Bangladesh

Les articles ci dessous sont publiés du plus récent au plus ancien.


A Cox's Bazar, les couchers de soleils sont splendides tout les soirs !

Nous quittons Chittagong en bus direction Cox's bazar plus au sud.

 

Cette ville est une « station balnéaire » pour les bangladais qui viennent souvent ici en vacances.

Ici pas grand chose à faire sachant qu'il faut un permis spécial pour aller dans les terres que nous n’avons pas.  

 

Côté spécial de la ville, nous ne pouvons pas aller dans les hôtels que nous souhaitons car la plupart sont réservés aux bangladais et interdit aux occidentaux.

  

Nous avons fait une cascade qui ne mérite même pas qu'on en parle, créée par l'homme, elle n'a clairement aucun charme.

  

Non ici, l'activité principale c'est la plage !

 

Et pas n'importe laquelle, c'est la plus longue plage au monde avec ses 120km !

 

Bon en réalité, elle ressemble à n'importe quelle plage classique de sable.

 

En marchant sur cette plage, on peut tomber par ci par là sur les fameux bateaux de pêche en forme de croissant de lune.

 

Des pêcheurs, on en voit sans cesse la journée récupérant leurs filets en mer mais aussi en bord de plage entrain de pêcher au filet et à l'hameçon.  

C'est marrant, beaucoup de Bangladais viennent à la plage toute la journée mais peu s'y baignent, et ceux qui se baignent sont entièrement habillés, par l'influence musulmane.  

 

Ici quand on sort à la plage, si on veut sortir avec l'idée d'une balade tranquille et paisible c'est toute une mission !

 

En réalité, vous ne le serez jamais entièrement, au mieux vous le serez par tranches de 10-15min. Même si vous montrez clairement par votre attitude que vous êtes en pleine sieste de plage, ils viennent vous parler et prendre des photos comme d'habitude.

 

D'ailleurs, la plage c'est l'enfer pour les selfis, ils sont au taquet.  

 

Sur des portions de la plage, des transats et parasols sont installés en ligne collés les uns aux autres. Les Bangladais les utilisent beaucoup et quasiment personne ne s'assoit dans le sable comme en France. Ici aussi l'intimité n'existe pas.  


L'attraction de la journée, ce sont les époustouflants couchers de soleil.

 

Chaque soir, ils étaient d'un orange incendie.

 

Chaque soir, à l'approche de l'horizon, le soleil formait une magnifique et énorme boule orange comme l'intérieur d'un œuf dur qui petit à petit devenait totalement rose.

 

Du coup, chaque soir nous essayons de trouver un spot « tranquille » pour assister au spectacle.

 

Plusieurs fois nous avons essayés de les filmer en posant la Go pro sur la plage mais à chaque fois, intrigués ils venaient se planter devant sans bouger.  

 

 Anecdote : un soir alors que nous avions marchés loin de manière à ne pas être dérangés, la police est venue nous trouver et nous a demandée de quitter les lieux par sécurité. Mais nous on ne veut pas !

 

Ils insistent ! Alors nous aussi, on leur explique que nous voulons rester tranquilles pour le coucher de soleil. Du coup, l'équipe de police est restée jusqu'à la fin à une vingtaine de mètres de nous. Quand on vous dit qu’on n’est jamais tranquille !  


Autre anecdote : pour vous montrer à quel point ils sont curieux, à chaque fois que l'on trouve une portion tranquille et qu'on se réfugie au fond de la plage, les promeneurs arrivant au loin, marchant les pieds dans l'eau, traversent toute la plage pour que leur passage se fasse à 1 m de nous, puis repartent marcher les pieds dans l'eau !

 

Encore une autre anecdote : en parlant de marcher sur la plage, c'est une étoile de mer que nous avons vu marcher sur la plage.

C'est impressionnant, sous l'étoile, se trouvent peins de petits picots gluants qui bougent dans tous les sens et lui permettent d'avancer.

 

Les branches de l'étoile qui sont à l'avant tractent le corps, pendant que celles de derrière le pousse. Impressionnant ! 


Dans la campagne de Chittagong !

Comme nous vous l'avions dit, un jour, en compagnie de Cristina et Fahim nous sommes sortis de Chittagong.

 

En quelques kilomètres, deux tuk tuks nous déposent sur une route de pleine campagne.

Toute la journée nous la passons à déambuler à pieds, suivant les petits chemins serpentant parmi des dizaines de petits points d'eau, de petits lacs dans lesquels les villageois prennent leur bain, lavent leur linge, tout ça dans un cadre de forte verdure, au milieu des cocotiers et des rizières.

