dans leur langue.

 

Mais si nous avons décidés de passer Noël ici, c'est que Mui né est une ville en bord de mer et à quelques kilomètres se trouve plusieurs mini déserts, une destination plutôt originale pour passer Noël.  

 Nous avons fait les dunes rouges dont le sable est plus orangé que rouge.

 

Le cadre est plutôt sympa, le paysage fait vraiment désert, le sable est fin, les dunes sont belles et on peut voir la mer qui se trouve à

quelques kilomètres. Le petit truc qui gâche l'ambiance, c'est la quantité de déchets en tout genre éparpillé un peu partout dans le sable.

 

Mais bon, à tout âge il y a de quoi s'amuser dans toutes ces dunes, en tout cas nous, nous nous sommes bien marrés.

 

En tout cas nous sommes surpris de voir un tel paysage au Vietnam ! Pays très vert, très humide, à la forte végétation, plutôt surprenant de tomber sur un mini désert !

Nous nous sommes aussi baladés dans le Feary Stream, ce que nous surnommons " le Luberon Vietnamien ".

 

La balade est cool, les pieds dans l'eau nous remontons un petit ruisseau. D'un côté la végétation tropicale, de l'autre côté, comme une moitié de canyon, alternant dunes de sable, formations rocheuses et sableuse. En fonction des endroits le sable change de couleur, partant du blanc, passant par le jaune et orange pour finir rouge.

 

Une promenade accessible à tous et qui est jolie !

Un matin, nous avons loués des vélos pour arriver de bonne heure au port de pêche.

 

Le marché aux poissons est super sympa, prenant place sur une plage. Les pêcheurs vendent en quantité leur pêche fraîchement sortie de la mer à des Vietnamiens qui ensuite les revendent au détail sur la plage.

 

Les pêcheurs ramènent leurs marchandises jusqu'à la rive à bord de petits bateaux en forme de bol, des bateaux originaux à une seule rame, qui à première vue ne semblent pas pratique à naviguer. Pourtant, il y a une centaines de ces petits bols entrain de flotter sur le bord de la mer. Au loin, on peut voir des bateaux de pêche qui eux sont bien plus gros, bien plus vieux, tout en bois et

peint en bleu.

Les pieds dans l'eau, les pêcheurs pèsent à l'aide d'une vieille balance la marchandise revendue aux grossistes.

Ces mêmes grossistes vont ensuite s'assoir un peu partout sur la plage, au milieu de leur sceaux et paniers rempli de poissons, de crevettes, de calamars, de crabes, de crustacés, bref un choix fou de tout ce qui peut venir de la mer.

 

De temps en temps, une anguille ou un crabe tente de s’enfuir, mais inlassablement, les vendeurs les rattrapent pour les remettre au panier. Les Vietnamiens n'ont plus qu'à venir acheter leur nourriture dans cette ambiance de marché, au milieu des cris de vendeurs,

des échanges de billets et de chapeaux pointus.

 

Franchement, une très bonne ambiance locale dans ce petit marché de bord de mer !


Vous connaissez notre amour pour la nourriture Française, c'est donc tout naturellement que le soir de Noël nous nous sommes offert un super repas dans un restaurant Français. Petit restau’ mais très bon !

 

En entrée, des nems ainsi qu'un cocktail de crevette. En plat, un délicieux tournedos super tendre à la sauce roque fort accompagné d'une petite salade, une purée, une ratatouille et un gratin dauphinois. Pour le dessert, un fondant au chocolat pour Amandine et une crème brûlée pour moi. Le tout accompagné d'une excellente bouteille de vin rouge du Chili. Ce fut un régale pour nous, surtout depuis tout ce temps, un vrai plaisir pour Noël !

 

D’ailleurs, nous avions du mal à nous dire que c’était Noël entre la chaleur, le beau temps (les coups de soleil pris le jour de Noël),

les dunes de sables au lieu de la neige, les tongues aux pieds, les cocotiers... ! Mais c’est marrant, c’est original !

 

Ca change surtout de nos habitudes, et c’est ça qui est cool !

Anecdote : Le jour où nous avons loués les vélos, nous voulions nous rendre jusqu'aux dunes de sable blanc, mais sur la route il

s'est mît à pleuvoir c'est pour cela que nous nous sommes rendus au port de pêche puis avons fait demi tour plutôt que de continuer.

