Jamaïque

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La Jamaïca vue par Waza

1 mois passé beaucoup trop vite !

  

La Jamaïque, une petite perle fournie en verdure. Même dans la capitale c'est vert de partout, ça fait du bien !

Une île vraiment superbe qui cache bien des trésors. Entre ses plages magnifiques, ses impressionnantes cascades, ses gigantesques montagnes vertes claires, ses incroyable couchés de soleil, elle détient un environnement vraiment superbe !

 

Côté nature on y est vraiment gâté.

  

 

L'ïle n'est pas vraiment adaptée aux voyageurs roots, les gens y vont en général en tour all inclusive, donc pas si facile pour faire certaines activités souvent assez cher, mais nous y sommes quand même parvenus, il suffit d'un peu de détermination ! 

En arrivant sur Kingston, j'ai eu un peu peur de l'accueil des Jamaïcains.

 

Certains étant un peu froid avec nous, surtout qu'on ne comprenait pas forcément tout ce qu’ils nous disaient avec leur accent super prononcé. Par la suite, en bougeant dans les autres villes, l'ambiance était plus relax. Les gens venaient nous parler, savoir d'où l'on venait ... Juste discuter avec nous.

 

D'ailleurs, beaucoup appréciaient le fait qu'on s'arrête discuter avec eux contrairement aux touristes all inclusive. Après quelques

jours, on s'habitue vite et on prend le rythme Jamaïcain, toujours tranquille !

 

Même en retournant sur Kingston j'ai trouvée ça plus cool ! Comme ils disent JAMAICA NO PROBLEM !

 

 

Leur expressions typiquement jamaïcaine me manque déjà : "Jah rastafari, respect man, one love, Jamaïca no problem, all right, ya man, bless" tout ça accompagné d'un check du poing, c'est aussi ce qui fait le charme de cette petite île adorable.

 

On s'est également régalés de la spécialité d'ici (il n'y en a pas 50), le jerk chicken, les festivals et les bamies.

 

Le pays de Bob Marley, c'est le plaisir d'avoir sans cesse du reggae qui vient nous caresser les oreilles. Quasiment tous les rastas que nous avons croisés faisaient de la musique. Bob Marley est vraiment dans le cœur de tous.

 

 A peine quittée cette pépite, elle me manque déjà ! Hâte d’y retourner ! 


Mon avis sur notre passage en Jamaïque

Bien heureux d'être revenu en Jamaïque.

 

Ce voyage la me donnera une meilleure image du pays de Bob Marley. La première fois, j'étais resté à Kingston chez Gamble, attendant la naissance de son fils. Cette fois ci nous sommes partis faire un tour de l île.

 

Mon avis sur le rapport avec les Jamaïcains est mitigé.

 

Dans certaines villes comme Kingston ou Ocho rios, comme la première fois, j'ai ressenti une sorte de froid, le contact est difficile.

Mais Négril aura été le contraire. Un très bon contact, des gens qui s'intéressent à nous et qui répondent à nos sourires. Des rastas aux dreadlocks toutes aussi surprenantes les unes des autres. Des boucs tressés. Des bobs vert jaune rouge sur la tête.

Des rastas qui vous sourient, qui vous font signe de venir.

  

Ici tout le monde se dit "YA MAN!" À tout bout de champ, même pour les femmes.

 

Quand on marche dans la rue, les gens nous lancent des "big up man" ou "respect man" ou encore "bless you man".

 

 Un truc que j'adore aussi ici, c'est que tout le monde se Check du poing ! Mêmes les vieux ! Et le meilleur, c'est quand tu marches dans la rue et qu’un rasta que tu croises, sans te dire un seul mot, te tend son poing pour checker. Alors, sourires aux lèvres, tu Check ce jamaïcain, et sans un mot, tu continues ta route. 

 Fan de reggae, inutile de préciser que j'étais aux anges.