 

Les maisons sont petites, elles sont en terre. Dans les jardins sèche le linge, des habits et saris de toutes les couleurs. Ici c'est le calme, on est bien loin de la ville, sur les chemins ne passent que des tuk tuks ou des vélos.

 

Le temps d'une journée, nous avons échangés le bruit des moteurs et des klaxons, contre le silence de ces campagnes bercé par le chant des oiseaux.  

 Sur ces petits chemins, on croise des poules, des chèvres, des écoliers qui rentrent de l'école, des femmes qui reviennent du point d'eau avec une jarre sur la tête ou dans les bras, bref, on déambule dans la bonne ambiance typique des petits villages.

 

Ceci est un petit village de basse caste, la plupart son des ouvriers (comme les fameux porteurs de sel), la plupart sont hindouistes.

 

D'ailleurs aujourd'hui au village, il y a une fête hindoue.

 

Nous empruntons les petits chemins qui semblent aller là où il y a de la musique. Nous tombons tout d'abord sur 3 cuisiniers s'affairant au milieu de 5 ou 6 énormes marmites bouillonnant au dessus de feux de bois. Un des cuisiniers se met à essorer une des marmites de riz, riz qu'il sort de la marmite à base de paniers d'osier, pour vous dire la quantité ! Jamais nous n'avons vu autant de riz cuit de notre vie.  


Le chemin nous emmène à cette petite cérémonie.

 

Dans la rue du petit temple du village, une sorte de grande tente a été dressée. A l'ombre des tissus, 5 ou 6 moines hindous chantent des textes sacrés. Face à ces chanteurs de prières s'accordant sur les musiques jouées par leurs instruments, des dizaines de femmes sont assises toutes collées les unes aux autres.

 

Très joli à voir, comme vous le savez les saris des femmes hindoues sont toujours hauts en couleur, alors cette foule de femme remuant au son de la musique formait une magnifique mer de couleur remuée par les vagues de sari.  

Nous entrons sous la tente, tout le monde nous souhaite "Hare Krishna".

 

Nous rencontrons un baba, qui nous invite à manger. Il est midi nous le suivons. Il nous emmène dans une petite maison à l'intérieur de laquelle la fraîcheur fait du bien pour midi. Il n'y a pas de meubles, nous nous essayons par terre, mais il s'empresse de ramener des chaises en plastique.

 

Comme d'habitude, ils sont aux petits soins avec nous, faisant en sorte que tout soit parfait même plus que parfait !   

 

Chacun de Waza, Cristina, Fahim et moi recevons une grosse assiette de riz et de légumes au curry-piment.

 

Le repas est délicieux, mais malgré que nous ayons le ventre plein, ils ne cessent de nous resservir. Le pire c'est que nous sommes les seuls à manger, les gens du festival mangent à 14h, alors ils restent tous là à nous regarder manger, rigolant de voir Amandine qui en met partout en mangeant avec les mains.  


Bien remplis, nous retournons au festival pour assister à une petite cérémonie.

 

Cérémonie pour se protéger des mauvais esprits. Une femme se déplace dans la foule objet sacré à la main, sur lequel il y a de petites flammes. Au passage de la femme, la foule se pousse pour mettre ses mains au dessus des flammes, pour ensuite se les frotter sur leur crâne.

  

Nous quittons la cérémonie et continuons notre visite. Les gens sont super accueillants, à deux reprises dans l'après midi, nous nous sommes fait inviter à deux reprises chez des familles, nous faisant offrir à boire et à manger.

 

Dans la suite de la journée, nous avons du refuser plusieurs fois des invitations car le temps nous aurait manqué.  

Petit à petit que le soleil descend, nous nous redirigeons doucement vers la grande route.

 

Les petits commerces apparaissent petit à petit. Dont les petits bouchers. Le long de la route, devant ces fameux petits bouchers, on trouve, accrochés à de petits piquets plantés dans la terre ces fameuses bouteilles/bidons renversés servant au poulet hallal.

 

C'est ici que nous avons vu ça pour la première fois. Du coup, quand nous avons vu tout ce sang dans et en dessous les bouteilles, nous bloquons dessus et prenons des photos. Le pire c'est qu'il y a en ce moment même une poule entrain de se vider de son sang.

 

Mais pour un bangladais, c'est un outil de la vie de tout les jours qui est normal. Du coup, on fait bloquer les Bangladais qui eux ne comprennent pas pourquoi on bloque sur les vides sangs.  


