Ethiopie - Nord

Les articles ci dessous sont publiés du plus récent au plus ancien.


Danakil - jour 4 - Tiger church

  Une jeep vient nous chercher à l’hôtel, Sohta et un couple d’allemand nous attendent à l’intérieur.

 

Nous roulons deux bonnes heures plein ouest.

 

Après avoir quittés les montagnes rocailleuses de Mekele, nous roulons sur un plat immense, traversant des petits villages.

 

Au loin, des formations rocheuses dignes des canyons Américains pointent vers le ciel.

 

Nous nous arrêtons dans le dernier village, bien charmant, aux maisons de pierres, pour prendre un guide.

Puis nous nous rendons au pied d’un de ces « canyon ». 

 En plus de ce paysage magnifique, ces canyons logent à leurs sommets,

des églises vieilles de plusieurs siècles creusées à même la pierre.

 

La première que nous allons visiter est là Abuna Yemata Guh.

 

Pour y accéder, un chemin qui commence bien tout en douceur, montant tranquillement. Puis, plus on avance, plus le chemin se fait étroit et glissant, jusqu’à marcher collés contre la paroi, puis, à devoir l’escalader !

 

Et oui, il y a plusieurs passages pour arriver jusqu’en haut, qui se font en escaladant. 

Le premier vrai passage est une paroi de 7 mètres que l’on fait sans être attaché.

 

On peut vous dire que le stress était à son maximum !

 

Après cette paroi, il reste à escalader quelques gros rochers, dont le dernier est plat. Je peux vous dire qu’arrivé sur ce dernier rocher, je me suis grouillé de m’asseoir en plein milieu et de ne plus bouger. Mon corps était tremblant de vertige.

 

Mais ça en vaut carrément la peine, la vue 360 est incroyable !

D’un côté la campagne toute plate et ses petits villages jusqu’à l’horizon.

 

De l’autre côté, les canyons aux couleurs marron, ocre, traversés par des rayures rouge-violette sont imposants.

 

Une nouvelle surprise en Ethiopie, encore un paysage dont nous ignorons l’existence de ce si beau pays.

 

En quelques heures de voiture, nous nous sommes télé transportés tout droit dans les déserts Américains !

Mais ce n’est pas fini ! De ce grand rocher plat on ne voit pas l’église qui est de l’autre côté de la roche.

 

Et pour y accéder, il faut longer la paroi sur un passage d’à peu près 80cm face au vide.

 

Je peux vous dire qu’au moment de passer, mon adrénaline était à son maximum, soufflant de grandes respirations, sans jamais lâcher du regard mon point d’arrivée.

Aux ¾ du passage, je lève la tête et vois un papi, bien âgé, enturbanné de linge blanc, grand sourire aux lèvres, canne en bois à la main.

Ma première pensée : « Mais qu’est-ce tu fou la papi ?! ».

 

Je suis au bout de ma vie, pour être arrivé là, je me sens Indiana Johns, gros fou dans ma tête et lui il est là tranquille avec sa canne !

 

Et le pire c’est qu’il monte et descend tous les jours !

Une fois le passage traversé, nous sommes face à une porte creusée dans la roche, donnant sur une pièce rectangulaire, comportant un dôme au plafond et de vieilles peintures chrétiennes sur les murs.

 

Au sol de vieux tapis, par ci par là de vieux livres à la couverture en cuire et aux pages jaunies, dans les coins des murs des vieilles cannes qui semblent être là depuis longtemps.


L’église au sommet de ce canyon vieille du 4ème siècle est incroyable par la beauté intérieure et extérieure, extérieure dans

le sens visuel, par la beauté des lieux et le plaisir des yeux, mais aussi intérieure car intérieurement on se sent fière d’avoir eu le courage de monter en cet endroit.

 

Nous faisons une pause détente dans le frais de l’église histoire de faire redescendre le stress de la montée,

de se relaxer un peu et de se remotiver pour entamer la descente.

On dit au revoir à papi, repassage collés à la paroi,

dernière vue depuis le rocher plat et on recommence le premier passage d’escalade.

 

Attendant que Sohta arrive, Amandine remarque la présence des squelettes humains dans une urne creusée dans la pierre.

 

Et oui, reposer ici est une bénédiction.

Nous reprenons la descente.

 

Depuis le début des hommes sont présents si vous avez besoin d’aide contre quelques billets. Jusque là nous avons fait sans, mais arrivant à la paroi de 7 mètres, je demande à un d’eux « help me help me ! ».

 

Et heureusement car son aide était précieuse, la montée était dure, mais la descente encore plus ! Comme d’hab nous n’avons pas eu le temps de manger avant de partir ce matin, donc la faim accumulée au vertige je peux vous dire que mon corps tremblait !

 

Waza aussi se fait aider, appuyant ses fesses sur le visage de celui qui l’aidait !

Première église de visitée, un coup de cœur, incroyable une telle église dans un tel endroit, le paysage est à couper le souffle !

 

En plus nous sommes saints et sauf !

 

Nous retournons au petit village pour aller manger.