 

De partout, le reggae émet ses good vibes. Dans la rue, de vieilles enceintes grésillantes crache du reggae, dans les taxis, mini vans, partout !

 

Les affiches de concert de reggae ou reggaeton recouvrent les lampadaires et murs des villes.

 

 Bob Marley ne regarde pas son île seulement du ciel, son portrait est partout, sur des drapeaux flottant à la porte de maisons ou boutiques, en peinture sur les murs etc...

 

Tout est ici soit aux couleurs du drapeau jamaïcain, noir jaune vert, ou du rastafarisme, vert jaune rouge.

Les cabanes, maisonnettes, les tables, chaises, même les troncs d'arbres et de cocotiers sont peints de ces couleurs ! 


Les route taxis m'auront fait trop rire !

 

À chaque fois que nous en attendions un,  je me demandais sourire aux lèvres, dans lequel nous allions monter. Chaque route taxi a son anecdote : un conducteur délirant, un passager avec je ne sais quel objet qu’il transporte comme une tondeuse, barre de fer, qu’il doit faire dépasser par la fenêtre.

 

Un nombre excessifs de personne dans la voiture, mais en général âpres deux trois essais, les  portes arrivent à fermer. On s'écrase les uns les autres, sans se connaître. Bref, une bonne expérience !

 

Même si les prix sont excessifs, la nature est magnifique et particulièrement Riche. Une végétation incroyable.

 

L île du reggae est une immense jungle au milieu des Caraïbes. Une mer à l'eau cristalline dans laquelle on peut voir nos pieds à travers. Des plages au sable fin bordées par les cocotiers. Des rivières qui semblent fausses tellement elles sont belles.

Je ne sais pas pourquoi mais comme je disais dans un article, la Jamaïque me fait penser à une grosse éponge recouverte de végétation. On sent que la terre est fertile et humide.

 

Je ressors de chez Bob heureux, le mois est passé beaucoup trop vite. J'espère pouvoir revenir une nouvelle fois.


Chez les rastas de Negril

Nous nous levons tranquillement pour profiter une dernière fois de la vue du balcon, puis prenons un route taxi pour nous rendre au bus parc.

 

Nous trouvons facilement le mini van qui nous emmène à Montego Bay où l'on prend un autre mini van direction Lucea, d’où nous prenons un route taxi pour enfin arriver à Negril.

 

Mais comme on aime les trajets, on prend un dernier route taxi, car notre guest house se trouve à 3km du centre. 


Le programme de Negril est à peu près similaire à celui d'Ocho Rios : Plage et cascade.

 

Nous sommes restés 11 jours à Negril, repoussant d'un jour de plus, tous les jours, à partir du 6ème que nous avions prévu.

 

 On a trouvés le rythme de vie beaucoup plus tranquille à Negril qu'à Kingston ou Ocho Rios. Les gens plus intéressés, pas de rabatteurs, des rastas assis au bord des routes qui vous demandent d'où vous venez...

 Ici aussi on a mangés du route taxi, car dès qu'on voulait aller quelque part, il nous en fallait un.

 

D'ailleurs une journée, nous avons fait le rallie des routes taxi, en nous rendant au YS Falls. Pour y aller il nous a fallu 5 route taxi puis, un trajet en auto stop avec des petites mamies, sans qu'on ne demande rien.

 

Mais les YS Falls c'est quoi ?

 

Ben c'est comme Dunn's River, magnifique mais touristique. Des enchaînements de cascades, plus forte que la dernière fois, on ne peut pas les remonter. Encore dans un décor de jungle, on fait le plein de nature.

 

Pour ceux qui ont de l'argent, il y a de quoi s'amuser : saut à la liane dans les cascades, tyrolienne... 

Il est possible de se baigner en bas de la rivière dans une piscine naturelle, dans un décor que l'on a comparé sur place à Avatar, surtout les deux énormes arbres à côté de la piscine, au tronc et aux branches immenses, dont on ne voyait même plus le bois, tellement ils étaient recouverts de plantes, de fleurs, de lianes... Bref toutes sortes de végétation.

