Visite de Kirtipur

(06/01/12)

 

 

Je prends un minibus à 10 centimes d'euro pour me rendre à Kirtipur, petite ville autenthique, au sud de Kathmandu. Les guides etc n'en parlent pas trop, ils disent simplement que c'est une belle ville, du coup, arrivé la haut, je ne sais pas trop par où commencer ma visite. Je commence alors à me perdre dans les petites rues sympas, mais pas vraiment exceptionnelles, lorsque je rencontre un jeune népalais, qui me propose de me faire visiter.

 

C'est donc parti pour une après midi visite des temples et petites rues, guidé par ce jeune super sympa! Les rues sont éclairées par une belle lumière. Les murs sont typiques, oranges, beige, avec les portes et balcons en vieux bois.

 

Assis au pied de la porte, des grands mères surveillent du coin de l'oeil les enfants qui jouent dans la rue. Ils jouent tous avec ce petit jouet fait avec tout plein de petit élastique. Une petite fille m'a vendu le sien. Je vais pouvoir m'entrainer, et revenir au Népal jouer avec eux !

 

 

Les femmes se réunissent à la pompe à eau, souvent au pied d'un temple pour se laver. Habillées, elles lavent leurs longues chevelures, se penchant pour mettre la tête sous la pompe à eau.

 

 

Parfois, en se promenant dans les ruelles, on voit une femme qui se lave devant chez elle, bassine, et sceau d'eau remplaçant la pompe.

 

 

 

 

 

Nous traversons la ville, passant devant des groupes de femmes assises en groupe dans la rue, faisant la vaisselle, la lessive, ou préparant à manger, assises au milieu des bassines en métal et tas de tissus colorés.

 

Une fois la lessive faite, il faut faire sécher le linge. Et là on se demande comment ils font pour ne pas perdre une chaussette ou quoi que ce soit car elles en mettent partout! Dans l'herbe, sur les barrières, les murets, les cordes, les balcons, les briques dépassant des murs ...!

 

 

Des épis de maïs qui sèchent au balcon, un boucher exposant sa viande comme ça, en plein air, toute la journée, au milieu des mouches, nous traversons cette petite ville népalaise de temples hindouistes en temples bouddhistes.

 

 

Des magnifiques temples, perdus parmis les maisons.

 

 

 

 

Souvent, les temples hindouistes font face aux temples bouddhistes, un mélange

assez amusant. A l'entrée des temples, il y a ces statues de lion ou de tigre assez imposantes.

 

 

 

Les temples sont entourés de ces petites bougies que les habitants viennent allumer. Quand il s'agit d'un temple bouddhiste, il y a ces petites roues tibétaines.

 

 

 

 

 

Nous passons voir un temple hindouiste, dont toutes les poutres en bois,soutenant le toit, représente sous une sculture de Shiva, une position sexuelle, à deux comme trois personnes, parfois assez étrange, ... faisant participer un bébé par exemple!

 

Ce qui est original dans cette ville, c'est que l'on tombe sur des temples un peu partout, et par hasard. Les villageois vivent autour, les vieillards se regroupent ici, pour discuter, jouer aux cartes, passer le temps, les enfants jouent aux ballons, ou au criquet.

Le temple fait partie du décor.

 

 

Nous passons voir un monastère bouddhiste, aux grandes statues en or, et couleurs très vives, puis, nous finissons la visite, en allant voir l'université dans laquelle étudie mon ami.

 

Kirtipur, une petite ville à 15 minutes de Kathmandu, mais qui garde son côté typique du Népal!

 

 

Ganga Antoine Baba

(02/01/12)

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'année 2011, je me dis alors qu'aujourd'hui c'est pause, relax, ne rien faire de la journée. Puis je me dis, "Antoine t'es au Népal, donc même si c'est le nouvel an, vas visiter" . Je décide de retourner à Pashunapati temple .

