Mexique ii

Les articles ci dessous sont publiés du plus récent au plus ancien.


Creel et sa vallée

Alors nous voilà pour un deuxième trajet en train, cette fois nous ne prenons même pas de sièges et passons tout le trajet dans

l'inter-wagon.

 

Cette portion du train est plus jolie que la première, nous plongeant réellement dans le cœur des canyons.

Sur la route le train s'arrête 20 min à une gare derrière laquelle un mirador domine les canyons. Une vue splendide s'offre à nous, des

canyons à perte de vue. Nous profitons des 20min face à la vue et retournons au train.

 

Le train fait à peine 500m qu'il s'arrête. Nous passons un petit temps à l'arrêt sans comprendre ce qu'il se passe. Soudain le train fait marche arrière et retourne vers la gare, on nous apprend alors que la locomotive a un problème et qu'il faudra 2 bonnes heures pour la remplacer.

Le soleil se couche, nous approchons de Creel, mais avons quand même le temps d'assister au magnifique couché de soleil depuis le train. Les montagnes qui changent de couleurs devenant de plus en plus chaude, le soleil disparaissant derrière les forêts de pins telles qu'elles semblent prendre feu.

 

 Il fait déjà nuit quand on descend à Creel. Nicole descend avec nous, le canadien reste dans le train. Nous trouvons un hôtel sympa tenu par Oscar, super sympa lui aussi.

 

Petite anecdote : malgré que nous soyons dans le nord désertique, dans la région des canyons, il fait très froid contrairement à Urique, la nuit il fait même très froid (il a neigé il y a 3 semaines). 


Pour notre première journée à Creel, nous nous faisons emmener par Oscar dans les alentours, en compagnie de Nicole.

 

Nous commençons la journée par la cascade Cusarare, se trouvant dans une réserve indienne de Tarahumaras.     

 

Très belle cascade, rendue magnifique par son cadre. S'écoulant lentement dans les forêts de pins, elle chute dans le canyon au fond duquel semblent dormir depuis toujours d énormes rochers. Au pied de la cascade se sont formés 4 ou 5 bassins dans lesquels transite l'eau cristalline. Pour couronner le tout, à mi hauteur de la cascade, un arc en ciel flotte dans les airs. 

Nous nous asseyons au pied de la cascade, profitant du calme et du soleil.

 

Autour de nous, deux petites filles, deux Tahumaras, portant leur jupe traditionnelle, jouent avec l'eau parmi les rochers. Elles jouent avec une petite balle de Ping Pong, puis jouent à s'agenouiller près de l'eau, d'y plonger la tête et d'en ressortir un cailloux avec les dents sans l'aide des mains.

 

Puis l’une des deux petites ramasse un gros cailloux et le jette dans l'eau. Quelques éclaboussures nous mouillent, c est là que commence la bataille : les deux Tahumaras contre Amandine et moi. On ramasse de gros cailloux pour les jeter et éclabousser l'autre. Les deux gamines sont mortes de rire. On joue un bon moment comme ça puis les deux files décident de faire de moi leur victime ! Elles

s'acharnent à me courir après parmi les rochers, au pied de la cascade. Elles s'arment de bouteilles en plastiques qu'elles remplissent dans la rivière.

 

Il est l'heure de partir mais elles ne me lâchent pas d'une semelle, me courant après même dans l'escalier remontant la cascade.


 Je suis trempé, avec Waza et Nicole, nous retrouvons oscar à sa voiture pour nous rendre à la vallée des moines.

 

Sur la route, nous passons devant des grottes/cavernes habités par des familles Tahumaras. Nous nous arrêtons faire une promenade au bord d'un lac, loin d'être un classique lac rond, il serpente dans les forêts de pins, bordé par de gros blocs de pierre

couverts d'un tapis d'aiguille de pins sèches.  


 La vallée des moines, c'est une vallée dans laquelle se dressent d'étonnantes formations rocheuses.

D'énormes colonnes de pierre.

 

Certains appelleraient ça des cheminées ou des doigts de fées, certains voient des pénis en érection, d'autres des doigts à la E.T.

Qu'importe,  dans tout les cas c'est impressionnant, partant du soleil pour monter sur des dizaines de mètres vers le ciel.

 

Nous cheminons parmi ces géants de pierre. Certains, à leur drôle de forme, ressemblent a des objets ou animaux.

Amandine et moi montons en haut des rochers, au sommet de la colline. Une vue 360 sur la vallée et ses roches parmi les pins. Magnifique

 

Oscar nous ramène a Creel, nous tombons en panne dans sa rue, nous terminons le trajet, en poussant la voiture.

 

Le lendemain, Amandine et moi nous renseignons pour une sortie à cheval. Luis, c'est le gentil cow boy qui fera notre guide.

 

A cheval, il nous fait quitter Creel pour nous promener dans les vallées environnantes. Très beau paysage, forêts de pins, formations rocheuses et gros blocs de pierre. Toujours les vautours traçant des cercles dans le ciel.

 

Nous montons doucement la montagne jusqu'à avoir une vue magnifique sur la vallée. Luis offre à amandine le fer que son cheval à perdu pendant la balade, espérons que ça nous porte chance ! 


 Le soir Amandine et moi allons commander une pizza dans une petite pizzeria tenue par 3 personnes géniales. Une mère et son fils venant de la frontière américaine, d'El Paso, et une amie. Les trois ont la joie de vivre, l'ambiance de travail est géniale, nous nous faisons "pote" avec eux.

 

Ici chacun compose sa pizza comme il le souhaite. Nous demandons les classiques : fromage, jambon, pepperoni, oignon et champignons. Jusque là tout va bien, mais quand on demande 2 œufs dessus (habitude de nos pizzas maisons) surprise !