 

Un bon moment aux YS Falls, Amandine finit en se détendant au soleil sur le transat au bord de la piscine, pendant que je m'amuse à photographier lézards, escargots... .

 

C'est à ce moment que décide le bon vieux orage jamaïcain de piquer la place au beau soleil. Le temps de revenir à l'accueil du site, il se met à pleuvoir, et quand on vous dit pleuvoir ce n’est pas de la petite pluie mais un torrent.

 

Et le pire c'est qu’aucun route taxi ne passe par ici, et impossible de repartir sous cette pluie à pieds. 

 

Nous attendons patiemment sous le préau, qu'une opportunité se fasse voir.

C'est alors qu'un mini bus de touriste arrive aux YS falls. Nous leur demandons si une fois leur visite terminée nous pourrons monter dans leur véhicule. Le groupe accepte nickel, nous n'avons pas à les attendre longtemps, car avec la pluie leur visite se fait rapidement.

 

Ils nous déposent donc à Black river où nous retrouvons les routes taxi pour rentrer chez nous. 


D'ailleurs Black river, nous y sommes revenu le lendemain pour une excursion en bateau dans les mangroves.

 

Black river porte bien son nom, le bateau avance dans une eau très sombre, presque noire, la balade est sympa, les mangroves sont très jolies, les lianes des arbres descendent pomper l'eau de la rivière.

 

Et si nous sommes venus faire cette excursion c'est pour croiser la route des habitants de Black river, qui sont : les crocodiles.

 

La chance est avec nous, nous avons pu voir plusieurs crocodiles se laissant flotter à la surface de l'eau. Certains des crocodiles étaient près de la ville, c'est impressionnant. D'ailleurs, un d'eux prenait le soleil sur la rive près du pont de la ville, tout près du port car la rivière se jette dans la mer à la sortie de Black river.

 

Justement, une fois la visite terminée, faisant une pause assit face à la mer, attendant notre route taxi, je remarque une sorte de

tronc d'arbre qui flotte mais, à contre courant. En regardant mieux, on s'aperçoit alors que ça n'est pas un tronc d'arbre mais bien un crocodile. Incroyable, un crocodile dans la mer ! 


Le Mexique a ses plantations d'agaves, Cuba ses plantations de tabac, la Jamaïque elle, comme tout le monde le sait, a ses plantations de cannabis.

 

Une après midi, nous partons visiter une plantation. Notre guide est un rasta au paquet de dread enroulés sur sa tête telle une serviette de douche. Il est super marrant, rigolant à chaque fois qu'on lui parle, bref, le genre de rasta qui vous donne le sourire.

 

Il nous fait d'abord visiter la maison des fermiers dans laquelle le cannabis sec est entreposé. Une femme fait la manucure des plantes, coupant les feuilles, laissant seulement les têtes sur les branches prêtes à consommer.

 

Puis, le rasta et un des fermier nous emmène aux plantations. Après avoir marchés pour traverser une forêt, nous arrivons

dans les champs de cannabis. Chacun des champs représentent un stade de pousse différent. 

Le reste du temps à Negril, nous l'avons passé à la plage. De très belle plages, avec encore une fois une eau magnifique, sable blanc, bref le décor paradisiaque ! Mais ce qui est fou, c'est lorsque les orages arrivent l'eau de la mer prend une toute autre couleur, passant d'abord par un orange rouille, pour devenir marron, puis presque noire.

 

Chaque soir, nous allions manger un jerk chicken, accompagné de festivals, qui sont de petits boudins de pate très bon ! Sur la route, nous nous arrêtions parler à deux papis que nous avons rencontrés le premier jour.

 

Negril restera un très bon souvenir, des Jamaïcains cool, une nature splendide !


Au dessus de la mer, à Ocho Rios

Le père à gamble nous dépose au bus park de Kingston.