Alors que le soleil couchant donnant une couleur orange au ciel, que nous traversons des champs de lotus poussant dans la boue dans laquelle quelques buffles se prélassent, nous rejoignons la grande route.

 

Nous prenons un premier tuktuk qui se retrouve à l’entrée de Chittagong coincé dans des bouchons pas possible, du coup, nous passons à pieds le point de blocage et reprenons un autre tuk tuk. Re-coincés dans les bouchons, nous répétons une dernière fois le procédé avant de rentrer !

 

Très belle journée dans la campagne Bangladaise. Des petits villages hauts en couleur, en verdure et en gentillesse, le top !  



Dans les rues de Chittagong !

Partis depuis Benapole pour un trajet de bus de soit disant 12h en direction de Chittagong, le trajet nous a finalement prit 24h.

 

Durant le trajet, nous faisons la connaissance de Cristina, une italienne qui vit depuis deux ans au Bangladesh en compagnie de son ami Fahim, qui lui est bangladais.

 

Nous trouvons un hôtel avec balcon dans notre chambre donnant sur un carrefour dans lequel, la vie bangladaise est à son maximum.

 

Chittagong est la deuxième plus grande ville du pays, pourtant malgré qu'en règle générale nous n’aimions pas les villes, nous avons adorés Chittagong.  

Chittagong est une ville aux bâtiments gris, de grands immeubles dont le linge pend par les fenêtres grillagées.

Par ci par là des cocotiers apportent une touche de verdure.

 

La ville est en majorité bruyante, premièrement du fait du trafic important.

 

Dans le brouhaha des klaxons et des moteurs, les rabatteurs de bus usent toute leur voix pour se faire entendre, donnant de grands coups de la main sur la paroi rouillée du bus:

un coup = c'est parti roule, deux coups = arrête toi, trois coups = stop urgent, enfin les coups réguliers = avance doucement ça passe.

  

Les bus bangladais sont les bus les plus endommagés que j'ai pu voir de tous les pays que j'ai visités malgré que ce ne soit pas les plus vieux en âge.

 

Une rapide description des bus s'impose : les parois des bus en plus d'être rouillées au point d'être creusées, faisant des trous dans lesquels notre poing peut passer, sont totalement rayées même plus, elles sont comme griffées, comme si une patte d'ours géant avait rayé tout le bus enfonçant les parois. D'ailleurs, les bus qui ont le plus subit ont rebouchés les impacts à l'aide d'une pâte verte claire, résultat, ils finissent quasiment tout vert. Parlons des fenêtres aussi, qui sont à 90% cassées, soit par les balles de criquet perdues des jeunes qui jouent dans la rue, soit à cause des chocs entre bus qui se croisent de trop près (alors que nous marchions dans la rue, cela est arrivé sous nos yeux, un bus a complètement explosé la vitre d'un autre bus en le croisant).

 

Évidemment les clignotants n'existent plus, et les pneus sont plus que lisse.

 

Ces mêmes bus quand ils sont pleins, se retrouvent avec des dizaines de passagers (toujours des hommes) assis sur les toits. 

Mais revenons-en aux bruits.

 

Dans tout ce vacarme vous pouvez rajouter les coups de sifflets des policiers, la sirène des ambulances immobiles, coincées dans les

embouteillages, les hauts parleurs des mosquées, les cris des gamins surexcités qui gravitent autour de vous, de temps en temps ajoutez aussi le bruit de meuleuse par ci par là, le bruit du marteau, les poules qui se font transportées en tuktuk, camion, et parfois même en vélo où elles sont accrochées aux guidons, pendues par les pattes.

 

 

Quand on marche dans la rue, toutes les deux minutes on nous demande si ça va bien et d'où l'on vient. On nous demande tellement de partout, que des fois on ne sait même pas d'où ça vient et qu'à la fin, on ne répond même plus. Oui c'est dommage mais franchement si on répondrait à tout le monde, on ferait du 100mètres par heure.

 

Le pire, c'est qu'en 24h, on peut nous poser 100 fois la même question, comme dit Amandine on devrait s'accrocher autour du cou une pancarte écrite en bangladais disant : Antoine et Amandine de France, en couple, en tourisme pour 1 mois, oui on aime le Bangladesh, non pas de selfi, PS : je ne parle pas bangladais. 

D'ailleurs c'est marrant, beaucoup d'entre eux sont surpris que nous ne parlons pas bangladais.

 

Autre anecdote : unique au Bangladesh, beaucoup de personnes pensent sincèrement que nous sommes chinois !

