Ethiopie - Sud

Les articles ci dessous sont publiés du plus récent au plus ancien.

La mémoire de cette page étant pleine, l'aventure continue ici, avec le Nord de l'Ethiopie !


Chez les crocos du Lac Chamo

La troisième et dernière sortie dans les alentours d’Arba minch, est un mini safari.

 

Au départ de l’hôtel, une jeep nous fait traverser la forêt en bas du Lodge pour nous faire rejoindre le lac Chamo (Celui de droite sur la photo vu de l’hôtel).

 

Une très belle forêt dont dépassent les Acacias et dans laquelle nous croisons quelques babouins.

 

Arrivés au bord du lac Chamo dont l’eau est couleur marron comme boueuse, nous embarquons sur un petit bateau, accompagnés une fois de plus par un garde armé.

Sur le lac, nous croisons des pêcheurs debout sur des radeaux instables fait de bambous, longs mais peu large, l’eau des vaguelettes passant sur les bambous.

 

Ils sont très courageux ! Car ils ne sont pas seuls dans le lac !

 

En effet, des centaines d’Hippopotames et de Crocodiles vivent dans la même eau. En moyenne, une dizaine de pêcheurs sont tués chaque année.

Ce sont d’ailleurs les Hippopo' que nous croisons en premier.

 

Par ci par là quelques têtes sortent subitement de l’eau avant de replonger dans un Hamas de bulles. Même si nous les avons vu, nous n’avons pas pu les observer aussi bien qu’à Hawassa, ne restant pas longtemps à la surface.

Par contre les crocodiles, nous les avons incroyablement bien vus. Les premiers nous les avons croisés entrain de nager dans l’eau.

 

Seuls les narines, les yeux, les pics dorsaux et la queue dépassent légèrement de la surface. Ils nagent calmement et sûrement en ondulant de leur corps.

Au final, quand on regarde bien, le lac semble grouiller de ces grands reptiles.

 

Puis, le bateau passe près d’une petite plage d’une île au milieu du lac sur laquelle les crocodiles font bronzette.

 

La gueule grande ouverte laissant apparaître leurs grandes dents, le corps est si immobile qu’on en croirait des statues.

 

Ils sont une dizaine à nager autour de nous et tout autant sur le sable collés les uns aux autres. Ils sont de toutes tailles, mais deux sont particulièrement immenses.

 

Larges et longs, les crocodiles du lac Chamo sont d’ailleurs parmi les plus grands d’Afrique.


A la sécurité Ethiopienne (inexistante) (voir les prochains articles), le capitaine nous accole l’embarcation à la plage, ce qui effraie l’un des gros crocos face à nous, qui en un éclair, se précipita dans l’eau à quelques centimètres de nous !

 

Etant assis à l’avant du bateau avec Amandine, on peut vous dire qu’on a eu quelques frayeurs.

 

Quittant l’île, sur une petite plage isolée, nous voyons un mignon bébé crocodile.

Une fois ce lac plus qu’immense traversé, nous accostons au pied d’une colline, que nous gravissons suivant le garde armé.

 

Au sommet, nous arrivons sur un plateau recouvert d’une herbe verte parsemée de brindilles jaunes aux petites pétales violettes.

 

Les seuls arbres de la plaine sont des acacias, droits et plats.

 

La vue est très jolie, face à nous s’étend une savane verte, à notre gauche une colline boisée, à droite le lac.

Le garde nous montre du doigt un groupe de zèbres au loin dans la prairie.

 

Nous marchons dans leur direction à travers les hautes herbes jusqu’à n’être plus qu’à une dizaine de mètres de ces animaux.

 

Ils sont si beaux ! Le blanc est si blanc et le noir si noir, les rayures sont si nettes !

 

Ils sont là au calme, se suivant à la file indienne, broutant sur leur chemin, chassant les mouches grâce à leur queue.


C’est tellement magnifique de les voir dans leur cadre naturel, d’autant plus que nous sommes à pieds.

 

Nous les suivons un bon moment, jusqu’à l’heure de les quitter. Le garde aura d’ailleurs bien du mal à nous faire revenir au bateau, nous sommes trop fan, nous ne voulons pas partir, tous les dix mètres il nous attendait et nous faisait signe d’y aller.

 

Une super sortie nature, nous avons adorés !


Au village Dorze

La seconde des trois sorties que nous avons fait, c'est aller découvrir le village des Dorze.

 

Les Dorze sont une tribu vivant dans les montagnes aux alentours d'Arba minch.

Pour nous y rendre, nous avons demandés une nouvelle fois à notre ami tuktuk.

 

La route de graviers éparpillée de nids de poule pour nous rendre dans la montagne, nous balance dans tout les sens à l'intérieur du tuktuk.

 

Arrivés au village, nous sommes invités à rencontrer une famille et visiter leur maison.


Leurs habitations sont magnifiques, des huttes 100% bambous, car toutes les fondations sont en bambou et la couverture en feuille de bambou, ayant une seule pièce principale et une entrée, ainsi que deux aérations pour laisser s'évacuer la fumée du feu.

 

La manière dont tous ces éléments sont agencés, donne à ces maisons l'allure d'une tête d'éléphant, avec l'entrée comme trompe et les aérations comme yeux.

 

Cette ressemblance n'est pas hasardeuse, mais rend hommages aux éléphants de la région qui ont été sauvagement tués.

