Mexique

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Le canyon de Chiapa de Corzo

Réveil tôt ce matin pour partir au lever du soleil en sortie bateau dans un canyon.

 

La sortie en elle-même est sympa mais nous ne savions pas en réservant, que nous tomberons sur un groupe d’une vingtaine de personnes, alors que des bateaux privés étaient dispo.

Une sortie de 3h, nous embarquons et nous nous engageons vers le canyon.  

Au départ, les rives sont à hauteur d’eau, et plus nous avançons, plus les bords du fleuve se font haut.

Nous entrons doucement dans le canyon. Jusqu’à nous retrouvés en plein dedans. C’est immense, Les parodies rocheuses sont incroyablement hautes, on se sent tout petit à côté !

 

On dit que des indiens ont sautés d’en haut à l’arrivée des conquistadors, préférant mourir que de se faire dominer. 

 Le canyon est une vrai resserve à oiseaux. De nombreux oiseaux différents, des hérons, cormorans et bien d’autre oiseaux qu’on voit généralement autour des lacs, et évidemment quelques vautours planant dans le ciel au dessus du canyon. Sur les parois, des cactus se dressent au dessus du vide.

 Le capitaine de la barque fait une halte dans une petite grottinette, dont les parois passe du gris, au bleu mauve, jusqu’au rose.

 

Par ci, par là de mince filet d’eau, qui à la saison des pluies doivent être immense, de par les traces de végétations visible de haut en bas des parois. Le capitaine nous présente la trace d’une ancienne cascade qui avec le temps a formé comme un gigantesque arbre de noël.  

Le coup dur de la visite : A la fin du trajet avant de faire demi-tour, le capitaine fait une pause en plein milieu de l’eau à côté d’une barque dans laquelle deux vendeurs sont là à attendre avec chips et sodas …

Quand la consommation de ce monde capitaliste vient te chercher n’importe où, te suis partout.

 

Une fois l’équipage fournis en produit coca cola compagny, nous retraversons le canyon en sens inverse, et là, surprise !

A trois reprises, nous nous arrêtons pour observer un crocodile, prenant le soleil du matin sur la rive.

Des bêtes impressionnantes ! Malgré qu’ils soient quasiment immobiles, ils imposent le respect.

A quelques mètres de nous, on se sent alors heureux d’être en barque et pas dans l’eau !


 Une fois sortie du canyon, alors que les maisons se font apparaître sur les rives, sur le bord opposé de celui où un homme prend son

bain, un 4ème crocodile, à moitié dans l’eau, à moitié sur la rive, se laisse doré au soleil.

 

Un petit Canyon sympa, encore plus grâce à ses animaux l’habitant.  


La cité de Calakmul

Nous arrivons dans un tout petit village nommé Xpujil, qui au final est plus une grande rue coupée deux-trois fois par de petites ruelles. Petite ville sans vraiment de charme mais qui sert de repère pour dormir lorsque l’on veut aller visiter les fameuses ruines de Calakmul. Les ruines sont à 100km dont 60km traversent la réserve naturelle de Calakmul. Aucun bus ne s’y rend il faut donc prendre un taxi, nous espérons trouver sur place un ou deux voyageurs pour en partager un. Une fois le tour des hôtels les moins cher

de fait (seulement 3 ou 4 dans cette ville, le choix est vite fait), nous optons pour une cabana.

 

Et justement, à la réception nous rencontrons Mark. Mark, un hongrois de 40 ans qui a vécu une bonne partie de sa vie à Viennes en Autriche. Mark, c’est le genre de gars qui vous fait regretter d’avoir perdue du temps à regarder des trucs pourris à la télé française au lieu d’apprendre de nouvelles langues. Mark, c’est le mec qui parle couramment Hongrois, Anglais, Portugais, Espagnol, qui se débrouille bien en russe et en allemand, qui comprend le français (suite à une histoire amoureuse avec une française) et qui se lance

dans l’apprentissage du japonais. Du coup Mark, c’est le mec qui parlait avec tout le monde que l’on croisait dans leur langue natale.

Nous avons deux options qui se présentent à nous : Soit prendre un tour organisé, Soit un taxi privé. Mark est comme nous, il est anti

tour. Nous entamons donc les négociations avec les taxis et en trouvons un qui nous fait un bon prix pour toute la journée. Nous fixons le rendez vous pour 6h du matin et allons acheter les fruits et de quoi faire un sandwich pour le pique nique de demain. Une occasion supplémentaire pour Waza de s’acheter encore des avocats, elle est en pleine cure. Dédicace à ma maman ici c’est le pays de l’avocat ! Nous finissons la soirée tous les 3 autour d’une tablée de tacos et allons nous reposer pour la journée de demain.

5h30 le réveille sonne. J’adore les ruines encore plus le matin lorsqu’on est seuls mais les réveils de plus en plus tôt commencent à

être de plus en plus durs. Il fait encore nuit, nous retrouvons Mark et le chauffeur de taxi qui au final n’est pas le même qu’hier. Une petite halte devant chez lui, le temps que sa femme lui apporte son repas de midi. Après une petite heure nous arrivons à l’entrée de la réserve. Il nous faudra ensuite une deuxième heure pour la traverser jusqu’au site. La jungle est plus verte et plus fournie que jusqu’à maintenant, mais pour la période elle est assez sèche. Pendant la période des pluies l’accès est impraticable, la route est inondée. Malgré le beau paysage et le soleil qui e lève petit à petit, je ne vous cache pas que j’ai piqué du nez plusieurs fois. Nous arrivons à 8h pile, l’heure de l’ouverture.


 Calakmul, fait clairement partie de nos sites préférés, de part sa grandeur, et le chemin de ruines en ruines est super joli, en plein

milieu de la végétation, des fleurs de partout, des lianes, pleins d’arbres de variétés différentes, mais aussi des oiseaux de toutes les couleurs, de toutes tailles. Des Vautours à tête rouge et noire, des perruches vertes, des colibris, un toucan et un énorme oiseau dans un arbre tout noir avec une sorte de grosse glotte rouge pendante au niveau de son coup. Bref un paradis pour les amateurs d’oiseaux. Dans le parc se balade des sortes de paons aux couleurs ultra vives, aux longues plumes et des morceaux de « peau » orange vif sur son crâne (n’ayant pas encore eu internet, nous n’avons pas eu le temps de regarder, mais on vous laisse quand même la photo). 


 D’ailleurs, les oiseaux ne sont pas les seuls habitants de la cité. Nous avons croisés la route d’une famille de « cochon de forêt du Mexique ». Mais aussi ce petit animal dont nous devons trouver son nom, qui si nous devions le décrire, pour moi ce serait un castor aux poils courts, sans queue, ni longues dents. Pour Waza, ce serait plutôt un gros écureuil- rat qui se déplace comme un lapin. Nous avons également vu des singes, qui d’abord mangeaient des graines dans les arbres au dessus de nos têtes, puis sont partis en escaladant les pyramides. On aurait vraiment dit les singes dans le livre de la jungle.  

