Indonésie

(les articles ci dessous sont affichés du plus récent au plus ancien)


En scooter à Bali, sur les routes du riz !

Nous avons passés une quinzaine de jours sur Bali, mais je vais écrire un seul article pour résumer ce séjour.

 

Bali nous a déçus, des touristes à foison, du tourisme de masse. Des magasins de grandes marques, des boîtes de nuit, de la musique Américaine et une population blasée de tout cela.

 

Je le savais, j'étais venu 5 ans auparavant, mais Amandine voulait voir de ses propres yeux à quoi ressemblait cette île mondialement

connue, nous voulions faire du surf, l'endroit est idéal pour et surtout après ces 15 jours intenses sur Java, avec tout ces trecks, ces réveils tôt, très tôt pour marcher de nuit, nous ne voulons pas nous prendre la tête, nous voulons nous reposer et voyager facilement.

 

Du coup je vais vous décrire l'ambiance de Bali en un article, car malgré tout ces points négatifs, nous avons réussit à profiter

quand même des belles choses qu'offre l'île si on les cherche un peu.

 Lorsqu'on part dans les campagnes de Bali, ça devient très joli, je ne peux pas le nier.

 

Des rizières de couleur verte presque fluo ! Des cocotiers par ci par là qui se reflètent dans les eaux des rizières.

Parfois le décor se change en décor de jungle avec une végétation épaisse, des fougères, des palmiers, des bananiers.

Sur le bord des routes, des bandes de singes nous regardent passer. Dans le ciel planent des dizaines de cerfs volants, certains

sont immenses, faisant plusieurs mètres. D'autres sont décorés, représentant des dragons.

 

Sur les trottoirs devant chaque commerces, temples et parfois maisons brûlent des encens plantés dans des petits plat fait en feuilles de bananiers tressées. Dans ces petits paniers de feuille, autour de l'encens sont déposés des offrandes, un peu de riz cuits, des pièces etc... Chaque matin les indonésiens s'appliquent à déposer joliment ce panier d'offrande dont l'odeur de l'encens qui brûle vient vous embaumer les narines lorsque vous marchez dans les rues.

Rues dans lesquelles tout les 50 mètres sans exagérer vous croisez un temple, qu'il soit petit ou grand. 

Sur Bali il y a des temples de partout ! C'est impressionnant ! J'aimerai savoir combien de temples il y a sur l'île, pour combien de maisons, pour combien d'habitants ?

 

Nous avons visités certains d'entre eux. C'est très joli, les temps sont finement travaillés et très joliment sculptés. On y trouve souvent des bassins, dans lesquels, sous les nénuphars nagent de gros poissons. D'autres bassins avec fontaines accueillent les locaux qui viennent s'y doucher, hommes et femmes séparés.

 

En règle général il faut au minimum se nouer autour de la taille un ruban. Nous avons remarqués qu'ils aimaient accrocher ces mêmes rubans autour de la taille ou du cou des statues divines en pierre. 

Nous avons aussi étés à Amed, tout à l'est de l'île. Amed est connu pour ses spots de snorkling (masque et tuba) et nous n'avons pas étés déçu.

 

Quelques coraux mais surtout une quantité impressionnante et variée de poissons.

 

Les plus petits sont les moins craintifs, ils viennent tout autour de nous. Certains viennent même manger nos peaux mortes ou croutes de cicatrice faites en faisant du surf.

 

Des poissons revêtant toutes les couleurs, parfois des couleurs flash ! Comme les étoiles de mer par ci par là au fond de l'eau qui sont de couleur bleu pétante.

 

Tout autant captivant, en allant plus loin en mer, vers les eaux plus profondes, il y avait d'énormes bancs de poisson, toute couleur gris, qui avançaient tous en parfaite synchronisation, nageant avec la bouche grande ouverte pour gober sur leur chemin leur nourriture. Ce qui était impressionnant c'était la taille d'ouverture de leur bouche par rapport à leur taille à eux ! 


Enfin, la petite touche pour rendre encore plus beau le fond marin, c'était une ruine d'un morceau de temple qui était submergé sous les eaux.

 

Avec le temps, quelques algues se sont incrustées dessus, les poissons nagent tout autour, très sympa !

 


Kawah Ijen de nuit, c'est parti !

Nous arrivons en début de nuit en compagnie de nos Québecquois préférés à la ville d'où partent les trecks pour le cratère d'Ijen.

 

Nous checkons une guesthouse en face de la gare. Pas chère, rustique et bruyante. Le proprio nous montre alors sur son téléphone des photos de sa nouvelle guesthouse, toute neuve, classe et dans un coin tranquille pour exactement le même prix.

Nous choisissons donc la deuxième option. Et effectivement, en arrivant rien à voir, c'est une maison super classe avec plusieurs chambres qu'il loue. Cuisine, salon, jardin bref, c'est plus que parfait.

Nous n'avons pas l'habitude de dormir dans des endroits pareils !

 

En plus le proprio est super cool, il nous offre les petits déjeuners, et nous fait chauffeur gratuitement quand nous avons besoin de nous déplacer.

 

 Le premier jour d'ailleurs, il nous parle d'une cascade du coin et nous propose de nous y emmener !

Programme parfait, aller se détendre à la cascade après une journée bien chargée la veille au Bromo ! On accepte direct ! 

 Il nous dépose donc à la cascade, très jolie, dans un beau décor.

 

Au pied de la cascade, un petit bassin dans lequel joue des gamins indonésiens, utilisant des chambres à aire de camion comme bouée. Amandine les rejoint et joue avec eux.

 

 On apprend que plus loin dans la foret, il y a une autre cascade. Nous décidons de nous y rendre. Le chemin traverse la foret, traversant par moment la rivière. Le décor se transforme petit à petit, la foret se transformant en jungle.

 

Le grondement de la cascade se fait soudain entendre, nous approchons. 

 Nous remontons la rivière et soudain tombons nez à nez avec la cascade.

 

Une immense cascade, dont l'eau tombe de haut avec une force incroyable. Des gouttes d'eau éclaboussent tout autour. Derrière la cascade et sur le côté, on peut voir de petites grottes. Nous sommes dans une sorte de mini canyons, recouvert de jungle, c'est super joli !