 

Sohta et les allemands vont au restaurant, Waza et moi achetons des bananes et de l’eau, profitant du moment pour jouer avec les gamins dans les rues calmes du village au pied du canyon.


Une fois requinqués nous partons pour un autre canyon.

 

Cette fois-ci la montée de deux heures est plus tranquille,

quelques passages étroits et quelques escalades minimes mais tout se passe bien.

 

Plus nous prenons de la hauteur, plus la vue est époustouflante !

 

Nous nous retrouvons en haut d’une montagne, faisant l’embranchement d’un Y , dont les barres sont 2 canyons qui se rejoignent en un.

 

La seconde église de la journée se trouve d’ailleurs face à cet embranchement des canyons, sur un petit plateau peuplé par de grands cactus et de peureuses marmottes.

Cette église aussi est creusée dans la pierre, mais elle est bien plus grande, comportant même des piliers à l’intérieur.

 

Le vieux prêtre enturbanné de jaune, vivant ici grâce aux apports de nourriture des villageois, allume une bougie. Les piliers et les murs sont peints, un vieux lustre pend au plafond, quelques bancs prennent place sur des tapis.

 

La vie de ce vieux prêtre doit être bien sereine en ces lieux.

 

Les lourdes portes de bois massif qui renferme cette église font face à une vue représentant la force de la nature avec d’immenses bloc de pierre sortis de nulle part.

La 3ème et dernière église se trouve à même hauteur mais de l’autre côté de la roche, à l’extrémité du petit plateau.

 

Pour y accéder, encore un petit chemin étroit et poussiéreux face au vide comme je les aime … Pas du tout !

 

P***** ! Je n’étais pas prévenu qu’à Mekele en Ethiopie je prendrais ma dose d’adrénaline comme ça : Après la course folle en 4x4

après la gazelle, marcher sur de la lave fraichement sèche, se pencher au dessus du cratère pour voir le magma et les fameuses escalades de ce matin, là je prends ma dose !

 

Mais une fois de plus, une fois arrivé de l’autre côté du rocher, la vue en vaut la peine !

 

De ce côté pas de canyon, pas même un rocher mais la campagne plate à perte de vue.

On est si haut ! On voit tout !

 

Les routes, les chemins, les champs, les terrains, les maisons, les troupeaux !

 

Ce qui est fou, c’est que de si haut on entend tous les bruits d’en bas.

 

La dernière église est toute petite, même l’entrée, en étant pliés, on passait tout juste !

 

On peut encore voir de vieilles peintures, mais étant au sommet du canyon, la pluie les a endommagées, traversant le toit en pierre.

Avant de redescendre, nous nous asseyons tous une dernière fois devant le vue.

 

Le paysage sec qui tout à l’heure était que de nuances de marrons est désormais de nuances orangées car le soleil commence à se coucher.

 

Comme vous le savez on adore ce moment, c’est le meilleur de la journée ! La lumière devient si belle, les canyons sont maintenant

oranges.

 

Le ciel s’est couvert de gros nuages lourds et gris menaçants, ce qui rajoute une force à la présence de ces colosses de canyons.

De retour à la jeep, le soleil se couche, nous rentrons de nuit sur Mekele.

 

Mekele un grand coup de cœur dans ce voyage avec ses canyons, son désert de Danakil et son volcan, se sont des souvenirs à

jamais !

 

Des paysages uniques, des merveilles de la nature que nous n’avions encore jamais vu, des expériences nouvelles et de bonnes rencontres !

 

Merci Ethiopie !


Danakil - Jour 3 - Volcan et lac

4h30, le réveil sonne, nous renfilons nos chaussures et redescendons dans la cuvette,

marchant sur la lave sèche qui craque sous nos pas.

 

La chance est avec nous, le vent à tourné !

 

En s’approchant du cratère, nous pouvons voir le magma !

 

Le stress est à son maximum ! Surtout que pour voir le magma, il faut vraiment pencher sa tête au dessus du vide ! 

Nos pieds sont à quelques centimètres du vide, au dessus du magma !

 

Surtout que la falaise n’est pas droite, elle curve vers l’intérieur.

 

Ce qui fait que nous sommes sur une faible épaisseur de lave séchée !

Sécurité Ethiopienne ! On vous en avait parlé !

 

Il y a aucune sécurité, oubliez les barrières, les harnais ou quoi que ce soit ! Ici c’est, « tu veux voir ? Ben vas voir ! »

 

Déjà qu’en temps normal, plus ca va, plus j’ai le vertige, mais au dessus d’un volcan comme ça, j’étais au max de stress !

Mais la curiosité est trop forte !

 

Du coup à tour de rôle avec Waza, nous nous penchions pour voir, pendant que l’autre derrière le tenait par le bras !

 

Incroyable !

 

C’est impressionnant par la puissance des couleurs, et la puissance du mouvement du magma accompagné des grondements !

 

Quand on observe le spectacle, penché au dessus, l’adrénaline est à son max !

Au fond du cratère, sous nos pieds, un lac de magma rouge – orange - jaune gronde !