 

Étonnés, les 3 en compagnie des clients s'amusent d'entendre ça ! Ils disent n'avoir jamais entendu ni vu d'œuf sur une pizza. Ils nous demandent comment faire, on explique qu’il suffit de les déposer dessus.

 

La pizza chauffe, services comme clients nous parlons tous ensemble en attendant. Puis la pizza est prête, la femme la sort du four en criant "que bueno!!!". Les 3 employés et les clients rigolent et sortent leur téléphone pour prendre la pizza et ces œufs en photos ! Même des passants dans la rue se sont arrêtés à la fenêtre pour regarder la pizza !

 

Et Ben, on ne pensait pas faire l'attraction du soir avec nos deux œufs sur une pizza ! 


Urique, petit village en plein canyon

Nous quittons la cote pacifique pour nous rendre au Chiepe.

El Chiepe, c’est un vieux train reliant Los Mochis (La cote ouest ) à Chihuahua.

Plus de 600km de rails traversant le grand canyon de cuivre.

En réalité, ce sont plusieurs canyons, certains atteignant plus de 2000m d’altitude, abritant chacun un fleuve.

 

4h30 le réveil sonne, le départ du train est à 6h, nous prenons un taxi pour nous rendre à la gare, le temps d’acheter nos billets et de manger une banane et nous voilà assis dans le train.

 

Dans notre wagon nous rencontrons les premiers Tarahumaras. Ce sont les indigènes qui habitaient déjà le canyon avant que les premiers jésuites arrivent en 1608. La religion de ce peuple est une mixité du chamanisme et du christianisme.

 

Les femmes sont magnifiques, portant des jupes longues accordées à leurs blouses assez larges. Toutes revêtent des couleurs différentes mais éclatantes, la plupart des imprimés de leurs vêtements sont des fleurs. L’habit traditionnel se poursuit sur la tête, coiffée d’un foulard, comme portaient les Européennes il y a 50 ans, ou encore aujourd’hui en Europe de l’Est, mais toujours de couleurs vives.

Enfin, femmes, hommes et enfants de ce peuple, portent des chaussures fabriquées mains, une simple semelle en pneu équipé de lacets entourant les chevilles comme des chaussures spartiates. 

Le train est lancé, nous traversons les campagnes Mexicaines pendant que les gamins jouent dans l’allée du wagon. A chaque inter-wagon, il y a des portes dont la demie hauteur supérieur est ouverte. C’est donc dans l’inter-wagon que nous passons la plupart du temps le trajet.

 

La première moitié du chemin, nous sommes encore loin du canyon, mais lors de la deuxième moitié, le paysage change, troquant les campagnes Mexicaines contre un paysage plus désertique, plus rocailleux.

Les rochers que nous croisons se font de plus en plus gros, les collines de plus en plus grandes, jusqu’à en devenir des montagnes. Nous alternons tunnels et ponts, traversant les montagnes, franchissant des rivières par de hauts ponts donnant le vertige.

 

Ca se sent, nous approchons des canyons. 

Durant le trajet, nous rencontrons Nicole. Une allemande de 34 ans.

Après 7h de train, nous descendons en sa compagnie au pied d’une montagne. Le village où nous voulons nous rendre est à 56km. Nous montons dans un school bus, de couleur jaune vive.

 

Lorsque nous voyons le chauffeur, nous nous demandons s’il a vraiment l’âge de conduire, peut importe le bus démarre, grimpant au sommet de la montagne. Très beau trajet, très beau chemin à travers les forêts de pins menant à un mirador, triomphant au sommet.

 

Le school bus fait une halte, nous sommes en bord de montagne, nous allons au mirador empruntant un pont singe menant à une plateforme avec des carreaux de verres, suspendues au bord de la falaise, au dessus du vide.  

 Gros coup de vertige, mais nous voilà face au canyon, le surplombant.  La vue est magnifique, face à nous s’étendent plusieurs canyons, au fond de ceux-ci serpentent des rivières.  Le paysage est démesuré, tout paraît énorme ! Hauteur, largeur des canyons sont gigantesques.

 

Face à ça, on se sent minuscule, cette création de la nature est tellement imposante que cela inspire un certain respect envers la Pacha Mama. 

A partir de ce fameux mirador commence la mission, la route bétonnée jusqu’à présent laisse place à une piste de cailloux, de poussière et de nid de poule. Nous roulons à quelques centimètres du vide et il n’y a pas de  barrières. Si on regarde par la fenêtre mieux vaut fixer les sommets d’en face que de regarder en bas car sinon la peur de s’y retrouver, d’y tomber, vous donnera de bonnes sueurs froides.

 

La route tel un serpent descend lentement les parois du canyon, malgré que le chauffeur conduise un peu vite pour nous, il a l’air de savoir très bien ce qu’il fait. Nous enchainons lacet sur lacet.

 

Mais la vue est folle et arrive à nous faire oublier ce manège russe. 

Le décor change très vite, laissant derrière nous les forets de pins, nous pénétrons dans un espace plus sec, où chaque arbre semble mort, où les cactus se dressent fièrement. La température aussi change, plus nous descendons plus il fait chaud.

 

Pour rendre le trajet plus folklorique, nous nous sommes assis sans le savoir sur une banquette piège. La seule banquette à ne pas être dans le sens de la route mais contre la paroi du bus, entre le chauffeur et la fille de banquettes de gauche. Le piège ?