Nous montons dans le mini van en direction d'Ocho Rios, sur la côte nord de la Jamaïque.

 

Le temps que le mini van se remplisse, les vendeurs de boisson, chips, lunettes, bandana, défilent à la fenêtre.

De partout dans le bus parc, les noms des villes destination sont criées. Un vendeur de cd passe, poussant un chariot diable sur lequel est posée une enceinte qui hurle du reggae local pour faire la publicité.

 

Une jamaïcaine entre dans le van et s'assoie sur le dernier fauteuil libre. La camionnette est pleine, nous sommes prêts à partir.

Mais apparemment pas le chauffeur, qui lui installe une planche entre les fauteuils des 2 allées, créant de nouveaux "fauteuils".

 

Cette fois ci le van est vraiment plein. Les planches sont occupées. Nous sommes tous épaules contre épaules, hanche droite sur celle du voisin, hanche gauche sous celle de l'autre. C'est parti. 

Nous traversons l'île du sud au nord en à peine 2 heures.

2 heures durant lesquelles nous observons le paysage jamaïcain défiler sous nos yeux.

  

Une végétation luxuriante et abondante. La route est bordée de deux murs de végétation.

 

Par ci par là, de petites cabanes de 2m sur 2m, faites de simples planches de bois peintes. Une tôle ondulée en tant que toit. Une porte et une fenêtre. Parfois dans ces cabanes on peut y trouver des fruits, des fois des épiceries, ou coiffeur, papeterie, bref commerces en tout genre.

  

Le conducteur tartine. Nous traversons de petits villages, croisons des papis rasta à vélo ...

  

Puis la route devient plus sinueuse, la mousse apparaît sur les murets en bord de route, la végétation se fait épaisse, au point que les arbres laissent à peine passer la lumière du soleil. La fraîcheur de la forêt se fait ressentir même dans le van. Nous traversons la jungle, puis arrivons à Ocho Rio.

 

Nous nous faisons déposer au bus park et prenons désormais un taxi route pour nous rendre à la guest house.


 Gros coup de chance pour la guest house en arrivant, nous sommes tout seul !

 

En effet, il s'agit d'une maison à partager, deux chambres et un dortoir.

Durant notre séjour que nous avons rallongé jusqu'à 8 jours, nous avons eu la maison pour nous tout seul !

Une maison qui avait chambres et balcon au dessus de la mer, le son des vagues se cassant sous nos pieds, nous berçait jour et nuit.

 

En plus, un accès direct nous permet de descendre nous baigner.

 

L'eau est d'abord transparente et incolore sous nos pieds, elle devient quelques mètres après bleu caraïbes. Ce bleu caraïbe s'étend sur une large zone s'éloignant de la cote, pour laisser place à un bleu mer pétant. Du balcon, lorsque la mer est calme, nous pouvions voir par transparence les coraux et même des poissons. Un matin nous avons eu la chance de voir passer une raie.

 

Bref, le canapé de ce balcon était un bon endroit pour rattraper tout le retard de Cuba, et mettre à jour le site. 

A Ocho Rios, au programme : plage et rivière.

 

Difficile d'écrire beaucoup sur une journée plage, ça va être compliqué pour la Jamaïque, car c'est l'attraction principale.

 

Mais, Ocho Rios a de belles plages, sable fin et eau paradisiaque. L'eau est calme, quasiment pas de vague. La température est incroyable, on entre d'un seul coup, sans un seul frisson. Même un frileux comme moi, peux rester assis dans l'eau toute la journée.

 

Une eau digne des caraïbes, d'un bleu cristal. En plus de tout ça, cerise sur le gâteau pour nous, du reggae sur la plage ! 

Nous nous sommes rendus à Dunn's river, une rivière se jetant dans la mer, d'une couleur magnifique, après avoir descendue une sublime forêt.

 

La particularité de cette rivière, c'est quelle finit son cours dans une succession de bassins dans lesquelles transite l eau en petite cascade. Une sorte de rivière sauvage comme dans les parcs aquatiques mais naturelle !