J'arrive à 11h, et je rencontre un groupe de cinq saddhus. Assis parmi pleins de petits temples de shiva. Je vais donc à leur rencontre, m'asseoir et discuter avec eux.

 

 

 

 

Ils sont magnifiques, des barbes immenses, parfois avec un gros noeud au bout, ou un collier pour tenir la barbe en gros boudin. Trois d'entre eux ont des dreadlocks, dont deux, des locks immenses, lorsqu'ils sont debout, les dreads reposent sur le sol. Un Baba a ses dreads depuis une trentaine d'années. 

 

 

 

Il existe deux types de Baba: les saddhus habillés, et ceux portant seulement une sorte de culotte, sous un tissu allant de la taille aux genoux.

Trois d'entre eux étaient habillés. En général, ils portent des vêtements ou tissus de couleur orange. Un d'entre eux s'est totalement teinté la barbe en orange. Un autre, seulement la moustache.

 

 

Mais tous les cinq avaient aussi cette peinture sur le visage, un trait rouge sur le front, encadré d'orange.

 

Un d'entre eux, me fait le trait sur le front. J'apprends à prononcer leurs prénoms, puis à leur tour, ils répètent Antoine en rigolant. On discute, ils me proposent de manger avec eux, on écoute la radio, Bref, quatre heures passeront sans que je ne m'en rende compte!

Au bout d'un moment, ils me demandent si je ne veux pas devenir Saddhus?

On rigole sur le sujet, puis à chaque fois que des touristes passaient ils leur disaient "Hey venez, on a un nouveau baba, un Saddhus Français, prenez le en photo!" Bref ils se marraient bien sur ça, moi aussi d'ailleurs. A la fin, ils ne me considéraient plus comme un simple touriste. On a même trouvé mon nouveau prénom: Ganga Antoine Baba! Ganga qui signifie Gange, le fleuve sacré d'Inde passant par Varanasi, Antoine pas besoin d'explication, et Baba signifiant Saddus !

 

 

Justement, deux jeunes italiennes passent, elles ont 23 ans, on discute ensemble . Ce soir je passe le réveillon avec elles.

 

 

Au bout d'un moment, il faut quand même que je rentre. Mais vraiment je n'ai pas envie. Je me sens super bien assis avec eux. Il fait beau en plus. Aucun problème, on discute de tout. Je m'entendais super bien avec un en particulier qui parlait très bien l'Anglais. En plus, il n'arrêtait pas de raconter des blagues etc, il se marrait non stop !

Je retourne alors sur la route principale, avec des papillons dans le ventre, tout excité, j'ai adoré ce moment. Je me sentais bien, je ne me souciais de rien, aucune pensée en tête, pas d'argent, pas d'heure, rien de prévu, juste être là, avec eux.

A fond dans le voyage, je me la joue à la népalaise: le bus passe sans s'arrêter, comme eux je commence à courir doucement derrière en criant ma destination "RATNA PARK ?" l'homme, debout à la porte du bus crie "YES RATNA PARK" en faisant signe de venir. Je me mets donc à courir après le bus, et sauter dedans.

 

Le soir, je retrouve les italiennes au restaurant. Elles sont avec une suissesse et un autre italien. Et les parents de la suissesse. A la fin du repas, les parents suisses partent. Nous allons dans un club. Tout le monde danse, c'est le nouvel an. Un groupe joue de la bonne musique. La salle est remplie de Népalais. Donc lorsque je demande le micro du chanteur, et que je crie "Népal, HAPPY NEW YEAR NEPAL !!!" Tout le monde crie, tout le monde applaudit, je n'ai pas le temps de rendre le micro, que plein de Népalais viennent me serrer dans leurs bras, me serrer la main, me souhaiter la bienvenue au Népal, me remercier de leur rendre visite, me demander d'où je viens .

 

La suissesse et l'Italien rentrent dormir. Je reste avec les deux Italiennes .