Lors de leur construction, elles sont faites de manière à pouvoir être transportées.

 

De plus, elles sont hautes de plusieurs mètres car avec le temps le bas de la maison s'abîme suite aux moisissures et aux termites.

Du coup, quand le bas de la maison est trop abîmé, ils coupent la hauteur nécessaire.

 

Ce qui veux dire, que plus la maison est basse, plus elle est vieille.

Nous sommes invités par la famille à s'asseoir à l'intérieur.

 

Aucune lumière dans la hutte, mise à part les braises d'un feu dont la fumée nous étouffe et nous pique les yeux qui ont du mal à s'adapter à une telle obscurité.

 

L'habitation est simple, autour du feu deux ou trois banc en peau de vache et une mini table en bois.

Dans la partie droite, deux matelas, un pour les enfants et un pour les parents. Dans la partie gauche, séparé par une barrière de bambou, le coin pour les animaux.

 

Ainsi, en rentrant leur bétail pour la nuit, ils les protègent du vol, des animaux sauvages, cela permet aussi de réchauffer la maisonnette.

 

Au sol malgré une rigole d'évacuation, pipi et caca d'animaux attirent de nombreuses mouches.

 

Tout ça sur environ 5 m de diamètre. 

 Nous suivons ensuite la mère de famille dans le potager.

 

Nous découvrons la préparation de A à Z de leur nourriture principale.

 

En Ethiopie on trouve beaucoup le "faux bananier". En apparence on jurerait que c'est un bananier, qui pourtant ne donnera jamais de bananes.


D'abord, elle découpe l'écorce du faux bananier, la retourne et l'accroche sur une planche en bois à la verticale.

 

Puis, à l'aide d'une "râpe" fabriquée dans une grosse branche de bambou, elle râpe l'intérieur de l'écorce constituée de plein de petites alvéoles remplies d'eau.

 

Une fois les alvéoles amassées, elle les emballe dans une feuille de bananier quelle enterre à une trentaine de centimètre de profondeur dans le sol.  


La fermentation sous sol prend plusieurs mois, donc pour préparer le repas, nous allons nous servir dans un autre lot sous terre qui est déjà prêt.

 

Après fermentation, cela devient une pate à l'odeur très forte. Elle pioche donc une grosse poignée et nous retournons à l'intérieur de la hutte.

 

La pâte est alors déposée sur une planche de bois, et pendant un quart d'heure, elle s'applique à la hacher à l'aide de sa machette pour couper les fibres restantes un petit peu trop longues. 

Une fois la pâte prête elle est aplatie telle une pizza, emballée dans une feuille de bananier et posée sur les braises.

 

Pendant la cuisson, sur la même pierre, elle broie à l'aide d'une pierre ronde oignons, ail, gingembre et piments rouges en y ajoutant quelques gouttelettes d'eau pour faire la sauce d'accompagnement.

 

Une fois cuite, cela ressemble à un nan (les pains indien), mais avec pleins de petit morceaux de végétaux à l'intérieur.

 

Honnêtement, le gout n'est pas exceptionnel mais loin de goûter l'odeur forte de la fermentation.


Accompagnant le repas, un thé nous est servit, je bois donc ma première gorgée, m'attendant à un thé normal, et retient alors un haut le cœur.

 

Désolé de l'expression mais c'était franchement dégueulasse, on ne s'attendait pas à ça.

 

Pour moi cela avait le gout d'un jus d'Olive chaud mélangé à du fromage de chèvre de Mongolie périmé depuis des mois.

 

Je me force une deuxième gorgée dans le but de ne pas laisser mon verre plein mais impossible d'aller plus loin. Je regarde Amandine,

même réaction !

 

Franchement dans ce voyage nous en avons mangés des trucs bizarre et mauvais, mais par peur de frustrer l’hôte nous nous efforçons toujours de finir. Mais cette fois ci, nous ne pouvons vraiment pas et laissons nos verre quasi plein.

 

Nous apprendrons plus tard que c'était simplement un thé de feuille de café qui n'avait aucunement le gout du café !

À la fin du repas, nous passons à la tradition universelle que l'on retrouve dans chaque pays, chaque communauté, chaque tribu : l'alcool.

 

Alcool local bien fort qu'on nous sert dans de petit verre.

 

Chez les Dorze cet alcool a évidemment un rôle festif mais pas que, il sert aussi de digestif et d'antibactérien lorsqu'ils mangent de la viande rouge crue, une spécialité du sud.

 

Ici pour trinquer avant de boire, une personne de la table va mener un petit chant en lançant un " YO YO YO YO", et tout le monde répond un long "YOOOOOOO" en rapprochant leur verre et ce à trois reprises.

 

Après deux verres ils continuent à nous servir alors qu'on leur dit que cela suffit. Mais comme on vous a dit nous ne sommes pas à l'aise pour laisser les plats vides, alors les YO YO YO se sont enchainés jusqu'à la fin de la bouteille.

 

C'est donc un peu titubant que nous ressortons dehors. 

Là le chef de famille apporte à Amandine un bracelet de corde fait de fibre de faux bananier provenant de l'écorce utilisée pour le repas.

 

Il nous montre ensuite son travail de tisseur. Il nous fait une démonstration avec sa machine à tisser très rustique fait de bout de bois et de ficelle qui parait pas super solide, au dessus d'un trou dans la terre où il s'assoit pour confectionner ses écharpes.