 

Dans ce magma rouge, des rivières bouillonnantes de magma jaune arrachant des morceaux de magma rouge qu’elles emportent. Ces morceaux rouges disparaissent devenant orange dans le magma jaune qui lui continue de couler avec force !

Petit à petit, le soleil se lève.

 

Les premières lumières apparaissent. On découvre alors le champ de lave sur lequel nous marchions cette nuit.

 

A cette heure, la fumée sortant du cratère prend une couleur rose/violet, trop joli !

 

Nous remontons au sommet le temps de manger un petit gâteau puis nous repartons pour 2h30 de marche pour redescendre le volcan et rejoindre

le camp de base.

La marche est belle, d’autant plus que derrière nous, le soleil se lève pile au sommet du volcan, dans le nuage de fumée.

 

Il fait déjà chaud, nous marchons sur ces gros boudins de lave sèche.

 

Impressionnant la lave semble avoir été refroidie subitement, en plein mouvement de coulée !

 

Nous croisons quelques dromadaires broutant au loin, les rares plantes qui survivent dans ce désert de poussière de lave sèche !


Nous arrivons affamés au camp de base et très épuisés.

 

Nous prenons une petite douche aux bidons, et un bon petit déjeuner puis repartons en jeep pour un nouveau rodéo à travers le champ de lave.

 

De retour dans le désert de poussière plat, dans lequel on trouve des dromadaires, immobiles en plein cagnard, les chauffeurs s’amusent à faire la course.

 

Incroyable la taille des nuages de poussières laissés derrière nous !

 

Nous rejoignons ensuite la route bitumée, que nous empruntons, traversant désormais un désert aux petites dunes de sable, dans

lesquels, par ci par là, des petits cocotiers survivent. 

Avant d’aller manger, nous faisons une pause baignade dans un lac !

 

Alors nous trop content, on se dit qu’on va enfin se rafraichir ! Même pas ! L’eau du lac est chaude !

 

Et oui, dans le Danakil, t’as chaud tout le temps !

La seconde particularité de ce lac, c’est que l’eau est salée. Et quand on vous dit salée, c’est salée !

 

Pour vous dire, j’ai enfin réussi après 25 ans, pour la première fois de ma vie … à faire la planche !

 

La planche trop easy, nos pieds, nos mains et notre coup tenaient tout seul en dehors de l’eau. Comme sur un matelas gonflable, on

flotte sans effort.

 

Mais à un tel point que lorsqu’on veut nager une brasse normale, c’est plus dur que d’habitude car nos fesses ressortent entièrement de l’eau !

Fin du troisième jour, nous sommes complètement claqués, nous nous installons dans la clim de la voiture pour le retour à Mekele.

 

Sur la route du retour, nous retraversons les différents paysages du Danakil : Désert de sable, de cailloux et de lave, mais aussi les grandes montagnes désertiques dans lesquelles nous croisons des sortes de macaques.

 

Les trois jours sont passés vite, c’est le dernier jour avec Tamiru car on ne vous a pas raconté toute l’histoire, mais à la base nous avions payés un trip de 4 jours mais le matin du départ on nous annonça que c’est un trip de trois jours.

 

On a donc négocié l’affaire en remplaçant le 4ème jour par des treks dans les canyons à l’ouest de Mekele. Nous disons donc au revoir à Tamiru qui était un très bon chauffeur, son sourire nous manquera. Nous disons à demain à Sotha, notre ami Japonais qui pour la même raison viendra avec nous.

Nous allons passer la nuit à l’hôtel histoire de bien se reposer.

 

Mais le repos n’est pas pour tout de suite car en arrivant à l’hôtel : Nous nous rendons compte que j’ai oublié le petit sac avec :

2 appareils photo, la go pro, le téléphone et chargeur solaire dedans, dans la rue de l’agence !

 

Je me grouille de prendre un tuktuk qui résiste longtemps en négociation.

 

En plus de cela, je tombe sur le seul tuktuk qui ne connait pas l’agence, qui roule à deux à l’heure me posant de sacrées questions sur la France : « Les noirs sont libres en France ? », et cerise sur le gâteau nous nous retrouvons coincés dans un cortège de mariés.

 

Après tout ce stress accumulé, il me dépose devant l’agence, pas de sac dehors, je me précipite à l’intérieur, il est là posé sur une chaise ! Heureusement que les nanas de l’agence m’ont vu l’oublier !

 

Une fois rentré c’est enfin l’heure du repos, les 48 dernières heures étaient dingues.

 

Nous n'en revenons toujours pas, de ce volcan !


Danakil - Jour 2 - Volcan Erta Ale

 

Jour 2 : Après le petit déjeuné, avec Waza nous décidons d’aller dans la rue en attendant que les jeeps arrivent.

 

Petit village trop mignon au pied des montagnes, aux maisons de pierres et de terre, aux rues poussiéreuses dans lesquelles passent des calèches tirées par des ânes et des vaches aux cornes incroyablement longues.

Très vite nous sommes entourés de gamins.