Notre banquette n’est pas fixée. Alors un virage sur deux, nous tombons en avant. Il faut retenir la banquette. A chaque nid de poule, la banquette saute ! A chaque freinage nous nous avançons, jusqu’à arriver contre le fauteuil du conducteur, plus d’un mètre de

déplacement !

 

 Après 56 km, 3heures, et d’innombrables coup de frayeur mêlée à des coups de stupéfactions, nous arrivons au petit village voulu, Urique.

 

Un des villages le plus en profondeur dans le canyon, un village encore assez isolé du tourisme, un village où l’heure tourne au ralenti, la vie semble être un rêve. 

Un matin nous partons pour Guadalupe, un minuscule village se trouvant plus loin dans le canyon à 7km.

Très belle promenade, l’aller retour nous prend la journée. Le paysage est splendide, on croirait marcher dans un western movie.

 

Nous marchons doucement sur une piste longeant la rivière qui s’écoule lentement dans les gorges profondes du canyon.

Sur les parois remontant vers un ciel bleu pétant dans lequel des vautours planent en formant de grands cercles, les milliers de cactus sont les seules touches de vert dans ce paysage aride.

En face de nous se dressent d’imposantes parois nous dévoilant leur plus belles couleurs, la roche étant par endroit jaune, grise, marron, rouge, verte et parfois virant au violet.

 

Sur le chemin nous croisons plus de vache et de chèvres que de personnes.

Comme nous sommes super intelligent, nous ne sommes partis qu’avec seulement 1L d’eau pour la journée, sachant que nous marchons en pleine heure chaude. Sous une chaleur écrasante, les 7km nous paraissent beaucoup plus  difficile, en plus nous nous retrouvons vite avec la bouteille vide !

 

Nous traversons un premier village d’une dizaine de maisons dans lequel il n’y a pas de commerce donc pas d’eau, nous n’avons donc pas le choix que de continuer jusqu’à Guadalupe où un petit papi rencontré sur la route, nous a dit que l’on pourrait en trouver. 

C’est assoiffé, le palet sec que nous arrivons au fameux petit village. Quelques dizaines de maisons pas plus. Une église, une école et

une toute petite boutique. Nous traçons à la boutique. Cette dernière ne contient pas grand-chose, seulement les produits de base (farine, huile, riz, savon, quelques gâteaux, frigo de soda) mais PAS D’EAU !!!

 

Nous faisons donc le plein de soda, pas tip top pour se désaltérer et se rafraîchir, c’est  quand même fou qu’en plein canyon on ne puisse pas trouver d’eau mais du Coca !! 

 Après une petite pause nous nous n’attardons pas dans le village, si nous voulons rentrer avant la nuit, il est l’heure de partir. Nous

remontons le canyon en sens inverse, il fait déjà plus doux, le soleil cesse de nous assommer et les couleurs chaudes du soir arrivent petit à petit.

Sur la route un 4x4 s’arrête et nous propose d’elle-même de nous déposer à Urique. Nous montons dans la voiture le temps de quelques kilomètres et descendons pour finir cette jolie promenade sans inquiétude pour le couché du soleil. 

Waza au pied d'un cactus
Waza au pied d'un cactus

 Le lendemain matin, nous repartons en promenade, mais cette fois nous montons le canyon dans l’autre sens, accompagnés de Nicole et d’un canadien rencontré la veille.

Nous commençons la balade à pied en se racontant nos histoires de voyage, puis un pick up qui comme la veille, nous propose de

nous prendre. Nous embarquons à l’arrière du pick up et nous faisons déposés au prochain village, point de départ pour la vraie promenade.

 

On s’achète des bananes, puis nous partons vers l’une des parois du canyon afin de transiter dans un autre petit canyon débouchant dans le gros où nous sommes présents. Alors que nous ne trouvions pas le chemin, nous croisons un papi avec qui nous nous sommes fait prendre dans le pick up.

 

Ce dernier habite le canyon où nous nous rendons, il devient alors notre guide. Heureusement car nous n’aurions jamais trouvés le chemin, devant escalader deux barrière de fil barbelés, marcher sur un muret sur plusieurs centaines de mètres, puis suivre un sentier à peine dessiné pour enfin remonter le cours d’eau, marchant au milieu d’énormes rochers. Difficile de suivre papi qui, malgré son âge bien avancé et le chemin digne d’un parcours  sportif, marchait bien plus vite que nous et avec plus de facilité.  

Nous faisons une pause avec papi, qui découvre dans son sac de course qu’il tient à la main, que ses œufs sont complètement cassés. Préoccupé par cette histoire il nous quitte pour rentrer chez lui. Nous voilà plus que tous les quatre dans cet énorme décor.

 

Malgré que ce canyon soit beaucoup plus petit que celui d’hier, la sensation d’être une fourmi est toujours là.

Nous remontons la rivière jusqu’à tomber sur un petit bassin paisible. C’est ici que nous décidons de nous arrêter pour manger et passer l’après midi. Tout est calme, seul le bruit de l’eau s’écoulant nous berce les oreilles. Allongés, nous regardons les nuages passer au dessus du canyon.

 

Quand on lève les yeux vers le ciel, on peut voir dans le même champ de vision les deux parois.

Ce canyon semble plus humide, il y a de la verdure, des arbres dont certains aux fleurs roses, d’autre avec d’énormes boules de coton. Les blocs de pierre endormis dans le lit de la rivière sont énormes, ils semblent provenir de la paroi. S’ils sont un jour tombés, cela devait être impressionnant ! 

 Nous quittons notre petit bassin de tranquillité, pour retourner sur Urique. Le chemin du retour est encore plus beau car en regardant au loin se dresse un autre canyon de toutes les couleurs.