Le site est parsemé de grandes stèles énormes, sur lesquelles sont encore parfois visible des gravures. Des blocs de pierres, de

plusieurs mètres de haut dressées à la verticale, eux pied de certaines pyramides. Il y a Calakmul 3 grandes pyramides. Du haut de chaque sommet de chacune d’entre elle on aperçoit les autres. Nous décidons de manger notre pic-Nic sur la plus grosse d’entre elles. Du haut de cette dernière, nous avions une vue imprenable sur la jungle, à l’horizon le Guatemala. Autour de ces grandes pyramides aux escaliers, encore une fois, plus raides que jamais, sont cachés dans la jungle, beaucoup de ruines d’anciennes habitations en très bon état. La mousse qui a poussée sur les pierres et les arbres par ci par là, qui tentent de se faire une place,

ajoute du charme à ces vestiges. Nous avons pu observer dans cette cité, des systèmes pour l’évacuation des eaux, dans le style caniveau. Au final, la visite nous prend toute la journée, les bouteilles d’eau sont vides, les cartes photo bien remplis, nos épaules coup de soleillé, il est l’heure de rentrer. Nous retrouvons notre chauffeur de taxi à l’entrée des ruines.


Sur le trajet du retour nous croisons cette sorte de paon en plein milieu de la route, le chauffeur s’arrête pour l’observer à sa hauteur, puis quand nous commençons à repartir, il se mît à courir plusieurs minutes à côté de la voiture. La scène était trop marrante, sa manière de courir était trop drôle, baissant sa tête pour l’aérodynamisme quand on accélérait, tout le monde dans la voiture rigolait, Mark en espagnol qui criait « plus vite plus vite », et le chauffeur qui essayait de le filmer avec son téléphone par la fenêtre, mais n’arrivait pas à garder la trajectoire.

Après cette grosse journée, nous nous retrouvons autour de la même tablée de Tacos que la veille. Le ventre bien remplis, nous allons nous asseoir tous les 3 boire une petite cerveza du soir car demain matin Mark part avant notre réveil. Pendant cette petite détente, un groupe de 3-4 jeunes mexicains, légèrement alcoolisés, viennent nous parler, mais l’intention et les conversations ne semblent pas très amicales. Cinq minutes plus tard ils repartent, nous finissons nos bières et disons au revoir à Mark qui nous quitte sur cette belle phrase « à la prochaine, car dans la vie quand on se croise une fois, on se recroise obligé une seconde fois ».


Nous rentrons nous coucher dans notre cabana, au bout d’une heure une pluie tropicale s’abat sur notre toit en tôle. J’adore, le bruit me rappelle la pluie sur le toit du camping car quand j’étais petit avec mes parents. Une fois la pluie finit, nous nous endormons sur la voix de Mark qui fait je ne sais quoi à cette heure ci dehors, alors qu’il part très tôt demain. Après une bonne nuit de repos, nous rendons la chambre vers midi et montons dans le bus en direction d’Escarcegar.

 

Alors que le bus vient de parcourir à peine 50m, il s’arrête et ouvre sa porte. C’est alors que l’on reconnaît la voix de Mark. Quand il nous voit, il vient s’asseoir à côté de nous, en nous disant « i’ve a bad news ». Il nous explique qu’après s’être quittés hier, il est allé à l’accueil de l’hôtel utiliser la wifi 10 min et quand la pluie à commencé, sa porte de chambre étant ouverte il est rentré.  C’est alors qu’il se rend compte que les 10 min on suffit pour se faire voler son porte monnaie, dont sa carte bancaire, malgré le fait qu’il était à 10m même pas. C’était donc pour cette raison que nous l’avons entendue la veille au soir discuter avec la police. Pas de bol, mais Mark avait raison, nous nous recroisons donc une deuxième fois.

Le 1er bus dura deux bonnes heures, le second trois bonnes heures puis nous prenons un taxi collectivo de nuit, pour arriver enfin

sur Palenque. C’est marrant car nous passons de Calakmul à Palenque, qui au temps des mayas étaient de grands rivaux, deux puissantes cités qui se faisait la guerre.

 

Petite anecdote : Pour ceux qui me connaisse, je suis un amoureux du hand ball, pendant ces aventures se déroulait la coupe du monde à Paris, plus précisément la finale. Et vous savez quoi ? Et ben Mark, c’est le mec qui travaille dans le hand ball depuis des années et qui a supervisé en tant que journaliste sportif sur place la coupe de hand des Jeux Olympiques de Rio. Ses parents sont allés voir la finale à Paris, nous avons donc appris la bonne nouvelle en direct par un appel de sa mère. Ce n’est pas fou le karma pour que le jour d’une finale de coupe du monde (un jour tous les 4 ans), tombe le jour où nous sommes avec un journaliste sportif sur le hand ?!   


Un repas chez Carlos et sa famille

Suite à la rencontre de la famille de Carlos à la fête maya du Yucatan, ils nous ont invités à venir manger chez eux le lendemain soir.

 

Dans la journée, nous allons donc voir les voir à leur travail. Ils nous ont dit tenir un magasin pour animaux (nourriture pour animaux domestiques, cages, etc. etc…). Nous ayant donné l’adresse de leur boutique, nous nous y rendons. Nous trouvons le petit bâtiment, au nom de Campi comme ils nous l’avaient indiqué. Mais celui-ci est fermé. Un groupe de policier nous demande ce que nous cherchons, et nous expliquent qu’il y a un deuxième Campi quelques rues plus loin. Ils nous expliquent l’itinéraire, puis nous partons à la recherche de ce deuxième Campi. Sur la route, les policiers nous rejoignent en voiture pour s’assurer que nous prenions le bon chemin, sympa la police.

 

Effectivement, nous tombons sur leur deuxième boutique. Sa femme et sa fille sont là. Ils ne vendent pas seulement des accessoires pour animaux mais aussi des perruches. De petites perruches aux belles couleurs. Nous papotons une petite demi-heure, puis la femme nous demande si nous voulons venir manger pizza chez eux ce soir. Carrément ! Rendez vous 20h à leur maison.

 

20h, nous arrivons devant chez eux. Leur fils nous fait rentrer. Les 10 premières minutes, les parents ne sont pas là. Il nous fait

asseoir dans le canapé et me donne la télécommande pour que je mette la tv. Carlos et sa femme arrive. Nous nous asseyons pour l’apéro. Leur fille de 23 ans se joint à nous. Elle est curieuse et nous pose beaucoup de questions sur notre voyage, nos pensées du Mexique et la France. Mexique oblige, Carlos demande à son fils de nous servir de la Tequila en apéro. Notre première tequila du Mexique et je peux vous dire que nous ne sommes pas déçu. Amateur de Tequila en France, celle-ci n’a rien à voir, elle est excellente. Malgré le bon shot que le fils me sert, je ne la sens pas passer.

 

Les pizzas sont livrées, nous nous mettons à table. Des pizzas comme chez nous. La petite touche mexicaine était posée sur la table

pour accompagner les pizzas : un bol de sauce piquante et un bol de guacamole.  

Pendant le repas, alors que nous nous amusions à échanger

les anecdotes de chez nous, rigolions des différences entre nos deux pays, le fils fit son entrée dans un magnifique habit traditionnel. Un pantalon et veste noir aux décors dorés. Une belle ceinture brillante et un énorme sombrero.

 

Carlos nous avait montré des vidéos la veille, son fils chante et fait parti dans un groupe de musique traditionnel.