 

Les couleurs des Dorze sont le noir, le jaune et le rouge. Le noir pour leur couleur de peau, le jaune pour le soleil et le rouge car ils aiment beaucoup la viande rouge. Mais nous craquons sur une écharpe aux couleurs de l'Afrique.  

Vient l'heure de partir, nous remontons dans le tuktuk pour rentrer sur Arba minch.

 

Descendant la route de la montagne, nous sommes morts de rire car comme à l'allée, les gamins des alentours accourent au bruit du tuktuk et se mettent sur la route, jambes fléchit, main sur les genoux et fesses en l'air !

 

Ils se mettent alors à faire une danse des fesses, c'est vraiment marrant, gars et filles le font tous à notre passage !

 

Mais le plus marrant, c'était un petit au tee-shirt rouge qui remuait vraiment bien son fessier, et à chaque fois que nous l'avons passé, il courait pieds nus coupant le lacet du virage à travers la forêt pour nous rejoindre sur la route plus bas et recommençait.

 

Au dernier lacet, après une dernière danse des fesses il nous fait un sacré grand écart.

 

On demande alors au tuktuk pourquoi ils font tous ça ? Il nous répond alors que c'est spécifique aux Dorze, au passage des véhicules, ils dansent pour obtenir quelques pièces.

Petite anecdote : La femme de la famille nous ayant accueillie est folle de joie de voir qu'Amandine l'ai prise en photo,

elle prend l'appareil pour se regarder et ne le lâche plus.

D'autant plus quelle n'a aucun miroir, elle ne se voit donc jamais.


Les singes du parc de Nechisar !

Une des trois sorties que nous avons fait à Arba Minch était une balade de 4h dans le parc national de Nechisar.

 

C'est la forêt qui se trouve au pied de la montagne du Lodge, celle que vous voyez sur les photos de la vue depuis l'hôtel.

 

Pour se rendre jusqu'au parc nous prenons un tuktuk dont le conducteur avec qui nous nous sommes fait pote.

A l'entrée du parc, un homme armé monte avec nous dans le tuktuk, pour nous protéger non pas des animaux, mais des humains. Mais il ne sert pas qu'à ça, car connaissant la forêt comme sa poche, il est d'une grande aide pour débusquer les singes.

 

Car oui, les stars du parc sont les singes !

 

Il y a trois espèces différentes de singes vivant dans les arbres de Nechisar. Premièrement, les fameux babouins, deuxièmement les

vervets et enfin, la vedette : le singe Colombus.  

Le tuktuk nous dépose dans la forêt et nous accompagne à pied, appréciant tout autant que nous alors qu'il vient dans cette forêt depuis son enfance.

 

Rapidement, notre scout, fusil à l'épaule, trouve d'un œil aiguisé un premier singe Colombus.

 

Ils sont magnifiques, pas très grands mais d'un pelage assez épais noir. Mais, leur visage est blanc ainsi que leur grande et touffue queue rappelant un plumeau.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu'ils ressemblent à des prêtres sages, avec leur petite barbe.

 

En plus d'être super mignons, ils sont trop marrants car quand ils nous repèrent, ils se cachent dans les branches des arbres et ne nous quittent pas de l'œil, comme des enfants curieux.

En continuant la promenade, nous en voyons un petit peu partout sautant d'arbres en arbres.

 

Nous sommes même tombés sur une famille, le papa et la maman avec son bébé accroché au dos. Le bébé, lui aussi tout aussi curieux que ses parents dépassait sa petite tête pour nous observer.

Ces singes sont difficiles à repérer s'ils ne sont pas en mouvement, l'astuce ?

 

Cherchez un plumeau blanc pendant à une branche !

 

Savez-vous comment nous avons repérer l'un des leur ?

 

Un jet d'urine est tombé pile entre Amandine et moi, en levant la tête nous l'avons repéré quelques branches plus haut !

Petit à petit que nous avançons, la forêt se fait sèche.

 

C'est dans cette zone, que nous tombons sur un groupe d'une vingtaine de babouins, de tout âge, marchant sur le sol sec recouvert de feuilles mortes, pour autant sans ne faire un seul bruit !

 

Babouins sauvages, ils sont plutôt craintifs et gardent une certaine distance de sécurité avec nous. Malgré ça, nous ne nous sentons pas très alaise face aux mâles. Ils sont impressionnants !

 

Quand ils se déplacent on se rend compte de leur masse musculaire.

 

Doucement, le groupe s'éloigne jusqu'à disparaître entre les arbres.

A peine avons nous quittés les babouins, que notre scout trouve ce coup ci les singes vervet.

 

Encore une fois ils sont trop mignons ! Gris et petits, ils courent le long des branches. Ils sont difficiles à observer car très craintifs,

ils prennent rapidement la fuite pour se cacher dans leur maison. Les vervets, vivent dans des noeuds de lianes et de branches formant comme d'énormes nids d'oiseaux.

 

Mais connaissez-vous la surprenante particularité de ces singes ?

 

Ils ont les bourses bleues !

 

Oui, les testicules bleus et quand on vous dit bleu, c'est bleu pétant ! C'est impressionnant car il est rare de voir un bleu pétant tel quel dans les couleurs de la nature.

 

Ce n'est pas une rumeur, les singes sont de vrais farceurs, un vervet essaie une nouvelle fois de nous uriner dessus et ne rata pas son coup cette fois ci, visant mon épaule !