 

Les plus petits, culs nus restent à l’écart nous regardant timidement, les plus grands ne demandent qu’à jouer.

Inépuisables, ils voudraient qu’on les porte et qu’on les fasse tourner toute la journée, ils sont adorables.


Tamiru arrive avec une jeep toute nettoyée du sel de la veille.

 

Aujourd’hui au programme beaucoup de route, direction le camp de base de ce soir du volcan Erta Ale,

nous ne le savons pas encore mais les paysages vont beaucoup changer.

Nous roulons d’abord dans les montagnes rocheuses puis, dans le désert rocailleux.

 

Par ci par là, au milieu de nul part, nous croisons des bergers et leurs troupeaux de chèvres.

 

Les seuls animaux que nous croisons sont les dromadaires, qui ne sont pas sauvages, appartenant à un éleveur mais qui pourtant sont lâchés en pleine nature et vivent leur vie.

Nous avons croisés quelques micros villages.

 

Une dizaine d’habitations des plus simples possible. Des branches de bois entremêlées les unes aux autres en forme d’arc formant de petits igloos, recouvert d’une bâche ou d’une toile.

 

Autour, des chèvres rien d’autre, on ne peut plus simple. Incroyable de se dire que des gens vivent là, dans cette simplicité et cette

chaleur.

Petit à petit, sur le sol poussiéreux, apparaissent des pierres noires se faisant de plus en plus grosses, à l’allure coupante.

 

Les pierres deviennent des blocs qui petit à petit recouvrent entièrement le sol.

Cette pierre est de la lave séchée datant d’une ancienne coulée, qui du volcan encore loin, a traversée le désert.

 

Impressionnant de voir de la lave sèche jusqu’à l’horizon !

 

Nous avons troqués le désert de sel blanc d’hier pour un désert de lave noire !

Après une heure de route dans ce décor, nous retrouvons un désert de poussière,

 

Tamiru quitte la route goudronnée et s’engage en hors piste, grand sourire aux lèvres, il s’amuse à conduire dans cet endroit. Il est

super à l’aise ! Sohta en bon Japonais n’est pas très rassuré et met sa ceinture en s’agrippant à la poignée ce qui fait rire Tamiru qui

dit : « Sotha pourquoi tu t’attache y a pas de policiers dans le désert ?! ».

 

Après s’être amusé à conduire comme au Paris-Dakar, Tamiru propose de laisser une deuxième fois le volant à Amandine, trop de chance ! Waza conduit dans le désert faisant ses traces, trop cool ! Jusqu’à ce qu’elle s’embourbe dans le sable. Tamiru reprend la voiture.

 

Dans ce coin, nous croisons beaucoup de dromadaires et quelques troupeaux de chèvres. Trop joli dans ce décor !

Nous tombons sur une gazelle, qui apeurée part en courant.

 

Tamiru tout autant excité que nous se met à la suivre bien décidé à ne pas se faire semer.

 

Impressionnant à quelle vitesse peut courir avec de telles fines jambes ! Nous montons à 80 km/h !

 

Mais la gazelle est plus agile, une bosse plus haute que les autres nous fait décoller, la gazelle nous sème.

 

Puis, le désert de lave réapparait. Au loin, on peut distinguer le volcan duquel s’échappe un nuage de fumée.


Il ne nous reste plus qu’à traverser en 4x4 le champ de lave sèche.

 

Peu de kilomètres nous sépare du camp de base, mais à une moyenne de 5km/h, cela prend du temps !

 

Tamiru a une super maitrise du véhicule, c’est impressionnant les endroits par lesquels nous passons et ce que peut faire un 4x4.

A l’intérieur de la voiture c’est un rodéo, nous sommes secoués dans tous les sens.

 

Après une bonne heure de « massages Africains » comme dit Tamiru, nous arrivons à un camp de quelques maisons de pierre et de bois au milieu de lave séchée où l’on ne trouve que des militaires.

Le volcan est à une dizaine de kilomètres.

 

Tamiru nous dit que c’est fini pour la voiture, le reste se fera à pieds, étant blagueur nous pensons qu’il déconne, jusqu’à ce que Sohta parti en éclaireur dise « Il n’y a pas de route !!!! ». Et oui, c’est bien le camp de départ pour le trek du volcan, le temps de se reposer un petit peu, de manger, nous partons en trek une fois le soleil tombé.

 

Les chauffeurs restent ici, nous sommes avec les voyageurs d’hier soir, un guide, un dromadaire porteur et des militaires armés.

 

Militaires dont on ne doit pas s’éloigner car il n’y a que quatre mois un Allemand s’est fait tuer sur ce trek.

C’est parti pour 3h de marche.

 

Une première heure à plat dans le sable, les deux suivantes montant le volcan sur de la lave séchée.

 

Comme à notre habitude avec Waza nous sommes les moins équipés, arrivés encore les mains dans les poches.

Nous n’avons qu’une lampe pour deux et encore cette lampe ne fonctionne pas très bien, devant la secouer toutes les deux minutes.