 

Nous avons le droit à une petite démonstration de chant. Il commença en nous chantant une chanson pour nous tous, puis Amandine a eu le droit à sa chanson spécialement pour elle, puis vint mon tour.

 

Super moment. En chantant ainsi vêtu, on pouvait voir la

fierté de son pays et de sa culture.

 

Et le fait de nous chanter spécialement une chanson choisi pour chacun de nous deux, debout face à nous, on sentait la sincérité de son chant, encore mieux qu’un cadeau physique.

 

Une fois les chants terminés, le fils va se coucher. Nous nous remettons autour de la table, écoutant Carlos, sa femme et sa fille nous raconter les légendes du coin.

 

Etant un grand fan de légende, posant pleins de questions, ils nous offrent des petits bouquins pour enfants comptant ses légendes.

 

C’est marrant car ici, pas de dame blanche ou autres, mais des légendes avec des références mayas !

 

Le ventre plein, la tête pleine de souvenirs et d’histoires, il se fait tard, nous partons. Au pied de la porte d’entrée, des cartons dans lesquels des poussins attendent le lendemain pour être vendu au magasin. Nous nous disons au revoir, et à la prochaine !

 

Merci à Carlos et sa famille pour tout, nous avons passés deux superbes journées, et avons appris beaucoup de choses.

 

Petite anecdote : dans le salon, au pied d’un sapin en plastique (et oui il n’y a pas de sapins ici), il y avait une crèche de noël, similaire à nos crèches de noël, avec quelques touches locales, comme des cactus dans la crèche nous rappelant que nous sommes au Mexique !

 

Deuxième petite anecdote : comme beaucoup de Mexicains, Carlos a un chien de garde chez lui, un énorme rot vieller. Il nous raconte

fièrement que son chien a tué trois hommes au total, essayant de s’introduire chez lui …. 


Journée exceptionnelle après les ruines de Kabah

Réveil à 6h30, comme tous les réveils pour les ruines, nous arrivons tôt.

 

Enfin à 8h05 pour une ouverture à 8h, mais les vendeurs de billets ne sont pas encore arrivés au travail. Mais l’attente au portail fermé, d’où nous avons vue sur la cité, nous est récompensée. Une fois le portail ouvert nous avons la cité pour nous tout seuls. La cité n’est pas très grande mais bien dégagée et en plutôt bon état. Les deux principaux monuments sont :

  • Le palais des masques, dont la façade est recouverte par des centaines d’énorme masque de Chaac. Une représentation de leur dieu de la pluie possédant un visage un peu menaçant. De grands yeux, un long nez crochu (enroulé sur lui-même, formant un cercle) et une grande bouche montrant de grandes dents. Sur ce même monument sont dressées deux statues de forme humaine, dont une n’a plus de tête. La seconde est décorée de bijoux et porte sur sa tête un masque de jaguar.  
  •  Le second monument intéressant du site est un palais dressé en haut d’un large escalier. Les atouts de ce palais sont ses colonnes.

Encore une fois dans cette cité, des petits trous à la surface de la terre indiquent l’emplacement des anciennes réserves d’eau

souterraine.

 

Après la visite de la cité de Kabah, nous traversons la route et marchons 200m dans la forêt. Durant ce trajet nous croisons la route

d’un oso hormiguero, qui peureusement s’enfuit d’une allure assez rigolote. Nous tombons sur une arche d’où, au temps des mayas partait une route reliant la cité de Kabah à Uxmal. Alors que nous faisons une pause à l’ombre de l’arbre, deux mexicaines et u jeune mexicain arrive, et d’un pas décidé, passent les clôtures interdisant l’accès à la jungle. A ce moment, un homme machette à la main, sorti de nulle part, les rappelle à l’ordre. Ces trois derniers reviennent jusqu’à nous, nous formons désormais un petit cercle sur les marches de l’arche. Le gardien de la foret, après leur avoir expliqué qu’ils n’avaient pas à sortir des sentiers, se met à parler avec nous.

Une des femmes se présente comme juge à Cancun, directrice d’une association prenant en charge des mineurs ayant était abusés sexuellement. Elle nous explique alors ce côté sombre du Mexique, où la mafia est dans le trafic d’humain, en particulier les mineurs.

Avec elle, sa sœur de « cœur » fière de sa descendance maya, est accompagnée de son fils. Betty, la juge semble avoir une bonne situation financière pour le Mexique. Elle a aussi de la famille en France à Bordeaux. Parlant bien l’anglais, même quelques mots en Français, elle a bien sue nous faire comprendre ses histoires.

Elle nous raconte alors, qu’ils sont venus ici car dans un rêve qui se répète depuis qu’elle est jeune, elle voit des ruines mayas dans

lesquelles des peintures de mains tapissent les pierres. Elle demande alors au gardien sur un ton affirmatif plus que  questionnant s’il y a de telles ruines dans le coin. Abasourdi par ses propos, il nous révèle qu’à quelques centaines de mètres dans la forêt, se trouve

effectivement des ruines similaire à celle de ses rêves mais que l’accès est interdit. Elle n’a pas encore été débroussaillée ni inspectée, elle est donc fermée à tout public.

 Betty lui explique l’importance pour elle de se rendre dans ses ruines. Ils sont venus ce matin de Cancun (7h de route sans interruption) pour pouvoir trouver le lieu de ces visions. Le gardien accepte et nous demande si nous voulons les suivre. Sans aucune hésitation, nous les suivons sortant du sentier, empruntant un chemin débroussaillé comme il se peut à la machette du gardien, se faisant de plus en plus serré. Le sol recouvert d’un tapis de feuilles mortes ultra sèches, craque sous chacun de nos pas. En fin de ligne, le chien du parc nous suit. Le gardien n’a qu’une demande en échange de nous suivre : ne pas photographier les ruines pour ne pas qu’on sache qu’il a emmené du monde. Désolé nous n’aurons donc pas de photo pour cette histoire.  

Petit à petit que nous nous enfonçons dans la forêt, des tas de blocs de pierre se font voir. Quand, nous tombons nez à nez avec un temple dont la végétation a repris le dessus. Sur certains blocs de la façade, nous voyons encore bien distinctement les gravures. Il nous emmène sous un escalier, à l’entrée d’une pièce, dont le mur du fond … est recouvert de traces de mains.

 

En référence au dieu de la pluie Chaac, les pigments naturels utilisés pour la peinture sont de couleur rouge. La quasi totalité des

peintures, semblent être des mains d’enfants.

 

C’est incroyable, au milieu de cette jungle dont nous avons l’impression que personne n’est jamais venue, et qu’il y est impossible d’y vivre, de voir les traces d’une ancienne civilisation ayant vécue ici.

 Je ne sais pas, mais je trouve que par rapport à des sculptures ou statues dans la roche, des traces de mains impactent plus, nous

rapprochant plus facilement des mayas. Cela semble plus vivant, il nous est plus facile de les imaginer ici il y a des centaines d’années.

Face à cette pièce, Betty se met à pleurer. C’est bien la pièce qu’elle rêvait ! Incroyable !

 

Le gardien nous demande si nous voulons monter sur le toit quelques mètres plus hauts. Nous levons les yeux, et voyons qu’effectivement le temple continue. Il est recouvert d’arbres, de bambous et fougères. A l’aide de sa machette, il crée de nouveau un accès et montons au sommet. De là haut, se tenant aux branches des arbres, nous avons vu au loin, sur la cité de Kabah, en pleine forêt et sur une pyramide isolée en plein effondrement. La vue est vraiment splendide, merci au gardien et à la prémonition de Betty ! 