La puissance de la cascade nous rend euphorique !

 

Petite cerise sur le gâteau, alors que nous regardons une dernière fois la cascade avant de repartir, nous voyons un groupe de singe sauter d'arbre en arbre !

  

Première journée parfaite, se finissant par un très bon repas. Sur le chemin du retour le proprio nous dépose le temps de manger dans un resto' local avec buffet où on peut composer son assiette comme on veut. Du coup on goûte un peu de tout, résultat nous avons le ventre plein à craquer !

 

Nous rentrons chez le proprio se reposer et essayer de dormir, car à minuit trente, le chauffeur vient nous chercher pour aller grimper le volcan Ijen. 

 Nous nous couchons tôt, mais moi qui ne m'endors jamais avant minuit, dur dur de trouver le sommeil. Je n'ai réussi à somnoler qu'une petite heure quand le réveil sonne.

Il est minuit, nous nous habillons, faisons le sac, mangeons un petit morceau et descendons dans le salon retrouver nos Québecquois

préférés. Le chauffeur est là, nous montons tous les quatre dans la voiture direction le pied du volcan !

 

 Il est 1h30 du matin, nous arrivons à l'entrée. Le temps de se procurer les tickets, de se faire fournir les masques à gaz et lampes torches et c'est parti !

 

C'est parti pour 2h de marche. Une marche sur un chemin qui grimpe sec ! Ça fait bizarre de faire une rando de nuit, dans le noir !

 

On transpire, on respire comme des bœufs, honnêtement avec Waza on pensait ne jamais arriver en haut, ou plutôt pas avant le lever du soleil, mais au final, nous avons bien marchés et arrivons assez tôt en haut du cratère.

 

 A cette heure ci on ne voit rien autour, c'est tout noir, mais il faut descendre désormais dans le cratère,

c'est ici que commence la vraie expérience du Kawah Ijen. 

Avant de poursuivre le récit, un petit topo sur le volcan s'impose. Ijen est un volcan connu pour plusieurs points.

 

  • Premier point, c'est un volcan, fumant.
  • Deuxième point, au fond du cratère de ce volcan repose un lac acide, soit disant le plus acide au monde.
  • Troisième point, le volcan produit du souffre, souffre que viennent extraire les indonésiens, sans masque à gaz, sans protections particulières, de nuit. On les surnomme les "porteurs de souffre" car une fois les blocs de souffre dégagés, ils les déposent dans des paniers qu'ils remontent en haut du cratère à pied, portant les paniers de souffre sur leurs épaules. Il faut savoir qu'un panier pèse entre 60 et 80Kg. La moyenne d'espérance de vie de ces porteurs tourne autour des 30 ans ... Et tout ça pour un salaire honteux.
  •  Enfin, quatrième et dernier point, dans la nuit, avant les 5h du matin, il est possible de voir des flammes bleues. Oui des flammes bleues, nous y reviendrons. 

Nous enfilons donc nos masques à gaz et descendons petit à petit dans le cratère, sentant de plus en plus l'odeur de souffre.

Sur le chemin, nous ramassons les petits morceaux de souffre que nous trouvons (ça y est vous commencez à comprendre pourquoi à force de ramassage nous sommes chargés comme des mules ?).

 

Le chemin est étroit, il faut se serrer lorsque nous croisons les fameux porteurs de souffre qui remontent les épaules chargées.

Les blocs de souffre qu'ils portent sont énormes, et jolis de par leur couleur jaune pétante !

 

Puis nous arrivons assez bas dans le cratère, il fait nuit noir mais face à nous, des flammes bleues sortent du sol. Quel spectacle !

Une fois de plus la nature nous surprend par les couleurs qu'elle peut créer, un bleu pétant ! Près de ces flammes bleues, des porteurs de souffres, lampe sur le front, cassent des morceaux de souffres pour les empiler dans leur paniers.


 Nous restons peut être 15 bonnes minutes à observer les flammes quand tout d'un coup le vent tourne et nous envoie la fumée.

 

Nuage opaque qui rapidement nous entoure, d'un seul coup, les yeux piquent, la gorge brûle, les poumons deviennent lourds mais surtout, nous arrivons à peine à respirer.

 

Crise de panique instantanée, tout le monde s'agite dans tout les sens, j'ai l'impression que je vais m'évanouir par manque d'oxygène c'est impressionnant, ça fait peur !

 

Je prends la main d'Amandine et je cherche un endroit pour s'abriter. Je trouve un petit trou, derrière un gros rocher. Je nous fais accroupir pour essayer de trouver de l’oxygène. Mais rien à faire, malgré le masque à gaz, mon foulard, ma couverture par dessus et rajoutant mon bras impossible de respirer, et l'air qu'on respire brûle toujours autant !

 

Nous décidons de remonter en haut du cratère ! Mais au final tant que nous ne sommes pas en haut, la situation est la même voir pire, car la montée essouffle et du fait d'être essoufflé par l'effort, on respire encore plus vite, on semble manquer encore plus d'air !

 

Comme j'ai dit à Amandine plus tard, si jamais il y avait eu un poste de secours avec des bouteilles d'oxygène dans le cratère, j'aurai fait le faible à courir les voir pour leur demander de me prendre en charge ! Je vous jure, j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes!

 

Pour vous donner une idée de la sensation, c'est x10 l'effet des bombes lacrymogènes des policiers en manifestation !

 

 Et le pire dans tout ça ? C'est que pendant tout ce temps là, les porteurs de souffre continuaient d'extraire et de remonter leur paniers, sans masque, sans rien ! Honnêtement, je ne sais pas comment ils font, parce que pendant la crise de panique à un moment n'arrivant plus à respirer, par réflexe j'ai soulevé mon masque pour chercher de l'air et c'était pire, c'était insoutenable. A coup sure je me serai évanoui sans masque dans le nuage. 


 Arrivés en haut du cratère, nous retrouvons nos Québecquois préférés et allons nous asseoir plus bas à l'extérieur du cratère pour le lever du soleil. Euphoriques, nous parlons de tout ce que nous venons de voir et de vivre, pendant que le jour se lève.