 

Alors que le ciel se fait petit à petit menaçant, avec des nuages de plus en plus gris et lourd, nous arrivons au petit village. Les

premières maisons en briques de terre se font voir. Dans les jardins, une mule ou une vache, des enfants qui jouent, et des grands-mères qui surveillent en triant des haricots.

 

Nous traversons et quittons ce petit village. A peine sortie, un pick up une fois de plus nous prend dans sa remorque. Le paysage

défile sous nos yeux. Personne ne parle, tout le monde a la tête vers le haut, observant le canyon. 

Nous arrivons à Urique pile à temps, les premières gouttes  de pluie tombent, le canadien Nicole et nous allons nous refugier sous un

balcon de l’hôtel.

 

C’est fou, depuis le village, on voit tout autour de nous des parois et sommet de canyons, couverts de cactus.

 

Nous ne trainons pas le soir car demain réveil pour reprendre le school bus à 6h du matin. Reprendre les dizaines et dizaines de lacets, remontant le canyon, laissant derrière nous les cactus de Lucky Luck pour les forêts de sapin. Retourner au chemin de fer

pour attendre le train direction Creel ! 

Anecdote : Le jour où Amandine et moi nous rendions à Guadalupe, faisant une pause car le soleil en venait à nous faire tourner la

tête, nous croisons un père et son fils qui profitèrent de notre pause pour en faire une ici. L’homme et sa famille vivent justement vers Guadalupe, ils s’y rendent aussi à pied mais ont l’air moins éprouvés que nous.

 

Alors que nous discutions, Amandine lui demande qu’elle est son travail. Il répond alors dans la plus grande des simplicités, sourire au coin des lèvres :

« Je ne travaille pas. Ici il n’y a pas de travail. Je m’occupe de faire pousser et récolter mes haricots. Du coup j’ai de quoi nous faire manger. »

 

Le reste du temps, il profite de sa vie, perdu dans ce grand canyon.

 

Namasté

 


Puerto Vallarta, une perle dans la déception.

 Puerto Vallarta, nous débarquons dans une ville dont nous sommes écœurés.

De grands hôtels de luxe, terrain de golf, grands magasins, 90% d'américains dans les rues.

Bref, un grand parc de vacances pour les Américains en plein Mexique sur la côté Pacifique.

 

Pour vous dire quand on marche dans la rue ça sent la crème solaire. 

 Son Charme, si l'on arrive à faire totale abstraction de la ville, c'est son cadre. Longeant une énorme baie au pied des montagnes boisées et, survolée par les pélicans se laissant planer grâce aux courants d’air. Mais si nous sommes ici c'est pour une seule raison, les baleines, remontant l'océan jusqu'à l'Alaska, profitent en cette saison de la baie pour s'alimenter.

 

 

Nous commençons la journée par une mission dans cette ville, trouver un hôtel pas cher, ce qui n'est pas chose facile !!!

Une fois fait, nous partons réserver notre sortie en bateau pour les baleines, pour le lendemain.   

 6h30 le réveil sonne.

 

Nous prenons le bus pour nous rendre au port. Un jus d'orange, des pâtisseries, et nous embarquons sur le bateau, qui pendant 3h30 nous emmena à la rencontre des baleines dans la baie. Les baleines sont bel et bien au rendez vous, c'est une trentaine de

baleine que nous croiserons.

 

Spectacle impressionnant, assis à l'avant du bateau, les jambes pendant au dessus de l'eau, les baleines sont à quelques mètres. 

 Elles apparaissent à la surface de l'eau tout en crachant leur souffle.

 

D'ailleurs la plupart du temps on les entend avant de les voir. Malgré leur masse, elles se déplacent avec légèreté, lentement, calmement, sans un bruit. Elles respirent plusieurs fois à la surface puis disparaissent sous l'eau sortant leur queue, sur laquelle sont accrochés des coquillages, en dehors de l'eau. Ce moment est magnifique, des filets d'eau coulent de sa queue, jusqu'à ce quelle soit a la verticale. Puis disparaissent dans le plus grand des silences.

 

Il y a des dizaines de baleines dans la baie, c'est impressionnant, à un moment nous nous retrouvons entourés de baleines, toutes les 10 secondes c'est un souffle de baleine que l'on entend. Il y en a même une qui passe sous notre bateau, on pouvait voir d’énormes bulles remonter lentement à la surface, c'est génial !

Nous avons aussi croisés le chemin de quelques tortues de mer, des serpents de mer, des bancs de méduses mais également une raie Manta de 6 m de large. Elle est impressionnante, nous n'avions jamais vu ça. Lorsqu'elle bat des ailes sous l'eau elle laisse apparaître le bout de ses deux ailes à la surface. Elle aussi, avance lentement et avec une légèreté incroyable. Nageant à quelques

centimètres de la surface, elle donne vraiment l’impression d’être l’oiseau du monde marin s’étendant sous notre bateau. 

Petite anecdote: à un certain moment nous nous inquiétons de voir une baleine perdre une substance rougeâtre lorsqu'elle sortait la queue. Naïvement, nous demandons un peu paniqués par la baleine à la guide ce qu'il se passe, et là, sourire aux lèvres, elle nous répond quelle fait seulement ses besoins. Effectivement quelques secondes après, la forte odeur répondait à la question.

 Magnifique matinée dans la baie de Puerto Vallarta, au final nous avons bien fait de venir, tout ce trajet pour arriver à l'heure, au rendez vous des baleines, ça en valait vraiment la peine.

 

Comme tous les soirs, nous finissons la journée admirant le couché du soleil sur la plage. Demain, direction : Le Nord du Mexique !

 



Tequila, nous voila !