Nous avons eu une chance exceptionnelle de croiser cette femme au bon moment, au bon endroit.

 

Les deux « sœurs » sont en pleurs. Nous remercions tous sincèrement le guide qui nous ramène à l’arche. Avant de se quitter, elle

nous explique qu’elle a profité de Santa Elena, pour consulter ce matin un chaman du village pour traiter une grosse tumeur.

Nous refaisons une pause à l’ombre de l’arche, d’ailleurs c’est ici que nous avons écris cet article jusqu’ici, car Amandine a un petit coup de chaud. En effet, lorsque nous regardons au loin, le sentier est brouillé par la chaleur, comme on peut le voir au dessus d’un barbecue.

 

Ecrivant cet article pensant avoir fini les aventures pour la journée, nous nous doutions pas encore qu'une nouvelle aventure se préparait.

 Pendant cette petite pause, une mamie passant avec sa famille s’arrête pour discuter avec nous. A la fin de la discussion, elle nous

invite à rejoindre la fête du village à Santa Elena, car en effet cette semaine le Yucatan est en fête traditionnelle.

 

Puis nous rejoignons la route et attendons désespérément le bus. Au bout de ¾ d’heure, n’étant toujours pas là, Amandine finie par aller demander à 3 jeunes Mexicains finissant leur visite, s’ils passaient avec leur voiture par Santa Elena. En effet, ces deux frères et la femme de l’un d’eux, passent par ce village et acceptent de nous déposer. Arrivés à Santa Elena, après un cool auto stop avec ces Mexicanos Del Norte, nous demandons au villageois où se trouve la fête, et nous y rendons.

Dans ce qui semble être une courre de maison, une grande tonnelle est tendue. Une cinquantaine de mexicains fêtant leur traditions, mangeant les plats de la région, buvant de la bière, tout en écoutant une bande de musiciens animant les festivités. N’osant pas trop rentrer, nous regardons depuis le trottoir. Un Mexicain vient alors nous voir, et nous invite à rentrer «venez manger, la nourriture du Yucatan, c’est gratuit ». Nous acceptons l’invitation et le suivons dans son petit tour de présentation de la fête. Sur la droite se

trouvent les cuisines, au milieu les tables et à gauche les musiciens.

Derrière tout ça, dans le fond, un deuxième atelier cuisine. Dans ce dernier, tout commence ici. La soixantaine de dindes attendent

nerveusement de passer sous le couteau. Les femmes entres elles, les déplument, enlèvent la peau et les vide. Enfin elles les nettoient dans une immense bassine d’eau avec du citron.

A côté, d’autres femmes s’occupent de mouler à l’ancienne du piment séché pour le lendemain. Au milieu de ces cuisinières, une femme

confectionnait de gros bouquets de fleurs de toutes les couleurs qui seront déposés au pied de l’église en offrande.

 Dans l’autre atelier cuisine, toujours des femmes, s’affairent à préparer le plat de demain : les Tamales. Une énorme boule de pate en

plein milieu de la table, dont elles retirent une petite boule pour les aplatir en tortilla (galettes de maïs). On peut réaliser les Tamales avec tous les ingrédients que l’on veut, mais cette fois les femmes avaient préparées une mixture piment/oignon/tomate. Elles placent cette mixture au milieu de la tortilla et la referme. Avant de les mettre à la cuisson, elles sont placées dans des feuilles de bananiers.

 Les hommes eux, s’occupent du stock de viande pendu au soleil, faisant le plaisir des mouches, et gèrent la cuisson d’énormes marmites dans lesquelles mijotent des bouillons de viandes. Dans chacune d’elle, une viande différente, du porc, de la dinde, et des boyaux/intestins, sur du feu de bois.

Nous nous installons à table. On nous sert de la soupe d’haricot rouge, et ce qui semble être un bouillon de viande, avec des tortillas. Pendant le repas, l’homme qui nous a invités, nous explique qu’il a travaillé 14 ans clandestinement aux Etats Unis, et nous fait la blague que si les Mexicains sont gros, c’est qu’ils préparent leur réserve, pour leur traversée du désert entre Mexique et les Etats unis.

 Pendant que je parle de légende sur les momies du coin, Amandine se fait inviter par une famille à une autre table. Il y a le papi, sa

fille et son mari, et leur fille, accompagnés de leur employé. Nous passons tout le reste du repas avec eux. S’entendant bien, ils nous demandent si nous voulons qu’ils nous ramènent à Ticul, la ville où nous dormons. Nous rentrons avec eux, mais au final, ils se sont arrêtés dans un restaurant familial local, en extérieur, avec petite piscine pour les enfants.

 

Nous prenons l’apéro, s’amusant bien, lorsque Carlos, le père de la famille, qui a bu un peu trop de bière, tomba dans la piscine

prenant peur de sa famille qui fit semblant de le pousser, gros moment !

 

Après une super journée, nous rentrons, fatigués de cette grosse journée dormir à l’hôtel, ayant pris les contacts de la famille.


Chichén itza

 6h30, le réveil sonne.

Nous nous dépêchons de grignoter quelques gâteaux dans le lit. Nous prenons nos petits sacs de pique nique et nous rendons à la station de taxis collectifs. Après 10 minutes d’attente, le temps que le mini van se remplisse et partons en direction de … … …Chichen Itza! Grande cité maya réinvestie par les toltèques. Encore une fois nous avons bien géré les bails et arrivons avant l’ouverture. Il n’y a que 3 ou 4 couples devant nous.

 8h00 le parc ouvre ses portes, nous nous empressons d’aller à la pyramide principale. Nous marchons une centaine de mètres à travers une petite forêt aérée. Quand, nous débouchons sur une grande aire d’herbe au milieu de laquelle se dresse fièrement la fameuse pyramide. Sous un beau ciel bleu nous faisons le tour de cette dernière. Etant quasiment seul pour le moment nous en profitons pour s’amuser à prendre différents clichés. Aujourd’hui il est désormais impossible de monter les 25 mètres, mais depuis le bas de ces marches, au pied de ses immenses escaliers, on s’imagine que la vue doit être magnifique offrant un panoramique sur le reste de la cité.

Chacune de ses 4 faces contiennent en leur milieu un immense escalier. Mais celui de la face principale, est encore plus impressionnant car il est bordé de chaque côté d’un énorme serpent descendant la pente et dont la tête vient se poser sur le sol. Aux équinoxes de printemps et d’automne, le positionnement du soleil semblent donner vie à ces deux reptiles, qui par des jeux d’ombre donne l’impression que les serpents descendent l’escalier. Respect aux mayas. 

Nous profitons de ce trésor architecturale, puis décidons de faire un premier tour de la cité plus ou moins vite tant que celle-ci est

encore bien vide des touristes et sous la lumière chaude du matin. Nous traversons d’abord le plus grand terrain de balle maya du Mexique, long de 168 mètres ! Un grand rectangle de terre battue, orné sur les deux longueurs de deux hauts et longs murs décorés par des gravures mettant en scène les perdants de ce jeu se faire sacrifier pour les dieux. Au centre de ces deux murs, se tiennent encore les arceaux de pierre, eux aussi décorés de gravure. 

