Cuba

(les articles ci dessous sont affichés du plus récent au plus ancien))

 


Les impressions d'Amandine

Avant de partir j'ai été voir sur pas mal de blog de voyage pour me renseigner un peu sur Cuba n'ayant pas de guide.

Mon opinion reste bien loin de tout ce que j'ai pu lire !

 

Forcement lorsqu'on ne sort pas un peu du tracé touristique on ne se rend pas bien compte de comment est ce pays.

 

Un pays pleins de contradictions. D'un côté des personnes pleines de joie, d'allégresse, de la musique salsa, du rhum, de superbes plages, enfin c'est à quoi on pense surtout quand on entend Cuba, de l'autre la tristesse, l'oppression, la non liberté.

 

Un pays où l'on veut nous faire croire que c'est le paradis, que tout va bien, avec une propagande sur tous les murs, dans tout Cuba disant Cuba libre des choses comme ça alors que c'est bien là tout le contraire. 

 Bien sûre j'y ai retrouvé les superbes vieilles voitures, les maisons coloniales, la végétation à foison, des plages magnifiques mais le côté humain est aussi très important dans un voyage, on ne va pas uniquement en voyage pour les paysages mais également pour y découvrir ses habitants et comment ils vivent.

 

 Dans les endroits touristiques malgré les arnaques à tir larigot, ils sont quand même assez accueillant, ce qui paraît logique du fait que tu consommes ...

La seule ville où j'ai été un peu déçue c'est Santiago de Cuba, une ville où visiblement on étaient pas trop les bienvenus, d'un côté c'est compréhensible car ils nous voient, les touristes, défiler toute l'année et consommer alors qu'eux n'ont pas d'argent et n'ont pas la possibilité de sortir du pays.

 Une merveilleuse surprise, c'est Baracoa. Ici, une petite ville, sans faux semblant, des « mi amor » et « bébé » venant de personnes que tu ne connais pas, de vrais sourires.

 

C'est d'ailleurs ici que l'on a fait nos meilleures rencontres, et noué un lien d'amitié super fort avec certains.

 

 Je n'oublierai pas tout les " OYE " hurlés de partout, les vendeurs de rues criant à tu tête, les bruits des dominos qui claquent sur la table, la salsa et le reggaeton présent partout, les mamies avec leur bigoudis à l’ancienne sur la tête.

 

Cuba reste une superbe expérience que je ne regrette en rien, j'ai adoré ce pays même si je ne suis pas sûre de vouloir y retourner de suite contrairement au Mexique, je garde en tout cas de superbes souvenirs en tête ! 


Journée barbecue avec la bande à Julkito

 Une nuit, alors que nous discutions sur le toit de Julkito avec Chichi, Julkito nous raconte que comme les cubains ne peuvent pas sortir du territoire, leur voyage à eux c’est le rio. Chichi nous explique qu’ils adorent partir une journée faire des barbecues au bord de la rivière.

 

Puis, Julkito nous demande si on aimerait en faire un demain ?

 

Avec Waza on adore ça le barbecue, donc on n’hésite pas une seconde, en plus on aimerait trop passer une journée complète avec toute la bande ! Julkito et Chichi commencent à s’emballer, demain matin ils passeront un coup de fil à Osmany, Yobi et Roberto.

 

On se retrouvera tous à 10h le matin, chacun ramène quelque chose, nous faisons la liste de ce qu’il nous faut et allons nous coucher. 

 Le lendemain matin, il est 9h, avec Waza nous allons manger notre petite pizza pour le petit déjeuner.

 

Nous croisons sur le chemin Osmany et Julkito qui partent chercher de la viande, nous leur passons un billet, puis nous allons acheter des bières et un rhum.

 

Les courses faites, il est presque 10h, nous sommes de retour devant la casa de Julkito.

Tous les gars sont là, surexcités, le grand sourire aux lèvres, ça s’agite dans tous les sens, comme des gamins qui partent à Disney ou Center parc, ça fait trop plaisir, la journée s’annonce pleine de bonnes énergies !

 

Comme aucun des gars n’a de voiture, nous louons un taxi pour la journée. Pour l’occasion nous prenons une vieille jeep.

 

Nous chargeons le sac de charbon, la grille du barbeuc’, le sac plastique rempli de gros morceaux de porc, les pommes de terre, les bières et le rhum. Toute la bande monte dans la jeep, c’est n’importe quoi, le chauffeur trace sur des petites routes, les gars à l’arrière gueulent dans tous les sens. 

 Sur la route, nous passons devant la plus grande fabrique de chocolat de Cuba, l’odeur nous prend le nez depuis la jeep.

 

En un éclair, nous nous arrêtons au niveau d’un petit marchand de légumes.

 

Julkito par sa fenêtre passe la commande de ce que le cuistot Osmany lui crie depuis l’arrière de la jeep. Nous achetons de l’ail, des oignons et du cumin. La jeep quitte la route pour emprunter un petit chemin complètement défoncé. Puis nous arrivons au

niveau de la rivière où le taxi nous déposa et s’en alla.

 

Nous arrivons dans un décor magnifique et apaisant. Dans le plus grand calme, la rivière s’écoule au milieu des montagnes jonchées de palmiers. Au bord de la rivière, pleins de petits galets et un tronc d’arbre au dessus de l’eau, placé comme si le hasard voulait nous offrir un banc avec les pieds dans l’eau. Nous installons le camp à la lisière de la végétation, sous un gros dôme naturel de plantes.

 

Un trou est déjà prêts dans le sol, nous y jetons du bois et allumons le feu. 


