Indonésie

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Dieng et ses trésors

Nous partons de la station de bus de Yogiakarta direction Dieng.

 

Nous prenons un premier bus, puis un deuxième. Nous nous faisons transférer dans un 3ème bus qui, en début de nuit, nous dépose dans une ville d'où nous devons prendre un 4ème et dernier bus.

 

Pas de soucis, on décharge les sacs, le bus s'en va, je demande à des passants si nous sommes bien placés pour prendre le dernier bus. Ils me répondent que oui c'est bien ici mais que c'est fini pour aujourd'hui, il faut attendre demain matin. Mais leur anglais est incertain et je ne suis pas sure d’avoir bien compris. Je leur demande comment rejoindre Dieng à cette heure ci ?

La réponse est incompréhensible.

 

De l'autre côté je vois un poste de police. Je me dis qu'ils doivent mieux parler anglais et connaître les transports pour aller sur Dieng. J'explique notre histoire à un flic qui me dit de venir avec Waza et les sacs. J'retourne donc chercher ma petite Waza et nos gros sacs, qu'il nous fait poser dans son coffre ! Et oui, le flic nous dit de monter dans sa voiture, il va nous faire traverser la ville pour nous rapprocher de Dieng et nous mettre dans un taxi qui coûtera moins cher de là bas.

 

Trop marrant, on se fait trimballer dans une voiture de police. Il nous fait donc traverser la ville et nous trouve un taxi, il négocie le prix

local et nous fait monter dedans.

 

Bon départ pour Dieng ! 

 

 

Nous sommes donc arrivés de nuit, à Dieng et chose marrante, lors de la recherche d'un endroit pour dormir, 90% des homestay et des hôtels ne répondaient pas. Nous avons finalement trouvé une homestay sympa, tenu par une famille super cool, dont la fille parlait bien anglais et nous offrait  le soir en rentrant de nos longues journées, à manger d'un petit peu tous les plats que sa famille et elle avaient préparés en vue du repas du ramadan une fois la nuit tombée. 

Dieng, est un village en hauteur en plein cœur de l'île de Java, où l'on ne croise aucun touriste, les seuls vacanciers que nous avons croisés étaient indonésiens.

 

Le village en lui même n'a rien de particulier, ses trésors se trouvent dans les alentours. Nous avons donc loué un scooter tout au long de notre séjour, pour pouvoir se balader facilement.

 

Facilement est un grand mot, car pour accéder aux points intéressants, il fallait vite sortir de la grande route pour finir sur des chemins chaotiques. Oubliez le goudron, conduire le scooter était un vrai sport, les chemins étant fait de gros cailloux.

Parfois Amandine était même obligée de descendre du scooter. En plus de ça, le frein arrière ne marchait pas nous n'avions que le frein avant, génial !

 

 Les alentours de Dieng sont réputés pour ses rizières, cascades, lac et petits villages. 

 Nous partions donc le matin, roulant à travers les rizières.

 

De magnifiques rizières, en terrasse, recouvrant les montagnes. Dans ses rizières travaillaient des indonésiens, pieds nus, pantalons retroussés jusqu'au genou, dos plié, chapeau pointu sur la tête.

  

La plupart des terrasses étaient des rizières, mais parfois il s'agissait aussi de potager dans lesquels poussaient des choux, mais aussi des oignons dont nous sentions l'odeur depuis la route.

 

 Plus nous nous éloignions de Dieng, plus les petits villages que nous croisions étaient typiques. De plus en petits mais avec de plus en plus de charme. Peu importe leur taille, il y avait toujours une mosquée. Des poules et des coqs traînent dans les ruelles. Les gamins jouent avec leurs vélos à faire la course et des dérapages. Assis sur des bancs en bois devant les maisons, les grand pères et grand mères les observent jouer.

 

 Dans chaque villages que nous passons, les enfants et adultes nous crient "hello mister !".

Dans chaque village que nous traversions à pied, tout les gamins se regroupés derrière nous et nous suivaient de quelques mètres.