 

En face de nous, un deuxième volcan apparaît. Au loin la mer, et les terres de l'autre côté de l'eau sont les terres de l'île de Bali.

Une fois de plus, plus bas s'étend un champ de nuage !

 

Trop marrant de se dire que la journée commence alors que nous sommes claqués comme si elle se finissait !

 

Le jour est levé, nous retournons en haut du cratère pour voir comment c'est de jour. Magnifique !

Le cratère est immense, au fond, quand le vent pousse la fumée, nous pouvons voir le fameux lac acide !!

Les porteurs continuent de remonter leurs paniers, et les vident en déposant le souffre dans de gros sacs en toile qu'ils déposent dans de petit chariots pour pouvoir les redescendre. 

Après avoir profité de la vue, nous retrouvons notre chauffeur qui est monté doucement jusqu'en haut pendant tout ce temps mais qui n'a pas pu descendre le cratère car il n'avait pas de masque.

 

Nous descendons doucement le volcan. Sur le chemin nous nous faisons doubler par des indonésiens qui redescendent leur chariots de souffre. La pente est raide, ils retiennent à bout de bras leur chariots. Dans un virage, je marche tranquillement quand tout d'un coup, j’entends un bruit de glissement. Je me retourne et je vois Amandine et le chauffeur courir en arrière.

 

J'aperçois alors un indonésien qui s'est fait entraîner par le poids de son chariot. Il s'est fait tirer tout droit vers le vide. Par chance, son chariot s'est coincé, lorsque la roue gauche est passée dans le vide, le bas du chariot a bloqué avec le sol. Nous courrons l'aider à remonter son chariot sur le chemin.

 

Plus de peur que de mal, mais nous sommes sous le choc. A quelques centimètres près, il aurait fini dans le vide.... 

Nous descendons doucement ce fameux volcan, je suis heureux, un rêve de gosse de plus réalisé dans ce tour du monde.

 

Plusieurs pensées se bousculent dans ma tête. Le volcan en lui même est magnifique, les flammes bleues sont splendides.

Le fait d'avoir marché de nuit est original, encore plus de finir le treck avec un masque à gaz.

 

Depuis le temps que je voulais aussi voir la situation des porteurs de souffre, c'est chose faite.

 

Mais sur ce point, je ressors honteux et indigné.

 

Honteux, à chaque fois que nous croisions un de ces porteurs. Je me sentais mal de me dire que je viens, avec ma copine, tout les deux protégés du gaz. Nous venons voir le volcan pour de la découverte, pour un spectacle de Pachamama, pour en prendre plein la vue. Je dépense des sous pour faire tout ça. Alors qu'eux, galèrent physiquement, ils se tuent la santé, pour en gagner, et encore, c'est de l'esclavage, tout ça pour gagner quelques poussières...

 

Il y avait deux mondes complètement différents qui se faisaient face, le monde de ceux qui profitent de la vie,

et celui dont la vie profite d'eux.

 

Indigné, j'en ressors indigné de part le fait qu'ils travaillent sans aucune protection. Indigné que le gouvernement ne fasse rien. Indigné qu'aucune ONG ou association n'intervienne. Le monde entier a connaissance de cet endroit et de ce qui s'y passe.

Mais personne ne fait rien. Qu'est ce que cela représente au gouvernement indonésien ou aux firmes qui rachètent le souffre de leur payer des masques à gaz ? D'installer un monte charge ? De mettre à disposition un poste de secours au fond du cratère en cas d'incident ?

 

Bref, j'y reviendrai surement un jour avec un article "pensées par ci, pensées par là"...

 

C'est avec toutes ces idées en tête que nous redescendons le fameux Ijen.

Les jambes lourdes, nous arrivons à la voiture et rentrons à la chambre. En arrivant le proprio nous offre à manger, nous nous douchons et changeons de vêtements car ceux de ce matin sentent fortement le souffre.

 

Tout ça fait, le proprio nous dépose au port d'où les ferrys partent pour l'île de Bali.

 

Après une heure de bateau nous arrivons. Nous enchaînons avec un bus direction Kuta, la ville du surf. Nous arrivons en début de soirée, montons dans un taxi avec lequel nous traînons dans les embouteillages.

 

Avec Philippe le Québecquois nous partons à la recherche d'un endroit pour dormir. Les filles nous attendent avec les sacs.

Nous trouvons une guesthouse de bon rapport qualité prix, pas cher, avec piscine !

 

Nous sautons directement dans l'eau, se relaxant de cette épuisante mais superbe journée. Après une journée de presque 24h avec une seule heure de dormie la nuit passée, et ce treck dans les jambes, c'est un pur bonheur de se baigner sous les étoiles.

 

C'est parti pour Bali, Java fut une très bonne expérience, avec ses petits villages pleins de charme et ses majestueux volcans. 


Bromo c'est trop beau !

Après un trajet en train traversant les rizières, nous descendons à la gare de Probolingo, une ville depuis laquelle il faut prendre un véhicule pour monter les montagnes direction le parc Bromo et ses fameux volcans.

 

A la sortie du train, il pleut, nous nous abritons sous un préau. Avec nous, un couple de français, de belges, et un québecquois.

A cette heure ci, plus de bus pour monter. Je ne sais pas si c'est à cause de la pluie, mais il n'y a qu'un seul chauffeur qui est là pour

proposer ces services.

 

Coincés sous le préau à cause de la pluie, n'ayant pas d'autres options pour partir que de prendre ce chauffeur, dur dur de négocier

avec lui. Mais nous trouvons un compromis et montons dans sa voiture 8 places.

 

La pluie se met alors à tomber en trombe. Les rues deviennent petit à petit des ruisseaux. Les scooters que nous croisons conduisent les jambes levées.

 

La nuit tombe, nous commençons à monter la montagne, empruntant une route fournie en lacets.

 

Commence alors une scène que je n'avais jamais vécu en voyage : nous ne pouvons vous dire pourquoi, mais les autres touristes avec qui nous sommes montés se mettent à paniquer. Ils se transmettent entre eux une peur. Petit à petit ils se mettent à paniquer de plus en plus.