Petite anecdote : le terrain est construit de sorte qu’une phrase prononcé d’un côté du terrain puisse être entendu de l’autre côté. D’ailleurs l’architecture de plusieurs bâtiments est faite de manière à amplifier le son. Au pied de la pyramide El Castillo, tout le monde s’amuse à taper dans ses mains, car un simple clap se laisse résonner dans tout le centre de la cité. Ils n’étaient pas forts ces mayas? 

Nous nous laissons vaguer, à traverser la forêt, de ruines en ruines, étant impressionnés par la taille de cette cité, nous ne pensions

pas qu’il y avait autant de vestiges (découverts..).

 

Nos ruines préférées sont :

  • Les restes d’un ancien marché dont il ne reste plus que les dizaines et dizaines de piliers encore debout. Ressemblant au marché, un temple avec des dizaines et dizaines de piliers aussi, mais ceux-ci sont gravés, représentant des  guerriers et des dieux. Dressés sur une plateforme en pierre, sur laquelle une frise représente un aigle et un jaguar tenant en leur griffe des cœurs humains. 
  • La ruine surnommée l’observatoire qui est une construction des Toltèques, nous laisse sur le popotin de par sa beauté de construction, son style architecture différent de celui des mayas, et de sa fonction. En effet, les fenêtres de la coupole ne sont pas placées au hasard, à certaines dates, elles s’alignent avec des étoiles précises, leur servant de calendrier pour les moissons, l’agriculture, cérémonies religieuses …. Ils ne sont pas fort ces Toltèques ?!
  •  Non loin de cet observatoire, des vautours à tètes rouges mangeant une carcasse au sommet d’une ruine d’un temple/pyramide était accolée sur le flanc gauche, un autre petit temple, surnommé La Iglesia. Qui a fait le plaisir des yeux de Waza, par sa façade entièrement sculptée. 
  • Le dernier coup de cœur, est le temple des guerriers. Un « palais » en haut d’un énorme escalier typiquement maya ! Le point fort de ce temple  est le Chac Mool, statue « humaine » allongé sur le dos, les genoux levés, tournant la tête sur le côté et tenant sur son ventre un bol. La statue est en haut de l’escalier, positionner de manière à regarder la cité. De loin on le voit. Je suis super content de voir cette statue, que j’ai découverte il y à deux ans dans des livres parlant de chamanisme, de conscience toltèques ….

Une statue mythique dans la spiritualité maya et toltèque. Le bol recevait les cœurs des hommes sacrifiés. Mais il est aussi dit qu’il représente un stade avancé dans le chemin du développement de soi des chamanes, étant un exercice de méditation que seuls les grands maitres pratiquaient, dans cette position, avec de l’eau  dans le récipient, en haut des pyramides.

 

 Tout au long de la journée, nous traversons et retraversons la cité dans tous ces recoins. On y trouve aussi de plus petits temples. Comme celui dédié au jaguar, sur lequel sont sculptés … des jaguars. On y trouve aussi un petit « temple » ayant la forme d’une plateforme, gravée entièrement de tête de mort, sur laquelle les mayas exposaient les têtes de leurs ennemies abattus sur des piquets. 

Les cenotes étant spirituelles pour les mayas, il y en avait deux principales dans la cité. La première près est d’un petit temple et d’un

Sacbeo, ancienne route principale des mayas reliant les cités, sur laquelle ont désormais poussés des arbres. Cette cenote est de petite taille, mais la seconde est immense, entourée de végétation. Plus de 20 000 corps selon les légendes ont étés jetés, mais les découvertes en révéleraient finalement 200. Une ruine est à la limite du précipice, on peut supposer que dans celle-ci se tenaient les rituels et cérémonies de sacrifices.

 

Contrairement aux cenotes vues jusqu’à maintenant, l’eau de ces deux cenotes est verte vaseuse.

 Toute la journée nous croisons par ci par là des iguanes de toute taille, male et femelle, prenant la chaleur du soleil, allongés sur les

branches des arbres ou sur les pierres des ruines. On peine à les distinguer du fait de leur couleur similaire à la roche.

 

Petit hic, il y à énormément de vendeurs de souvenirs au sein même de la cité. Trop à mon gout ! Mais, les Français rencontrés jusqu’à présent, nous ont tous dit de faire notre plein de souvenirs ici, car les prix sont les moins chers. Etonnant mais effectivement c’est moins cher ! Nous décidons de rajouter du poids dans nos sacs de voyage en craquant sur des têtes de mort.

Dur de résister, l’artisanat mexicain est trop fait pour nous ! 

 Des que le soleil commence à se coucher, la lumière chaude revient, et la cité se vide. Nous allons une dernière fois nous asseoir au pied de la pyramide El Castillo. C’est vrai qu’elle est belle, elle est exactement comme sur les images que je voyais depuis tout petit.

 

Ca fait bizarre, je retrouve cette sensation vécue la première fois que j’ai vu le Taj Mahal, le Gange, ou l’Himalaya. Ce plaisir et cette satisfaction d’être arrivé dans un  endroit que l’on rêve depuis toujours.

 

Un rêve de gosse de réalisé supplémentaire.

 

En plus, cette fois je vis ça avec Amandine, la voir ici est encore plus beau. 

Les gardiens ont du nous siffler plusieurs fois, nous ne voulons pas partir, mais l’heure est à la fermeture.

Sur la photo ci-dessous à droite, on peut voir un des gardien nous ramener vers la sortie.

Adios, Chichen Itza. 

Petite anecdote : Nous sommes tellement les derniers à sortir qu’en sortant, il n’y a plus de taxis collectifs. Du coup nous devons

marcher jusqu’à Piste, le village le plus proche. Sur la route nous passons devant un mini restaurant. Je vais demander au monsieur la route pour Piste : "Donde esta Pitse?" .. Avec mon accent, le Mr comprenait "Donde esta Pizza ?" soit "Où est la pizza ?" !

 

30 minutes de marche, nous arrivons à Piste et attendons encore 30 minutes l’arrivée d’un bus qui au final, passait par la sortie de Chichen, résultat après tout les km marchés dans la cité dans nos jambes, nous avons fait ce bout de chemin... pour rien !

Namasté.

 


Les ruines d'Ek Balam

 Il est 6h30, le réveil sonne. Waza se lève, je me rendors jusqu’à 6h45 ! Quinze minutes, c’est toujours bon, surtout à moitié endormi !

A 7h, nous allons retrouver un taxi qui nous avait dit la veille qu’il nous emmènerait aux ruines d’Ek Balam. Mais une fois Mr taxi retrouvé, il nous dit qu’il n’à pas l’autorisation de nous emmener la bas … Du coup nous nous rabattons sur un taxi collectif espérant ne pas être en retard pour l’ouverture du parc, car il faut attendre que le taxi collectif soit complet pour partir. Un homme attendait déjà, et une petite mamie arriva dans la foulée. Une petite mamie mexicaine, à la peau mate d’une longue vie au soleil, les rides du rire aux yeux bien marquées, qui m’offra une petite bande dessinée sur le christianisme … mais écrit en maya !  