 

Alors je veux bien qu'il n'y a pas beaucoup de touristes au Bangladesh mais de là à croire que nous sommes chinois quand même, il y a une différence. Nous avions comme l'impression que pour eux, étrangers = forcément chinois !

 

Bref en se baladant dans la rue on entend souvent des :"You from china" ou pire " made in china" ! Comme d'habitude, partout où nous allons, une foule de personne nous suit et dès que nous nous arrêtons, la foule s'épaissie.

 

Par ci par là, ils continuent de nous prendre en photo en cachette faisant mine de rien, on voit quand même le flash s'allumer.

A part une journée où nous sommes sortis dans les campagnes environnantes avec Cristina et Fahim, journée que nous vous raconterons dans un prochain article, les autres journées, nous nous sommes promenés un peu partout en ville.

  

Un coin que nous avons adoré, c'est la Strand road, la rue des commerces.

 

En début de rue se trouve des entrepôts recevant le chargement des bateaux. Nous avons adorés les salières.

 

Un bateau en forme de grosse péniche est amarré. Il est surchargé de sel. La cargaison du bateau étant déposée dans de petits entrepôts sombres. Petite précision, le stock de sel est déchargé à main humaine, une dizaine d'ouvriers portent le sel dans de gros paniers d'osier qu'ils portent sur leur tête. On sent que la charge est lourde, ils marchent d'un pas rapide, on comprend qu'ils courent pour se décharger au plus vite.

 

Après les avoir regardés pendant une petite demi-heure, nous continuons rempruntant une petite ruelle dans laquelle, assis sur le sol, des dizaines d'ouvriers jouent aux cartes, misant de l'argent par groupe de 3-4.  


Dans cette zone, des dizaines de camions sont garés en attente le chargement.

 

Pour un œil de français, on pourrait croire qu’il s’agit d’une casse de camion voyant leur état, mais non, ils sont bien en activité.

Les camions en circulation nous font sursauter par leur puissant klaxon. Le chargement dépasse souvent de tous les côtés, le pot dégage une fumée noire, les pneus soulèvent des nuages de poussière.

 

En haut de ces camions, il y a souvent un ou deux ouvriers passant le trajet allongé sur le chargement. 

Au bout de cette Strand road se trouve le marché.

 

Un marché de tout, passant des fruits et légumes, aux poissons, à la viande et au « tout et rien » comme des outils, des cadenas, des bassines...

 

Les vendeurs de fruits et légumes ont soit un stand à même le sol sur une bâche, soit un stand sur une charrette en bois aux grandes roues en ferraille. Des vendeurs de poissons rendent l'odeur de la rue insupportable, surtout les vendeurs de poissons de toutes tailles séchés et de crevettes sèches entreposées dans des paniers en osier.

 

Les vendeurs de viande sont assis au milieu de gros morceaux de viande pendant à de gros crochets donnant sur la rue.

Devant eux se trouve toujours un morceau de bois aux tâches de sang séchées dans lequel une hache est plantée.

 

Le pays étant en grande majorité musulman, on trouve aussi devant ces charcutiers des bidons en plastique retournés, le fond retiré, rempli de sang. Il y a également une flaque de sang par terre sous les bidons. Cela sert à tuer les poulets de manière hallal.

Ils égorgent les poulets et les jettent tête à l'envers dedans le temps qu'ils se vident de leur sang.

 

Au pied de certaines de ces boucheries, sont tenues par une corde des chèvres attendant leur tour pour finir au bout du crochet.

 

Dans cette rue, on passe aussi devant les fabricants de rickshaws. On peut alors voir toutes les pièces à chaque étape qui composent ces tuktuks vélo.  


Un autre jour nous avons demandé à un tuktuk de nous rendre au port.

 

Ne comprenant pas l'anglais et malgré qu'on lui montre le lieu écrit, il nous a déposés à un marché de vaches.

 

Bon ben c'est cool quand même, on décide d'y aller même si tout le monde se demande ce que l'on fait là !

Il n'y a pas que des vaches, il y a aussi d'énormes buffles et des chèvres, mais le truc qui nous a trop fait rire, ce sont les vaches d'un propriétaire qu'il leur a peint les cornes en vert jaune rouge! Les vaches rasta !  


Autre petit lieu que nous avons bien aimés à Chittagong c'est le port fluvial.

 

Nous y avons passés l'après midi avec Cristina et Fahim. Super spot, un peu comme à Varanasi, ici on marche le long de l'eau et on observe la vie se dérouler.