Pendant qu’avec Osmany et Roberto nous nous occupions du feu, Amandine était au coin cuisine, au bord de la rivière avec Chichi qui épluchait les patates dans l’eau, Julkito et Yobi qui préparaient les assaisonnements.

 

Pour cela, Julkito a ramassé une canette abandonnée par terre,la découpée en deux et en a fait un récipient. Dans ce récipient ils mélangeaient ail, oignons, eau, sel, un peu de rhum et vinaigre. Julkito s’est appliqué à la découpe, assit dans l’eau de la rivière, utilisant des galets plats comme assiettes.

 

Le feu est prêt, la grille est chaude, nous déposons les morceaux de viande, sans oublier de mettre à chauffer le mélange de Julkito dans la canette qui s’appelle « le mojito ».

 

Julkito et Roberto s’appliquent à piquer les pommes de terre coupées en deux à l’aide de morceaux de bambou trouvés dans la forêt. La cuisson est lancée, nous mettons de la musique et Osmany lance l’apéro. Il tartine sur du pain une sorte de rillette de crabe «Cangrejo », une mixture de crabe de terre avec tomate, oignons, piments.


 Nous profitons de la cuisson pour aller se baigner une première fois.

 

L’eau de la rivière est transparente, un peu fraîche au début mais sous ce fort soleil, rafraîchissante !

 

Nous jouons comme des gamins. Un autre arbre à moitié déraciné peut servir de plongeoir si l’on monte en haut. Nous nous amusons à sauter jusqu’à ce que Julkito veuille que l’on prenne une photo de lui, Roberto et moi du haut de l’arbre. Amandine prend son appareil, Roberto et moi l’attendons en haut. Mais, malgré son petit gabarit, lorsqu’il nous rejoignit en haut, son poids fit basculer l’arbre dans l’eau. 

 Tout au long de la journée, à certains moment, quelqu’un apparaissait de nulle part, enlevait ses vêtements, traversait la rivière, se rhabillait, et repartait je ne sais où, disparaissant dans la forêt de cocotiers.

 

Parfois, la personne qui traversait était à cheval ou en calèche.

Nous avons vu arriver sur la rive d’en face, deux jeunes cubains portant un bout de bois sur l’épaule droite de chacun. De ce bâton, pendait, accroché par les pattes, un bon cochon de campagne, aux poils noirs. Ils traversent le fleuve portant à bras levés le

cochon, pour ne pas qu’il se noie. Arrivés de notre côté, ils chargent le cochon dans une calèche qui était là depuis notre arrivé.

 

Le temps de discuter rapidement, ils repartent avec leur belle prise.

 

Traversée rigolote, nous étions tous mort de rire lorsque nous avons vu un agent de police arriver au bord de la rivière, enlever son pantalon, le plier soigneusement, le coincer sous son bras, et traverser la rivière en slip. Deuxième traversée rigolote, un homme qui s’est entièrement déshabillé pour traverser mais qui n’avait pas de slip sous son pantalon. 


 La viande est prête, Chichi nous emmène chercher une de ces énormes feuilles qui poussent à Cuba. Julkito dépose la viande sur la feuille, qui sert désormais d’assiette.

 

Il faut encore attendre un peu pour les patates, mais les mouches commencent à être attirées par notre viande.

Pas de soucis pour Chichi qui règle le problème avec une deuxième feuille qu’il pose en couvercle sur la viande et utilise de petites branchettes pour attacher les deux feuilles ensemble. Voilà c’est emballé et ça garde au chaud !

 

Nous retournons jouer dans la rivière le temps qu’Amandine trébuche dans un tronc d’arbre et se fasse mal au pied en courant après Julkito, qui lui-même quelques minutes plus tard s’est ouvert le pouce du pied en plongeant dans l’eau. Tracassé par son pouce, il se fait un garrot/bandage avec un morceau de sac plastique. Julkito, comique jusqu’au bout ! 


 Vient au tour des pommes de terres d’être prêtes, nous les ajoutons sur le plat de feuille et allons nous asseoir près de la rivière. Julkito arrose le tout avec sa potion de cannette magique !

 

Ça sent vraiment trop bon, visuellement c’est trop beau !

 

On se met à manger, un vrai régal, l’un de nos meilleurs barbeuc’, l’assaisonnement est parfait, la cuisson aussi, les pommes de terres sont croustillantes à l’extérieur et moelleuses comme de la purée à l’intérieur. Vraie transe gustative !

 

Julkito garde un morceau de viande pour sa mère, nous finissons tout le reste jusqu’à manger un par un les petits morceaux d’ail, d’oignons qui ont prit la sauce tombés sur la feuille.

 

Le ventre bien plein nous allons nous asseoir digérer dans la rivière. Le temps de papoter un bon temps, qu’un papi passe et nous offre des noix de cocos. D’innombrables ricochés et lancés de cailloux plus tard, que vient l’heure du retour du taxi.

 

Nous devons le rejoindre plus haut sur la route. Sur le chemin, les gars nous expliquent tout à propos des plantes que l’on croise. Ils en connaissent un paquet, d’ailleurs aujourd’hui, ils étaient très à l’aise avec la nature. Pour le barbecue, ils trouvaient toujours quelque chose pour les aider dans ce qu’ils voulaient faire, ils ont encore ce contact. 

 Nous rejoignons le taxi et rentrons tous chez Julkito. Son cousin et sa femme se joignent à nous, la soirée commence. Amandine et sa femme passent une bonne partie de la soirée à danser, moi et Chichi à discuter de la vie à Cuba, Julkito lui continue de faire le clown par-ci par-là.

 

Vient l’heure de manger à nouveau, Osmany et Chichi s’affairent à préparer du poisson avec des crevettes et en accompagnement du riz avec tomate, oignons, ail, poivrons, puis de la courge. Un régal ! Merci à eux !