 

C'est vrai qu'on ne voyait pas trop voir presque pas la route à cause de la buée, car la ventile ne marchait plus. Mais le chauffeur sait ce qu'il fait, en plus il fait ce trajet plusieurs fois par jour. Cela n'empêche qu'à un moment ils commencent à dire au chauffeur ce qu'il doit faire, lui disent de ralentir patati patata. Le chauffeur fait mine de ne pas entendre et continue de grimper la montagne. D'un coup le quebecquois se met à hurler sur le chauffeur, lui demandant de s'arrêter sur le bas côté. Mais le chauffeur en a clairement rien à faire, et je le comprends, nous sommes ses derniers clients, c'est le ramadan il n'a ni bu ni mangé de la journée et à l'heure qu'il est il pourrait être en train de dîner avec sa famille, alors il veut finir sa course.

 

Alors commence un sketch qui nous a bien fait rire avec Amandine, les français, belges et le quebecquois se mettent à engueuler et à hurler sur le chauffeur lui imposant de s'arrêter, de les écouter, criant qu'ils ne veulent pas mourir. J'essaye de leur expliquer que

lui non plus le chauffeur ne veut pas mourir, faisons lui confiance, et arrêtons de lui crier dessus de la sorte au risque de l'énerver.

Ce qui n'a pas manqué, le chauffeur est agacé, il ne répond pas un mot mais accélère et se met à tracer dans les virages de montagnes.

 

Bref, le trajet se finit sur des accélérations et des hurlements... Amandine et moi essayons de sortir des blagues pour détendre l'atmosphère qui resta très tendu. 

Nous arrivons en début de nuit au petit village en hauteur, près du parc national Bromo, parc dans lequel se trouvent trois volcans dont le fameux Bromo. Nous nous couchons tout de suite après manger car demain matin le réveil sera tôt pour assister au lever du soleil face aux volcans. 

 

3h30 le réveil sonne. Nous nous habillons, mangeons quelques biscuits et partons de nuit direction la petite montagne à la sortie du village du haut de laquelle nous allons assister au lever du soleil. 

 

La montée une fois arrivé au pied de la montagne est censée prendre une heure. Motivés, nous mettons 25 minutes ! Nous avons donc le temps de finir notre petit déjeuner en haut, attendant patiemment le lever du soleil.

 

Cette fois ci, nous n'avons pas été aussi chanceux qu'à Dieng, il pluviote et la brume encore présente au lever du soleil empêche les

belles couleurs de s'ajouter au spectacle.

 

Mais la lumière apparaissant, les trois volcans se dessinent petit à petit.

 

Trois magnifiques volcans, les uns derrière les autres, sortant d'une plaine toute plate. Un d'eux fume, c'est vraiment joli.

Dix minutes après le lever du soleil, les touristes ont finis de prendre leur selfies, ils s'en vont tous en même temps. Amandine et moi nous retrouvons seul face à la vue. C'est vraiment beau.

 

Apres avoir longuement profité de ces trois volcans nous descendons la petite montagne. 

Pendant le chemin la pluie cesse.

Nous décidons de traverser la plaine à pied pour rejoindrele volcan dont de la fumée sort.

 

Après une bonne heure de marche à traverser cette plaine, presque lunaire, avec par ci par là des pierres volcaniques gisant sur le sol, nous arrivons au pied du volcan. 

Nous montons jusqu'à son cratère. Nos jambes commencent à fatiguer, à marcher depuis 3h30.

 

Mais plus nous grimpons, plus nous entendons un grondement venant du cratère qui nous motive à arriver en haut. 

 

Plus que trois marches, deux marches, une marche ... WHOUA. 

Je reste sans voix. Le spectacle est géant !

 

Nous sommes au sommet du cratère, à un mètre du vide, face au trou du volcan. Un énorme cratère qui dégage de la fumée dans un grondement époustouflant. Une force de la nature. Une fois de plus, pachamama nous montre sa puissance. Nous nous sentons tout petit dans ce décor. Je ne sais même pas comment vous décrire tout ça,  j'espère que les photos parleront d'elles même.

 

Lorsque le vent pousse la fumée sur le côté, nous pouvons voir sur le flanc opposé à nous une trace jaune, du souffre !

 

Mais quand le vent par contre envoie la fumée en plein sur nous, ça fait tousser ! De temps en temps, car il y a une fine pluie irrégulière, du pipi de chat, nous nous prenons une goutte dans l'œil ! Ça pique ! Ça brûle même ! Impressionnant !

 

Nous restons je ne sais combien de temps face à cette magie. Toutes les cinq minutes je crie à Amandine "Whoua c'est trop dingue !".

 

En plus depuis gamin j'adore tout ce qui est volcanique et en rapport avec la géologie etc, donc je suis vraiment aux anges !

 

C'est la première fois que je suis au bord d'un cratère fumant, j'adore !

 

Vient l'heure de partir, mais impossible de quitter l'endroit, à chaque nous nous rajoutons 5 min "Allez encore 5 minutes et on y va !" 


Surexcités, nous retournons au petit village. Les images encore toute fraîches dans nos têtes, la traversée de la plaine a parue plus

rapide qu'à l'aller alors que nous avons traînés, ramassant de petites pierres volcaniques (histoire d'alourdir encore plus nos sacs !) et de jouer à jeter des pierres en l'air pour écouter le son de la pierre atterrir sur le sol. Un son étrange ! Le sol sonne creux, comme si sous cette plaine il y avait du vide, c'était curieux !

 

Nous arrivons vers midi au petit village, le temps de manger des nouilles, de faire les sacs et de libérer la chambre.

Nous allons au point des petits vans publics qui redescendent à la ville. Mais tous les touristes sont déjà partis ce matin.

Nous sommes que tout les deux et le chauffeur nous dit que son van doit être rempli pour partir.

Nous attendons donc, faisant la sieste sur un banc.

 

Une heure passe, personne. Une heure et demi, toujours personne. Nous allons reprendre notre sieste sur les banquettes de son van. Incapable de vous dire combien de temps plus tard, trois voyageurs puis un couple de Québecquois arrivent. Nous sommes au complet, les portes du van se ferment, nous redescendons a la ville, direction la gare.