 

Tout au long, d'énormes bateaux de pêche en bois attendent coque dans la boue, que l'eau remonte.

De magnifiques bateaux qui ont tout simplement la forme et l'allure de bateau de pirate. Sur ces embarcations, des groupes de pêcheurs papotent en mangeant, d'autres réparent et rangent le bateau, d'autres encore mettent des poissons à sécher en les pendants.  


Dans ce coin, les gens sont super accueillants, tout le monde nous fait signe de monter sur leur bateau.

 

Sur la rive, nous marchons au milieu des gigantesques filets de pêche étendus sur le sol, pendant qu'un ou deux hommes s'affairent à réparer les mailles cassées du filet.  

 

Par ci par là, nous croisons chacun leur tour des vendeurs ambulants de cigarette, de thé, de cacahuètes et également des vendeurs de poisson installés au sol.

 

Là où il y a de l'eau, les gamins jouent sous la surveillance des femmes de la famille, qui pendant ce temps se douchent et font la lessive. Entre la rive et la ville, une étendue d'herbe est partagée entre les vaches, les buffles et les jeunes qui jouent au criquet. 

Alors que nous quittons la rive a bord d'une petite barque qui nous fait faire un tour au milieu de vieux bateaux ressemblant à des épaves pendant le coucher du soleil, nous voyons des gamins d'une dizaine d'années même pas, traverser un pont en montant sur un des deux arches qui s'élèvent de chaque côté du pont. La famille en bas ne s'inquiète pas et ne dit rien, tout est normal.

  

Durant le trajet en barque, deux gamins ayant crées une embarcation de fortune qui tout de même parvient à flotter, s'amusent à s'accrocher à notre barque pour se laisser tirer.

 

Encore une très belle journée avec Cristina et Fahim ! 

Après une bonne semaine, nous passons notre dernière soirée à Chittagong chez Cristina et Fahim qui nous invitent à manger.

 

Nous allons donc tous les 4 faire les courses pour le repas. Au menu poulet, riz, naan et légumes.

Nous allons donc acheter de quoi faire les assaisonnements au marché, mais surtout l'élément le plus important: le poulet.

Nous nous arrêtons à un vendeur de rue. Fahim commande donc un poulet. Le petit jeune choisit donc une poule dans la dizaine qui sont entrain de picorer dans l'atelier.

 

Il la pose sur une planche en bois où il reste les traces du poulet précédent et lui coupe la gorge à l'aide d'un grand couteau. Il la jette ensuite dans un bidon en plastique tête en bas, pattes en l'air et referme avec un couvercle.

Pendant 3-4 minutes le bidon remue, on entend les ailes battre dans le bidon. Une fois la poule vidée de son sang, le père cette fois ci sort la poule du bidon et lui retire la peau, d'une facilité impressionnante. A l'aide d'un gros couteau, frappant fort sur la planche, il coupe les pattes, la tête et le bout des ailes. En 10minutes c'était prêt.

 

Nous repartons avec la poule découpée en morceau dans un plastique à la main, c'est la première fois que nous assistons à la préparation !

 

Fahim et Cristina qui se sont relayés pour la cuisine (Fahim pour toutes les épices et assaisonnement et Cristina tout le reste) nous ont préparés un succulent repas. Une super soirée !

  

C'est sur ce repas que se finit Chittagong, demain direction Cox's bazar !  


Entre coups de bol et ras le bol à Bénapole, arrivée au Bangladesh !

Après 4h de bus depuis Calcutta, nous arrivons à la frontière terrestre du Bangladesh.

 

Nous passons à pieds les premiers bureaux d’immigration. Nous nous faisons tamponner nos passeports pour la sortie

Indienne sans aucun problème. Puis nous passons dans les bureaux Bangladais.

 

Arrive notre tour de passer au niveau du douanier. Il tourne les pages de nos passeports à la recherche de nos visas, mais on ne les a pas. Quand on lui annonce qu’on comptait les faire sur place, il nous regarde avec des yeux ronds, du coup on commence à se dire que ça va être tout une mission.

 

Mais au final, ce même douanier nous prend en main et s’occupe de toutes les formalités nécessaires pour le faire. Heureusement il était cool, car nous sommes arrivés mains dans les poches, par exemple il nous demande dans quel hôtel nous dormons la première nuit, on lui répond qu’on ne sait pas, qu’il a qu’à marquer un  hôtel de la ville qu’il connaît. Ou encore quand il nous demanda quand était notre vol de sortie, nous lui répondons que nous n’en avons pas. Il nous demande alors de mettre une date de sortie en nous demandant combien de temps nous restons au Bangladesh, on lui répond encore une fois qu’on ne sait pas, tout dépend de combien de jours on nous donne de visa, on prend le maximum.