Alors que nous observons ces petits clowns de singes, notre chauffeur de tuktuk se balance aux lianes,

poussé par notre scout armé, trop marrant !

 

Super journée, d'autant plus que nous avons eu la chance de voir les trois différentes espèces de singes !


Arba Minch, le paradis vert sur Terre !

Aujourd’hui direction Arba Minch, encore plus au sud.

 

Demain c’est l’anniv à Waza, du coup on a réservé un hôtel pour ce soir et demain, depuis lequel on devrait avoir une bonne vue.

 

Nous nous faisons donc déposer par Sandrine à la station de bus de Shashamané. Mais en descendant du van rasta, on se fait accoster de tout bord pour nous dire qu’aujourd’hui il n’y a pas de bus pour nulle part.

 

Effectivement, en regardant la station de bus elle est vide. Apparemment il s’agit d’une grève des chauffeurs.

 

Mais le truc c’est que nous devons être à Arba Minch ce soir.

 

 On zone donc durant un quart d’heure devant la station histoire d’analyser et trouver une solution : un mini-van, une voiture ou un bus magique sortit de nulle part.

 

Mais très vite l’ambiance devient pesante, une foule s’est amassée et nous encercle, nous suivant partout où que l’on aille.

 

De partout on nous tire le bras pour nous dire de les suivre car soit disant ils ont tous un pote qui part sur Arba Minch, mais ça sent le mauvais plan.

 

Entre temps les gens se sont collés à nous, ça donne chaud, je transpire, c’est le bordel.

 

Au moment où je m’arrête face à Waza pour lui proposer de retourner chez Alex et Sandrine le temps de réfléchir, j’entends et reconnaît le « CLAC » que fait mon petit sac, que porte Amandine aujourd’hui, quand on l’ouvre. Une demi-seconde après on entend tout les deux un « BOM » aux pieds de Waza.

 

On voit alors la sacoche d’appareil photo par terre qu’Amandine s’empresse de ramasser et un gamin les yeux grands ouverts prit mot pour mot la main dans le sac. Il disparaît dans la foule en courant sous les jets de pierres des autres gamins.

 

 

C’est la fameuse goutte, on retourne chez Alex.

 

 Le personnel de la guest house essaie de nous trouver un taxi mais impossible, ici les casseurs de grève sont mal vus (Jets de pierre, bagarres et parfois même allant jusqu’à brûler le véhicule).

 

 

Quelques heures plus tard, un chauffeur apparemment accepterait la course, il vient nous rejoindre pour les négociations.

 

Négociations difficiles car à la base il nous demandait une somme énorme (250€ !). Mais après une bonne demi-heure, ils acceptent notre prix.

 

 

Comme quoi dans ces pays le mot impossible est vraiment impossible.

 

C’est parti pour 5h de route. Magnifique trajet, franchement en Ethiopie pour le moment trajet = documentaire télé voyage !

 

 Des petites huttes en terre qui plus on va dans le sud, plus elles sont peintes.

 

Les troupeaux de vaches qui toutes les dix minutes nous barrent la route. Les vautours perchés en haut des arbres ou des poteaux électriques. Dans cette région beaucoup d’hommes portent des genres de chapeaux hauts de forme tressés et colorés.

 

 

Par ci par là, on trouve de vieilles pompes à eau. A chacune de ces pompes, on y trouve une dizaine de calèches dont les ânes attendent immobiles que les bidons d’eau se remplissent.

 

C’est marrant, ce sont toujours les mêmes bidons jaunes. A chaque pompe, il y en a une centaine, qui seront ramenés au village par calèche.

 

 Plus nous descendons dans le sud, plus la végétation devient dense.

 

Alors que le soleil commence à se coucher, nous traversons des plantations de bananes et de mangues.

 

Nous sommes d’abord passés par les bananes. Des dizaines de camions à benne ouverte sont garés sur le bas côté. Des hommes se font passer à la chaîne les régiments de bananes, depuis les plantations jusqu’au camion. Les camions sont chargés jusqu’à débordement.

 

 

Nous sommes donc ensuite passés par les mangues. A cette heure –ci aussi les fruits se font ramener des plantations.

 

Nous croisons des dizaines de femmes et d’enfants brouettes ou calèches à âne chargées de mangues. Ils les ramènent à plusieurs points de vente, où viennent se fournir grossistes et commerçants des villages.

 

Depuis la voiture ça sent la mangue ! D’ailleurs à cette heure-ci tout le monde dehors est en train d’en manger.

Dans la zone des manguiers nous avons croisés des babouins, sur le bord de la route, intéressés eux aussi par les fruits.

 

 Sur la route nous avons vu une hyène morte percutée par un véhicule.

 

Alors nous normal, on est surpris ! Mais le chauffeur pour lui c’est carrément normal une hyène écrasée, comme un lapin pour un orléanais qui conduit vers Bricy !

 

 

Le soleil vient de se coucher nous arrivons à Arba Minch. Nous empruntons la route pour monter en haut de la colline et arrivons au Lodge à l’heure pour l’anniversaire de la Waza.

 

 Un super endroit qui porte bien son nom : Paradise.

 

 

Une vue incroyable du haut de cette colline.

 

A nos pieds, une gigantesque forêt à l’allure de jungle. Les arbres sont tellement collés qu’on ne voit pas un centimètre du sol.

 

Un énorme tapis regroupant toutes les teintes de vert. Ces arbres s’étendent jusqu’aux deux grands lacs face à nous.