 Nous arrivons en bus sur tequila. Plus nous nous approchons de cette ville, plus le décor que nous voyons défiler par la fenêtre est sympa : un décor plus sec et aride que jusqu'à présent, des mexicains habillés en cow boy et à cheval, longeant la route des champs d'agave allant jusqu'aux pieds des montagnes ressemblant plus à des prémices de canyon.

Le guide du lonely planet parlait d'une ville sans charme, mais c'est tout l'inverse que nous découvrons.

La place du village est petite mais très jolie, une belle église, des petits vendeurs de maïs cuit, des jus d'orange, les petits papis assis sur les bancs se protégeant du soleil avec leur chapeau de cow boy, bref une place pleine de vie. 


 Quand on se balade dans les ruelles de ce petit village on croise des mexicains en jean, chemise à carreau, chapeau de cow boy et même les bottes avec les petites étoiles au talon, qui se baladent à cheval. Les maisons sont peintes de couleurs différentes, violet, jaune, rouge, bleu .. Par ci par la, de vieilles coccinelles stationnent. Sur les bancs de la ville, sur certains pavés, sur les panneaux de rues et même parfois sur les lampadaires, sont dessinés des feuilles d'agave, plante utilisées pour faire de la tequila. 


 Et oui, cet alcool a donné son nom à ce petit village entouré d’agave et possédant des dizaines et des dizaines de distillerie, dont la plus ancienne du monde. C'est d'ailleurs celle ci que nous décidons de visiter.

 

Nous nous inscrivons dans le groupe pour avoir le guide en espagnol, mais au moment du départ des visites, nous sommes tellement nombreux qu'il y a deux guides pour l'espagnol alors que le guide en anglais se retrouve tout seul. Nous décidons donc de changer de langue pour avoir le guide pour nous tout seul.

 

Petite visite sympa de la distillerie, nous savons désormais ce que nous ignorions quelques heures avant : comment faire de la tequila !


 Explication rapide : l'agave est récoltée après 10 ans de pousse. Ce ne sont pas les feuilles qui sont utilisées mais le cœur de la

plante, qui est pressé pour récupérer son jus. Après fermentation, distillations, la tequila est là !

 

Le meilleur moment de la visite : le moment de la dégustation, le guide nous fait goûter plusieurs tequila, une jeune, une âgée, une ambrée, y'a pas a dire, mais de la tequila 100% agave ça passe très bien. 


L'âme de la tequila, réside bien à Tequila. Alors que le soir nous nous baladons dans les petites rues de la ville nous croisons un

homme en voiture qui nous fait coucou. Ce dernier fait marche arrière tant bien que mal pour venir à notre niveau, il nous appelle à sa fenêtre. Arrivés à son véhicule, il nous offre une gorgée de son grand verre de tequila sprite. Comme si de rien n'était il repart en voiture avec son verre à la main ! 


Le lendemain, nous décidons de revenir en arrière sur la route empruntée avec le bus. Le paysage était joli, nous voulons aller y trainer la journée. Nous avions repéré sur la route, une arène de rodéo, nous allons essayer de nous y rendre. Apres un long

moment à marcher sous le soleil (nous sommes partis sans chapeau, sans eau, en pleine heure chaude, la bonne idée !), nous décidons de faire de l’auto stop.

 

Waza (Amandine) lève son pouce, et là, pouce magique !

 

La première voiture s'arrête direct pour nous prendre, un pick up à bétail avec des barrières. Heureusement que ce couple mexicain nous a pris car nous n'imaginions pas le chemin si long jusqu'à l'arène de rodéo ! 


 L'arène n'est pas fermée, nous entrons y jeter un œil. Petite arène circulaire à la sortie d'un petit village. Trois quatre marches de gradins en béton, un petit toilette homme, un petit toilette femme et l'entrée des taureaux fermée par une grille.

 

Par terre, des restes de boissons et de paquets de chips, ainsi que les affiches de la dernière représentation sont les signes d'un show de rodéo donné il y a peu de temps. 

Nous quittons l'arène pour traverser des kilomètres de champs d'agave rejoignant Tequila.

 

Tout au long de la route nous ramassons des morceaux de pierres d'obsidienne, une pierre volcanique, noir, lisse, brillante et très coupante, qu'utilisaient déjà les mayas pour leur flèches ou autres, pierre très présente dans cette région.

 

Après une bonne heure de marche nous sommes assoiffés, nous tombons sur un restau’ en bord de route et décidons donc de nous arrêter boire un coup. Nous commandons 2 jus d'orange et une bouteille d'eau pour la route. Récompense pour avoir marché jusqu'ici nous dit le vendeur, il insiste pour tout nous offrir. Nous le remercions et après avoir repris des vitamines avec ces jus

d'orange, nous reprenons la route au milieu des agaves. 

Nous passons devant les différentes propriétés de champ, chaque portail a son nom de famille ou son logo dessus.

Des milliers de pieds d'agaves donnant une couleur bleuté au paysage, c'est magnifique!

 

La phrase que nous avons le plus répéter aujourd'hui : « Dés que tu vois une bouteille d’eau, on achète ! ». C'est incroyable la vitesse à laquelle nous nous desséchons, c'est là que l'on se dit que les migrants traversant le désert pour les USA doivent vivre une épreuve éprouvante.

 

Pour vous dire à quel point il faisait chaud, les dizaines de chiens que l'on voyait mort sur le bord de la route étaient gonflés et leur peau semblait se transformer en cuir, je ne vous parle même pas de l'odeur ! 

 Sur le chemin, un chemin de fer croise la route pour disparaître dans l'horizon bleu agave. Par ci par là, des cactus. Par ci par là des vautours, des rapaces.