 

Et le top, c est que nous pouvons remonter la rivière à pied en partant de la mer. Honnêtement, c'était touristique et on le savait, mais nous avons quand même réussi à jouer comme des gamins entre les groupes qui passaient. Si vous avez des gosses ça vaux le coup, si vous venez en mode center parc (comme nous), c'est cool surtout qu'il fait chaud. Si vous cherchez à être tout seul dans la rivière, ne venez pas ici !

 

 Si on fait abstraction des touristes, il faut avouer que l'endroit est sublime !

Le décor semble presque faux, l'eau passe de bassin en bassin, glissant en une cascade très mince. Je ne dirais dirait même pas cascade mais voile d'eau. Glissant sur une roche comme celle de center parc sur lesquelles on peut se laisser glisser. Tout autour, une végétation fournie. 

 

Journée similaire au blue hole. Une rivière du même style, avec une cascade plus grosse.

Une eau qui paraît calme quand elle se trouve dans un des bassins de la chaîne, mais puissante quand elle tombe pour passer de l'un à l'autre. Il y avait aussi des endroits pour plonger au pied des cascades, c'est super sympa ! 

Anecdote : La Jamaïque est un pays spécialement connu pour Bob Marley mais pas seulement, la ganja qui va avec aussi ! Et il et vrai (surtout que maintenant c'est légal !) que dans la rue, la majorité fume, l'odeur est partout, pour vous dire à quelle point, certains chauffeurs conduisent le joint à la bouche. Tout ça pour dire que toutes les 10mins quelqu'un nous propose sa weed, dont ce jeune jamaïcain qui nous a interpellé une fin d'après-midi dans le centre d'Ocho Rio, il soulève un sac poubelle qu'il traîne au sol et nous

montre un tas de weed à faire tomber par terre la police française ! En général, un non merci suffit.  

 

Anecdote : il y'a des grandes surfaces en Jamaïque, mais nous remarquons que les prix sont élevés, les restaurants aussi. Du coup, le soir nous options, vu que l'on avait une cuisine, de faire cuire des spaghettis que l'on mangeait avec le jerk Chicken.

 

Le jerk chicken c'est le poulet à la sauce jerk, une sauce souvent bien pimentée mais très bonne ! C'est la plus grande spécialité de la Jamaïque.

 

Ensuite, le ventre plein, nous nous laissions nous endormir dans le canapé du balcon, à la fraîcheur de la nuit, au son des vagues.

 


From Kingston, Jamaica !

Nous sommes restés 5 jours à Kingston.

 

Nous avons passés la moitié du temps dans la guest house de Gamble en haut des Blue Montains, l’autre moitié, dans la guest house de son père en plein cœur de Kingston.

 

 Nous sommes allés visiter la maison de Bob Marley, lorsqu’il était adulte, en pleine carrière.

 

Elle est comme il y a 5 ans, mais ça me fait plaisir de revenir chez Bob avec Waza.

Je vous la décris rapidement car je l’avais déjà fait il y a 5 ans maintenant.

 

Une grande et jolie maison en bois, un peu à l’ancienne à l’américaine. A l’intérieur on visite sa chambre, avec le reste de ses objets (Guitare, chemise, bob …), par son balcon où il aimait se poser avec une vue sur les blue montains, dont il parle tant dans ses  chansons, puis on passe devant la cuisine où il ne mangeait que des plats végétariens.

 

Le reste des pièces sont dédiées à l’exposition de ses vinyles, disque d’or, articles de presse… Au rez de chaussé, Bob a fait installer son studio d’enregistrement dans sa propre maison pour plus de facilité. La visite se finit dans la cuisine de derrière où il y a eu sa fameuse tentative d’assassinat loupée. On peut encore voir l’emplacement des trous de balles dans les murs.

 

Petit big up à tous les potes d’Orléans (Ville d’où nous venons), Bob Marley n’a joué que 5 fois en France, dont une à Orléans ! 