Adultes comme enfants, tout le monde nous demandaient de les prendre en photo. Une fois la photo prise, lorsque nous leur montrions, tout le monde éclatait de rire.

Nous avons remarqué que tous les villages dont nous croisions la route avaient quelque part, sur une aire dégagée, quatre hauts poteaux rouges et blanc, plantés de manière à former un carré. En haut de ces poteaux, une corde également de couleur rouge et blanc les reliait, délimitant le carré en hauteur.

 

Nous avons compris en visitant plusieurs villages !

 

Un jour nous passons devant une de ces aires et voyons un attroupement de garçons. Nous allons donc voir ça pour comprendre à quoi servent ces poteaux que nous avons vu partout. Plus on s'approche du terrain, plus on entend les cris des hommes, comme si ils regardaient du sport.

 

Les scooters sont garés dans un coin. Au pied de ses scooters, des dizaines de cages en bois enfermant des pigeons.

 

Une course de pigeon ! 

Et oui ! Alors moi j'ai été fasciné par ce jeu, par ce sport, voici comment ça se passe :

 

 Les indonésiens dressent des pigeons, par couple. Dans la vie de tous les jours, chaque couple de pigeon vie dans la même cage.

Disons pour l'exemple que notre couple de pigeon à un pigeon gris et un pigeon blanc.

L'indonésien le jour de la course, va venir avec sa cage de pigeon, et va séparer nos deux pigeons. Le gris sera le pigeon coureur, qui fera la course contre le pigeon coureur d'un autre indonésien. Le pigeon blanc sera le pigeon rabatteur.

Les pigeons coureurs sont emmenés en haut de la montagne. Les pigeons rabatteurs attendent au niveau du carré rouge et blanc.

La course commence, quelqu'un en haut prend 2 pigeons coureurs et les lâche.

Le premier pigeon qui reviendra dans le carré aura gagné. Pour se faire, les indonésiens dont leur pigeon fait la course, prennent dans leur main le pigeon rabatteur qui est en couple avec le coureur. Ils dressent en l'air le pigeon qui lui bat des ailes, et crient pour attirer leur pigeon.

Une fois la course finit, ils rangent le couple dans leur cage, prennent le pigeon rabatteur pour la prochaine course, et une fois prêt, ils le signalent à leur ami en haut de la montagne en agitant un drapeau blanc, c'est parti pour une deuxième course.

 

 Les courses sont très rapides, les écarts de temps d'arrivé entre les pigeons sont très minces. 

 

Ils peuvent y jouer des heures, tant mieux, car je pourrai regarder Ca pendant des heures aussi.

 

Cela semble être le sport national de l'île de Java, puisque par la suite nous en avons vu dans toutes les villes et villages.

 

Nous avons aussi vu comment ils les entraînent, commençant à lâcher le pigeon coureur à quelques mètres seulement du pigeon rabatteur. S'éloignant toujours un petit peu plus. Jusqu’au jour de la course où ils sont séparés de plusieurs centaines de mètres voir 1 ou 2 kilomètres. 

Nous avons adoré visiter ces petits villages, dont les villageois, dans ce coin, sont très sympathique, venant à notre rencontre, même s'ils ne parlaient pas anglais.

  

Ce fut le cas avec une mamie. Pendant que je parlais avec un homme qui me présentait sa famille, Amandine se fait inviter chez une petite mamie qui me fait signe de les suivre. Nous entrons donc chez cette petite vieille.

 

Une maison de pierre et de terre, de basse hauteur, avec seulement une seule et unique minuscule fenêtre. Il n'y a presque pas de lumière, il a fallu du temps à mes yeux pour s'habituer à l'obscurité dans laquelle elle vivait. Le sol est en terre tassée, terre aplatie. Elle nous fait entrer dans sa "grande" pièce, au milieu de laquelle un feu réchauffe l'atmosphère, enfumant la maison. Elle s'assoit près du feu, sa robe est si proche du foyer que nous avons peur pour elle qu'elle prenne feu.