 

Heureusement, la lune éclaire bien. Il fait nuit mais c’est encore incroyable la chaleur qu’il fait encore à cette heure, même torse nu j’ai encore chaud !

 

Comme d’hab nous n’avons pas pris assez d’eau, que deux bouteilles dont une que nous avons finie après seulement 30 minutes de marche. Avant d'arriver en eau, n'ayant plus d'eau et nous voyant assoiffé, le guide nous propose sa bouteille … qui est de la bière ! Le gars tranquil boit sa bière en treckkant, alors que nous sommes morts de chaud, et en manque d'eau ! Bon c'était pour s'humidifier la bouche, mais pas cool pour marcher ! 

Notre groupe marchant vite, nous arrivons en 2h30 au sommet.

 

Derrière nous la nuit, face à nous une cuvette remplie de lave sèche avec au milieu un cratère fumant. La fumée sortant est rouge orangée, dû à la lumière du magma au fond du cratère que nous ne voyons pas encore d’ici.

 

Le guide nous explique alors qu’à partir d’ici ça ne déconne plus !  La lave séchée dans la cuvette, date d’une coulée d’il y a à peine un an. De ce fait, nous devons marcher à la file indienne suivant ses pas.

 

Equipés de foulards sur le nez pour se protéger de la fumée lorsque le vent change, nous descendons dans la cuvette. La lave sèche ici est super belle. Elle forme des boudins de différentes tailles. On visualise alors le mouvement de coulée qu’avait la lave avant de sécher, impressionnant !

 

Sous nos pas, la pierre craque ! Ca donne un petit côté stressant !

Nous arrivons alors à quelques mètres du cratère.

 

Nous pouvons entendre le grondement du volcan, c’est incroyable ! La fumée qui sort est si rouge orange !

 

Une si forte lumière dans le noir de la nuit !

 

Ce volcan est toujours actif, dans le cratère se trouve du magma. 

Mais malheureusement, ce soir le vent souffle la fumée du mauvais côté. Les guides s’approchent à la limite du cratère. Mais ils disent devoir aller voir plus loin si l’on peut observer le magma.

 

On les attend alors, à quelques mètres du cratère.

 

Un des touristes, en marchant, à troué le sol de lave sèche. Il s’est enfoncé jusqu’aux genoux ! Encore plus flippant !

Après une demi-heure, les guides reviennent bredouilles.

 

Il est minuit, nous remontons au sommet du volcan.

 

Sous les étoiles ont étés déposés des matelas. Nous nous installons dans un coin avec Sohta.

Les Espagnols au pâté de la veille, ont tout prévus. Ils ont apporté un saucisson fumé ! Ils nous offrent la moitié ! Incroyable !

 

Saucisson au sommet d’un volcan ! Merci l’Espagne !

 

Nous le partageons avec Shota et une des Hollandaises, avec qui nous papotons avant de se coucher. On se croyait en sortie scolaire, en camping, à se marrer de nos histoires de voyage tout en devant chuchoter, pressé de retourner demain au volcan, et encore excités de ce trip de nuit.

Le réveil est réglé pour 4h30 pour, si le vent à tourné, on pourra voir le magma.

 

Nous nous couchons sous les étoiles, toussant quand le vent tournait, apportant la fumée !

 

Trop joli de voir le nuage de fumée orange sortir du cratère pour disparaitre dans la nuit étoilée.


Danakil - Jour 1 - Les dépressions

La région autour de Mekele ne pouvant se visiter en tuktuk ou en bus local, nous avons réservés un trip de quatre jours en jeep.

 

Le matin, nous nous rendons à l’agence ETT, où nous rencontrons notre chauffeur Tamiru ainsi que Sohta, un Japonais (Vous vous en souvenez celui qui était dans le même taxi que nous à 4h du matin à Addis pour aller à la station de bus ?!) qui sera en notre compagnie durant le trip.

 

A nous quatre, nous faisions une superbe équipe !

 

Le courant passait super bien, on s’est bien marrés avec nos trois origines donc points de vue différents.

 

Franchement pour un tour comme cela, l’ambiance du groupe est importante, mais là c’était au top, elle était au rendez-vous.  

Durant ces quatre jours, nous sommes passés par tellement de paysages différents, tout aussi surprenant les uns que les autres, qu’en finissant le trip nous avions l’impression d’avoir voyagés plusieurs semaines à travers plusieurs pays !

 

Du canyon Américain, au désert de sable, de cailloux, de sel, de lave sèche, de montagnes et de volcan,

nous allons vous raconter étape par étape.

 

Au total, nous sommes 5 jeeps à faire le parcours, le soir, nous nous retrouvions au même camp pour dormir.

Jour 1 : Nous avons roulés dans les montagnes désertiques séparant Mékélé du Désert de Danakil.

 

Sur la route, nous croisons des caravanes de dromadaires. Soudain, les montagnes cessent et laissent place à un grand désert de cailloux incroyablement plat.

 

Nous nous arrêtons dans un petit village au milieu de nul part. Nous descendons de la voiture, l’air est incroyablement chaud.