 

La route est très belle, mais le soleil va bientôt se coucher et nous sommes encore à des kilomètres de Tequila. A l’aller, excités d'être à l'arrière du pick Up nous n'avions pas conscience d'avoir effectués autant de route. Le truc c'est que nous ne voulons pas être encore sur la route de nuit, sachant qu'il n'y a aucun trottoir, et qu'en voyage nous avons assez vécus d'histoire avec les chiens, qui, la nuit dans ces pays la deviennent fou encore plus en dehors des villes. 

Nous décidons de retenter le stop, Amandine ressort son pouce, et là … pouce magique est de retour à retardement !

 

Je m'explique, le jeune homme, voyant le pouce d’Amandine a ralentie mais répartie aussi tôt, disparaissant de notre vue. Deux minutes après, nous le voyons revenir, il a finalement fait demi-tour pour venir nous chercher. Pouce magique d'Amandine a bien marché puisque c'était la première et seule voiture. Le jeune homme qui nous ramène à Tequila travaille justement dans les champs d'agave.

  

Dommage que nous commençons à être a la fin de notre programme, sinon nous serions bien restés dans ce village au semblant de far west un peu plus longtemps.

 


Combat de catch à Mexico City

Avant le départ en voyage, sachant qu’on allait au Mexique, une des choses que nous nous impatientions de voir était un combat de catch. Etant à Mexico City, avec son énorme Arena, c’est le bon moment pour aller voir l’ambiance d’un tel tournoi. Nous checkons sur internet le calendrier des combats, génial il y en a un le soir même !

  

Nous nous renseignons autour de nous pour savoir comment aller à la Arena de Mexico, mais comme d’habitude, on nous répond qu’il faut y aller en métro ou taxi car c’est trop loin. Mais ayant remarqué que les Mexicains parlaient de « loin » pour des fois à peine 1 ou 2 km, nous décidons de nous y rendre à pied.

 

 Comme des idiots, nous partons sans le plan de la ville, mais heureusement, l’organisation des villes Mexicaines avec leurs rues

parallèles et perpendiculaires (à l’américaine), facilite les choses. En cours de chemin, nous demandons quand même notre route à un homme qui nous envoya dans la mauvaise direction. Ayant un doute sur son conseil, nous voyons une voiture de police faire son plein d’essence, nous décidons donc d’aller vérifier auprès d’eux. Le policier nous montre sur son téléphone l’itinéraire que nous nous efforçons de retenir, ce n’est plus très loin. 

 

 19h15, nous sommes devant l’Arena de Mexico, avec 15 minutes d’avance. Nous achetons nos billets, puis trainons devant l’arène parmi les stands de masques de catch. Un homme nous emmène à nos fauteuils, en entrant dans l’arène, nous sommes tout de suite dans l’ambiance. 

 Musique à fond faisant trembler le sol, un grand écran diffusant des images de combats ultérieurs, jeux de lumières, d’immenses

gradins dans lesquels des vendeurs, articles à la main levée en l’air, criant à tue tête « bièèèèère » « pop coooorn » ou bien

« trooooompette » ! Enfin, au centre de l’arène, le ring sous la lumière des projecteurs.

 

 Les gradins se remplissent petit à petit. Beaucoup de jeunes Mexicains sont venus avec les masques de leur catcheur préféré.

 

On nous distribue le programme des combats de ce soir, il y aura un 2Vs2 mais aussi 3vs3 et 4vs4. 

 La soirée commence, l’arbitre sort son micro, et se met à hurler les noms des premiers combattants. A chaque catcheur annoncé, l’écran diffuse les meilleures images de ses combats. Jeux de lumières et musiques différents pour chacun, tout comme leurs entrées en scène.

 

 Tout est joué, le catcheur fait son entrée en grand vainqueur, chacun dans son style, portant souvent une grande cape.

 

 Ils montent sur le ring, saluent la foule qui hurle, font le show quelques instants, puis une femme « peu habillée » entre avec une pancarte pour annoncer le premier round. A chacune des apparitions de ces femmes, les sifflements remplissent la salle.

 

 Une fois reparties, les cris d’encouragement et de déception reprennent place. 


 Sachant que c’est un sport théâtral, avec des sportifs acteurs, le public est quand même à fond dedans, certains mexicains se cassant la voix pour leur favori.

 

Les deux premiers combats, nous les regardons sourire aux lèvres, mais très vite nous nous laissons prendre au jeu. A chaque combat, Amandine et moi parions sur l’équipe vainqueur, et très vite nous sommes dans l’ambiance. On oublie rapidement que tout est joué, et sommes envoutés par les prises exécutées.  Si on regarde ça comme une démonstration de figure, c’est impressionnant ! 

 Pendant les combats, il y a beaucoup d’humour : claques sur les fesses, léchage de dessous de bras, mordage de pied etc …

Il y a une sorte d’interaction avec le public, dont les catcheurs aiment jouer : provocation, appel au soutien, demander à refaire

une prise …..

 

Plus nous nous approchons du combat final, plus l’ambiance est folle : des entrées des combattants de plus en plus folles, des

figures de plus en plus impressionnantes à un rythme de plus en plus effréné et un public de plus en plus déchainé. 

La finale d’ailleurs est représentative de la soirée : durant l’entrée des lutteurs, l’un d’entre eux portait un énorme boa albinos sur ses épaules, un autre avait du feu dans chacune de ses mains.

 

La finale est un 3 contre 3, parmi eux, Mistico que nous voyions sur les affiches. Les cris du public en son soutien nous font vite comprendre que c’est le chouchou des Mexicains.