 

Il est 2h du matin, tout le monde rentre se coucher, je monte sur le toit parler avec Julkito et Chichi. Puis vient notre tour, c’était une grosse journée, nous nous disons à demain. 

 Cette journée restera gravée dans nos mémoires !

 

De très bonnes personnes, un très beau temps, une bonne baignade, un bon cadre, un bon barbeuc', une bonne soirée, que demander de plus ? C’était parfait !

 

Vous l’aurez compris, nous avons passés du très bon temps à Baracoa avec la bande de Julkito, le départ était dur et plein d’émotions.

 

On partait un matin tôt, le dernier soir les au revoir étaient difficiles. Chichi nous fait la surprise de nous offrir des cadeaux, il offre à Amandine une graine pour la chance, deux barres de chocolat et un cornet d’ici composé de noix de coco et miel. A moi il m’offre son bracelet Bob Marley et un bout de papier sur lequel il a écrit une réplique d’une musique de Bob Marley en rapport avec ce que l’on parlait sur la vie et la liberté ces derniers soirs.

 

« Nos pasamos la vida esperando que pasa algo y lo unico que pasa es la vida »

 

« La lucha por la vida, la voz de la ilusion, la luz de la utopia, esto es la revolucion »

 


De bons moments à Baracoa

Nous faisons nos sacs, ils commencent à être super gros avec tous les objets que l'on ramasse partout, les souvenirs, nous les chargeons sur le toit du collectivo et nous installons sur les banquettes de l'arrière, toujours en compagnie d'Enzo.

 

Direction Baracoa.

 

Durant le trajet, nous rencontrons Sabrina, une française qui partage avec nous le collectivo. 

Plus les kilomètres passent, plus la végétation est verte et fournie, plus le paysage paraît tropical.

Cocotiers et bananiers bordent la route, d'un côté la mer à l'eau turquoise, de l'autre des montagnes que nous commençons à serpenter.

 

Plus nous approchons de Baracoa, plus le décor se fait abîmé. 

En effet, le dernier ouragan a fait pas mal de ravages, la nature en a garder des traces, de nombreux palmiers et arbres sont couchés au sol.

 

Puis nous arrivons a Baracoa, et remarquons très vite les cicatrices de l'ouragan, bâtiments abîmes, cabanes en tôle et bois, nous y reviendrons. 

Le taxi ralentit dans une rue en bord de mer, c'est alors qu'un cubain rattrape le collectivo à vélo, il nous fait la pub de sa casa,

elle est à 25 cuc nous lui disons que nous en cherchons une à 15cuc, il accepte direct.

 

Il prend son vélo et dit au collectivo de le suivre, il se met à pédaler le plus vite qu'il peut, se retournant pour nous regarder toutes les deux minutes, il a une tête trop marrante, nous sommes mort de rire dans le collectivo, on dirait une scène indienne !

 

C'est le début d'un grand commencement !

Nous visitons à peine sa casa que nous sommes déjà installés, il nous fait trop rire c'est sûre qu'on va rester chez lui.

Ce gars là, c'est Julkito, retenez bien ce nom, il nous a fait vivre notre meilleur moment de Cuba.

 

Julkito, c'est un cubain d'1m65, gringalet mais avec un petit bidou bien gonflé comme celui des enfants.

C'est un cubain qui a la quarantaine, tenant deux appartements à louer chez ses parents.

 

Dans cette casa défilent à longueur de journée ses meilleurs amis, eux aussi retenez bien leur nom, Osmany qui est cuisinier dans un restaurant pour touristes, Yobi le voisin de Julkito, chichi et Roberto. Il y avait aussi Lisandra qui faisait le ménage et servait les repas de la casa. 

Avant de quitter Enzo qui part rejoindre une casa qu'il avait réservé, nous décidons de nous retrouver à notre casa ce soir pour manger de la langouste que la mère de Julkito cuisine apparemment si bien.

 

Avec Amandine nous nous installons dans la chambre, nous avons une salle de bain-toilettes, petit salon et cuisine pour nous (voir conseils Cuba, à venir).

 

Nous allons faire un tour rapide dans la ville.

Baracoa est connue pour sa production de cacao, il n'est pas rare dans la rue de croiser des vendeurs de barres au chocolat ou de crème esthétique naturelle à base de cacao. Amandine en parlera dans un autre article sur la nourriture de Cuba. 

Puis nous rentrons à la casa pour manger. Enzo et Sabrina sont au rendez-vous, Amandine a prit une langouste au lait de coco (la

spécialité d’ici) et moi grillée. Julkito n'avait pas menti, sa mère cuisine très bien, ce sont les meilleures langoustes que nous avons mangés à Cuba.

 

Une fois le repas terminé, Julkito met la musique, sort les bouteilles de rhum, tous ses amis sont là et lança une soirée, super soirée durant laquelle ils nous ont fait un petit cours de salsa, j'avoue ils sont très bon danseurs ! Le courant passe très bien. Julkito le clown de la bande me fait rire même au naturel, il fait sans cesse des imitations pour raconter ses histoires et a plein de mimiques.

 

Dès la première soirée, le feeling est super bien passé entre nous, lui et ses amis. 

 A Baracoa nous devions rester 4 jours mais finalement nous y sommes restés coincé pendant 10 jours pour notre plus grand plaisir !

 

Les 5 premiers jours nous n'avons pas eu de chance niveau temps, pas mal de pluie.  Du coup lors des averses nous restions avec Julkito et ses amis.

D'ailleurs c'est marrant car quand il y a une averse, on a l'impression que la vie s'arrête. Les gens s'abritent sous les toits qu'ils trouvent et attendent que la pluie cesse. Chez nous ce serait plus des gens qui courent affolés sous la pluie.