 

Elle nous donne deux mini tabourets construits en bois pour nous asseoir et nous sert à chacun un verre d'eau chaude. J’attends poliment qu'elle nous serve les sachets de thé. Mais après 10/15 minutes, je comprends qu'il n'y a pas de thé, que l'eau chaude est à

boire telle qu'elle, marrant !

 

On essaye de communiquer, dans le langage des signes, mais dur dur. Elle nous offre deux fruits, dont la peau ressemble à des écailles de serpent ou de tatous. En échange nous lui offrons une orange que nous avons sur nous. Un énorme sourire se trace alors sur son visage, visage sur lequel elle fait rouler l'orange. Je réalise que c'est vrai, cette orange nous l'avons depuis Yogiakarta, mais depuis que nous sommes montés sur le plateau de Dieng, il n'y en a pas. Ne devant pas souvent quitter son village, elle ne doit pas souvent avoir l'occasion d'en manger. 

Elle range délicatement l'orange sur une étagère, puis remarque mon appareil photo qui pend de mon épaule. Elle me demande alors de la  photographier. Le temps de faire les réglages nécessaire, car il fait très sombre chez elle, je prends un premier portrait et lui montre le résultat.

 

C'est là que commence une scène mémorable : dans un premier temps, elle s'observe, se dévisage sans dire un mot. Elle semble se trouver vieille car elle a le sourire à l'envers et se touche les zones ridées de son visage tout en gardant les yeux rivés sur l'écran.

 

Mais voici le moment le plus surprenant : je pense que c'est la première fois qu'elle voit une photo, et découvre le principe d'une photo, je m'explique !

 

Sur les photos que j'ai prises d'elle, on pouvait apercevoir autour d'elle son feu, une théière, un coussin et d'autres éléments visuels. Apres s'être dévisagée un bon moment, son visage change et elle semble alors surprise. Elle me demande, presque paniquée, qu'est ce que c'est cette chose à ses pieds ? Je lui explique alors qu'il s'agit de son feu, qui est à ses pieds. Admirative, elle observe le feu sur la photo puis demande : "et ça ? C'est quoi ?" Je lui explique alors que c'est sa théière avec laquelle elle nous a servie l'eau chaude et qu'elle a ensuite posée à côté d'elle. Elle me pose ensuite la même question avec le coussin. J'essaye alors de lui faire comprendre que quand je clique sur le bouton, l'appareil photo prend en photo tout ce qui se trouve en face de lui, qu'il prend en photo la réalité qui nous entoure, même si le but est de photographier un élément, ce qui est autour apparaît aussi. Comme une enfant, elle nous regarde avec de grands yeux !

 

Vient l'heure de partir, nous la remercions pour tout et nous levons. Elle nous ouvre les bras pour faire un câlin. Je prends donc mamie dans mes bras, puis Amandine fait de même.

 

Mais lorsque mamie fait son câlin avec Amandine, elle semble perturbée par la poitrine de Waza et prend ses seins dans ses mains et tripote la poitrine de Waza, d'un naturel surprenant ! Scène trop marrante, pendant qu'Amandine se fait tripoter les seins, je suis mort de rire, j'aurai aimé vous prendre une photo mais je n'ai pas eu le temps, ni osé !!! 

 Entre chaque visite de ces charmants petits villages, dans lesquels, aux heures de prières, lorsque sonnent les mosquées, les hommes et leur fils, tapis sur l'épaule, quittent leurs maisons ou champs pour se rendre à la mosquée, nous alternions nos visites entre cascades, lacs, et fumerolles.

Dieng se trouve dans une zone d'activité volcanique. D'un peu partout autour, les montagnes fument.

 

Ce ne sont pas des cratères de volcans qui fument, mais le sol directement. Parfois la fumée sort de petits trous de la taille d'un doigt, parfois d'un poing. L'odeur est forte, surtout quand le vent souffle dans votre direction. Le souffre, pour vous donner une idée, sent clairement l'œuf pourri.

 

De temps en temps, au milieu des fumerolles bouillonnaient des bains d'eau chaude. Eau qui bouillonnait au point de gicler à plusieurs mètres. Parfois ce n'était pas de l'eau mais une sorte de boue, boue gris foncé qui bouillonnant fait de petits bruits de style "blop, blop".