La culture népalaise comme en Inde, fait que les rapports entre les hommes et les femmes est différente des notres. Du coup, ils profitent un peu de mes deux amies Européennes, et parfois ils deviennent vraiment lourds avec elles, insistants, ils touchent les cheveux etc... Du coup pour s'en sortir, Gioia, une des deux, venait toujours me tenir par le bras, ou la taille, en disant au Népalais que j'étais son petit ami, et cela marchait, ils repartaient tout dégouté! Francesca aussi s'y met! Du coup par moment je me retrouve avec une Italienne à chaque bras, et, face à moi, un népalais, les yeux ronds, déçu qui me demande "C'est ta copine ?",

"Ouais désolé", "Et l'autre aussi c'est ta copine?", "Ben ouais les deux pourquoi ?" . Du coup, perplexe, il demande à une des deux, "Ca ne te dérange pas qu'il ait une deuxième copine?" alors, elle lui répond "Ben non, en Italie c'est comme ça, chaque homme à deux femmes." . Du coup, je passais pour le playboy, les népalais me regardaient, avec mes deux italiennes !

 

Puis on se demande "il est quelle heure?", on regarde une montre, pile poil minuit ! Personne dans la salle n'a fait de compte à rebours etc... Du coup on se fait le compte à rebours nous même : 10,9,8,7,6,5,4,3,2,1 Happy new year, tout le monde crie avec nous.

 

Ensuite nous rentrons à ma guesthouse... puis après une bonne soirée, elles retournent à leur hôtel vers 4h30. Je me connecte alors sur Skype, et c'est reparti pour un deuxième réveillon. Compte à rebours Francais à la webcam : 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 Bonnée Année !

 

 

Un réveillon, bien différent des autres ! Un réveillon Unique !

Les villages de l'Himalaya

(28/12/11)

Durant deux jours, nous louons un scooter à la recherche des petits villages perdus en dehors de Pokhara, là où il n'y a pas l'ombre d'un touriste, juste des petits villageois bien typiques, des buffles, et des chèvres.

 

Evidemment, nous empruntons des pistes impratiquables! Du sable, des gros cailloux, des trous, nous avançons tout doucement. Mission impossible pour croiser un bus qui s'acharne lui aussi sur cet enfer! Surtout que le scooter n'a pas vraiment de frein.

 

 

Mis à part le fait d'être rentré dans une butte de terre, nous traversons une rivière. Les galets mouillés, ça glisse, mais, nous passons sans dégâts, jambes écartées jouant l'équilibriste. Pour le retour, j'ai un mauvais pressentiment, et heureusement, j'ai la bonne idée d'enlever mes chaussures et remonter mon pantalon, car ça n'a pas manqué, les roues glissent sur les galets, je me retrouve les pieds dans l'eau à retenir le scooter.

Nous traversons des villages, de quelques dizaines de maisons, parfois seulement 4 ou 5.

Le décor est splendide, le ciel bleu, les sommets de montagne blanc, la forêt sur les collines vertes, et aux pieds de tout ça, des maisons de terre, orange pour la plupart, avec un énorme tas de paille jaune, un tas de bois, un jardin avec salades etc... des buffles, des chèvres, des poules qui courent dans tout les sens, les femmes à la pompe à eau se lavent les cheveux . Eparpillés partout dans l'herbe, des habits sèchent.

 

 

De l'autre côté de la piste, des rizières d'un vert pétant! Puis au loin, la rivière.

Des épis de maïs sont accrochés comme des régimes de bananes, aux poutres du toit souvent en tolle ondulée. Les femmes travaillent dans les champs (avec leur saris). Et ramènent des blocs de paille, sur leur dos. Les tas peuvent étre immense! Cela tient avec un bandeau fixant la paille sur leur dos, puis passent sur leur front. elles les portent entre guillements avec leur têtes, le dos courbé  Vu de derrière, on ne voit que leurs pieds dépassés! On a l'impression qu'un tas de foin se balade! On les appellera donc les femmes pailles.