 

Lorsque le soleil pointait le bout de son nez, nous en profitions pour aller faire des balades. Nous avons longés le malecon, le malecon à Cuba signifie le muret piéton qui borde la mer, un endroit où le soir les cubains se rejoignent.

 

Puis nous avons marchés sur la plage de sable noir, jusqu'au niveau d'un stadium à moitié en ruine suite à l'ouragan mais toujours utilisé par les enfants qui viennent jouer au foot à l'intérieur. 

 D'ailleurs sur la plage plein de débris sont échoués. Des débris venant eux aussi du violant ouragan. Julkito nous a montré les vidéos de ce fameux ouragan qui a également frappé Haïti. Des vidéos impressionnantes, prisess de sa casa qui est en deuxième ligne face à la mer ! Les vagues venaient se casser et passaient au dessus des immeubles de premières lignes.

 

Depuis la catastrophe, le gouvernement a lancé un programme de reconstruction, mais il semble que certains cubains sont oubliés. En effet, le centre et hôtels à touristes sont bien reconstruits mais les immeubles de la banlieue de Baracoa sont en piteux état.

 

Lors de certaines balades nous sommes passés devant des immeubles complètement ravagés, sans fenêtres, des morceaux de murs tombés et qui s'écroulent toujours. Bref, la première fois que nous sommes passés devant certains immeubles, nous pensions qu'ils étaient vides et abandonnés. Mais non ! Des familles vivent toujours dedans.

 

D'ailleurs un jour en nous promenant, un cubain nous a invités chez lui, dans un de ces fameux immeubles. 

Il habite au dernier étage, il nous dit de faire attention dans l'escalier, en effet, les marches se cassent petit à petit. On voit la ferraille qui tient le béton.

 

Ici aussi les murs s'effritent. En nous faisant entrer chez lui, il s'excuse à plusieurs reprises de nous inviter dans une maison en mauvais état. Nous entrons dans le salon, sa mère est assise sur un rocking-chair à côté de la fenêtre, il nous fait asseoir sur les deux chaises restantes. Dans la pièce il n'y a rien d'autre à part un banc à l'assise en osier complètement trouée. 

 Elyseo s'assoit par terre. J'aperçois un tout petit couloir qui mène à deux chambres. Deux pièces contenant seulement 1 lit.

Il nous offre du café, nous faisons l'effort de le goûter car nous n'aimons pas ça. Il s'excuse de n'avoir qu'une seule tasse pour tout le monde, il nous dit qu'il n'a pas d'argent pour pouvoir en acheter.

 

Amandine va pour laver la tasse, mais surprise, dans la cuisine il n'y a absolument rien ! Pas d'eau courante. D'ailleurs ils, n’ont pas d'électricité. Ils nous racontent comment l'ouragan a brisé les vitres de l'immeuble. Il n'avait pas pu fuir l'ouragan, car il voulait rester

avec sa mère qui, fatiguée, voulait rester dans l'immeuble à tout prix.

 

Un des frères de la mère monta passer le bonjour. Il leur a ramené un gros sachet de glace faite maison. Sans trainer, il repart.

Élyseo s'empresse de nous servir une quantité énorme de glace, nous lui disons que ça suffit, mais il nous explique que n'ayant pas de frigo nous devons la finir avant qu’elle ne fonde.

 

Il offre à Amandine des boucles d'oreilles et un bracelet fait à l'aide de graines, puis, vient l'heure de partir. Elyseo s'excuse de nouveau pour l'état de son immeuble, nous descendons sur la pointes des pieds l'escalier fragile.

 

Autour de son immeuble 6 ou 7 autres se dressent dans le même état, le gouvernement semble les avoirs oubliés.

 

C'est une bien belle personne que nous avons rencontrée là, qui n'a rien mais qui nous offre tout et s'excuse même de ne pas pouvoir nous offrir plus. 

 En rentrant à la casa, nous croisons Sabrina, qui nous dit au revoir car elle s'en va de Baracoa.

 

On se sent vraiment bien ici, surtout après le mauvais accueil de Santiago de Cuba, ici c'est tout le contraire, ils ont tous le grand sourire.

 

Puis vient au tour d'Enzo de partir. Enzo avec qui nous avons voyagés durant 10 jours. De bons fous rires avec lui, de bonnes conversations, bref nous faisons une soirée d'au revoir avec évidemment Julkito et toute sa bande.

 

Soirée riche en rire et en rhum. D'ailleurs ici les cubains pour dire « passe moi le rhum », ils disent : " passe-moi l'eau de Cuba ". Deuxième anecdote, ils versent toujours un peu d'alcool par terre lorsqu'ils ouvrent une nouvelle bouteille, en offrande pour les saints. * 

 Le lendemain matin, Enzo passe à la chambre nous dire au revoir.

 

Le temps décide enfin de changer, les nuages laissent place au soleil et Baracoa semble d'un coup différente. A la lumière du soleil, la mer prend une couleur bleu cristalline, la végétation luxuriante des montagnes est maintenant d'un vert vif. Le paysage est splendide malgré que l'on puisse voir des cocotiers couchés au sol sur les Collines.

 

Nous décidons de profiter de cette belle journée en allant sur une plage à l'ouest de Baracoa.

Belle plage où jonche pleins de noix de coco ramenées par la mer. A droite de la plage, la végétation de la montagne descend jusqu'au niveau de l'eau. Il fait chaud, nous posons nos affaires à l'ombre d'un buisson, et courons sur le sable brûlant, nous baigner à la mer. L'eau est à température idéale.