 

Ils sont séparés par une petite montagne verte à l’allure d’un volcan. A gauche, le grand lac d’Abbaya. Son eau est couleur boue.

A droite, le lac Chamo.

 

 

Bref, un paysage à couper le souffle !

 

Le Lodge est si près du Parc Nechisar et de sa forêt que les animaux viennent y séjourner gratuitement !

 

En arrivant, on pensait que les panneaux attention babouins et phacochères étaient pour la blague. Mais non !

 

Nous les croisions tous les jours. Les phacochères jour et nuit prenaient plaisir à fouiner la terre devant notre porte.

 

A deux reprises depuis la vue du restaurant, nous avons vu passer un superbe oiseau, volant au dessus de la forêt.

 

Vous savez cette sorte de toucan qu’on peut voir au zoo, noir et blanc, avec un grand et long bec, non pas orange mais blanc avec comme une corne sur le bec.

 

Les jours suivants on appelait Mr Toucan à venir se poser près de nous pour l’observer. Mais il ne répondait pas à nos appels.

 

Jusqu’à l’avant dernier soir ! Alors que nous prenions l’apéro sur la terrasse, nous entendons un bruit d’oiseau étrange de l’autre côté de la chambre. On s’empresse de trouver l’arbre d’où le son venait.

 

Et c’est au sommet d’une branche que nous trouvons Mr Toucan, longuement désiré, que nous pouvons enfin observer. Son bec est vraiment impressionnant, on croirait un oiseau dinosaure.  

 

Mais les stars c’était quand même les babouins, car vous le savez on adore les singes. Ils sont trop forts !

 

Presque chaque matin, ils nous réveillaient en courant sur notre toit.

 

On les voyait alors par la fenêtre d’un côté monter, de l’autre descendre.

 

La première fois qu’on les a vus, ne sachant pas qu’ils venaient jusque là, c’était au matin de l’anniversaire d’Amandine.

 

Comme chaque matin, nous commençons la journée sur la terrasse une petite heure, face au paysage, observant les centaines de papillons volant dans le jardin, leur nombre est incroyable !

 

Nous observons aussi planer les vautours, rapaces et les grands marabouts.

 Bref, nous profitions de la vue depuis la terrasse quand soudain, je reperds du coin de l’œil des babouins assis dans notre jardin !

 

On ne les avait même pas entendus passer le grillage !

 

 

Les jours suivants, nous les voyons à différents endroit du Lodge, piscine, jardin, entrée. Ils peuvent être impressionnants et imposants, surtout les gros mâles.

 


Chaque soir, nous étions à l’heure pour l’apéro sur la terrasse face à cette forêt au pied de cette montagne séparant les deux lacs.

 

Lorsque le soleil tombe, avant que la forêt ne devienne noire, elle prend sa couleur la plus éclatante de la journée, avant que le soleil ne devienne rosé, il devient orange. Le lac d’Abbaya normalement marron prend un ton rose.

 

Pendant tout cela, les montagnes à l’horizon, de l’autre côté des lacs disparaissent petit à petit derrière un voile de brouillard.

 

Plus la montagne est éloignée, plus elle est bleue foncée, plus elle est rapprochée et plus elle est claire.

 

 La nuit, nous entendions de temps à autre des batailles de singes venant de la forêt, mais aussi quelques rares fois le chant des hyènes.

 

 

Vous l’aurez compris l’atmosphère de ce lieu aura réussit à nous garder ici pendant une semaine au lieu de deux jours.

 

Nos sorties dans les alentours d’Arba minch dans le prochain article.

 


Les hippopo's d'Awassa

Depuis Shashamané, nous prenons un bus public direction le lac d’Awassa.

 

Un vieux bus fatigué qui calla plusieurs fois au démarrage, nous roulons durant trente minutes sur une grande ligne droite, au milieu des prairies verdoyantes, dans lesquelles se dressent des acacias, ces fameux arbres Africains hauts mais plats.

 

De chaque côté, au fond des prairies se trouvent des plateaux tout aussi verts.

 

Le long de la route nous croisons des troupeaux de vaches aux longues cornes, suivies de leurs éleveurs, bâton à la main.

 

Parfois, un troupeau entier est mené par seulement deux ou trois gosses.

Nous passons par de petits villages qui s’étendent le long de la route.

 

Il y a deux types de maisons, les cubiques et les huttes rondes.

 

Mais toutes sont de terre et de paille pour le toit. Evidemment, c’est la hutte ronde qui a le plus de charme avec sa petite et unique porte. Les jardins sont assez grands.

 

On y trouve souvent quelques animaux, comme une vache, un âne, une chèvre et quelques poules. Leurs clôtures de jardin, sont les plus belles clôtures que nous avons pu voir de tout le voyage : Des cactus !

 

Tels nos thuyas en France, ils utilisent de longs cactus collés les uns aux autres pour délimiter leur terrain, trop joli !

Après un slalome entre les nids de poules, les chèvres ou les vaches qui traversent la route, les calèches tirées par les ânes, et les

tuktuk nous arrivons à la station de bus d’Awassa.

 

Nous prenons un tuktuk qui ici, sont tous bleu et blanc et ont une petite porte métallique pour nous rendre au bord du grand lac d’Awassa.

Pourquoi venons-nous à ce lac en particulier ? Pour les hippopotames !

 

Nous prenons donc un bateau pour aller les observer.