 

 

 

 

Les enfants jouent dans les tas de foin, sur les petits chemins en terre à se faire des passes en jongle avec un jouet que tout le monde a ici . Une sorte de méli mélo d'elastique qu'ils s'envoyent aux pieds.

 

 

Justement nous arrivons lors d'une pause midi d'une école. Une trentaine de petits népalais sont dehors et cours vers moi lorsqu'ils me voient passer ! J'ai alors tout un groupe d'enfants qui me touchent, m'attrapent de partout !

 

 

Lorsqu'ils remarquent l'appareil photo autour de mon cou, c'est la joie totale. Ca y'est c'est parti pour une séance photo ! Un à an il veulent se faire prendre en photo, puis avec tel ou tel ami, puis en faisant des grimaces différentes.

Lors de la photo, silence total. Mais lorsque le clic se fait entendre, tout le monde se jette en rigolant d'avance, pour regarder la photo ! Et lorsque la photo apparaît, tout le monde éclate de rire ! 1938

Après avoir joué avec leur mini balle fait en chouchou élastique, après avoir joué aux ballons, leur apprendre des mots français, réussir à leur faire prononcer le son "OI" d'AntOIne, après avoir bu un chai avec une népalaise, et ayant fini de jeter les petits dans la paille, je réussit à reprendre la route .

 

 

 

 

Observer les gens vivrent est un régal ! Tous assis devant leur maisons, ils ont chacun un petit étalage différent.

Papi à des graines sur une bache assis par terre, mamie elle, des haricots sur un vieux tissus. Monsieur bricole etc ...

 

 

 

 

On voit vraiment de tout, de toutes les couleurs . Des petits vendeurs de quelques légumes, quelques fruits . Des vendeurs de cigarette à l'unité ...

Des petits groupes par ci par là de femmes agées qui parlent de je ne sais quoi surveillant les quelques chèvres. Elles nous regardent passer avec un regard étonné puis nous adressent un petit sourire . 2000

Des berceaux en bois sont suspendus, à l'entrée des maisons. Les petits jouent à jeter des cailloux sur les buffles, jouent avec des bous de bois etc .

 

 

 

 

Les plus petits sont gardés par les mamies, toute fière de nous montrer leur petits enfants .

Sur le chemin du retour, un népalais nous invite à boire le thé dans un maison qui se limite à une seule pièce. Un lit, deux tabouret, et une plaque à gaz petite comme celle de camping. Ils vivent à quatres . Il est tout fier est super heureux de nous acceuillir. Homme super sympa il nous parle du Népal. Il nous explique qu'il a seulement deux soeurs, mais que maintenant il a trouvé son frère ! Super sympa, nous repartons avec le sourire .

Sur le chemin du retour, je roule le plus vite possible, à la méthode Népalaise/Indienne, doublant par la droite comme par la gauche etc pour arriver à Pokhara pour voir le soleil se coucher .

 

 

Moment magnifique, la neige blanche, devient rose avec la lumière du soir, l'Himalaya change complétement de couleur !

Assis dans le ciel

(27/12/11)

Il est 1h30, je suis assis a l'arrière d'une jeep, qui est en train de monter en haut d'une haute colline .

L'homme qui sera avec moi pour diriger le parapente m'explique quelques consignes.

Ca y'est tout est accroché, tout est prêt, on attend que le vent soit favorable !

Le point de départ est une pente, au bout de laquelle, il y a un fossé avec buissons arbres etc ...

 

 

J'entend "Ok Antoine, one, two, three, run !" je me met à courir, la voile se dresse au dessus de nous, ca nous freine, nous tire légèrement en arrière, on pousse un petit coup sur les jambes et nous nous remettons à courir. Je cours sur quelques mètres, puis arrivé à la fin de la pente, je cours dans l'air . Nous quittons le sol, passant juste au dessus des arbres, c'est parti.

Je m'asseois dans le petit "fauteuil", les premiers instant, ca fait bizard, cette hauteur etc ... Puis on s'habitue, et glisser dans les airs devient génial .