 

Sur le chemin au retour, alors que nous ramassons tout plein de trésors (noix de coco, morceaux de bois flotté, cailloux ...), nous croisons la route de deux pêcheurs, qui viennent d'attraper un gros morceau. 

 Une autre après-midi lorsque nous nous promenions dans les hauteurs du village et que nous regardions la vue nous apercevons sur le toit d'une maison un long serpent, qui serpenta jusqu'à disparaître sur le côté de la maison.

 

En général le soir nous allions nous poser sur le malecon face à la mer, manger des olives et boire une bière en regardant les personnes qui se promènent tranquillement et se font arroser par les énormes vagues qui se cassent sur le Malecon.

 

Ici aussi nous faisons un régime pizza (matin-midi et dès qu'un petit creux se fait ressentir) pour quelques pesos.

 

Petite anecdote : les cubains sont fans de foot et en particulier fans du barca. Nous étions à Baracoa lors de la rencontre barca-Madrid, gros match pour eux ! Tout le monde est attroupé devant la maison du voisin ou du pote qui a une télé. A chaque but du barca, les hurlements de joie résonnaient dans les rues ! 

Voila pour la première partie sur Baracoa, une suite arrive, car une des journées mérite un article à elle toute seule !

 

Une journée barbecue près du rio, avec toute la banda à Julkito ...


24  ans, à Santiago de Cuba

Petit article pour cette grande ville car déçus de part l'atmosphère de la ville, bondée de voitures, irrespirable des gaz d'échappement, d'autre part par l'accueil hostile des cubains.

 

Des cubains super froids qui malgré nos sourires nous ignoraient voir même nous lançaient de mauvais regards.

 

Toujours avec Enzo, nous nous sommes rendus après une journée de marche à un ancien château fort surplombant la mer.

A 19h nous avons eu la chance d'assister à un tir de canon. 

Nous avons consacrés une autre journée complète à découvrir la banlieue de Santiago, déambulant dans des rues délabrés, aux bâtiments fatigués par le temps, certaines maisons portant encore la trace du dernier ouragan.

 

Marchant une journée, croisant la route des vendeurs ambulants en tout genres, oignons et gousses d'ail accrochés à des ficelles pendant du guidon et du porte bagage d'un vélo, ou encore des brouettes remplis de carottes, manioc, mangues ... .

 

Passant devant les petites boutiques faisant office de charcuterie, de petites cabanes en bois dans les quelles pendent des gros morceaux de viandes et têtes de cochon prenant toute la journée le soleil, la poussière et les mouches. 

 D'autres boutiques s'improvisent snack vendant nos pizzas préférées à emporté, sandwich pain jambon et boisson, boisson servies

dans d’anciennes bouteilles en verre de bière coupées en leur milieu. Sous la chaleur c'est incroyable de quasi jamais trouver d'eau, bière et soda sont partout mais l'eau coûtant trop cher aux cubains est dure à trouver dans la banlieue.

 

D'ailleurs de cette journée notre budget est passé dans la boisson du fait de la chaleur écrasante dans la cuvette de Santiago. 


 Encore plus que dans le reste de Cuba, ici la propagande cubaine et l'idolâtrie de Fidel Castro sont partout présente. Slogans, poèmes, photos, tout est de partout.

 

Les slogans font souvent référence à la solidarité Cubain, la révolution passée, et la fameuse scolarité et santé gratuites pour tous … 


En fin de journée nous passons devant la maison d'un papi qui fête son anniversaire en famille (pour une fois que c'est vrai, car

d'habitude à Cuba, c'est une excuse pour se faire payer une bouteille).

 

Papi de religion Santeria (mélange de christianisme et de religion africaine), nous fait visiter sa maison (qu'il reconstruit suite à l'ouragan), et nous explique en détail son autel religieux.

 

Représentatif des cubains, pour son anniversaire, toute la famille est assise dans la rue, buvant du rhum, écoutant de la musique et surveillant la grosse marmite qui boue sur le trottoir.

 

Après quelques verres en leur compagnie nous rentrons à la casa, nous arrêtant sur le chemin pour regarder des gamins jouer au baseball, sport national. 

Dernière journée, celle de mon anniversaire !

Pour l'occasion, avec ma petite Waza et Enzo nous prenons un taxi direction la gran

piedra où nous passons la journée. Une montagne boisée en haut de laquelle se dresse une énorme pierre, impossible de comprendre comment elle s'est retrouvée là.

 

En haut de cette grande pierre, nous avons une vue à 360•.

 

Derrière nous s'étendent des montagnes vertes, devant nous la mer bleue. La végétation est plus tropicale qu'en bas, il y a ici une sorte de micro climat, d'ailleurs après une journée au calme du sommet, nous nous arrêtons sur le chemin du retour dans un jardin botanique.   Jardin botanique entretenu par 7 cubains qui font poussés des fleurs, des fruits, des arbres, des légumes, dans un décor paradisiaque. 

Nous finissons la journée sur le toit de la casa à la fraîcheur du soir.

 

A la cubaine pour ce soir, pizza à la pâte épaisse, bouteille de rhum et cigare, Waza m'offre mes cadeaux soigneusement emballés dans du papier toilette, une vraie James bond girl, malgré qu'on soit H24 ensemble elle a réussi à les acheter sans que je me doute et à les cacher dans son sac depuis le Mexique pour certains cadeaux.

 

Merci Waza ! 


Trinidad, sa ville, sa nature, ses cubains

Nous partons de Viñales pour Trinidad en collectivo, une ancienne voiture de couleur bleu.

 

Trajet de 7h30, éprouvant car nous sommes tombés sur les banquettes de l'arrière qui se font face, perpendiculaire à la route,

sans dossier et les uns collés aux autres.