 

Mais à part ça, le lac en lui-même est sympa, avec beaucoup de roseaux dans lesquels se cachent des pêcheurs sur de petites embarcations.

 

La faune est abondante surtout du côté des oiseaux avec des pélicans, des martins pêcheurs aux couleurs incroyables, des canards, des aigles à tête blanche mais aussi des Marabous.

 

Nous ne les avons pas vu mais le capitaine de la barque nous parle aussi d’iguanes et de pythons.

Bref, revenons-en à nos hippopos, en se rapprochant de la rive, retournant dans les roseaux, nous tombons sur un groupe d’une douzaine d’hippopotames.

 

Ils sont là, tranquillement à se laisser flotter quasiment tous collés les uns aux autres.

 

Seule la tête dépasse, les narines, les yeux et les oreilles.

Un coup ils disparaissent sous l’eau, un coup ils réapparaissent.

 

Quand ils sortent la tête de l’eau, on la voit bien et on se rend compte de la masse que c’est.

 

De temps en temps, sans comprendre pourquoi, deux hippopotames s’agitent d’un coup et commencent une mini bagarre qui dure

quelques secondes se finissant aussi subitement que cela à commencé.

 

D’autres se font des câlins, tout en étant dans l’eau, l’un va poser sa tête sur celle de l’autre et se laisser flotter comme ça.

Dans ce groupe d’hippopotames il y a tous les âges. Du petit bébé qui reste toujours à côté de sa mère, à l’énorme et vieux mâle à la tête imposante.

 

Nous avons eu la chance de voir des hippopotames bailler, incroyable à quel point ils peuvent ouvrir leur gueules.

Puis vient l’heure de partir, c’est fou comme le temps peu passer vite dans ces cas là, nous les laissons derrière leurs roseaux barboter dans l’eau faisant des bulles à la surface avec leur grosses narines.

 On s’éloigne petit à petit, c’est marrant un groupe d’hippopotame avec leur deux yeux et leur deux oreilles qui dépassent,

on dirait comme un groupe d’espions qui se cachent mais qui en réalité sont mal cachés. 

En revenant sur terre, on traine près d’un groupe de marabout.

 

Ces oiseaux ne sont pas vraiment beaux mais ils sont intrigants par leur taille et leur tête !

 

Puis nous reprenons un tuk tuk pour la station de bus, et rentrons cette fois en mini bus.

Nous repassons par la même route qu’à l’aller.

 

Les paysages sont toujours les mêmes, mais encore plus beau avec la lumière du coucher de soleil. La terre des maisons devient orangée, le vert de l’herbe des prairies, des arbres et des cactus est encore plus éclatant.

 

D’ailleurs on remarque que dans le décor, il y a tout types de vert, du vert clair au vert foncé, mais que n’importe quel vert est pétant à cette heure. Superbe.


Shashamané, la terre promise des Rastafaris !

Nous arrivons à la petite ville de Shashamané.

 

Il y a un demi-siècle, Haile Selassie (Ancien empereur d’Ethiopie, icône du Rastafarisme) offrait cette terre à la diaspora afro-américaine souhaitant revenir en Afrique, afin de la remercier de son aide dans son effort de guerre contre les Italiens entre 1935 et 1941.

 

Son appel a été principalement entendu par les Jamaïcains,

qui y ont fondé une communauté mythique pour les rastas du monde entier.

Nous prenons un tuktuk direction la Zion train lodge.

 

Quelques chambres tenues par un Guadeloupéen Alex et une Française Sandrine, tout deux rastas ayant décidé de vivre depuis 13 ans à Shashamané la terre promise des rastas.

Superbe rencontre, la famille et le personnel sont super sympa. Et parlant Français, ils ont pu facilement nous transmettre leur vision

du Rastafarisme.

 

Alex organise une fois par semaine un cours de Yoga et de Kung fu dans la cour de la guest house ouvert à tous les enfants du village. Super idée ça leur fait une activité gratos, ils découvrent la méditation peux pratiquée en Afrique, ils apprennent la ponctualité, l’assiduité en gagnant une sortie (baignade, sortie au lac, forêt…) à chaque fois qu’ils se sont présentés 10 fois.

 

Certains de ces gamins grâce à cette sortie sortent pour la première fois du village, bref une bonne idée !

 

D’ailleurs nous avons assistés à un de ses cours, une cinquantaine de gamins étaient présents dont Amandine !

 

Il y a des gamins de tout âge, ils sont à fond dedans pendant les 3h.  

A part nous être baladés dans le village et la sortie au parc d’Hawassa (Prochain article),

nous avons fait trois visites, liées au monde rastafari.

 

La première visite est soit disant une église rastafari et association.

Une simple maisonnette en bois repeinte en vert, jaune, rouge dans un jardin clôturé par un mur de tôles repeintes des mêmes couleurs.

 

Dans le jardin deux types semblent squatter, l’accueil est plutôt froid, nous rentrons à l’intérieur de la maison dont les murs sont recouverts de tableaux et posters du monde Rastafari. Nous faisons la rencontre de deux vieux papis rastas.

 

L’un d’eux un peu pantouflard mais sympathique commence à nous faire la visite. Le deuxième n’arrête pas de crier soit disant car il a perdu ses clefs, il a certainement trop fumé. Il devient presque hystérique, l’ambiance n’est pas cool, nous décidons d’écourter la visite et nous en allons.  