 Nous avons fait un tour dans Trenchtown et ses environs, encore une fois je ne vais pas me répéter.

 

Le changement que j’ai noté, c’est que malgré qu’ils soient toujours là, il a quand même moins de chariots à la Jamaïcaine dans les rues qu’il y a 5ans.

 

Mais ils sont toujours là, ces chariots en bois de récup’, en forme de L allongé, avec son fameux volant qui dirige les roulettes désaxées.

 

Trenchtown est toujours aussi pauvre, un bidon ville qui revête des peintures de stars du reggae jamaïcain et de la religion Rastafari. 

Le reste du temps nous nous sommes promenés dans Kingston tout en faisant attention dans certains coins, évitant certaines zones.

 

Je ne vais pas m’attarder sur la description des rues, je ferai un article spécialement sur l’ambiance dans les rues de Jamaïque.

 

Mais en une phrase, se promener dans une rue à Kingston (tout en faisant attention au trafic car on roule à gauche ici ;) revient à passer de commerces en commerces, la plupart sont des cabanes en bois, peintes de couleurs, souvent dans le style vert jaune rouge. Passer devant des vendeurs de fruits, qui exposent leurs bananes, ananas, cannes à sucres, oranges, sur leurs chariots de bois. C’est sentir l’odeur du Jerk Chicken, le poulet au barbecue d’ici, qu’on trouve partout.

Un barbecue improvisé dans un tonneau coupé en 2. Certains improvisent un barbecue avec un enjoliver, en mettant le charbon au milieu et posant une grille dessus. Bref, comme je vous ai dis, j’y reviendrai plus tard sur l’ambiance Jamaïcaine. 

Anecdote sur la guest house de Gamble : Située en haut d’une Blue Montain de la chaine, séparant la vallée de la capitale.

En empruntant la route sinueuse qui monte à la guest house, on s’envole au dessus de Kingston, arrivés en haut nous avons une vue complète sur la capitale et la mer. De nuit, c’est juste magnifique avec les éclairages.

 

La maison est sur l’autre flan de la montagne, face à la vallée. Depuis le jardin, nous avons une vue splendide et apaisante sur les fameuses montagnes qui portent le nom de montagne bleu, car c’est la couleur qu’elles arborent en fonction d’un certains climat. Des montagnes très riches en végétation verte claire, remplies de plantes tropicales. Des montagnes à l’aspect spongieux, dans le sens où on a l’impression que si une main géante serrerait les montagnes, de l’eau sortirait de toute cette végétation. 

 

 

Nous avons vu les blue montains sous le beau comme le mauvais temps, la différence est impressionnante.

 

Sous le soleil, elles ressemblent à un jardin d’Eden, à un paradis. Sous l’orage, on a l’impression d’assister à une fin du monde, les montagnes semblent menaçantes, le décor exprime une certaine force de la nature.

 

La guest house étant tout en haut d’une montagne, certains matins, l’expression « avoir la tête dans les nuages » était au sens propre. 

Anecdote : Pour aller et revenir de la guest house à Kingston, il fallait utiliser un taxi route.

 

Un taxi route c’est quoi ?

Ce sont des taxis qui font toute la journée le même trajet, à l’extérieur des villes. Dans le principe où ils partent d’une ville pour relier une autre ville.

 

Bref des taxis intercommunaux, qui ont un trajet défini. On ne demande pas une adresse en montant, on descend quand on veut comme un bus. Ce qui est marrant c’est que ça se dit vraiment « route taxi » comme à la française.

 

Le plus marrant, c’est que les conducteurs font monter des passagers jusqu’à ce que plus une personne ne puisse monter. On part quand la voiture est pleine. Tout ça au sens propre du terme. Un jour, nous nous sommes retrouvés à 10 dans une voiture classique genre Ford Mondeo, pour 5 personnes. Nous étions 8 adultes et 2 enfants. Sur la banquette arrière 3 jamaïcaines avec deux enfants sur leurs genoux, et moi avec Amandine sur les miens. Sur le fauteuil passager avant, deux jamaïcains qui se partagent la place, s’asseyant presque sur le levier de vitesse.