 

Nous descendons du collectivo avec un bon mal de fesses (à la fin du trajet j'ai cru que j'allais saigner des fesses à force d'être assis) mais descendons en ayant fait de nouvelles rencontres. 

Nous avons bien aimés Trinidad, c'est une très belle ville aux maisons colorées et aux vieilles voitures stationnées un peu partout, ce sont des cubains accueillants, et une nature fournie, puisque Trinidad est une ville qui se trouve entre les montagnes et la mer.

 

Une ville ou règne une atmosphère paisible. Le centre, aux rues pavées, est composé de belles maisons coloniales, de toutes les couleurs. 


 Ici aussi, beaucoup de cubains sont à cheval ! J'adore ça.

 

Les rues sont colorées de part les maisons, au fond s'élèvent les montagnes  vertes.

Quand on s'éloigne du centre on rejoint la "banlieue" ou plutôt quartiers cubains, où les petits commerces de légumes et de viandes

animent la rue, les tuk tuk a vélo croisent les calèches à cheval.

 

Des gamins jouent au foot dans la rue, des gens assis par ci par là sur un trottoir ou pied de porte d'entrée discutent. 


 Anecdote marrante : nous avons pris une casa perdue dans une ruelle sans importance, il se trouve que l'anglais que nous avons rencontrés dans le collectivo a finit dans cette même casa 30 min plus tard, alors qu'il y en a plein la ville.

 Nous décidons d'aller acheter notre billet d'avion au cyber café mais la connexion est tellement lente que je peux à peine lire mes mails, impossible pour le billet. Stressé et nerveux de penser qu'on ne pourra peut être pas acheter les billets à Cuba, c'est alors que nous rencontrons Enzo.

 

Enzo avec qui nous nous entendons très vite, nous allons boire une bière tous les trois. La tension redescendue, nous cherchons un endroit pour dîner et finissons sur le toit d'un restaurant dégustant une langoustine. 

 Nous avons passés une journée à la plage, très belle plage au sable fin, cocotiers et eau turquoise, cristalline à température parfaite.

Ce genre de plage digne d'une carte postale. Nous ramassons des coquillage, dont un gros, que nous nous trimballons désormais  je ne sais comment en essayant de ne pas le casser !

 Nous avons passés une autre journée aux pieds des montagnes, nous faisant une pause baignade dans un bassin de cascade.

 

Sur le chemin retour de cette journée nous nous arrêtons chez un homme qui vend de la bière pour se rafraîchir.

Il s'appelle Armando, très sympa, au petit soin avec nous, nous installant la musique et nous offrant deux plateaux de salade de crudités dont la présentation montre que c'était fait avec le cœur.

 

Il nous propose de venir manger chez lui ce soir, il vit seul, ça lui ferait plaisir que l'on vienne. 

 Nous acceptons avec plaisir, le temps de rentrer se changer à Trinidad, d'acheter des gâteaux apéro et une bouteille de rhum et nous voilà de retour chez Armando.

 

Il est 20h30, Armando nous attend devant chez lui, nous disons au revoir au cubain à cheval accompagné de sa bouteille de rhum,

qui nous tenait compagnie sur le chemin. Sa maison est simple, la salle à manger avec une table, quelques chaises, une télé et un poste de musique.

 

Une petite cuisine avec des ustensiles en ferraille. Une petite salle de bain et une  chambre avec 3 lits. Une maison qu'il a construite lui

même. Pendant qu'il fait cuire le poulet, Armando nous cuisine des chips faites maison, les meilleures de toutes !

 

Il est fou, il a préparé beaucoup trop de nourriture, deux morceaux de poulet par personne, une gigantesque plâtrée de riz aux haricots, puis salade de crudités et des bananes. Tout ça toujours avec une présentation nickel !

 

Le ventre bien plein nous papotons, il nous montre ses albums photos, nous échangeons nos adresses postales et repartons avec de bons souvenirs.

 

Trinidad, une belle ville, belle nature, bonnes personnes, bonnes rencontres.

 


La campagne de Vinales et ses cigares

Nous partons de la Havane en début de matinée direction Vinales à bord d’une ancienne voiture, couleur bleu.

Le chauffeur est super cool, grand sourire.

 

Nous découvrons par la fenêtre les premiers paysages cubains. Nous roulons sur une "autoroute" à nid de poule. Route empruntée

aussi par des calèches tirées par des chevaux.

 

Le long de l'autoroute, des vendeurs ambulants brandissent leurs articles.

De nombreux cubains font de l’auto stop. Ils ne font pas du stop comme nous le connaissons, pouce levé, mais tendent le bras tenant dans la main des billets, pour participer au trajet.  


 Tout le long du chemin, nous passons devant des pancartes de propagande, des photos de Fidel Castro, peintures du Che Guevara. Le slogan "yo soy fidel" apparaît partout, sur les boutiques, peint sur des murs de maisons, ou écrit sur le sol avec des pierres.

 

Le taxi finit par serpenter au milieu de montagnes vertes, nous arrivons à Vinales. Le village de Vinales en lui même n'a pas vraiment de charme, deux grandes rues principales parallèles, dans lesquelles s'alternent restaurants et casas privadas (chambres chez l'habitant).

 

Si nous venons à Vinales c'est pour sa campagne.

 

Vinales est entouré de parcs naturels. Région de plantations de tabac, tabac des fameux cigares cubains.

 

Sur les routes environnantes se croisent vieilles voitures de toutes les couleurs et calèches à cheval.

Des gamins de quelques années seulement montant à cheval sans selle, aux papis portant un chapeau pour se protéger du soleil, cigare à la bouche, nous sommes impressionnés par la quantité de cubains à cheval. 