Arrivés à l’entrée du parc, la route est fermée par un portail. Nous continuons donc tout les deux à pieds. Sur le chemin, alors que

le stress montait petit à petit à cause d’un chien que l’on avait aperçu au loin derrière nous, trottait de plus en plus vite vers nous, un tuk tuk super héros sauveur de chien nous pris sur sa route gratuitement pour finir le dernier km.

Il est 8 h nous sommes les premiers à entrer dans cette cité maya, en pleine nature dont la végétation à voulue prendre le dessus. Nous marchons sous la douce lumière matinale, donnant ce petit ton jaune/orange aux pierres. La cité étant vide, nous décidons de tracer à la pyramide principale du site, dans laquelle se trouvaient les habitations des élites de la cité, la maison royale, ainsi que quelques temples.

Arrivés au pied de la pyramide, nous sommes bouche bée face à la taille phénoménale de cette construction. Nous nous mettons à gravir les 136 marches inégales, tournant le dos au vide et à la cité. Le sommet atteint, nous nous retournons, et là … magnifique ciel bleu pétant, une vue à 360° sur la jungle verte dans laquelle se dressent les grises ruines maya. D’en haut, c’est fou comme c’est haut ! –blague – Honnêtement, s’il n’y avait pas les barrières en bois « anti chute de touriste », comme ça l’était dans le temps, je resterai assis de vertige voir allongé !

 Mais la vue qui nous est offerte, que l’on croirait sorti d’un dessin animé du style « la cité perdu » ou « Indiana Jones » nous fait vite oublier cette peur du vide. Devant nous se dressent les ruines de la cité, dont on s’imagine la vie qu’il s’y menait à l’époque. Derrière

nous, la végétation à perte de vue. D’en haut on se dit que le roi pouvait passer des heures à observer son peuple donner vie à sa cité. D’en haut, on comprend que les chamanes pouvaient méditer pendant des heures.

Nous redescendons cet immense et raide escalier d’un pas peu rassuré. Face au vide, c’est alors qu’on se demande comment ils ont fait pour  monter ses blocs de pierre tout là haut.

 

Nous nous laissons promener au milieu des ruines, passant par une ancienne place publique, les habitations des anciens bureaucrates (les sous élites). Nous traversons un terrain de jeu de balle dont cette fois, les « paniers » en pierre ne sont plus là. Nous nous amusons à monter un peu partout, s’étonnant de la végétation qu’il puisse exister. Des lianes torsadées sur elles mêmes. Des plantes aux couleurs vives, différentes les unes des autres. Des arbres dont les immenses racines à demi en dehors de la terre

s’étendent sur plusieurs mètres, faisant penser à un poulpe. 

Alors que nous terminions la visite de la cité, et que les premiers groupes de touristes arrivent en bus, nous profitons de croiser un groupe dont le guide parle français. Nous décidons de refaire un tour de la cité mais cette fois ci avec les explications …. Gratuites !

 

La deuxième visite terminée, mon tee shirt trempait de transpiration, la cenote qui se trouve à 1.5km n’attend plus que nous. Durant

cette petite marche, nous apercevons pas mal d’oiseaux, de tout type. Des oiseaux bleu azure et orange, des corbeaux à bec de rapaces. Et justement un rapace profitant du frais d’un bosquet.

 Arrivés à la cenote, nous nous mettons en maillot de bain et descendons un premier escalier débouchant sur un énooorme trou dans la terre au fond duquel une eau bleue cristalline alimente les racines des arbres qui remontent sur des dizaines de mètres

au bord de la surface du trou. Autour de cette cenote dans laquelle se baignent des poissons chats, sont aménagés des passerelles et petits ponts singe en bois, permettant de faire le tour de la cenote, longeant la paroi rocheuse abritant des plantes exotiques.

Après nous être rafraichit et avoir fait quelques plongeons, nous apercevons des feuilles et cailloux tomber de la paroi. C’est alors que nous comprenons que ce sont deux énormes iguanes qui se chamaillent. Leurs longues queues jaune orangé semblent venir d’un autre iguane car leurs corps lui, est couleur pierre, se fondant à la paroi. Malgré leurs énormes corps et leur démarche un peu pato, ils ont une facilité incroyable à grimper la roche à la perpendiculaire.

Malgré que ce soit la 10èmè cenote dans laquelle nous nous rafraichissons, l’arrivée reste toujours un émerveillement. Car jusqu’ici,

aucune des dix cenotes ne se ressemblent et pourtant elles sont toutes surprenantes, un encore une belle œuvre de notre

Pacha Mama.

Namasté.


Arrêt rapide à Coba

Petit article rapide sur Coba, car voulant être à jour sur le site nous n’aurons pas le temps de trop s’attarder sur cette étape. Mais,

Coba est une ville, ou plutôt un village, ou plutôt, une longue rue faisant le tour d’un lac (abritant des crocodiles que nous n’avons pas vu) qui vaut le détour. Le site archéologique de Coba, caché dans la foret, contient des ruines encore en bon état qui permet de

s’imaginer la vie au temps des mayas. Un terrain de jeu de balle, des temples, des stèles sculptées, et surtout, notre première pyramide maya. Pyramide aux pierres grises, s’élevant de la foret verte vers le ciel bleu. Pyramide que nous avons gravis jusqu’ au sommet. Honnêtement à mi chemin de la montée je me suis retourné pour regarder la vue et là, coup de vertige, l escalier est vachement raide, par reflexe je me remets face aux marches, et mon cerveau me fait monter la fin de l escalier robotiquement, sans me retourner une seconde fois avant le sommet. Une fois en haut, je me retourne plus à l'aise cette fois ci et me retrouve au dessus de la foret s’étendant à perte de vue. Au milieu de cette foret, dépasse le sommet d’une pyramide un peu plus petite. En regardant

plus bas, je vois ma petite Waza monter l’escalier, c’est reparti pour un coup de vertige. L’escalier est tellement raide que j’avais l’impression qu’elle allait tomber en arrière. Heureusement, pour la redescente, une corde est placé au milieu de l’escalier afin de ne pas tomber, ne pas glisser.  

Petite anecdote : Nous avons visité le parc accompagné d’un chien que nous avons surnommé Arriva. Au bout d’un certain temps, nous l’avons perdu, mais le karma a fait que nous nous sommes retrouvés au sommet de la pyramide. Lui n’avait pas l’air d’avoir le vertige, il dormait à la fraicheur du vent qu’offrait le haut de la pyramide.

 

A Coba aussi nous avons loué des vélos à un petit papi, qui a bien voulu rester ouvert une heure de plus, afin que nous puissions profiter de nos vélos toute la journée. Empruntant une route traversant la jungle, nous nous sommes rendus à trois cenotes (oui, on vous le promet, l’article sur les cenotes arrive bientôt). Ces trois cenotes étaient sous terraines. Impressionnantes  de par leur taille, d’où descendaient de leurs plafonds des stalactites. Abritant par ci par là des chauves souries, pendues la tête vers le bas.  