 

Nous arrivons pile à l'heure, le train pour Ijen est dans 15 minutes.

 

Nous passons un super trajet en compagnie de ce couple Québecquois que nous surnommerons dans les articles suivant

"nos quebecquois préférés". 


Dieng et ses trésors

Nous partons de la station de bus de Yogiakarta direction Dieng.

 

Nous prenons un premier bus, puis un deuxième. Nous nous faisons transférer dans un 3ème bus qui, en début de nuit, nous dépose dans une ville d'où nous devons prendre un 4ème et dernier bus.

 

Pas de soucis, on décharge les sacs, le bus s'en va, je demande à des passants si nous sommes bien placés pour prendre le dernier bus. Ils me répondent que oui c'est bien ici mais que c'est fini pour aujourd'hui, il faut attendre demain matin. Mais leur anglais est incertain et je ne suis pas sure d’avoir bien compris. Je leur demande comment rejoindre Dieng à cette heure ci ?

La réponse est incompréhensible.

 

De l'autre côté je vois un poste de police. Je me dis qu'ils doivent mieux parler anglais et connaître les transports pour aller sur Dieng. J'explique notre histoire à un flic qui me dit de venir avec Waza et les sacs. J'retourne donc chercher ma petite Waza et nos gros sacs, qu'il nous fait poser dans son coffre ! Et oui, le flic nous dit de monter dans sa voiture, il va nous faire traverser la ville pour nous rapprocher de Dieng et nous mettre dans un taxi qui coûtera moins cher de là bas.

 

Trop marrant, on se fait trimballer dans une voiture de police. Il nous fait donc traverser la ville et nous trouve un taxi, il négocie le prix

local et nous fait monter dedans.

 

Bon départ pour Dieng ! 

 

 

Nous sommes donc arrivés de nuit, à Dieng et chose marrante, lors de la recherche d'un endroit pour dormir, 90% des homestay et des hôtels ne répondaient pas. Nous avons finalement trouvé une homestay sympa, tenu par une famille super cool, dont la fille parlait bien anglais et nous offrait  le soir en rentrant de nos longues journées, à manger d'un petit peu tous les plats que sa famille et elle avaient préparés en vue du repas du ramadan une fois la nuit tombée. 

Dieng, est un village en hauteur en plein cœur de l'île de Java, où l'on ne croise aucun touriste, les seuls vacanciers que nous avons croisés étaient indonésiens.

 

Le village en lui même n'a rien de particulier, ses trésors se trouvent dans les alentours. Nous avons donc loué un scooter tout au long de notre séjour, pour pouvoir se balader facilement.

 

Facilement est un grand mot, car pour accéder aux points intéressants, il fallait vite sortir de la grande route pour finir sur des chemins chaotiques. Oubliez le goudron, conduire le scooter était un vrai sport, les chemins étant fait de gros cailloux.

Parfois Amandine était même obligée de descendre du scooter. En plus de ça, le frein arrière ne marchait pas nous n'avions que le frein avant, génial !

 

 Les alentours de Dieng sont réputés pour ses rizières, cascades, lac et petits villages. 

 Nous partions donc le matin, roulant à travers les rizières.

 

De magnifiques rizières, en terrasse, recouvrant les montagnes. Dans ses rizières travaillaient des indonésiens, pieds nus, pantalons retroussés jusqu'au genou, dos plié, chapeau pointu sur la tête.

  

La plupart des terrasses étaient des rizières, mais parfois il s'agissait aussi de potager dans lesquels poussaient des choux, mais aussi des oignons dont nous sentions l'odeur depuis la route.

 

 Plus nous nous éloignions de Dieng, plus les petits villages que nous croisions étaient typiques. De plus en petits mais avec de plus en plus de charme. Peu importe leur taille, il y avait toujours une mosquée. Des poules et des coqs traînent dans les ruelles. Les gamins jouent avec leurs vélos à faire la course et des dérapages. Assis sur des bancs en bois devant les maisons, les grand pères et grand mères les observent jouer.

 

 Dans chaque villages que nous passons, les enfants et adultes nous crient "hello mister !".

Dans chaque village que nous traversions à pied, tout les gamins se regroupés derrière nous et nous suivaient de quelques mètres.

Adultes comme enfants, tout le monde nous demandaient de les prendre en photo. Une fois la photo prise, lorsque nous leur montrions, tout le monde éclatait de rire.

Nous avons remarqué que tous les villages dont nous croisions la route avaient quelque part, sur une aire dégagée, quatre hauts poteaux rouges et blanc, plantés de manière à former un carré. En haut de ces poteaux, une corde également de couleur rouge et blanc les reliait, délimitant le carré en hauteur.

 

Nous avons compris en visitant plusieurs villages !

 

Un jour nous passons devant une de ces aires et voyons un attroupement de garçons. Nous allons donc voir ça pour comprendre à quoi servent ces poteaux que nous avons vu partout. Plus on s'approche du terrain, plus on entend les cris des hommes, comme si ils regardaient du sport.

 

Les scooters sont garés dans un coin. Au pied de ses scooters, des dizaines de cages en bois enfermant des pigeons.

 

Une course de pigeon ! 

Et oui ! Alors moi j'ai été fasciné par ce jeu, par ce sport, voici comment ça se passe :

 

 Les indonésiens dressent des pigeons, par couple. Dans la vie de tous les jours, chaque couple de pigeon vie dans la même cage.

Disons pour l'exemple que notre couple de pigeon à un pigeon gris et un pigeon blanc.

L'indonésien le jour de la course, va venir avec sa cage de pigeon, et va séparer nos deux pigeons. Le gris sera le pigeon coureur, qui fera la course contre le pigeon coureur d'un autre indonésien. Le pigeon blanc sera le pigeon rabatteur.

Les pigeons coureurs sont emmenés en haut de la montagne. Les pigeons rabatteurs attendent au niveau du carré rouge et blanc.

La course commence, quelqu'un en haut prend 2 pigeons coureurs et les lâche.