 

Pendant 2h il court de bureaux en bureaux, venant nous faire signer des papiers par-ci par-là.

 

Après 2h, PAF PAF les passeports sont tamponnés.

 

Nous passons le contrôle des sacs durant lequel les douaniers font minent de nous « fouiller » simplement pour nous garder avec eux, le temps de papoter. Nous nous dirigeons vers la sortie des bureaux, un douanier vient vers nous en nous souhaitant «welcome to Bangladesh» et vient me tenir la main jusqu’à la sortie de la douane comme font souvent les hommes indiens.

 

A peine sortis, nous nous asseyons le temps de réfléchir à que faire à cette heure car il fait déjà nuit, mais en un claquement de doigts, une bonne vingtaine de personne affluent autour de nous pour nous observer.

 

Nous nous rendons au seul hôtel que nous avons trouvé pour passer la nuit.

Le lendemain matin, nous décidons de partir en bus public pour le nord.

 

Mais arrivés au guichet, impossible de communiquer, les deux vendeurs de billets ne parlent pas du tout anglais ni la dizaine de gens autour de nous qui regardent la scène.

 

En plus de ne pas réussir à acheter les billets, nous ne savons pas vraiment au final ce que nous allons faire au nord. A vrai dire, on ne sait absolument rien du pays, ni de ce qu’il y a à faire. Nous n’avons ni guide sur le pays et n’avons pas eu le temps de chopper des infos sur internet, infos qui sont plutôt rares sur les Bangladesh.

 

On décide alors de ne pas se précipiter et de reprendre une nuit de plus à l’hôtel, histoire de travailler l’itinéraire du mois.

 

Au final les plans changent, on passe du tout au tout, le lendemain nous partirons pour le sud est au lieu du nord-ouest.

 

Nous passons donc une dernière nuit dans cette ville frontalière.

Au réveil, au moment de faire les sacs, surprise, notre caméra go pro a disparue.

 

Pour ceux qui n’ont pas lu l’histoire du vol de la go pro sur facebook, voici le passage en italique :  

Ce matin nous nous réveillons à 11h tranquille car le bus est à 18h30.

 

Alors que nous bouclons nos sacs, il me manque la go pro.


Je demande à Amandine mais elle ne l'a pas, c'est étrange, je l'ai utilisée hier soir à 23h pour la photo du jeu concours carte postale, juste avant d'aller me coucher.

Nous fouillons tout nos sacs 2-3 fois par acquis de conscience. Nous fouillons aussi la chambre de fond en comble, même si elle n'a pas 1000 recoins.

Il n'y à plus qu'une seule réponse possible: La go pro n'est plus dans la pièce.

 

Et chose que nous sommes sûre à 300%, c'est que lorsque nous nous sommes couchés, je l'avais laissée sur la petite table sous la fenêtre coulissante donnant sur le couloir.

 

Je n'aime pas accuser, mais c'est sûre, on s'est fait voler la go pro par la fenêtre qui était close. Je vais dans le couloir, je tente de l'ouvrir, elle coulisse facilement, sans bruits, et ma main passe facilement entre les barreaux jusqu'à la table.

 

Nous allons voir le staff de l'hôtel qui depuis le début nous inspirait clairement pas confiance et annonçons la disparition de la go pro.

 

Commence alors un numéro spectaculaire qui, à chaque nouveaux rebondissements, prouve que le voleur ne vient clairement pas de la clientèle, sachant qu'il n'y a quasiment que nous, mais le voleur vient du personnel, ou plutôt du personnel en équipe.

 

Tout d'abord le personnel s'emmêle les pinceaux, font semblant de chercher et sortent des excuses ou phrases complètement débiles. Voyant que la scène n'allait pas évoluer nous demandons d'appeler la police.

Ils refusent d'appeler la police et appellent le boss (celui qu'on sentait le moins depuis le tout début).

Arrive le boss, qui ne parait pas surpris, ni paniqué, lui non plus ne veut pas appeler la police, on demande alors à voir les images des caméras de surveillance qui filme le couloir.

 

Il nous baratine pour éviter la conversation, pendant que les autres se parlent en bengali et disparaissent de temps en temps pour revenir de je ne sais où.