Petite anecdote : A notre arrivée à la première cenote, un couple de Français qui en sortait, semblant un peu effrayé, ils nous montrent la photo d’un serpent qu’il viennent de photographier en bas. Montrant la photo au gardien qui surveille l’entrée de la cenote, ce dernier répond qu’il s’agit d’un boa. Un peu étonnés de sa réponse car ne ressemblant pas à un boa, nous attendons qu’il aille faire une inspection avant de descendre car une fois en bas nous serons tout seul. Nous descendons avec lui mais aucune trace

du serpent. Le stress se fait petit à petit oublier, et nous finissons par nous baigner avec les poissons chats (du moins ils y ressemblent fortement avec leur petites moustaches). Pour finir l’anecdote, nous recroisons ce couple le soir même (Waza a fait un tour de vélo tandem qui leur sert à voyager) et nous expliquent alors qu’après avoir montré la photo du serpent aux mexicains du

village, il s’avère qu’il s’agit d’un serpent très venimeux du Mexique, dont la morsure vous envoie dans l’autre monde en quelques minutes.

 Deuxième petite anecdote : Dans la deuxième cenote, des plongeoirs en bois emménagés dans l’escalier descendant à la cenote, permettent de plonger de 5 à 8 mètres de haut. Comme un gamin, je m’amuse plusieurs fois à sauter de celui de 8 mètres, et aujourd’hui une semaine après, j’ai une énorme contracture allant de l’épaule au cou. Je soupçonne ces plongeons d’être les

coupables de ce mal ! Amandine, applaudissons la, a réussit à vaincre sa peur, en faisant un plongeon de 5mètre malgré le fait qu’elle doit boucher son petit nez.

 


Tulum, au bord de la mer...

Texte de Waza,

 C’est l’heure de partir de Cancun.

 

On attend notre bus pour Tulum qui est à 16h15. Pas de soucis il est 14h, on a encore 2h donc on ne se presse pas. Oui mais voilà, les français avec qui on discutait nous dit qu’il n’est pas 14h mais bien 15h. Nous étions à l'heure du reste du Mexique, mais pas du Yucatan (région en bout de péninsule). Heureusement qu’ils étaient là, c’était moins une qu’on loupe notre bus. Malgré qu’on sache maintenant la bonne heure, on continue à discuter voyage sans s’arrêter. Du coup, il ne reste maintenant que 15min, ce qu’il nous faut normalement à pas coolos et sans nos sacs pour y aller. On se met donc à courir en se criant : « Allez on est dans Pékin express, il faut qu’on gagne l’amulette ». On arrive trempés de sueur mais on a réussi !!

 

Le chef de quai nous dit d’aller attendre au bout de la file. On voit 10min de passées. Du coup par acquis de conscience je vais quand

même lui redemander. Là il nous dit « si si dépêchez vous il va partir » ahah ! Je pense que par moment ils ne nous comprennent pas mais ils te répondent « oui oui » pour ne pas te vexer. En plus, ils sont tellement souriants avec leur petite tête toute mignonne, que tu ne peux pas leur en vouloir !

Cette fois ci, nous avons compris la leçon, on se couvre bien pour ne pas tomber malade avec la clime du bus. Il fait 30° dehors, et dans le bus nous sommes en pantalon long, et pull. Nous arrivons après deux  heures et demie, trois heures de bus. C’est une plus petite ville que Cancun et beaucoup moins tape à l’œil. Il y a beaucoup de touristes mais encore une fois, pas les mêmes qu’a Cancun. Ca change d’atmosphère, c’est plus calme, plus baroudeur. Notre séjour à Tulum s’est résumé aux locations de vélos pour aller « a bicicletas » de la plage aux cenotes, des cenotes à la plage, en passant par les ruines.

  • La plage à Tulum : Une carte postale à taille réelle, on croit rêver ! Le sable blanc ultra fin, une eau claire comme de l’eau de roche, des vagues à souhait, et une superbe végétation tout autour (palmiers, cocotiers et autres plantes exotiques). C’est juste splendide. L’eau est tellement bonne, qu’on y rentre sans peine. C’est pour dire, même Antoine qui d’habitude est super frileux pour rentrer dans l’eau, il court. On s’est trouvé un petit coin tranquille, où quasiment personne ne passait. On est littéralement tombé amoureux de ce petit coin de paradis.
  •  Petite anecdote : Un jour, on faisait les foufous dans l’eau, je me suis pris un grain de sable dans l’œil. Un couple de mexicain à côté de nous, voyant ma détresse, me disent de venir avec eux. Là le mexicain s’approche d’un buisson. Alors avec Antoine on pense tout de suite à un chamane, il va me sortir un liquide de la plante qui va me nettoyer l’œil. Mais en fait, pas du tout. Il met sa main dans le buisson, et en ressort une bouteille d’eau. Avec Antoine, on explose de rire. Le mexicain me met alors la tête à l’envers et me vide toute sa bouteille sur tout le visage. Imaginez-vous la jolie scène que c’était.

  •  La cité maya : L’une des plus belles ruines de Tulum, se trouve sur les bords de mer. D’ailleurs lorsque nous sommes sur la plage, on peut apercevoir le temple du vent de cette cité, dressé face à la mer. On découvre des ruines encore bien conservées pour le temps. Elles sont dotées d’un super beau parc, entre sa végétation, ses ruines, et la mer turquoise à portée de vue. On se dit que les mayas devaient être bien ici. Il y aussi pas mal de petits animaux. Nous avons vu des iguanes se battre dans les ruines, des oiseaux au teint bleu magnifique et des espèces de petits ratons laveurs trop mignons qui plongeaient les bras dans les noix de cocos pour en  manger l’intérieur.
  •  Petite anecdote : Si vous souhaitez visiter ces ruines, faites attention au billet que vous prenez. On achète nos billets et au bout d’une heure trente de visite, les gardiens évacuent le parc. En fait, il y a des billets plus cher pour pouvoir rester plus longtemps dans le site et avoir un peu plus d’exclusivité. On s’est fait avoir comme quasiment toutes les personnes en visite. Personne n’a compris sur le coup. Nous repartons reprendre nos vélos, et là coup du karma : Antoine trouve un billet de 100 pesos mexicain, ce qui fait 5€. Du coup, nous nous sommes offert en fin de journée, une petite bière dans un bar dont les fauteuils étaient des balançoires. 

  • Les cenotes : Nous en avons fait deux sur Tulum. C’est la première fois que nous en voyons de nos propres yeux. Et franchement, on nous avait pas menti, c’est indescriptible, c’est juste magnifique. De ce fait, cela mérite un article rien que pour les cenotes, c’est pourquoi je ne vais pas m’arrêter ici sur la description, nous y reviendrons, avec tout les détails !
  • Petite anecdote : Antoine à vu un énorme papillon bleu, sur les bords de la cenote. Il prend donc son appareil photo, et se met à le suivre comme un enfant, afin de faire un petit cliché. Quand d’un coup, il me crie « Waza, ****** il y a un serpent ! ». Au début je croyais que comme d’habitude, c’était une blague, mais voyant sa tête se décomposer, j’ai vite compris que ce n’était pas une plaisanterie. Il s’est empressé de revenir deux mètres plus loin, et m’expliqua que pendant qu’il photographiait le papillon, il à vu d’un seul coup à ses pied, un long mais fin serpent jaune et vert se mettre à bouger alors que jusqu’à maintenant il était immobile, fondu dans le décor. Je regarde vers la zone qu’il me décrit, en effet, je le vois se glisser et disparaitre à travers les bambous, aussi jaune et vert que lui. Brrrrrr.
Waza

Cancun, le Las Vegas Mexicain ...