 

Le combat commence, et très vite le rythme devient surprenant : des prises de partout … Alors qu’ils ne peuvent être qu’un seul lutteur à combattre, ils sont parfois les 3 contre 1. A ce moment là, les 2 autres viennent défendre leur collègue, transformant le 1 contre 1 en 3 contre 3 !

 

Durant cette finale, il y a quasiment autant de combat sur le ring que de combat en dehors du ring. Ca devient presque du n’importe quoi, on ne sait même plus où regarder. Par moment les catcheurs faisaient semblant de se disputer avec les photographes et caméramans professionnels leur courant après autour du ring. A d’autres moments, le combat se faisait même dans les gradins. 

Ces combattants sont dignes de gymnastes, portée impressionnant, salto, back flip, parfois depuis les cordes ou poteau du ring.

Le plus impressionnant, est la figure durant laquelle un catcheur courait sur le ring, sautait en position de saut de l’ange au dessus des cordes, pour atterrir sur son adversaire à deux ou trois mètres en dehors du ring.

A chaque réalisation de cette figure, le public se mettait à hurler n’importe comment. Impressionnant.

 

Petite touche d’humour lors de ce combat, une des deux équipes, habillée en homme des cavernes, ne comptait en réalité non pas 3 combattants mais 4 ! Le quatrième combattant était un nain, coiffé d’une tête d’aigle.

Peu présent lors du combat, il faisait des apparitions rapides lorsque ces équipiers bloquaient un adversaire. A ce moment là, le nain arrivait à toute vitesse et mettait des coups de pied ou des gifles sur son adversaire maitrisé et repartait aussitôt en courant. 


Petite touche d’acteur, lorsqu’un catcheur se prenait un gros coup au visage, il crachait pour rendre la scène plus forte et réaliste.

Je ne sais pas comment ils faisaient, mais les crachas étaient énormes et puissants, atterrissant parfois même dans le public !

Malgré que nous sachions que le crachas était joué, l’atmosphère nous faisait oublier la simulation.

 

Tout les coups sont peut être calculés, mais une partie doit faire mal à encaisser, car en regardant bien leur corps, on peut voir plein de marques rouges, griffures etc … 


La finale est remportée bien évidemment par Mistico et son équipe. Amandine a encore misée sur la bonne équipe, elle a gagnée 4 paris sur 5 !

 

Deux bonnes heures de combat, et pourtant, nous ne les avons pas vus passer. Nous ressortons de l’arène dans une foule de gens excités et repartons à pied, le chemin passant plus vite qu’à l’aller.

Excités comme des gamins, nous parlons tout le trajet de cette soirée, répétant toutes les 5 minutes « non mais c’était fou !!!».

 

Nous nous n’attendions pas à ça, c’était une soirée géniale.  


Puerto Escondido

La route pour Puerto Escondido fût longue.

 

Nous quittons Oaxaca, vers 11h30 avec pour ma part une tourista dans le ventre … Presque 7 heures de trajet d’une longue route sinueuse traversant les montagnes. Des dos d’ânes et des nids de poule à vous secouer dans tout les sens, pas facile pour la tourista, mais le moment le plus dur du trajet fût l’instant où une grand-mère très âgée, s’assoit à côté de moi, et avec son mal de transport me vomit dessus. 

Puerto Escondido … et dire qu’avec Amandine nous avions pensé à annuler cette ville en bord de mer, pour rattraper le temps perdu dans le programme, finalement nous avons bien fait d’y venir, car nous sommes repartis des souvenirs pleins la tête !

Puerto Escondido, c’est une petite ville qui borde l’océan Pacifique, prise entre la mer et les montagnes. Les plages sont belles, beau

sable, belle mer, mais le courant et les vagues sont importantes. C’est d’ailleurs ici que de nombreux surfeurs viennent s’exercer, et que certaines compétitions sont organisées, mais avec Waza, nous avons trouvés notre plage favorite, où nous allions quasiment tout les jours pour nous baigner.

Petite plage en sable fin et de couleur jaune (playa Carizalilo) à l’eau bleue claire entourée par des rochers formant une petite baie. Les deux premiers jours nous y avons vu nager une tortue de mer. Les roches recouvertes de petits crabes, entres lesquelles nagent dans l’eau des poissons, dont des petits de couleurs jaune et bleu pétant. 

Petite anecdote : Un après midi, nous arrivons à la plage au moment où un couple de mexicain regarde quelque chose de précis dans

l’eau. Nous allons à hauteur d’eau, et remarquons une anguille, coincée par le courant des vagues, se faisant par moment envoyer sur la plage et ramener à la mer. Petit à petit c’est toute la plage qui est debout à observer l’anguille.

 

Commence alors la scène digne d’un film humoristique. Alors qu’une mexicaine nous explique que l’anguille est électrique, un surfeur assis sur sa planche se laissant emmener par le courant, s’approcha à quelques centimètres d’elle. Ne comprenant pas ce que nous regardions dans sa direction, il nous souriait naïvement. 

Lorsqu’il vit l’anguille il sauta de sa planche, et essaya de la repousser avec son surf. A ce moment là, un barman d’une buvette arrive

en courant râteau à la main, mais pas très courageux, le lança depuis la plage au surfeur. Après plusieurs essais, le surfeur arrive à attraper l’anguille à l’aide du râteau, et voulu la lancer sur la plage. Mais au moment du lancer, lorsque le râteau passa au dessus de sa tête, l’anguille glissa entre les dents du râteau, et manqua de lui tomber dessus. Il réussit finalement à la sortir de la mer.