 La deuxième visite, c’est l’église des douze tribus d'Israël,

une branche Rastafari appréciée par Bob Marley.

 

On nous ouvre un grand portail aux couleurs encore une fois du Rastafarisme.

 

Nous nous faisons accueillir par deux pseudos rastas, fils de Jamaïcains, nés à Shashamané.

 

Le premier, plutôt normal s’empresse de nous laisser à son ami qui nous fera le guide.

 

Mais encore une fois on tombe sur un bon, qui a dû aussi beaucoup trop fumer.

 

Malgré ses yeux rouges que l’on aperçoit à peine, il commence les explications. Pendant 15 min il nous explique les couleurs du drapeau en cherchant sans arrêt ses mots. Par moment il arrête de parler et on a l’impression qu’il va tomber.

L’explication finie, il n’y en aura pas plus c’était l’unique. Il nous montre ensuite quelques photos d’un meeting annuel puis, nous font approcher à une dizaine de mètres de l’église, nous interdisant d’y rentrer et de la photographier.

 

Le guide ne cache pas le fait d’être saoulé de notre présence, une grand-mère rasta aux pieds de l’église baragouine en patois.

On comprend qu’elle aussi veut qu’on parte.

 

Encore une fois nous décidons d’écourter la visite et de partir, mais soudain les sourires reviennent, on nous propose de passer par la cabane boutique souvenirs. La blague !

 

Nous allons pour partir il nous demande une donation. Nous lui donnons 20 birr, il demande plus, il veut 200.

 

Nous lui expliquons que donation signifie montant libre. Il commence à s’énerver et referme le portail.

 

On lui explique alors qu’on sait qu’on n’est pas les bienvenus, qu’on vient pour apprendre sur le rastafarisme mais ils ne nous apprennent rien et répondent à peine aux questions ! Notre somme est donc équivalente à leur prestation.

 

Après quelques blablabla un peu tendus il rouvre le portail et nous laisse partir refusant nos 20 birr.  

Bref, nos deux premières expériences chez les rastas ne sont pas top, même décevantes.

 

Mais heureusement, la troisième visite chez Banana man nous a réconfortée.

 

Banana man c’est un papi rastafari vous l’aurez comprit, qui travaille la feuille de banane. Grâce à différentes parties du bananier et différents séchages il peut obtenir de nombreuses couleurs différentes ainsi que plusieurs textures.

 

Il réalise alors avec ces feuilles des tableaux.

 

Banana man est originaire de St Vincent, a vécu une partie de sa vie en Angleterre pour sa vie d’artiste et vit aujourd’hui, lui aussi, à Shashamané.

 

La banane c’est toute sa vie, il prétend même ne manger que de ça, banane sous toutes ses formes (bananes frites, porridge de bananes, jus de banane, confiture de banane…).

 

Ce vieux rasta est une bonne rencontre, très blagueur, il nous fait découvrir son travail avec passion.

 

Nous sortons de cette journée rastafari un peu mitigés, heureusement que banana man était là pour remonter le niveau.  

La ville de Shashamané en elle-même n’est pas immense, s’étendant le long de la route.

 

Ce sont les quelques petites rues derrières qui ont le plus de charmes.

 

Des rues poussiéreuses dans les quelles on croise des gamins qui jouent, des adultes qui vont qui viennent, les tuktuks qui se fraient un chemin au milieu des nids de poule et des animaux.

 

On y croise aussi  des vendeuses de fruits assises à l’ombre, des serruriers qui travaillent dans la rue aux côtés de couturiers, des éleveurs suivant leurs troupeaux de quelques chèvres, vaches et ânes.

 

Il y a de la couleur, entre les maisons de  terre marron, les clôtures de jardin en cactus, les habits des femmes très colorés et les peintures des petits magasins.

Les épiceries sont marrantes ! La pièce de la maison côté rue sert de « boutique ».

 

Une simple fenêtre souvent à barreaux permet de voir les trois-quatre étagères.

 

Entre deux ventes le vendeur retourne dans sa maison.

 

On sent bien l’ambiance Africaine, on y est !

Petite anecdote : Le premier soir alors que la nuit est tombée depuis quelques heures, nous entendons depuis notre chambre des bruits d’animaux plutôt étranges.

 

Pour sûre ce n’est ni cheval, ni âne, ni chèvre, ni vache, ni chien, ni chat, ni oiseau. A plusieurs reprises nous entendons ces aboiements, ricanements étranges. Nous supposons que ce sont des Hyènes.

 

Et effectivement, le lendemain ils nous expliquent que les hyènes la nuit venue, sortent de la savane pour venir trainer autour du village à la recherche de nourriture. Chaque nuit, nous entendions les chiens des villageois défendre leur territoire face aux hyènes.

Conclusion de notre passage à Shashamané : Un moment intéressant où nous avons pu découvrir une seconde fois après la Jamaïque (voir article) le mouvement rastafari. Une religion qui comme toutes les autres prône l’amour et le respect comme on a pu le voir chez Sandrine et Alex et Banana man.

 

Un mouvement révolutionnaire dans lequel certains sont très engagés vivant hors système.

 

Il y a aussi les faux pratiquants comme dans toutes les religions qui se revendiquent rasta mais qui n’en ont rien, salissant l’image des rastas comme l’ont montrés les deux premières visites.

 

Un grand merci à la famille d’Alex, on vous souhaite longue vie en terre promise !