Une fois sortis de l’aéroport, nous partageons un taxi avec deux italiens pour nous faire déposer près de la plage à Cancun. La nuit est tombée, mais il est fait encore chaud. Le taxi nous dépose devant l’hôtel que nous avions repéré pour ses petits prix dans le guide du Lonely, mais surprise, les prix ont depuis bien augmentés. Epuisés, nous décidons de prendre un lit en dortoir.

 

Le lendemain matin, nous sortons visiter Cancun, côté plages. Les plages ? Rien à dire. Un sable ultra fin, parfaitement blanc.

Une eau bleue cristalline, magnifique. Par contre, tout le littoral est blindé d’immenses hôtels de luxe. D’imposants immeubles/complexes collés les uns aux autres. Au point que lorsque vous êtes dans les rues et que vous voulez vous rendre sur la plage, il n’y a que deux accès publiques sur plusieurs Km !!!! Une belle manière de « privatiser » les plages sans le faire vraiment.

Nous avons donc remontés sur plusieurs kilomètres la plage, se baignant par ci par là, marchant les pieds dans l’eau observant les pélicans planer à quelques mètres de nous, ne battant pas des ailes, utilisant les courants d’air. 

Plage de Cancun - Photo prise par ma petite Waza !
Plage de Cancun - Photo prise par ma petite Waza !

Nous avons aussi trainés dans les rues, au milieu des boutiques touristiques, des rabatteurs qui veulent vous attirer dans telle ou telle boites pour passer la soirée. Car oui, Cancun est une ville de fêtards, surtout prisée par les jeunes Américains qui viennent se défouler ici. Résultat, Cancun est à mes yeux le Las Vegas du Mexique. Des boites de nuit un peu partout, toutes ultras modernes,

avec de grandes décorations grotesques, des gogos danseuses qui bougent leur corps devant toute la rue. Des prix d’entrée comprenant alcool à volonté affichés non pas en Pesos Mexicains mais en Dollars Américains. BREF vous l’avez compris, même si je m’y attendais un petit peu, nous sommes tombés dans un Disneyland. Résultat, dégouté de Cancun. Nous passons la nuit dans un dortoir plus éloigné de la plage, donc moins cher, et quittons le lendemain cette ville.


La petite histoire néanmoins rigolote : Le deuxième soir, nous sortons pour manger pas très loin de la plage. Fajitas au poulet pour ma part, et des burritos de poulet pour Amandine. Comme à mon habitude, avant de sortir le soir, je prends le montant d’argent qu’il me semble convenable pour la soirée, histoire d’éviter toute perte ou vol. Sauf que cette fois ci, allez savoir pourquoi, la conversion de monnaie dans ma tête à complètement foirée, je n’ai pris au final pas assez pour un repas, et évidemment, quand on a regardé la carte du menu, aucun de nous deux ne s’est demandé si nous avions assez avec nous ou non. Résultat, c’est une fois le repas fini que nous nous en apercevons. Lorsque le serveur nous apporte la « cuenta » nous lui demandons alors si nous pouvons venir compléter le reste de l’addition le lendemain (il restait à peine 1/10ème de la note …) mais le serveur n’a rien voulu entendre. Du coup je m’empresse de prendre un bus pour faire l’aller retour au dortoir récupérer de l’argent, pendant que Waza m’attend au restaurant.

 

Mais fatigué encore de l’avion, du décalage horaire, et devant reprendre mes marques avec l’espagnol que je n’ai pas parlé depuis le lycée, je monte dans le mauvais bus, celui qui part dans l’autre sens, malgré le fait que j’ai demandé au chauffeur du bus avant de monter…. C’est une fois arrivé au terminus mais du mauvais côté que je comprends l’erreur. Rebelote, deuxième bus, dans lequel nous allons être bloqués par les embouteillages. Je cours au dortoir, je prends l’argent, je recours au bus, le prend cette fois ci du premier coup du bon sens (pas deux fois quand même !) et rejoins Waza au restaurant …

Heureusement pour Amandine, les serveurs ont étés cools et l’ont occupée en lui faisant faire des petits jeux, danser etc. … Après 3h de trajet de bus et courses à pied. Grosse mission, une fois le repas payé, nous ne trainons pas, nous rentrons dormir.

 

BASTA CANCUN 

Antoine.


Départ pour le Mexique raconté par Waza

3h30 le réveil sonne. On est le jeudi 05 janvier 2017 et c’est enfin le grand jour.

 

On est un peu fatigués j’avoue avec les préparatifs et le déménagement la veille. Les au revoir sont difficiles, surtout pour nos petites mamans, des larmes ont coulées, mais bon des fois il est bon de se séparer un temps pour mieux se retrouver et réaliser la chance que l’on a d’avoir des parents comme ça. Malgré tout ils nous soutiennent. Ils nous manquent déjà, mais ce qu’il faut se dire c’est que nous aurons chaque jour, pleins de belles choses à leur raconter.

 

Les parents d’Antoine nous emmènent jusqu’à l’aéroport Charles de Gaulle pour notre envol à 8h. Les « adieux » sont à la fois pleins de tristesse, de bonheur et d’amour.

 

Les bagages enregistrés nous montons dans l’avion et c’est là que commence l’aventure. Nous ne pouvons plus faire marche arrière, et nous n’en avons aucunement l’intention d’ailleurs.

 

Après une escale à Francfort, c’est partit pour 12h de vol, direction Cancùn, la deuxième escale avant Mexico. Arrivés après ces 12h nous sommes plus que fatigués. Notre journée du 5 janvier aura durée 30h en tout avec les 6h de décalage.

 

A Paris, l’hôtesse de l’aéroport nous avait dit que nos bagages seraient transférés automatiquement de Francfort à Cancùn et de Cancùn à Mexico. Au final, quand nous arrivons à Cancùn, une dame de l’aéroport nous dit d’aller récupérer nos sacs. On ne comprend pas trop, mais on ne cherche pas et allons les récupérer. Heureusement qu’elle nous a prévenu parce que nous serions partis sans.

 

Pour changer de terminal, nous devons passer par l’extérieur. Après le froid immense que nous avons enduré dans l’avion, malgré nos pulls et pantalons, la chaleur nous tombe dessus d’un coup. C’est même limite étouffant. Après un hiver Français on a plus l’habitude ! On se met à transpirer direct. En même temps, tout le monde est en petite tenue légère et nous encore avec nos habits pour la France. Dans l’aéroport il fait méga froid. Avec les différences de température je me suis même choppé un gros rhume. Nous avons quittés les -4 degrés en France pour arriver vers 18h sous une chaleur humide.

 

Nous devions donc reprendre l’avion pour Mexico, mais l’excitation à pris le dessus sur la raison. Voyant l’accueil et le sourire des Mexicains, cela nous a donné envie de commencer tout de suite notre périple et ne pas attendre encore 5h de plus pour reprendre notre vol. Et puis en vrai, on avait un peu la flemme d’attendre !

 

Voilà pourquoi tenir un itinéraire n’est pas chose facile. La preuve, dès les premières heures sur le sol Mexicain nous ne nous y tenons déjà pas. L’imprévu c’est un peu ça au fond le voyage.

 

Vamos a Cancùn !

 

Namasté.

Waza.



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