 

Le barman eut alors la superbe idée de la remettre dans l’eau des rochers sur le côté de la plage. Résultat, deux minutes après l’anguille fut de retour et rebelote pour une deuxième pêche, jusqu’à ce qu’ils la mettent dans un sceau. 

Sur le chemin de cette plage, Amandine à rencontrer un couple, un mexicain et une française, qui vendaient des bijoux faits mains.

Waza a appris à leur côté quelques après midi à réaliser un collier en macramé avec une pierre au bout.

Une fin d’après midi, nous sommes allés à une plage (Bacocho) une gigantesque plage désertée des baigneurs à cause des forts

courants. Sur cette plage, en cette saison, une association récupère les œufs de tortues dans les nids des plages voisines, pour les protéger jusqu’à leur éclosion. Une fois nés, ces bébés tortues doivent retourner vivre leurs vies dans l’océan.  

C’est ici que nous rencontrons Marley, un bébé tortue que nous avons remis à l’eau.

 

C’est vers le coucher du soleil que cela se passe. Nous sommes un petit groupe avec nos tortues dans des noix de coco, à nous diriger vers le bord de la mer. A une dizaine de mètres de l’eau, nous devons les reposer dans le sable, et rester derrière une ficelle, l’instinct naturel des tortues faisant le reste.

 

Notre Marley est en forme, elle essaye de s’échapper de la noix de coco. Nous avons presque peur de la poser dans le sable, car durant le trajet jusqu’à la mer, elle risque de se faire manger par les oiseaux tournoyant au dessus. Malgré le sable et les cris jetés sur les oiseaux, ces derniers arrivent quand même à en attraper. 

Nous posons Marley sur le sable, et l’encourageons, elle sait où elle doit aller. Petit à petit, a l’aide de ses petites nageoires, notre bébé Marley s’approche des vagues, jusqu’à ce qu’une première vague la décale plus loin sur la plage. Sa course reprend ! Une deuxième, une troisième, puis les vagues l’emportent dans la mer.

 

Alors que le soleil se couche, c’est parti pour Marley et sa nouvelle vie dans l’océan, bon courage Marley !

 

Le plus beau souvenir que nous ai offert Puerto Escondido, c’est la sortie dauphin.

 

Je ne sais plus quel jour c’était, mais à 7h du matin, nous avions rendez vous sur la plage aux bateaux.

Nous embarquons pour 3heures en mer à bord d’un petit bateau à moteur avec un autre couple.  

 

Durant la balade nous croisons la route de 6/7 tortues de mer, adultes, mais très peureuses à notre approche.

 

Un peu moins mignon, nous avons aussi croisés 3 serpents de mer, de couleur jaune et noir, nageant à la surface de l’eau.

Le Mexique, pays du serpent, en plus d’en voir sur la terre ferme, voici qu’on en voit aussi dans la mer. 


D’abord nous tombons sur une petite bande de dauphins tachetés. Une dizaine nageant quelques minutes autour du bateau. Le capitaine nous dit d’aller nous asseoir à l’avant du bateau. Nous écoutons son conseil, et c’est vrai, nous voyons les dauphins juste en dessous de nous nageant à l’avant du bateau ! Après cet émerveillement, nous les laissons disparaître dans l’océan, et continuons la recherche. 

C’est alors que nous nous retrouvons dans une scène de reportage animalier. Nous apercevons au loin, un groupe d’oiseaux en dessous desquels il y a de l’agitation dans l’eau. En nous rapprochant, nous apercevons 1 puis 2 puis 3 ailerons de dauphins, et très vite une centaine ! Incroyable ! Nous arrivons très vite à leur hauteur, et nous retrouvons entourés par des dizaines et dizaines de dauphins nageant dans la même direction que le bateau. De partout des ailerons apparaissent et disparaissent !

C’est n’importe quoi ! Le bal des dauphins ! Des dauphins nagent à quelques centimètres du bateau rejoignant l’avant, puis nous doublant en queue de poisson. 

Par ci par là, ils sautent hors de l’eau, et réalisent de magnifiques saltos, vrilles, des acrobaties à couper le souffle. Les dauphins

ont l’air de jouer avec le bateau, de faire la course avec lui. Comme des gosses, nous ne savons plus où donner de la tête, des dauphins apparaissent à bâbord, à tribord, devant et derrière. Vraiment un moment magique.

Un soir, quand nous partions pour observer le coucher de soleil, nous croisons un défilé dont la moitié des mexicains à cheval, étaient

habillés traditionnellement en « cow boy », l’autre moitié était dans des voitures « tunées » musique à font, avançant tout doucement, avec la fille de la famille assise sur le capot ou sur le toit. Enfin, un groupe de musicien bouclait le cortège.

 

A pied, des femmes revêtîtes de leurs robes traditionnelles à fleurs, se promenant bouteille de Tequila et nous Mezcal à la main, offraient des shot au public ! 


Enfin, notre rituel du soir durant toute la semaine, remonter la plage Zicatela, jusqu’à ce que le coucher de soleil se fasse dans l’océan.

 

Tout les soirs, un magnifique spectacle s’offre à nous, mais toujours différents des uns des autres.

Un soir le ciel est clair, un autre il sera couvert par les nuages dont la couleur changera tout au long du coucher de soleil. Un soir la mer est calme, un autre elle est agitée à vous offrir d’énormes rouleaux. Un soir des oiseaux se laisseront flotter, un autre ce sera une barque de pêcheur.

 

Et ce qui reste toujours aussi impressionnant, c’est la vitesse à laquelle disparait cette énorme boule orange à partir du moment où

elle touche pour la première fois l’horizon, incroyable ! 

 

 

On savoure le moment présent que nous offre mère nature. 


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