 

Mais pourquoi prendre des vélos alors qu'il y a plein de location de scooters ?

 

Sur la route pour aller aux white sand dunes (dunes de sable blanc à 30 km de Mui Né), beaucoup de policiers sont postés sur le bord et arrêtent tous les touristes. Ils les contrôlent d'abord pour leur permis de conduire, mais ils trouvent également le moyen de dire que vous êtes en excès de vitesse. Ils vous obligent alors à leur donner 1 000 000 de dong, l'équivalent de 37€ et vous menace de garder le scooter. Bien sûre cette amende est négociable. Nous avons vu beaucoup de gens se faire avoir. D'ailleurs les habitants de Mui Né ont l'habitude de ces histoires et nous préviennent avant de prendre la route.

 

Mais ce n'est pas tout ! Certains policiers sont tout simplement des "faux policiers", ce sont d'anciens de la profession qui vous arrêtent pour vous racketter, leur licences sont périmées depuis des années. Il faut donc bien y faire attention ! 


Arrivée à Ho Chi Min !

Il est 10h du matin, nous prenons le bus du centre de Bangkok pour l'aéroport.

 

Nous vidons notre porte monnaie jusqu'au dernier bath pour les tickets de bus, en réalité il manque même 1 bath, alors par symbolisme, nous offrons un petit porte clé Tour Eiffel à la contrôleuse en échange du bath manquant. La contrôleuse est super contente, d'ailleurs lors d'un arrêt du bus, elle est descendue nous acheter des petites pâtisseries Thaïlandaises.

 

Cette fois ci, l'aéroport s'est bien passé, nous avions tous les papiers demandés.

 

Après 1h40 de vol, nous arrivons à Ho chi min, en sortant de l'aéroport la nuit vient de tomber.

 

Le bus public nous dépose au centre de la ville dans le district 1, nous trouvons rapidement un hôtel.

Le lendemain, nous avons consacrés la journée à marcher dans Ho chi min, la plus grande ville du pays, ancienne capitale politique, l'actuelle capitale économique.

 

Vous commencez à nous connaître, les grandes villes ce n'est pas notre truc, mais ce coup ci nous avons adorés Saigon (nouveau nom d'Ho chi min).


Dans les rues flottent un petit peu partout les drapeaux Vietnamiens aux côté des drapeaux communistes.

 

Dans ces mêmes rues fourmillent des milliers de deux roues se croisant dans tous les sens. On a l'impression qu'il y en a encore plus qu'à Jakarta (Indonésie). Quand la route est pleine de véhicules, les vietnamiens n'hésitent pas à continuer leur chemin en montant sur les trottoirs, il faut donc être tout le temps vigilant.

 

Pour traverser la rue, en arrivant au passage piéton, n'attendez pas qu'on vous laisse passer, vous risquez d'attendre des heures ! Engagez vous et traversez en marchant toujours tout droit, toujours à la même allure, ici ce n'est pas le Bangladesh, ils ne vous écraseront pas, ils sauront vous éviter même au dernier moment, sans freiner donc sans perturber le trafic !


A chaque feu rouge, sur les 20 premiers mètres vous aurez deux ou trois voitures entourées d'une cinquantaine de scooters.

Les rues sont animées de vie locale : chauffeurs de taxi moto dormant allongés en équilibre sur leur siège, stand de street food proposant quelques petits tabourets en plastique pour s'asseoir manger, vendeurs ambulants aux chapeaux pointus portant sur leur épaules un bâton au bout du quel à chaque extrémités pend un panier contenant leurs différents produits.

 

Sur les places ou dans les parcs, les Vietnamiens se regroupent en famille ou amis, certains font du sport, d'autres dansent.

Quelques uns jouent au badminton, d'autres se font des passes au pied et jonglent avec de gros volants plus résistant que ceux du

badminton.


Les pousses pousses à vélo ici sont marrants, on ne peut monter qu'à une seule personne et on y est quasi allongé.

Nous avons visités le musée de la guerre du Vietnam, musée qui représente les horreurs vécues durant cette guerre.