C'est parti pour l'Ethiopie !

 Après un court vol depuis l’Egypte, nous arrivons à l’aéroport d’Addis Abeba la capitale de l’Ethiopie.

 

Nous croisons les doigts pour le visa car venant d'Egypte ils risquent de nous demander le vaccin pour la fièvre jaune.

Ce que je n'ai pas.

 

Mais tranquille, ils ne nous posent même pas la question. Nous sortons de l'aéroport à 2h30 du matin et téléphonons à l'hôtel où nous avions réservés. Petit problème, il nous fait comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus  étant étrangers car ne parlant pas anglais il n'accepte que les éthiopiens.

 

Nous retirons de l'argent et décidons de suivre un couple de Hollandais dans leur hôtel.

Arrivés sur place tout est plein, ils nous transfert dans leur second hôtel quelques rues plus loin, nous nous couchons immédiatement dans le canapé de la réception.

 

L'heure venue nous déposons nos sacs dans la chambre et partons dans les rues d'Addis.

 

On ne sait pas si toute la capitale est comme ça, mais le coin où nous sommes tombés est plutôt moche à voir.

 

Maisons bricolées de tôles, bois, terre. Dans les plus grandes rues tout est gris, l'air est pollué. Mais la capitale a son charme grâce à son effervescence de vie dans les rues. Des vendeurs de fruits, des vendeurs de viande dans leur petites cabanettes blanche avec une croix rouge dessus, des cireurs de chaussures, des coiffeurs, des vendeurs de tickets de tombola, des fabricants de chaises en bambou.

 

Par ci par là des petites mamies assises sur un caillou ou un tabouret, friteuse aux pieds, préparent des patates pour vendre des frites à emporter. 

Plus surprenant, nous croisons en pleine ville des troupeaux de chèvres.

 

Les éthiopiens viennent acheter les chèvres vivantes, repartant en leur tenant les pattes arrières, mais viennent aussi l'acheter prêt à consommer. Dans ce cas là, l'éleveur achève la bête, la vide et lui retire la peau.

 

Aux endroits où cela est arrivé, on trouve donc sur le bas côté des restes de chèvres.

 

Petit problème, mes deux cartes bancaire se sont périmées et la seule carte d'Amandine refuse depuis l'aéroport de nous donner de l'argent.

 

Nous sommes donc coincés sur la capitale. Nous en profitons pour nous rendre au musée.


Un étage est consacré à l'art éthiopien, un autre à l'histoire du pays et de son peuple et un autre sur le préhistorique.

 

Dans ce dernier, on y trouve des fossiles d'animaux mais aussi d'humains. De nos ancêtres les hommes singes dont notre si fameuse arrière, arrière [...] arrière grand mère Lucy.

 

Lucy fut pendant longtemps et jusqu'à peux notre plus vieil ancêtre retrouvé jusqu'à la récente découverte d'un squelette plus âgé au Maroc.


On nous a tellement parlé de Lucy à l'école que je m'attendais à un squelette super classe, mais en réalité il est plutôt assez incomplet et Lucy était super petite !

Sur la route du musée, s'arrêtant à chaque distributeur pour tenter une nouvelle fois de retirer, nous sommes passés devant de nombreuses églises.

 

Et oui, l'Ethiopie est le plus vieux pays chrétien au monde après l'Arménie.

 

Dans les rues c'est incroyable le nombre de cireurs de chaussures.

 

Saut d'eau à la main, éponge dans la poche et produit dans l'autre main ils tentent leur chance au près de chaque passant. Ils sont de tout âge de 6-7 ans à l'âge adulte. Tout comme les nombreux pèse personne : qui contre monnaie vous laisse vous peser sur une balance.

Après deux jours sans argent, le problème est réglé, il s'agissait du banquier qui avait descendus le plafond sans nous prévenir.

 

Nous faisons le plein d'argent et partons pour Shashamané en bus, la terre promise des rastafari.

 

Un beau trajet, une fois la capitale quittée, nous roulons droit dans de grandes pleines verdoyante parsemées d'acacias avec au fond de grands plateaux tout aussi vert.

Dans le décor apparaissent petit à petit des maisons rondes en terre dans de petits jardins verts. Dans les champs sont gardés des troupeaux de vaches, de chèvres mais aussi de dromadaires.

 Comme en Egypte, ils utilisent beaucoup les charrettes tirées par des ânes.

 

De ce premier trajet, le pays à l'air magnifique.

 Anecdote : Alors que le bus s'arrête pour une pause pipi sur la bas côté, les hommes allant d'un côté de la route, les femmes de l'autre, surgit une dizaine de gamins arrivés de nul part.

 

D'une dizaine d'années, les vêtements déchirés, nus pieds dans les aiguilles de la savane, ces enfants demandent à chacun de nous de l'argent ou à manger. Passagers, nous remontons petit à petit dans le bus.

 

Les gamins se dispachent à chaque fenêtres continuant de demander.

 

Chacun de nous a reçu une collation pour le trajet. Ne l'ayant pas mangé, la femme devant nous le jette par la fenêtre. Tous les gamins se jettent dessus et se battent dans la poussière pour le récupérer.

De notre fenêtre ils sont juste en dessous, comme dans une mêlée de rugby ils sont les uns sur les autres, on ne voit même plus le gâteau.

 

Le bus reprend sa route à travers la savane verte, laissant les enfants se battre sur le bas côté. 


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