Le premier pigeon qui reviendra dans le carré aura gagné. Pour se faire, les indonésiens dont leur pigeon fait la course, prennent dans leur main le pigeon rabatteur qui est en couple avec le coureur. Ils dressent en l'air le pigeon qui lui bat des ailes, et crient pour attirer leur pigeon.

Une fois la course finit, ils rangent le couple dans leur cage, prennent le pigeon rabatteur pour la prochaine course, et une fois prêt, ils le signalent à leur ami en haut de la montagne en agitant un drapeau blanc, c'est parti pour une deuxième course.

 

 Les courses sont très rapides, les écarts de temps d'arrivé entre les pigeons sont très minces. 

 

Ils peuvent y jouer des heures, tant mieux, car je pourrai regarder Ca pendant des heures aussi.

 

Cela semble être le sport national de l'île de Java, puisque par la suite nous en avons vu dans toutes les villes et villages.

 

Nous avons aussi vu comment ils les entraînent, commençant à lâcher le pigeon coureur à quelques mètres seulement du pigeon rabatteur. S'éloignant toujours un petit peu plus. Jusqu’au jour de la course où ils sont séparés de plusieurs centaines de mètres voir 1 ou 2 kilomètres. 

Nous avons adoré visiter ces petits villages, dont les villageois, dans ce coin, sont très sympathique, venant à notre rencontre, même s'ils ne parlaient pas anglais.

  

Ce fut le cas avec une mamie. Pendant que je parlais avec un homme qui me présentait sa famille, Amandine se fait inviter chez une petite mamie qui me fait signe de les suivre. Nous entrons donc chez cette petite vieille.

 

Une maison de pierre et de terre, de basse hauteur, avec seulement une seule et unique minuscule fenêtre. Il n'y a presque pas de lumière, il a fallu du temps à mes yeux pour s'habituer à l'obscurité dans laquelle elle vivait. Le sol est en terre tassée, terre aplatie. Elle nous fait entrer dans sa "grande" pièce, au milieu de laquelle un feu réchauffe l'atmosphère, enfumant la maison. Elle s'assoit près du feu, sa robe est si proche du foyer que nous avons peur pour elle qu'elle prenne feu.

 

Elle nous donne deux mini tabourets construits en bois pour nous asseoir et nous sert à chacun un verre d'eau chaude. J’attends poliment qu'elle nous serve les sachets de thé. Mais après 10/15 minutes, je comprends qu'il n'y a pas de thé, que l'eau chaude est à

boire telle qu'elle, marrant !

 

On essaye de communiquer, dans le langage des signes, mais dur dur. Elle nous offre deux fruits, dont la peau ressemble à des écailles de serpent ou de tatous. En échange nous lui offrons une orange que nous avons sur nous. Un énorme sourire se trace alors sur son visage, visage sur lequel elle fait rouler l'orange. Je réalise que c'est vrai, cette orange nous l'avons depuis Yogiakarta, mais depuis que nous sommes montés sur le plateau de Dieng, il n'y en a pas. Ne devant pas souvent quitter son village, elle ne doit pas souvent avoir l'occasion d'en manger. 

Elle range délicatement l'orange sur une étagère, puis remarque mon appareil photo qui pend de mon épaule. Elle me demande alors de la  photographier. Le temps de faire les réglages nécessaire, car il fait très sombre chez elle, je prends un premier portrait et lui montre le résultat.

 

C'est là que commence une scène mémorable : dans un premier temps, elle s'observe, se dévisage sans dire un mot. Elle semble se trouver vieille car elle a le sourire à l'envers et se touche les zones ridées de son visage tout en gardant les yeux rivés sur l'écran.

 

Mais voici le moment le plus surprenant : je pense que c'est la première fois qu'elle voit une photo, et découvre le principe d'une photo, je m'explique !

 

Sur les photos que j'ai prises d'elle, on pouvait apercevoir autour d'elle son feu, une théière, un coussin et d'autres éléments visuels. Apres s'être dévisagée un bon moment, son visage change et elle semble alors surprise. Elle me demande, presque paniquée, qu'est ce que c'est cette chose à ses pieds ? Je lui explique alors qu'il s'agit de son feu, qui est à ses pieds. Admirative, elle observe le feu sur la photo puis demande : "et ça ? C'est quoi ?" Je lui explique alors que c'est sa théière avec laquelle elle nous a servie l'eau chaude et qu'elle a ensuite posée à côté d'elle. Elle me pose ensuite la même question avec le coussin. J'essaye alors de lui faire comprendre que quand je clique sur le bouton, l'appareil photo prend en photo tout ce qui se trouve en face de lui, qu'il prend en photo la réalité qui nous entoure, même si le but est de photographier un élément, ce qui est autour apparaît aussi. Comme une enfant, elle nous regarde avec de grands yeux !

 

Vient l'heure de partir, nous la remercions pour tout et nous levons. Elle nous ouvre les bras pour faire un câlin. Je prends donc mamie dans mes bras, puis Amandine fait de même.

 

Mais lorsque mamie fait son câlin avec Amandine, elle semble perturbée par la poitrine de Waza et prend ses seins dans ses mains et tripote la poitrine de Waza, d'un naturel surprenant ! Scène trop marrante, pendant qu'Amandine se fait tripoter les seins, je suis mort de rire, j'aurai aimé vous prendre une photo mais je n'ai pas eu le temps, ni osé !!! 

 Entre chaque visite de ces charmants petits villages, dans lesquels, aux heures de prières, lorsque sonnent les mosquées, les hommes et leur fils, tapis sur l'épaule, quittent leurs maisons ou champs pour se rendre à la mosquée, nous alternions nos visites entre cascades, lacs, et fumerolles.

Dieng se trouve dans une zone d'activité volcanique. D'un peu partout autour, les montagnes fument.

 

Ce ne sont pas des cratères de volcans qui fument, mais le sol directement. Parfois la fumée sort de petits trous de la taille d'un doigt, parfois d'un poing. L'odeur est forte, surtout quand le vent souffle dans votre direction. Le souffre, pour vous donner une idée, sent clairement l'œuf pourri.