 

 

Je vole, sans bruit, au dessus des petits villages népalais . Au dessus des rizières vertes. Au dessus du lac au pied d'une colline au sommet de laquelle se dresse une grande stupa blanche.

En face de moi, j'ai l'impression d'avoir un tableau de peinture . Derrière les montagnes vertes, sur lesquelles des maisons de toutes les couleurs se sont installées, se dresse l'Himalaya ! Les sommets sont enneigés, le ciel est bleu pétant, quelques petits nuages s'accrochent aux montagnes .

 

 

 

 

Nous montons, en cercle, jusqu'à 1 600 m du sol . De l'autre côté, nous voyons la rivière serpenter dans la vallée entre les collines, parmis les cultures de riz dans un petit contre jour ...

Le cadre est magique, je suis assis dans les airs, on se sent libre ! Comme un gamin, mon sourire reste immense pendant tout le vol, admiratif. Des enfants, plus bas, nous font coucou en criant "Namaste!" (bonjour) . Je leur fait coucou, ils crient, et se mettent à courir sur les chemins en terre des collines.

 

 

Petit à petit, nous redescendons, nous survolons le lac de près, au pied des collines .

Le décor devient de plus en plus gros.

 

 

 

 

 

Je lève les jambes pour ne pas toucher le sol. On vol sur quelques mètres à ras du sol.

 

 

Me voila debout, à nouveau sur terre ... mais mes pensées reste la haut, dans les airs face à l'Himalaya .

 

 

Une Stupa face a l'Himalaya

(27/12/11)

Bus : 7h, From Kathmandu to Pokhara.

Je retrouve à Pokhara l'espagnole. On décide de louer un scooter pour la journée.

Evidemment, il y a un casque ... pour deux personnes. En plus, c'est moi qui conduit, alors que je n'ai jamais conduit de scooter . Après que l'homme nous rappelle qu'ici on roule à gauche (merci) c'est parti. Tout se passe bien, nous serpentons sur une colline jusqu'à se retrouver sur une piste. Je ne sais même pas si cela s'appelle encore une piste.

 

 

Mais bon, c'est fun, c'est parti ! La pente est raide, du sable de partout, et des grosses pierres ! Nous zigzagons sur la piste, allant du côté droit, au côté gauche pour éviter les plus grosses pierres.

Finalement nous arrivons sans problème. Nous montons quelques marches et nous voici en haut de la colline ... face à l'Himalaya .

 

 

 

 

Ca y'est l'Himalaya ! Là ! En vrai ! Je suis tout excité !

 

Depuis tout petit, je l'ai vu à la télévision, ou dans les bouquins, sans vraiment penser le voir un jour de mes propres yeux (même effet pour le Gange etc) mais si, voici l'Himalaya en vrai !!!

 

 

 

Au pied de notre colline, un immense lac dans lequel se reflettent les sommets de L'Himalaya. De l'autre côté quelques collines, et en arrière plan, les monts enneigés !

 

 

Magnifique ! D'autant plus qu'en haut de cette colline est batie une belle stupa blanche, avec d'énormes statues couleur or !

 

 

Avec l'espagnole, nous restons là un bon moment, à contempler les montagnes, le lac bref, le paronama plutôt sympathique .

 

 

Chute Libre

(23/12/11)

Ce matin, il est 5h30, et je suis dans le bus, excité comme une puce, en direction de Last Resort, pour faire un saut à l'élastique que j'attends depuis des mois!

 

Après plusieurs heures de bus dans les vallées, nous arrivons enfin sur le site.

Entre deux montagnes, le pont est là, à 160 mètres du sol, juste au dessus d'une rivière, aux gros blocs de pierres, qui, d'ici, semblent minuscules!

 

La vue est magnifique, cette rivière serpente entre les montagnes toutes vertes !

 

Nous traversons le pont, tout le monde se penche par dessus la barrière pour regarder la hauteur ! Tout le monde est plutôt surpris !