Certains de ces bains d'eau brûlante pouvaient être larges de plusieurs mètres, dégageant un énorme nuage de fumée !

Ce qui est beau, lorsque l'on tombe sur une zone de fumerolle, c'est de monter en hauteur, plus haut sur la montagne ou de se mettre sur le flanc d'en face. On voit alors une montagne, depuis laquelle s'échappe d'un peu partout de la fumée. C'est dingue !


 Mais Dieng, comme je vous l'ai dit est aussi entourée de lac.

 

Deux lacs ont particulièrement retenus mon attention.

 

Le premier, pour son eau de couleur verte turquoise, dont on pourrait croire que c'est une eau dans laquelle des colorants ont étés versés, mais non, il s'agit bien d'une couleur naturel.

 

 Le second lac pour son emplacement. Au sommet d'une montagne. Intriguant de voir un lac si haut mais surtout au sommet, prenant les 3/4 du décor. Un la quasi parfaitement rond, entouré de quelques arbres ... et du silence. 


Toujours dans le domaine de l'eau, nous avons après avoir emprunté en scooter un chemin chaotique, le pire de tout mes voyages je pense, trouvés une belle cascade.

 

Difficile de trouver le sentier à faire à pied pour la rejoindre. Nous sommes passés plusieurs fois devant, jusqu’à ce qu'un habitant nous montre le chemin. Nous garons le scooter dans la cour d'un indonésien, et marchons sur ce sentier glissant accompagné de deux gamins, qui s'amusent à nous suivre et à s'arrêter quand nous nous retournions.

 

La cascade était belle, l'eau chutant de haut, pour finir dans un petit bassin entouré de rocher avant de redescendre la vallée.

Nous faisons un plein de calme depuis le point de vue, les deux gamins toujours avec nous. Au loin la vallée se remplit de brume.

Brume qui petit à petit se rapproche de nous, s'épaississant, faisant disparaître le décor. La brume finit par arriver à notre niveau, nous sommes dans les nuages, la pluie se met à tomber, nous rebroussons chemin pour retourner au scooter.

 

Les gamins arrachent de grandes feuilles des buissons et se les posent sur la tête pour faire un parapluie naturel. Tout content ils

nous en donnent à nous aussi. C'est vrai que ça protège bien ! 

Mais arrivés au scooter, la pluie s'intensifie.

 

Nos vêtements commencent à être trempés. Impossible de repartir tout de suite en scooter. Trois indonésiens, qui travaillaient à transporter d'énormes bambous pour une construction se sont réfugies dans une sorte de range tout, un local accolé à une bergerie. Ils nous font signe de les rejoindre. Nous courrons nous abriter avec eux.

 

Nous patientons plus d'une heure, assis sur des sacs à pomme de terre, regardant les poules passer, allant se divertir en rendant visite aux moutons de la bergerie.

 

Enfin, après une heure, la pluie cesse, nous repartons avec notre scooter sur cette bonne vieille piste du chaos. 

Vous l'avez sûrement compris, nous avons adoré Dieng et ses nombreuses choses à voir.

 

Mais le tip top reste à venir, je vous ai gardé ça pour la fin : le lever du soleil face à un volcan.

 

 Un matin, très tôt le matin puisque le réveil sonne à 3h30, nous enfilons plusieurs couches de vêtements et partons de nuit en scooter, direction une montagne pas très loin. Sur la route, à cette heure, aucun véhicule. Les seules personnes que nous avons croisées à 4h du matin, étaient des musulmans se rendant à la mosquée pour la prière.

 

Une fois arrivés au pied de la montagne, nous garons le scooter et commençons l'ascension. Montée qui réveille bien les mollets à cette heure ci mais que nous nous empressons de monter de gravir pour arriver avant le lever du soleil.

 

Petit hic, comme toujours nous sommes super bien équipés : nous n’avons pris aucune lumière ! Un peu galère, mais nous sommes arrivés à temps, il fait encore nuit en arrivant en haut.