 

Ils nous redemandent de vérifier la chambre, on leur montre que chaque endroit est fouillé, on arrache les draps, on vide la poubelle 3 fois, je soulève la table et leur montre qu'elle n'est pas en dessous.

 

Pour ceux qui la connaisse, Amandine peut avoir le plus beau sourire, mais elle peut aussi devenir le plus enragé des chiens de garde. Et là, c'est le cas Waza craque.

 

Les mecs, la voyant, commencent à paniquer, les yeux grands ouverts et me demande de la calmer.

Je leur explique que cette fois ci non et qu'attention, ce n'était que son début.

 

Pour fuir la situation, le boss me dit de le suivre en bas pour voir les enregistrements. On descend tous les deux dans le bureau, pendant qu'il allume l'ordinateur il fuit du regard, j'en profite pour mettre la situation au clair : je ne sais pas ce que vont donner les caméras mais si la go pro n'est pas de retour, après je vais chercher la police, puis il nous remboursera le prix de la go pro.

 

Il semble alors réfléchir et se trahit de nouveau, en me demandant combien coûte la go pro.

 

L'écran s'allume, mais il met les images du 24 malgré que je lui répète que je me suis couché à 1h du matin, donc ce sont les bandes du 25 que nous devons regarder (la go pro a disparue dans la nuit du 24 au 25 mais à partir de 1h du mat' donc le 25).

Il fait mine de ne pas entendre et après avoir regardés la bande du 24, il éteint l'écran, alors qu'Amandine arrive.


Pendant ce temps, les 3 gars en haut l'ont "forcé" à descendre me rejoindre pour regarder les vidéos de surveillances.

On insiste tout les deux pour voir les vidéos du 25, mais il ne veut vraiment pas, fait mine de ne pas comprendre et ne veux pas me laisser la souris pour que je regarde de moi même.

 

Après 10min, d'un seul coup d'un seul, il nous dit de le suivre pour aller refouiller la chambre. On lui dit que c'est inutile et que nous on veut les vidéos. Mais il insiste. Cela étant étrange, on le suis.

 

Arrivés en haut les 3 gars nous font "venez fouiller la chambre!". On ouvre alors la porte, ils se ruent dedans, je ne vois pas ce qu'il se passe, étant encore dehors, mais en 5secondes à peine ils retrouvent la go pro soit disant sous la table que j'ai levée auparavant devant leur yeux, où il n'y avait strictement rien.

 

C'est certain, voyant que nous ne lâcherons pas, ils ont reposés la go pro, sous la table, pendant qu'Amandine était en bas avec moi. Grillés à 300%!

Le pire, c'est que la veille, j'avais posé la go pro sur sa pochette, mais pas dans sa pochette. Et lorsqu'ils l'ont retrouvée, elle était dans sa pochette !

 

Si un jour vous passez la frontière à Benapole, méfiez vous de l'hôtel suncity inn (le seul que nous avions trouvés!).

Plus de peur que de mal, l'histoire se finit bien puisque nous l'avons retrouvée, mais franchement quand nous avons compris que l'hôtel nous l'avait volé, on ne pensait pas la revoir.

 

Anecdote: rappelle à la con pour les routards :
toujours se méfier de vos objets accessibles par une fenêtre (intérieur comme extérieur), même quand vous êtes présent, car pour le coup, nous nous sommes fait voler pendant notre sommeil.
Souvent les hôtels fournissent un cadenas, si vous voulez être serein à 100%, fermez la porte avec votre propre cadenas, car même si vous gardez la clé, ils ont toujours un double.

Soulagés d’avoir récupérés notre go pro, nous nous rendons à ne compagnie de bus qui vend des billets pour Chittagong,

le bus est à 18h30.

 

Après s’être baladés quelques petites heures dans la ville, nous décidons de nous asseoir devant l’agence.

 

Comme ces derniers 48h, dès que nous nous asseyons, en quelques secondes des dizaines de personnes de tout âge s’accumulent autour de nous.

 

Honnêtement, quand le cercle se tient à 4-5 mètres, c’est soutenable mais quand c’est à 1mètre même pas autour de nous, qu’on ne voit même plus ce qui nous entour, ne voyant que des jambes, c’est un peu oppressant.

 

Le pire c’est qu’ils vont tous poser la/les même questions chacun leur tour, au lieu d’écouter ce que dit le voisin.

 

Alors, par dizaine nous répondons « We are from France », « Coming from India », « Yes we are one couple ».

 

Du coup ça ne loupe pas, les gens s’entassent devant l’agence pour nous observer, jusque là pas de problème, mais au bout d’un moment, l’attroupement étant vraiment important, les employés de l’agence tentent de disperser le monde car ils ne veulent pas que la police vienne.  