 

Tout au long du chemin, ça s’arrête, ça repart, ça monte, ça descend, ça paye, ça rend la monnaie. En général, on est avec le conducteur 6 personnes.

 

Franchement, c’est bizarre mais c’est marrant. On est plus qu’épaules contre épaules ! On est plutôt aisselles sur et sous aisselles.

A moitié assis sur le voisin. On essaye de s’emboiter comme possible. Peau contre peau, avec la chaleur qu’il fait, au bout de 2 minutes nos transpirations ce mélange. Quand il pleut dehors, c’est étouffant dans la voiture. Le chauffeur lutte contre la buée.

Bref c’est du n’importe quoi ces taxis routes, mais on adore ça !

 

Puis c’est pas méchant, mais pour être honnête, les Jamaïcaines sont un peu rondes. Je me permets de vous le dire car justement aujourd’hui une femme de 25 ans est venue nous parler dans la rue et nous à fièrement expliquée que si les Jamaïcaines étaient «fat» c’était à cause ou grâce au poulet, kfc … Tout ça pour dire que pour rentrer à 4/5 sur la banquette arrière des fois c’est infaisable, c’est mission impossible ! Mais 9 fois sur 10 on arrive à claquer la porte. 1 fois sur 10, elle va essayer de fermer la porte, pas réussir, redescendre attendre le prochain.

 

En plus c’est trop cool parce qu’y a trop l’ambiance du pays dans ces taxis ! Du reggae à coup sure ! T’as tout le monde qui prend ces taxis, les gamins qui rentrent de l’école, les gens du travail … L’autre jour un gars avait son micro pour enregistrer, il le faisait passer par la fenêtre pendant qu’on roulait !

 

Heureusement qu’avec Amandine on est ensemble, parce qu’en se mettant sur mes genoux on gagne carrément de la place, si on s’assiérait comme deux, je n’imagine même pas comment on entrerait.

 


Jamaica nous voila ! En passant au dessus des iles Caïmans !

Aujourd’hui, nous partons en Jamaïque !

 

Nous avons demandé au patron de la casa de nous appeler un taxi pour 11h45. Il est 11h15, je suis sous la douche, il nous crie d’en bas que le taxi est là et qu’il nous attend.

 

Nous traversons la capitale Cubaine, voyant défiler les derniers portraits du Che sous nos yeux.

 

Le taxi me demande quel est le terminal de notre avion ? Je réponds l’international.

 

Nous voilà arrivés nous utilisons nos derniers billets et dernières pièces pour payer le chauffeur, nous prenons nos sacs et entrons dans l’aéroport. Et là, coup de panique ! 

 

Sur le tableau d’affichage des départs d’avions, notre vol n’apparait pas !

 

Je vérifie une deuxième fois, puis je vais demander au point info pourquoi mon vol Cayman Airways n’est pas affiché ?! Elle me répond que cette compagnie décolle du terminal international Numéro 2 … Le taxi est à 5 Cuc … Arg !!!

On ne savait pas quand le taxi nous a demandé qu’il y avait plusieurs terminaux !!!! Le porte monnaie est vide !

 

On retire 5 Cuc, on prend un taxi, on se rend au terminal N°2 , on voit enfin notre vol s’afficher sur l’écran ! Nous avons de nouveau le porte monnaie vide, mais avons aussi super soif ! Le temps de faire le tour du terminal pour ramasser les bouteilles d’eau que les gens ont laissés avant de passer la douane, que vient l’heure de passer au guichet, passer la douane et s’installer dans l’avion !

 

 Nous décollons de La Havane et partons direction la Jamaïque avec une escale le temps de changer d’avion aux iles Caïmans !