 

Nous nous asseyons dans l'herbe humide, les yeux à moitié ouverts moitié fermés. 

Le soleil doit se lever à 6h. Problème, à 5h20, les nuages sont tout autour de nous, on ne voit pas à plus de 4-5 mètres.

 

Dégoûtés on se dit qu'on s'est levés pour rien, que nous n'allons rien voir, on aurait dû rester au lit !

Pour vous dire, à 5h30/5h40 j'hésite même à redescendre la montagne et retourner finir ma nuit sans attendre le soleil.

 

Mais 10 minutes avant le lever du soleil, soit à 5h50, le karma arrive !

 

D'un seul coup, les nuages ne disparaissent pas, non, mais perdent de la hauteur. Les nuages descendent plus bas dans la vallée.

 

Nous sommes désormais au dessus des nuages. 



La lumière commence à dévoiler le paysage.

 

En face de nous, sortant des nuages, le volcan pointe droit vers le ciel. Commence alors un magnifique spectacle que nous offre mère nature. Le soleil sort petit à petit de derrière l'horizon. Le volcan est magnifique.

 

La brume matinale dépose de petites gouttes d'eau au bout de chaque petite brindille d'herbe. Autour de nous, des flancs de montagnes recouvertes de terrasses. Enfin sous nos pieds, un tapis de nuages. Comme dit Amandine, on croirait être au dessus d'un champ de coton, doux et moelleux.

 

Pendant une demi-heure, les couleurs changent presque toutes les minutes. C'est vraiment magnifique.

 

Le volcan est imposant, nous en prenons pleins les yeux. Vraiment, heureusement que nous ne sommes pas redescendu, je m'en mordrai encore les doigts aujourd'hui. Le soleil lui continue sa montée dans le ciel, ciel qui devient bleu pétant.

 

Le jour levé, les nuages disparaissent petit à petit. Fin du spectacle, nous enlevons nos surcouches de vêtements et descendons la montagne, les yeux pétillants ! 


La vie sur l'île de Java

Nous arrivons à 7h du matin en Indonésie à Jakarta, sur l'île de Java, après 2 jours passés dans les avions et les aéroports.

C'est vrai qu’il y a plus court comme voyage !

 

Nous avons pris beaucoup de retard dans les articles, à l'heure où nous écrivons celui ci nous sommes à deux jours de quitter l'Indonésie, nous allons donc synthétiser en essayant de vous faire voyager un maximum dans ce pays aux 17 000 îles.

 

 Nous avons passés la première quinzaine du mois sur la fameuse île de Java. Au programme : ruines et volcans. Mais commençons cette page en vous décrivant la vie sur Java. 

 

Java est une île à majorité musulmane, nous sommes d'ailleurs en plein mois de ramadan. Il y a énormément de mosquées, plusieurs par village. 95% d'entre elles sont de couleur verte, couleur préférée du prophète. Du fait du ramadan, le Coran est lu et projeté par les hauts parleurs de la mosquée plusieurs heures par jour ... et de la nuit. 

En arrivant dans la capitale, nous sommes super content par l'accueil des indonésiens, typiquement asiatique, ils sont tous souriant, accueillant et bienveillant, ça fait super plaisir.

 

Si tu dis bonjour à l'un d'eux, tu es sûre de recevoir un énorme sourire en retour.

 

Nous n'avons pas traînés longtemps dans la grosse ville de Jakarta, mais nous avons été surpris et amusés du nombre incroyable de deux roues. Il y en a de partout !

 

Pour vous dire, au feu rouge, il y a une colonie de moto qui attend le feu vert, on croirait une course de moto ou un meeting de motard. Sur le reste de l'île c'est pareil, je dirais que 80% des véhicules sont des motos.

 

D'ailleurs ce qui est marrant en ville, ce sont les parkings spécial moto, dans lesquels sont collées les unes aux autres, des dizaines voir centaines de moto.

 

Autre point marrant, ce sont les longues files de deux roues qui font la queux à la station service.

 

Ici, il y a beaucoup de taxi moto. Nous sommes surpris de voir le jeune âge des conducteurs de deux roues, parfois, on leur donnerait 12 ans voir moins, leur pieds ne touchent même pas le sol ! 