 Nous décidons d ailleurs de faire une journée à cheval pour aller explorer les campagnes de Vinales.

 

Notre guide s'appelle Adrian, une perle. Un Cubain au grand cœur qui se fait un plaisir de partager avec nous sa culture.

Un cavalier qui semble en harmonie avec ses animaux, ses chevaux lui obéissent au doigt et à l'œil ou plutôt à ses sifflements ou claquement de bouche.

Parfois il semblait diriger sa monture par télépathie, impressionnant. 

 Nous sommes avec un couple de français super sympa, Anne et Benjamin. Adrian, super cool, nous laissés si on voulait partir devant.

Benjamin et moi, entre deux anecdotes que nous échangions sur nos voyages, nous tapions le délire de partir au galop.

À coup de "YEEEEAH YA!", fouettant gentiment nos chevaux partions devant au galop. 


 Dans ce paysage magnifique, terre rouge, plantations de tabac aux grosses feuilles vertes autour de nous, montagnes boisées au loin, galoper dans ce décor me donna des papillons dans le ventre.

Durant la journée nous traversons plusieurs plantations différentes, haricots, maniocs, cannes à sucres, cafés et tabac évidement.

 

A cette saison, la plante de tabac est en pleine pousse. Ces grandes et larges feuilles vertes, plantés minutieusement en lignes prennent le soleil. Au milieu des champs verts se dressent des séchoirs à tabac couleurs marron. 


Maisons de bois aux toits de feuilles de palmiers séchées pointus, dans lesquelles sont pendues la tète vers le bas, les feuilles de

tabac qui sèchent perdant leurs couleurs vertes pour devenir marrons.

 

Durant notre séjour à Vinales, nous en avons visités trois au quatre. La visite commencent par une explication du procédé de fabrication de cigare, de la plantation de tabac, passant par la transformation naturelle des feuilles jusqu'au roulage du cigare, finissant évidemment par une dégustation !

 

Ayant goûté le cigare en France (je n'avais pas aimé du tout) je suis surpris de les trouver très bons ici. Cigares 100% naturels, nous apprenons aussi qu'ici, ils aiment tremper le bout du cigare (extrémité que l'on met à la bouche) dans du miel ou du rhum.

Encore meilleur ! 

La campagne de Vinales étant magnifique, nous décidons de la parcourir deux jours de plus à pied, nous laissant aller de Sentier en Sentier, à la terre rouge orangée, traversant les différents plantations, croisons le chemin de cubains galopant à cheval, croisant un fermier qui labourre son champ à l'aide de ses bœufs.

 

Pour la première fois, je vois des ananas à l'état sauvage. Nous croisons des dizaines de colibris, butinant les fleurs.

Avec Amandlne nous passons des demi-heures à tenter de les photographier.  


 Bref le charme de Vinales se trouve dans ses campagnes.

 

Le soir, s'invitait à l'apéro, le cigare cubain, roulé à la main par les producteurs du coin.

 


Une arrivée à la Havane

4h le réveil sonne.

Nous prenons un taxi pour l'aéroport de Cancun et rembarquons direction la Havane à Cuba, avec une escale au Panama.

En arrivant au dessus de l'île de Cuba, nous voyons la mer bordant les terres, d'une couleur turquoise magnifique.

 

La douane se passe plus facilement que nous l'imaginions. Nous prenons les sacs et sortons de l'aéroport. C'est alors que nous rencontrons un allemand qui propose de partager le taxi.

 

Première mission, retirer de l'argent. Mais la file d'attente du distributeur est incroyablement longue. Nous décidons donc de prendre un taxi sans argent et de nous faire déposer à un distributeur en ville.

Une grosse mission commence alors, le taxi nous dépose devant un hôtel qui propose d'avancer de l'argent mais à ce moment c'est impossible car internet à sauté. Ayant 0 argent, nous n'avons pas le choix, nous lui demandons de nous déposer à une banque. Impossible de savoir pourquoi mes 2 cartes bancaires et la carte de Waza ne veulent pas nous donner 1 centime. Le taxi commence à râler, ça fait déjà 1h que nous sommes avec lui, nous demandons à l'allemand de nous avancer la course.

 

A Cuba, il y a deux types de logement, l'hôtel Resort pour le tourisme de masse ou les casas chez l'habitant pour les " sacs à dos

". Nous allons donc à la casa de Maria. Nous posons les sacs et partons directement à la recherche d'argent.

 Première impressions de Cuba, un peuple très souriant, de vieilles maisons coloniales, anciennes voitures de toutes les couleurs et un soleil rayonnant. Nous trouvons une banque, mais la file d’attente est aussi incroyable qu’à l aéroport. Tant pis nous patientons.

Voilà notre tour, on croise les doigts, mais sur nos 3 cartes, une seule accepte de sortir de l'argent, et seulement 60 cuc (60 euros).

 

Ce qu’il faut savoir sur Cuba, c est qu’il y a deux monnaies. Les Cuc pour les touristes et les pesos nationaux pour les cubains.

On se retrouve avec deux monnaies à différente valeur. 1$=1cuc=25pesos. Dans la rue, les prix sont parfois en pesos, parfois en Cuc. En général, les hôtels, bus, taxis, activité, bref, les trucs à touristes sont en Cuc. La nourriture dans la rue et choses de base pour un cubain est en pesos. Vous pouvez payer un prix Cuc en pesos, et vice versa. Vous pouvez payer en Cuc et recevoir la monnaie en pesos.

 

Le premier jour, c’est perturbant et nous nous sommes fait avoir sur des bananes et une pizza (il nous a fait payer le prix de cinq  pizzas!!!). Mais une fois le calcul compris, les billets et pièces reconnues, c est assez simple.