 

De temps en temps, au milieu des fumerolles bouillonnaient des bains d'eau chaude. Eau qui bouillonnait au point de gicler à plusieurs mètres. Parfois ce n'était pas de l'eau mais une sorte de boue, boue gris foncé qui bouillonnant fait de petits bruits de style "blop, blop".

Certains de ces bains d'eau brûlante pouvaient être larges de plusieurs mètres, dégageant un énorme nuage de fumée !

Ce qui est beau, lorsque l'on tombe sur une zone de fumerolle, c'est de monter en hauteur, plus haut sur la montagne ou de se mettre sur le flanc d'en face. On voit alors une montagne, depuis laquelle s'échappe d'un peu partout de la fumée. C'est dingue !


 Mais Dieng, comme je vous l'ai dit est aussi entourée de lac.

 

Deux lacs ont particulièrement retenus mon attention.

 

Le premier, pour son eau de couleur verte turquoise, dont on pourrait croire que c'est une eau dans laquelle des colorants ont étés versés, mais non, il s'agit bien d'une couleur naturel.

 

 Le second lac pour son emplacement. Au sommet d'une montagne. Intriguant de voir un lac si haut mais surtout au sommet, prenant les 3/4 du décor. Un la quasi parfaitement rond, entouré de quelques arbres ... et du silence. 


Toujours dans le domaine de l'eau, nous avons après avoir emprunté en scooter un chemin chaotique, le pire de tout mes voyages je pense, trouvés une belle cascade.

 

Difficile de trouver le sentier à faire à pied pour la rejoindre. Nous sommes passés plusieurs fois devant, jusqu’à ce qu'un habitant nous montre le chemin. Nous garons le scooter dans la cour d'un indonésien, et marchons sur ce sentier glissant accompagné de deux gamins, qui s'amusent à nous suivre et à s'arrêter quand nous nous retournions.

 

La cascade était belle, l'eau chutant de haut, pour finir dans un petit bassin entouré de rocher avant de redescendre la vallée.

Nous faisons un plein de calme depuis le point de vue, les deux gamins toujours avec nous. Au loin la vallée se remplit de brume.

Brume qui petit à petit se rapproche de nous, s'épaississant, faisant disparaître le décor. La brume finit par arriver à notre niveau, nous sommes dans les nuages, la pluie se met à tomber, nous rebroussons chemin pour retourner au scooter.

 

Les gamins arrachent de grandes feuilles des buissons et se les posent sur la tête pour faire un parapluie naturel. Tout content ils

nous en donnent à nous aussi. C'est vrai que ça protège bien ! 

Mais arrivés au scooter, la pluie s'intensifie.

 

Nos vêtements commencent à être trempés. Impossible de repartir tout de suite en scooter. Trois indonésiens, qui travaillaient à transporter d'énormes bambous pour une construction se sont réfugies dans une sorte de range tout, un local accolé à une bergerie. Ils nous font signe de les rejoindre. Nous courrons nous abriter avec eux.

 

Nous patientons plus d'une heure, assis sur des sacs à pomme de terre, regardant les poules passer, allant se divertir en rendant visite aux moutons de la bergerie.

 

Enfin, après une heure, la pluie cesse, nous repartons avec notre scooter sur cette bonne vieille piste du chaos. 

Vous l'avez sûrement compris, nous avons adoré Dieng et ses nombreuses choses à voir.

 

Mais le tip top reste à venir, je vous ai gardé ça pour la fin : le lever du soleil face à un volcan.

 

 Un matin, très tôt le matin puisque le réveil sonne à 3h30, nous enfilons plusieurs couches de vêtements et partons de nuit en scooter, direction une montagne pas très loin. Sur la route, à cette heure, aucun véhicule. Les seules personnes que nous avons croisées à 4h du matin, étaient des musulmans se rendant à la mosquée pour la prière.

 

Une fois arrivés au pied de la montagne, nous garons le scooter et commençons l'ascension. Montée qui réveille bien les mollets à cette heure ci mais que nous nous empressons de monter de gravir pour arriver avant le lever du soleil.

 

Petit hic, comme toujours nous sommes super bien équipés : nous n’avons pris aucune lumière ! Un peu galère, mais nous sommes arrivés à temps, il fait encore nuit en arrivant en haut.

 

Nous nous asseyons dans l'herbe humide, les yeux à moitié ouverts moitié fermés. 

Le soleil doit se lever à 6h. Problème, à 5h20, les nuages sont tout autour de nous, on ne voit pas à plus de 4-5 mètres.

 

Dégoûtés on se dit qu'on s'est levés pour rien, que nous n'allons rien voir, on aurait dû rester au lit !

Pour vous dire, à 5h30/5h40 j'hésite même à redescendre la montagne et retourner finir ma nuit sans attendre le soleil.

 

Mais 10 minutes avant le lever du soleil, soit à 5h50, le karma arrive !

 

D'un seul coup, les nuages ne disparaissent pas, non, mais perdent de la hauteur. Les nuages descendent plus bas dans la vallée.

 

Nous sommes désormais au dessus des nuages. 



La lumière commence à dévoiler le paysage.

 

En face de nous, sortant des nuages, le volcan pointe droit vers le ciel. Commence alors un magnifique spectacle que nous offre mère nature. Le soleil sort petit à petit de derrière l'horizon. Le volcan est magnifique.

 

La brume matinale dépose de petites gouttes d'eau au bout de chaque petite brindille d'herbe. Autour de nous, des flancs de montagnes recouvertes de terrasses. Enfin sous nos pieds, un tapis de nuages. Comme dit Amandine, on croirait être au dessus d'un champ de coton, doux et moelleux.

 

Pendant une demi-heure, les couleurs changent presque toutes les minutes. C'est vraiment magnifique.

 

Le volcan est imposant, nous en prenons pleins les yeux. Vraiment, heureusement que nous ne sommes pas redescendu, je m'en mordrai encore les doigts aujourd'hui. Le soleil lui continue sa montée dans le ciel, ciel qui devient bleu pétant.

 

Le jour levé, les nuages disparaissent petit à petit. Fin du spectacle, nous enlevons nos surcouches de vêtements et descendons la montagne, les yeux pétillants ! 