La vie indonésienne est pleine de charme, plein de petits restaurants improvisés dans les rues, une sorte de chariot servant de cuisine et parfois une petite table et quelques tabourets en plastique sont installés pour pouvoir manger.

 

Au menu, beaucoup de fritures, de brochette au barbecue, de riz et pâtes asiatique.

 

 Nous avons remarqués que les indonésiens aiment la végétation, ayant beaucoup de fleurs devant leurs maisons et de murs végétaux dans les rues et petites ruelles.

Un truc que nous avons adoré, c'est qu'à Java, quasiment tous les habitants ont un oiseau en cage suspendu à l'entrée de chez eux.

Ici ils utilisent beaucoup la nature comme objet : feuille de bananier pour emporter la nourriture à emporter, bambou pour échafaudage, chaises, bancs et sorte de palme séchée et tressée pour faire des paniers, des cages à coq qui bordent le long des routes et les fameux chapeaux chinois.

Les bus public sont rustiques, rongés de part et d'autre par la rouille, parfois on voyait même le goudron de la route à travers le sol.

D'ailleurs c'est marrant, nous n’avons plus l'habitude mais les gens fument dans le bus.

 

La conduite ici est typiquement asiatique, ça trace, ça double dans tous les sens, même dans les virages, la conduite est initialement à gauche mais des fois elle est autant à gauche qu'à droite.

 

L'Indonésie est connue pour ses nombreux accidents (surtout en moto), d'ailleurs nous en avons vu quelques uns (légers) mais ce qui nous a surpris, c'est que les accidentés ne bronchaient pas, comme si c'était normal, et remontait sur leur scooter gardant le sourire et ne vérifiant même pas son véhicule. On est loin du comportement agressif que l'on a en France. 

Sur Java nous nous sommes déplacés en bus comme en train.

 

Des trains confortables, qui défilent à travers les rizières.

 

De très belles rizières à la couleur verte éclatante. Des rizières dans lesquelles travaillent dos courbé des indonésiens, parfois on ne voit que leur chapeau pointu dépassés des pousses de riz.

 

Le plus beau, c'est lorsqu'au fond des rizières, se dresse un imposant volcan.

 

D'ailleurs, la nature à Java est magnifique avec les bananiers longeant les routes, de belles rivières traversant des paysages de

jungle et comme on vient de le dire, d'imposant volcan par ci par là. 

Nos deux premières visites à Java, ont été les ruines de Borobudur et celles de Prambanan.

 

La première est un énorme temple bouddhiste surprenant de part sa taille mais aussi de ses nombreuses et magnifiques sculptures. Au sommet du temple, des dizaines de statues bouddha sont assises sous des cloches de pierre.

 

La vue du haut du temple rajoute un petit quelque chose face à une imposante montagne et au fameux volcan Merapi. 

Le second, est hindouiste, il ne s'agit pas d'un seul temple, mais de plusieurs temples.

 

De jolis temples, avec en fond le même volcan Merapi, que nous avons eu la chance de voir fumer le jour de notre visite.

 

Des temples eux aussi très joliment sculptés, dont il est possible de rentrer à l'intérieur, à la rencontre de statues, telles que Ganesh, Parvati, Shiva... Nous avons l'habitude de visiter des temples hindouiste en Asie, mais ce qui est intéressant aujourd'hui ce sont les sculptures à la touche indonésienne.

 

Une touche que l'on qualifierait de chinoise : des visages à l'allure démoniaque avec de grandes dents, de grands yeux ouverts et oreilles pointues, des dragons à l'allure très chinoise, qui ornent les descentes d'escaliers. 

Petite anecdote : lors de chacune de ces visites ou même partout sur Java, les indonésiens, jeunes comme adultes, se précipitent pour demander à prendre un selfi avec nous. Parfois, nous enchaînions quasiment une dizaine de selfi, car un à un tout le groupe veut se faire prendre en photo avec nous.

 

Typiquement asiatique. " Hello mister, picture please". 


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