 

Il est fou de se dire que les Vietnamiens de 65 ans avaient 20 ans lors des dernières bombes tombées sur le pays

(1972 derniers bombardements).

 

Les photos présentes dans le musée sont perturbantes et touchantes. L'émotion était à son maximum, surtout en voyant certains

Vietnamiens pleurer devant ces clichés.


Mais ce n'est pas fini, histoire de réaliser que la guerre est si récente et les ravages encore présents, 30 minutes après le musée, quelques avenues plus loin dans Ho chi min, une femme s'arrête près de nous pour nous demander de l'argent. Dans ses bras, elle porte un enfant handicapé, dont la tête est 4 fois plus grosse qu'une tête normale, pendant en arrière sous son poids. Je suis sûre à 99%, il s'agit d'une victime de l'agent orange, produit chimique utilisé massivement par les américains lors des bombardements.

 

Cet enfant ressemble exactement aux victimes vues sur les photos du musée. Il faut savoir qu'aujourd'hui encore des enfants naissent mal formés. Grosse claque dans le visage !

Toujours sur le thème de la guerre, le jour suivant nous nous sommes rendus aux tunnels de Cu chi. Une zone qui durant la guerre voyait combattre les nord Vietnamiens communistes contre les américains.

 

Face à l'armement moderne des occidentaux, les Vietnamiens ont résistés grâce à leur connaissance du terrain et d'incroyables tactiques de guerre. En effet, ils ont creusés plus de 250 km de tunnel sous terre, si fin et bas qu'il faut marcher accroupi.

 

Ces tunnels menaient à des salles de réunions, des cantines, des infirmeries, des dortoirs, mais aussi des fabriques d'armes.

Les entrées et sorties de ces tunnels sont de petites trappes aussi larges que mes épaules, heureusement avec Amandine nous sommes fins et avons pu y pénétrer mais les 3/4 du groupe de touristes n'ont pas pu y rentrer !

 

Lorsque les entrées n'étaient pas utilisées, les trappes étaient refermées et recouvertes de feuilles mortes. Ce réseau sous terrain allant jusqu'à 3 étages sous terre, atteignait les 10m de profondeur ! Certains tunnels accédaient aux rivières, permettant de fuir par l'eau.

 

Mieux vaut ne pas être claustrophobe dans cet endroit, il fait chaud, humide et sombre. Ces tunnels peuvent devenir une attraction, mais si à l'intérieur on se rappelle que ceux qui l'utilisaient avaient la peur de mourir, le stress du combat, le bruit des tirs et bombardements à la surface, le poids des armes et de la tenue, ce devait être l'enfer !

 

En marchant dans la forêt, c'est impressionnant de voir le nombre de trappes au sol et la quantité de tunnels !

 

Pour finir, nous avons pu voir quelques uns des pièges utilisés par les Vietnamiens un peu partout dans la jungle comme dans les tunnels : des trous de deux mètres de profondeur remplis de bambou taillés en pique placés vers le haut. Ces trous étaient recouverts de végétation. Certains pièges étaient plus élaborés, avec une sorte de mécanisme vous maintenant au fond ou, vous assurant la mort.  

Bon alors, nous n'allons pas vous laisser sur cette fin pour le premier article du pays, voici deux anecdotes !

 

Première anecdote : Au Vietnam nous sommes MILLIONNAIRE !

 

Et oui, 1€ valant 27000 Dong Vietnamiens, en allant retirer au distributeur nous nous sommes retrouvés avec 5 millions de Dong !

 

Ça parait marrant mais c'est quelque chose pour s'y habituer car avec des billets de 500 000, 200 000, 100 000, 50 000, 20 000, 10 000,

5000, 2000 et 1000 ça fait beaucoup de zéro, il ne faut pas se perdre !


Deuxième anecdote : Nous sommes arrivés à Ho chi min le 21 décembre !

 

Il fait super chaud, en short et tee-shirt, on transpire pour un rien mais Noël étant dans 4 jours, il y a des sapins, pères Noël et autres décorations dans les rues ! Certains Vietnamiens portent même le bonnet de Noël ! Les commerçants utilisent du coton ou de l'aluminium pour faire de la fausse neige, trop marrant l'ambiance de Noël dans un pays de cocotiers ! 


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