 

Le vent nous brûle la peau, exactement comme lorsque l’on ouvre la porte d’un four chaud ! Il fait 48°c, pourtant le ressenti est beaucoup plus chaud que les 55°c que nous avons vécus en Inde. Ca en est presque insupportable, nous remontons vite dans la voiture.

 

Un garde armé monte dans le convoi, c’est parti pour les dépressions du Danakil.

 

A partir de maintenant nous sommes sous le niveau de la mer, allant jusqu’à descendre à -160 mètres.

Nous roulons sur une ligne droite en plein désert.

 

Au loin, on voit des mirages ! Et oui, il fait tellement chaud que l’horizon se transforme en eau. Que ce soit sur la route ou dans le sable, des grandes flaques apparaissent et disparaissent à notre passage.

 

Sur le bas côté, nous passons devant des squelettes de dromadaires.

 

Lorsque nous passons la main par la fenêtre pour filmer, avec la vitesse on a l’impression qu’elle va bruler ! Incroyable !

Petit à petit, des taches de sel apparaissent sur le sol, se faisant de plus en plus blanc, jusqu’à devenir un vrai désert de sel.

 

Surprenant, en quelques minutes, la jeep se retrouve au milieu d’une grande étendue blanche qui nous éblouie fortement.

 

Du sel jusqu’à l’horizon !

 

Nous roulons une bonne demi-heure dans ce désert blanc.

 

Le sol est comme patchworké : Les plaques de sel ont une forme hexagonale accolées les unes aux autres.

Au loin, se fait voir une colline.

 

En se rapprochant, des taches marron apparaissent sur le sel. Elles se font de plus en plus grandes.

 

En 5 minutes le sel blanc est entièrement marron.

 

La jeep s’arrête au pied de la colline de couleur marron-orangé.

 

Armés de nos bouteilles d’eau, c’est à pieds que nous la gravissons.

 

La vue d’en haut est magnifique, au pied de la colline orange, le sol se dégrade du marron au blanc intense.

Mais le plus surprenant se trouve au sommet de la colline, qui est en fait un plateau lui aussi couvert de sel.

 

Mais dans cette zone, sous le sol se trouve du magma. En résulte des remontées de gaz mais aussi de liquides acides.

Ce que nous voyons est alors unique et indescriptible, difficile de vous trouver les mots mais on va essayer.

 

Imaginez un désert de sel avec par endroits des colonnes ou flûtes de sel (Comme des stalagmites de sel), à d’autres d’énormes champignons plats tout aussi blanc.

 

Au milieu de ces structures naturelles de sel, des grandes flaques de liquides sortant du sol bouillonnant.

 

Ces différents liquides colorent le sel de plusieurs couleurs, vert, jaune, orange, marron.

 

Des couleurs tellement flash ! Surprenant de se dire quelles sont créées par la nature !


Ce qui est fou c’est que les flaques de couleurs changent d’intensité et de place avec le temps, en fonction de l’activité volcanique

sous le sol.

 

Ce qui veut dire que si on revient plus tard, le paysage sera différent !

 

Sous la chaleur écrasante et dans l’odeur de souffre, nous marchons au milieu de toutes ces couleurs. On ne se croirait même plus sur terre mais sur une autre planète !

 

Les photos vous décriront mieux que nos mots, c’est juste magnifique ! Epoustouflant !


Il est l’heure de retourner à la jeep, nous descendons la colline derrière les pas de notre garde armé.

 

Amandine s’empresse car la chaleur lui tourne la tête. Arrivés à la jeep, ils nous renversent des bidons d’eau sur la tête ! Génial !

 

On aurait aimés avoir un enregistreur de chaleur pour vous le faire ressentir (Environ 50°c).

 

Jamais nous n’avons connu un endroit aussi chaud ! C’est dingue de se dire qu’il peut faire une telle chaleur sur terre.

 

Tous les téléphones s’éteignent à cause du chaud. Notre eau en bouteille est brulante, 5 minutes après l’avoir sortie de la glacière.

On comprend bien pourquoi le Danakil est une des régions au monde la plus hostile à l’homme.

 

Comme on disait avec Sohta, s’ils nous laissaient ici, même avec un litre d’eau on mourrait en quelques heures ! 

Nous reprenons alors la route dans le désert de sel.

 

Tamiru notre chauffeur a un coup de barre, il laisse alors le volant à … Amandine !

Trop fort, Amandine conduit la jeep en plein désert de sel.

 

Tamiru assit à l’arrière ne semble pas paniquer, il essaie même de faire une petite sieste.

 

Sur la route, nous nous arrêtons à un trou d’eau. En plein milieu du désert, comme sur la banquise, nous tombons sur un trou dans lequel une eau salée s’étend sous le désert. Surprenant !

 

Quand quelqu’un se met de l’autre côté du trou on le voit alors debout sur une épaisseur d’une vingtaine de centimètres de sel au dessus de l’eau.

Puis nous reprenons notre route, Amandine toujours au volant, direction un énorme lac de sel, toujours en plein milieu du désert blanc.

 

Le lac est immense, mais l’on peut aller loin sans avoir l’eau qui remonte plus haut que les chevilles.