  

Malgré ça, la foule les regarde grand sourire aux lèvres, mais ne bouge pas d’un poil. Du coup, le personnel nous demande de rentrer dans l’agence. Mais nous nous ne sommes pas chaud à rentrer car la clim va nous filler encore la crève, la salle d’attente est infestée de moustiques, mais en plus nous sommes en pleine partie de Rumicube.

Alors que la tension monte petit à petit, commence une nouvelle histoire en parallèle.

 

Avant de vous la raconter, il faut vous expliquer un certain contexte.

 

Comme en Inde, ici aussi ils demandent à faire 50 selfis.

Dans le reste du monde, ces selfis sont innocents et ne nous posent aucuns problèmes, car ils sont prit en tant que souvenirs, comme une photo de famille où l’on pose tous ensemble, les locaux avec les touristes.

 

Mais ici et en Inde, ce sont des selfis « pervers », demandés uniquement par des hommes, leur but est seulement de se prendre en photo avec Amandine ou ne prendre que Amandine.  (Evidemment il y a quand même des gens qui viennent pour de simples selfis souvenirs)

 

Pour avoir beaucoup discuté de ce sujet avec les indiens, je sais aujourd’hui que ces photos ont des buts précis. Le moins dérangeant est d’utiliser cette photo pour faire croire aux copains que l’européenne concernée est une de ses conquêtes. Mais parfois cela peut aller plus loin, je laisse les personnes adultes comprendre.

 

Depuis 48h, nous remarquons qu’ici cela va plus loin qu’en Inde pour la raison suivante : Même si les indiens prennent parfois les photos en cachette, en général, ils nous demandent la permission avant.

 

Ici ils viennent sans demander, se colle d’un coup à Amandine et font le selfi. Parfois sans demander, ils tendent le téléphone à 30cm du visage de Waza et prennent en photo. Encore pire, ils nous demandent la permission de se photographier avec Waza mais même si on dit non ils le font quand même, n’hésitant pas à se coller à Amandine.

 

En plus, ce qu’il faut savoir pour ces deux pays, mais encore plus le Bangladesh et sa forte population musulmane, c’est qu’en aucun cas ils se permettraient une telle chose avec une femme de chez eux. De même si je demanderais ça à un couple d’ici, ils refuseraient. 

Amandine qui se fait prendre en selfie pendant qu'elle parle avec les gamins
Amandine qui se fait prendre en selfie pendant qu'elle parle avec les gamins

Revenons en donc à nos moutons, alors qu’au pied de l’agence, la tension monte, et que plusieurs hommes photographient déjà Amandine d’où ils sont, un homme s’avance devant Amandine pour être encore plus proche.

 

On lui dit alors d’arrêter ça, surtout que du coup tout le monde sort son téléphone.

 

Je lui explique que jamais je ne ferai ça avec leurs femmes ou filles, qu’ils n’accepteraient pas ça, alors qu’ils fassent de même.

 

Du coup on craque, on range le jeu pour rentrer à l’intérieur. D’un coup j’entends Amandine crier « toi là ! ».

 

Le mec à qui nous venons de faire la morale, qui a déjà essayé deux fois malgré nos refus, s’est avancé une troisième fois pour prendre d’encore plus près Amandine.

 

C’est la goutte qui fait déborder le vase, Amandine saute les marches, le mec prend plus que peur et part en courant !

 

Amandine se jette à ses trousses, il se met alors à tracer en plein milieu de la route, manquant de se faire renverser par les camions et les tuktuks.

 

Suite à ça nous rentrons et l’agence gueule sur les passants pour partir mais ça se disperse difficilement.

 

Une fois les nerfs retombés, nous sommes morts de rire de la scène qui vient de se passer.

 

Le petit malin qui voulait enfreindre les règles, a vraiment détalé comme un lapin. Trop marrant aussi, dès qu’Amandine s’est excitée tous les hommes ont rangés ni vu ni connu, leur téléphone dans leur poche, en mode « moi je n’ai pas pris d photos ! », tous super intimidés de voir une femme réagir comme ça.  

 

Le bus arrive à 19h45, c’est parti direction Chittagong ! 

 

Ca fait du bien de s’asseoir dans le calme du bus, nous sommes exténués entre la go pro ce matin, et cette après-midi sans 10minutes de répit . C'est parti pour une bonne nuit ... Quoi que, l'aventure n'est pas finie, la suite dans le prochain article ! 


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