 

Bref, c est avec 60cuc en poche que nous allons manger notre repas du soir et rentrons nous coucher de cette grande journée.

Le repas et la chambre payés, le taxi remboursé, il nous reste déjà moins de la moitié, nous espérons vraiment pouvoir retirer demain. 

Le lendemain matin, première chose avant manger, retourner à la banque. Nous patientons une nouvelle fois dans la file d’attente et

retentons notre chance au distributeur. Encore une fois, sur les 3 cartes, je n’arrive à retirer que 40€... Nous n’allons pas pouvoir continuer comme ça, nous ne savons pas s il y a beaucoup d’autres distributeurs dans les villes et villages une fois sorties de La Havane. Nous décidons de rentrer à l intérieur de la banque pour retirer au guichet. A nous deux, nous parvenons à obtenir 400,

soulagement.

Nous partons le reste de la journée visiter le vieux Havane. Des rues pleines de vies. Il y a pleins de monde qui s’occupe dans les rues, vendeurs de rue, pédaleurs de tuk tuk à vélo qui font une sieste assis sur leur selle, les jambes étendues sur le guidons.

Des groupes d’amis qui rigolent au coin de rue jouant parfois au domino, les personnes âgés assis au pied de leurs maisons...

 

Les rues sont animées, ce qui fait toujours plaisir. De la musique par ci par là. Beaucoup de linge qui sèchent aux fenêtres et balcons. Dans les rues, défilent d'anciennes voitures, roses, vertes, bleues, rouges.

Beaucoup de Cadillac, Pontiac, Chrysler, Chevrolet, Jaguar, bref je ne m’y connais pas en voiture, mais ça donne un charme fou, Amandine fan de vieilles voitures est aux anges.

 

D’anciennes énormes maisons coloniales, de plusieurs étages, avec balcons, colonne, grandes fenêtres et hauts plafonds.

Mais elles font vieilles, usées par le temps. Les peintures de couleurs pétantes et toutes différentes tombent en morceaux. Certaines maisons commencent à s'écrouler.

 

Par moment, on a l’impression que ces magnifiques maisons ont connues une guerre. En réalité, c’est juste qu’elles n’ont pas étaient entretenues et que depuis le temps, tout commence à s écrouler.

 

Si on enlevait les gens, que les rues seraient vides de vie, on aurait vraiment l’impression de découvrir une ville abandonnée depuis plus d’un siècle. Mais voilà, cette usure donne un certain charme. Mais je n’avais jamais vu dans mes voyages une ville pareille

En défilant dans les rues, vous êtes sûre d'être à Cuba, des drapeaux du pays flottent un peu partout. Le portrait de Fidel Castro est

partout, chez les gens, dans la rue, et à coup sûre, dans chaque bâtiment d'institution gouvernementale. Le Che aussi, un peu partout, observe la vie cubaine.

 

Nous décidons de rentrer jeter un œil dans les "supermarchés" ou superette alimentaire.

Vide. Il n’y a aucun choix.

Un rayon est rempli du même article pour ne pas faire vide. Dans le coin alimentaire: farine, huile, sauce tomate, pâtes et lentilles. 

 Déambulant dans les rues, nous remarquons que plusieurs personnes nous accostent et nous sortent des histoires à dormir debout pour de l’argent (femme qui accouche dans une heure et qui est asthmatique etc.) pour avoir de l’argent beaucoup de personnes nous demandent directement de l argent pour manger, mais ce qui choque par rapport aux autres pays, c est qu’ici ceux qui demandent ne paraissent pas être en grosse crise par rapport aux autres habitants, ne semblent pas être les "pauvres du pays" mais paraissent comme les autres. 

 

Une journée rendue éprouvante seulement de par le fait d'être aux aguets quand quelqu'un vient te parler, à chercher quelle est l'entourloupe.

 

Je veux dire par là qu’ici ce n’est pas une minorité de classe sociale la plus pauvre qui demande de l’argent, mais la majorité des gens,

comme si la plupart du peuple était finalement en besoin d aide. 

Bref, ce pays dont nous ne savions trop rien m’intrigue, je suis pressé d’en savoir plus, de poser des questions, de comprendre comment fonctionne le pays, de connaître la réalité de Cuba.

 

Mais je pense que cela ne va pas être simple, j'ai tenté déjà quelque fois, mais les gens répondent en chuchotant, ils se méfient les uns des autres, ici il semble interdit de critiquer le gouvernement, de remettre le système en question. Pour vous dire, ils peuvent avoir des problèmes juste en parlant avec vous dans la rue.

 

Le premier soir je demande à un cubain un endroit pour manger, il dit vouloir nous y emmener mais nous devons rester 5/10 mètres derrière lui, que la police ne remarque pas que nous sommes ensemble.

 

J’ai aussi été choqué de voir que quasiment toutes les rues de La Havane sont filmées par une caméra.

 

Quand un gouvernement redoute l échange d idées, de visions, qu’il ne contrôle plus les pensées du peuple.... 


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Commentaires : 2
  • #1

    vieuxtramp (vendredi, 05 mai 2017 10:15)

    Sympa tes photos de colibri, mais celui d'amandine est superbe, deuxieme photo d'oiseau apres celle du mexique elle va devenir une spécialiste en ornithologie... bon voyage

  • #2

    Valerian (lundi, 08 mai 2017 13:06)

    Super récit, et les photos qui vont avec sont vraiment belles !
    J'ai ma réponse quand aux possibilités de parler du système politique en tout cas. Et j'aurais appris quelques petites choses sur la fabrication des cigares ;)
    Continuez de nous en faire partager !
    Adios amigos !