 

On se croirait à la mer d’un monde blanc, avec la plage au sel blanc.

 

C'est dingue comme tout est blanc ici !

Avant de quitter le désert de sel, nous faisons un dernier stop.

 

Subitement le sel a laissé place à de la pierre marron ressemblant à du caramel séché.

 

Au milieu de ce caramel dans un bol en forme de cratère, de l’eau bouillonne. Pourtant, du bord nous pouvons la toucher sans nous bruler.

 

Et ce qui est surprenant c’est que cette eau est huileuse !

C’est sur ce stop que se finie la journée.

 

Nous roulons jusqu’à la tombée de la nuit quittant le désert de sel pour sillonner les montagnes rocheuses afin d’arriver dans un petit village où nous retrouvons les quatre autres jeeps pour passer la nuit.

 

Nous sommes dans une sorte de guest house. Des matelas sont dispatchés dans différentes salles. Notre chambre est la chambre des « jeunes » que nous partageons avec Sohta notre Japonais, trois Hollandaises et un Ethiopien.

 

A table nous sommes assis avec toutes les nationalités en cercle. Nous sympathisons avec deux vieux et un jeune Espagnol.

Des bons chauvins qui ne sont pas partis de chez eux les mains vides, ils nous font la surprise d’ouvrir une boite de pâté et il n’était pas dégueu’ du tout !

 

Du super bon pâté qui a encore meilleur goût quand cela fait 18 mois qu’on n’en a pas mangé ! 

C’est l’anniversaire d’un des chauffeurs qui paie sa tournée.

 

Nous avons le choix entre vin rouge Ethiopien ou Ouzo, nous choisissons de découvrir le vin du pays.

 

Mais nos chauvins Espagnols ne pensent pas comme nous et nous charrient : « Oh ! Des Français et des Espagnols ça ne boit que du vin de France ou d’Espagne mais pas d’ailleurs ! Ne déconnez pas, vous allez pas boire ça ! ».

 

D’un côté ils n’avaient pas tord, nous avons vite regrettés.

 

Dur dur de finir le verre, il est incroyablement mauvais, très acide ! Pire que le vietnamien qu’on avait regretté !

 

Première journée au top, un désert de sel inattendu, des formations et couleurs naturelles inoubliables et de bonnes rencontres !


Direction le nord du pays !

Nous quittons le cœur serré Arba Minch, ses paysages, ses animaux et sa vue du lodge.

 

On était vraiment bien ici mais bon le temps passe, il est temps d'aller jeter un œil dans le nord du pays.

Il est 4h30 du matin, il fait encore nuit, nous rejoignons notre ami tuktuk qui nous attend déjà pour nous emmener à la station de bus.

 

Une demi heure plus tard, le bus est au complet, c'est parti pour 8h de route, nous allons passer la nuit à Shashamané.

 

Durant le trajet deux enfants d'une famille assise devant nous ne cessent de nous regarder en rigolant, nous serons leur attraction pour la journée, prenant plaisir à venir jouer avec nous.

Durant la pause déjeuner, ils nous invitent à manger avec leur parents.

 

C'est impressionnant comme les gamins sont mignons ici, ne rechignant jamais, pourtant vu les conditions (les uns sur les autres, bruyant, il fait chaud et ils n'ont pas de vraie place), mais durant tout le trajet, ils ne pipent pas un mot !

Nous passons donc la nuit à Shashamané au Zion train lodge, en espérant que la pluie qui est tombée toute la journée aura cessée afin de retourner demain au lac d'Hawassa, repasser voir les hippopotames.

 

Mais au réveil, le ciel est menaçant, ce n'est sûrement pas une bonne idée de tenter d'aller au lac.

C'est donc reparti pour une journée bus direction Addis Abeba, un trajet censé durer 5h mais qui a duré 7h.

 

Ce retard s'explique, par les nombreux arrêts sur la route pour déposer et prendre des passagers, par les pauses pipi qui se transforment toujours en pause cigarette, par les pauses repas et cafés.

 

Plus surprenant, le chauffeur s'arrête même parfois pour s'acheter des trucs comme des pastèques, du coup tout le monde en profite pour faire son petit marché.

 

Mais également, par les nombreux contrôles policiers qui sont plus rigolo qu'autre chose. Ils traversent le bus d'un pas lent et

faignant, l'air pas très motivé tapotant quelques sacs à leur passage, du bout des doigts.

Alors que nous roulions sur l'autoroute, l'un des contrôleurs du bus crie au chauffeur de s'arrêter,

car il sent une mauvaise odeur.

 

Le bus s'arrête sur le côté de l'autoroute, comme à chaque fois tous les passagers en profitent pour aller faire pipi ou fumer, du coup le bus se vide petit à petit.

 

Nous sommes mort de rire car à l'auto école on nous a rabâché que c'était plus que dangereux, à ne jamais faire, mais ils sont là tranquille et s'installent au cul du bus avec leur petits tabourets.