 

Après une heure de vol à peine, nous arrivons au dessus des fameuses iles. Fines, elles s’étendent dans une mer à l’eau turquoise. Leurs contours sont blancs du sable des plages. Les iles paraissent très petites.

 

L’avion perd doucement de l’altitude, l’ile se rapproche de plus en plus. Les rues semblent très propres et tranquilles. Les maisons ou plutôt villas, sont immenses, avec piscine, jardin très propre …

 

Tout ça semble être tellement un autre monde après Cuba !

 

Les roues de l’avion touchent la piste.

 

Nous arrivons à la douane, grand sourire aux lèvres quand vient notre tour, nous arrivons au guichet :

« Holà ! Como estas ?! …. Ha merde !!! Hi man ! How are you ? » Et oui, c’est fini l’espagnol !

 

Maintenant retour à l’anglais ! Ca fait mal ! Après 4 mois d’espagnol, nous étions dans le bain à la fin, c’était devenu automatique ! Alors la à chaque fois qu’on veut dire un truc en anglais, il y a l’espagnol qui prend le dessus inconsciemment ! Il va falloir s’y mettre !

 

Le temps de faire pipi, sortir de l’aéroport pour re-rentrer par une autre porte. Nous prenons l’air Caïman 5 minutes ! Je ne sais pas si on vous a dit, mais on adore ramasser des trésors, des petites conneries, de tout et de rien qu’on peut trouver.

La moitié de nos sacs aujourd’hui, c’est du « trésor ». Cinq minutes sur le trottoir du parking des îles Caïmans nous ont suffit pour ramasser un petit coquillage. +1 !

 

Nous repassons la douane, retournons aux toilettes, et embarquons dans un deuxième avion pour une deuxième heure de vol, cette fois ci, à destination de Kingston !

 


Le temps de somnoler, nous arrivons au dessus de l’ile de Bob Marley.

 

La nuit tombe en quelques minutes, nous laissant assister au coucher du soleil depuis l’avion. Des nuages à la couleur orange, époustouflants.

 

L’avion se pose au sol de nuit. Nous descendons tout excités et rejoignons la douane.

 

On remplit un formulaire qu’on donne à la douanière quand vient notre tour. Elle nous pose quelques questions, puis nous demande notre billet de retour en France. Alors nous lui expliquons que nous avons un billet qui prouve que nous sortons de la Jamaïque dans 30 jours. Mais pas qui rentre en France ! Nous on ne veut pas rentrer en France après, nous voulons continuer le tour du monde !

 

Et ça, ça lui pose problème. Elle appelle son chef, ils discutent ensemble, puis nous dit que ça pose problème…

 

On lui dit que nous on à pas le choix, le billet est acheté ! Il nous répond que le problème c’est qui veut être sure qu’on rentre chez nous … qu’on ne reste pas ici …et aussi que nous n’ayons pas assez d’argent pour repartir.

Alors on explique que oui, que nous pouvons montrer nos comptes bancaires, et que le fait que l’avion soit pour un autre pays que la France revient au même, dans tout les cas nous partons !

 

Ils acceptent, mais nous tamponnent un visa allant jusqu’au 29 mai ! Notre avion est pour le 30 !

Un visa soi disant d’un mois mais au final qui est de 29 jours ! Bonne surprise, une mission qu’on va devoir gérer pendant le séjour Jamaïcain !

 

Le passeport tamponné, nous récupérons nos sacs, sortons de l’aéroport retirer de l’argent.

Un taxi sympathique se présente, nous le prenons direction la guest house de Gamble, le jeune Jamaïcain chez qui j’étais resté, enfin chez son père, lors de mon premier tour du monde.

 

Mais si rappelez vous, même que sa femme avait accouché quand j’étais là ! Et lui il était dans la musique !

 

Bref, il a ouvert sa guest house, en haut d’une montagne surplombant Kingston d’un côté, faisant face aux Blues Mountains de l’autre.

 

Jamaica, nous voila ! 


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