La vie sur l'île de Java

Nous arrivons à 7h du matin en Indonésie à Jakarta, sur l'île de Java, après 2 jours passés dans les avions et les aéroports.

C'est vrai qu’il y a plus court comme voyage !

 

Nous avons pris beaucoup de retard dans les articles, à l'heure où nous écrivons celui ci nous sommes à deux jours de quitter l'Indonésie, nous allons donc synthétiser en essayant de vous faire voyager un maximum dans ce pays aux 17 000 îles.

 

 Nous avons passés la première quinzaine du mois sur la fameuse île de Java. Au programme : ruines et volcans. Mais commençons cette page en vous décrivant la vie sur Java. 

 

Java est une île à majorité musulmane, nous sommes d'ailleurs en plein mois de ramadan. Il y a énormément de mosquées, plusieurs par village. 95% d'entre elles sont de couleur verte, couleur préférée du prophète. Du fait du ramadan, le Coran est lu et projeté par les hauts parleurs de la mosquée plusieurs heures par jour ... et de la nuit. 

En arrivant dans la capitale, nous sommes super content par l'accueil des indonésiens, typiquement asiatique, ils sont tous souriant, accueillant et bienveillant, ça fait super plaisir.

 

Si tu dis bonjour à l'un d'eux, tu es sûre de recevoir un énorme sourire en retour.

 

Nous n'avons pas traînés longtemps dans la grosse ville de Jakarta, mais nous avons été surpris et amusés du nombre incroyable de deux roues. Il y en a de partout !

 

Pour vous dire, au feu rouge, il y a une colonie de moto qui attend le feu vert, on croirait une course de moto ou un meeting de motard. Sur le reste de l'île c'est pareil, je dirais que 80% des véhicules sont des motos.

 

D'ailleurs ce qui est marrant en ville, ce sont les parkings spécial moto, dans lesquels sont collées les unes aux autres, des dizaines voir centaines de moto.

 

Autre point marrant, ce sont les longues files de deux roues qui font la queux à la station service.

 

Ici, il y a beaucoup de taxi moto. Nous sommes surpris de voir le jeune âge des conducteurs de deux roues, parfois, on leur donnerait 12 ans voir moins, leur pieds ne touchent même pas le sol ! 

La vie indonésienne est pleine de charme, plein de petits restaurants improvisés dans les rues, une sorte de chariot servant de cuisine et parfois une petite table et quelques tabourets en plastique sont installés pour pouvoir manger.

 

Au menu, beaucoup de fritures, de brochette au barbecue, de riz et pâtes asiatique.

 

 Nous avons remarqués que les indonésiens aiment la végétation, ayant beaucoup de fleurs devant leurs maisons et de murs végétaux dans les rues et petites ruelles.

Un truc que nous avons adoré, c'est qu'à Java, quasiment tous les habitants ont un oiseau en cage suspendu à l'entrée de chez eux.

Ici ils utilisent beaucoup la nature comme objet : feuille de bananier pour emporter la nourriture à emporter, bambou pour échafaudage, chaises, bancs et sorte de palme séchée et tressée pour faire des paniers, des cages à coq qui bordent le long des routes et les fameux chapeaux chinois.

Les bus public sont rustiques, rongés de part et d'autre par la rouille, parfois on voyait même le goudron de la route à travers le sol.

D'ailleurs c'est marrant, nous n’avons plus l'habitude mais les gens fument dans le bus.

 

La conduite ici est typiquement asiatique, ça trace, ça double dans tous les sens, même dans les virages, la conduite est initialement à gauche mais des fois elle est autant à gauche qu'à droite.

 

L'Indonésie est connue pour ses nombreux accidents (surtout en moto), d'ailleurs nous en avons vu quelques uns (légers) mais ce qui nous a surpris, c'est que les accidentés ne bronchaient pas, comme si c'était normal, et remontait sur leur scooter gardant le sourire et ne vérifiant même pas son véhicule. On est loin du comportement agressif que l'on a en France. 

Sur Java nous nous sommes déplacés en bus comme en train.

 

Des trains confortables, qui défilent à travers les rizières.

 

De très belles rizières à la couleur verte éclatante. Des rizières dans lesquelles travaillent dos courbé des indonésiens, parfois on ne voit que leur chapeau pointu dépassés des pousses de riz.

 

Le plus beau, c'est lorsqu'au fond des rizières, se dresse un imposant volcan.

 

D'ailleurs, la nature à Java est magnifique avec les bananiers longeant les routes, de belles rivières traversant des paysages de

jungle et comme on vient de le dire, d'imposant volcan par ci par là. 

Nos deux premières visites à Java, ont été les ruines de Borobudur et celles de Prambanan.

 

La première est un énorme temple bouddhiste surprenant de part sa taille mais aussi de ses nombreuses et magnifiques sculptures. Au sommet du temple, des dizaines de statues bouddha sont assises sous des cloches de pierre.

 

La vue du haut du temple rajoute un petit quelque chose face à une imposante montagne et au fameux volcan Merapi. 

Le second, est hindouiste, il ne s'agit pas d'un seul temple, mais de plusieurs temples.

 

De jolis temples, avec en fond le même volcan Merapi, que nous avons eu la chance de voir fumer le jour de notre visite.

 

Des temples eux aussi très joliment sculptés, dont il est possible de rentrer à l'intérieur, à la rencontre de statues, telles que Ganesh, Parvati, Shiva... Nous avons l'habitude de visiter des temples hindouiste en Asie, mais ce qui est intéressant aujourd'hui ce sont les sculptures à la touche indonésienne.

 

Une touche que l'on qualifierait de chinoise : des visages à l'allure démoniaque avec de grandes dents, de grands yeux ouverts et oreilles pointues, des dragons à l'allure très chinoise, qui ornent les descentes d'escaliers. 

Petite anecdote : lors de chacune de ces visites ou même partout sur Java, les indonésiens, jeunes comme adultes, se précipitent pour demander à prendre un selfi avec nous. Parfois, nous enchaînions quasiment une dizaine de selfi, car un à un tout le groupe veut se faire prendre en photo avec nous.

 

Typiquement asiatique. " Hello mister, picture please". 


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