 

Alors qu'il reste encore des passagers à l'avant du bus, un bruit assez fort retenti, des jets de liquide explose partout à l'avant du bus, les derniers passagers se ruent hors du bus en criant, pendant ce temps le moteur fume mais cela ne semble pas inquiéter les chauffeurs.

 

Ils se mettent à bidouiller deux, trois trucs dans le moteur et en 10 min c'est déjà reparti, comme si de rien n'était.

N'ayant pas de photo en rapport avec l'anecdote du bus, voici un superbe lézard vu à Shashamané !
N'ayant pas de photo en rapport avec l'anecdote du bus, voici un superbe lézard vu à Shashamané !

Nous nous faisons déposer dans la banlieue de la capitale d'Addis, après une longue recherche nous montons dans un mini van, moi à l'avant avec un dossier qui ne tient pas, Amandine se retrouve coincée dos à moi face à tous les Ethiopiens entassés les uns sur les autres.

 

Après 40 minutes à traverser par les plus petites rues la capitale, nous arrivons dans le quartier dans lequel se trouve notre hôtel.

 

Il ne nous manque désormais plus qu'à prendre un taxi pour nous y rendre.

 

Évidemment, celui dans lequel nous tombons à la roue qui vrille, ce qui nous oblige à rouler tout doucement.

Nous nous couchons tôt lassés des transports.

 

Le lendemain, notre mission est de nous rendre au poste de DHL pour récupérer un colis envoyé par mes parents contenant ma nouvelle carte bancaire car nous n'avons plus que celle d'Amandine, 2/3 bouquins car j'étais en manque de lecture, mais aussi notre magazine que nous découvrons enfin pour la première fois !

 

Arrivés au bureau, elle nous annonce que notre colis à déjà été récupéré par un certain Christian. Ca, ça ne sent pas bon !

 

Mais après de longues recherches, elle trouve enfin le colis. Ouf ! Plus de peur que de mal ! 

 

Nous nous rendons ensuite à la station de bus réserver deux places pour demain direction le nord, Mekele.

Ceci fait, nous nous faisons accoster par un rabatteur de l'agence d'Ett qui nous avait déjà parlé de son tour dans le désert du Danakil une dizaine de jours plus tôt !  Pas fou, il nous a bien reconnu et nous aussi.

 

L'agence propose des tours pour le désert du Danakil, ses dépressions et son volcan pendant quartes jours.

Le prix qu'il nous propose par personne est acceptable, c'est le prix le plus bas que nous ayons entendu parler, mais bon nous réussissons à le négocier.

 

Au lieu de 400$ par personne nous payons 325$ et avons négocié une voiture privée pour rentrer de Mekele à Lalibella.

  

Je paie avec ma nouvelle carte bancaire, ouf ça fonctionne, car on a oublié de prendre celle d'Amandine.

 

C'est bon tout est prêt pour les prochains jours, on peut rentrer faire les sacs et se coucher tôt,

car demain le bus est à 5h du matin. 

Il est 23h, en faisant nos sacs, je me rends compte que ma carte bancaire récupérée quelques heures plus tôt a disparue.

 

Impossible !!!! Qu'est-ce que j'en ai fais ?!

 

En réfléchissant, je ne me souviens pas l'avoir reprise après avoir payé à l'agence. Je descends demander un téléphone pour

appeler le directeur de l'agence. Mais la réception de l’hôtel est fermée, heureusement le gardien de nuit est là et il a du crédit. Ouf !

 

Après un quart d'heure le directeur me rappelle et m’annonce qu'il a bel et bien ma carte, il me la fait passer par un coursier demain à 5h à la station de bus.

 

Je remonte annoncer la bonne nouvelle à Amandine, qui pourtant ne déstresse pas et continue de fouiller la chambre de fond en comble.

 

Elle m'annonce alors que la sienne aussi a disparue !

 

Mais non, c’est pas possible ! Et la sienne, nous ne la retrouvons pas, nous avons du l'oublier sur Arba Minch.

 

C'est dingue ça, en une journée nous avons perdu nos deux cartes dont la mienne que nous avions depuis quelques heures seulement.

 

Bref, c'est avec toutes ces histoires que nous nous couchons. 

Le lendemain, une voiture de l'agence est là pour nous emmener à la station de bus.

 

Un japonais est là aussi. Il fait encore nuit quand nous nous faisons déposer à la station.

 

Un homme est effectivement bien là avec ma carte en main.

 

C'est parti pour 12h de trajet qui en durera 14h.

Tout au long de la route le paysage se fait de moins en moins vert mais de plus en plus désertique.

 

Cette fois-ci ce ne sont plus trop les chèvres qui nous font ralentir mais les dromadaires qui traversent la route. Il y en a partout,

c'est super beau.

 

Sur les bas côtés de la route on trouve tous les 5 mètres sans exagération des pneus de véhicules éclatés mais plus grave encore beaucoup de camions renversés. C'est la première fois qu'on en voit autant.

 

Nous arrivons le soir de nuit, nous allons dans le premier hôtel que nous trouvons et allons se reposer avant d'attaquer le tour demain pour Danakil.

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