 

 

Après avoir écouté les consignes, s'être pesé etc... c'est parti ! Je fais parti du premier groupe .

On m'écrit "B 63" sur ma main (Bungy 63 kg) . Tous sur le pont, on attend chacun notre tour. L'appel commence à partir de B40... j'attends... j'attends... puis :

 

"- Bunjy 59? Nobody! Bunjy 60? Nobody! Bungy 61? Nobody! Bungy 62? Nobody ! Bungy 63 ?

- Yeah me !

-What's your name ?

-Antoine !

- Ready ?

- Yeah since five months !!"

 

 

Je m'asseois sur une petite chaise, j'enfile un harnais, l'homme me fixe l'élastique aux pieds.

Je passe sous le petit portail, je m'avance jusqu'au bord... c'est dingue comme c'est haut !

On dirait un décor playmobil ! L'excitation est plus que présente !

 

 

Petit coucou à la caméra, j'écarte les bras, l'homme commence le compte à rebours " one ... two ..." dans ma tête je pense "Allez lâches moi, laisses moi sauter ça fait des moiiiis que j'attends!!", puis, à "three" je pousse sur les jambes, "BUNGY !" voila, mes pieds quittent le pont !

En position saut de l'ange, je tombe en chute libre ! Je réalise vraiment la hauteur, et sans contrôler, lâche un petit cri de surprise !

Bras écartés, cheveux aux vents, je tombe en direction de la rivière. Tout ça se passe vite, mais j'ai l'impression que cela dure longtemps!

Mon petit corps de 1m77, 63 kg tombe en chute libre entre ces deux immenses montagnes, c'est tout simplement énorme!

 

 

Puis l'élastique se tend, je remonte, sensation étrange ! Puis c'est reparti pour une deuxième chute !

Enfin, me voici la comme un idiot, les pieds en l'air, la tête en bas, à attendre que l'on me descende.

 

 

A l'arrivée, deux hommes m'attrapent, et m'allonge sur un matelas le temps de me défaire de l'équipement (qui heureusement a tenu! ).Allongé, je regarde le pont ... d'en bas il fait si haut !Je suis dans un rêve, je repense au saut, oubliant que je suis sur ce matelas... du coup les hommes pensent que je vais mal et me posent des questions du style "ça va ? de quel pays viens tu ? quelle date sommes nous ?" mais non tout va très bien, au contraire ça va même super bien!

 

 

Après avoir sauté, je remonte en haut, et regarde d'un point de vue les gens sauter .

Parfois certaines personnes, arrivées au bord, s'accroche à l'assistant et abandonnent.

Chaque saut est impressionnant à regarder . Je vais manger, sous les cris des autres qui sont en train de sauter.

 

 

 

 

 

Un ami coréen me rejoint à table.

C'est énorme, il a perdu sa chaussure lors du saut ! Résultat, il finira la journée sur un pied ! Mais bon, il le prenait plutôt bien!

Dans le bus du retour de nuit, tout le monde à le sourire. J'essaye de dormir mais impossible, à chaque fois que je ferme les yeux, j'ai cette image du vide face à moi, lorsque je saute du pont!

A chaque fois que je regarde mes trois amis avec qui j'ai passé la journée, ils me font un clin d'oeil, comme de vrais gamins!

 

 

 

 

 

Voilà, après des mois d'attente, I DID IT ! C'est juste Magique ...

Hindouisme et Bouddhisme près de Kathmandu

(22/12/11)

Ce matin je pars en compagnie d'une amie espagnole visiter les alentours de Kathmandu.

 

Nous allons tout d'abord au Pashupatinath Temple. Un domaine hindouiste attirant de nombreux pèlerins, sadhus, que j'ai trouvé magnifique !

 

Un regroupement de temple parmi lequel passe une rivière.

 

 

Des chèvres de partout, des oiseaux, quelques vaches (aussi temple aux animaux) . De nombreuses femmes vêtues de tissus oranges discutent assises sur un mur de pierres.

 

Un peu partout, des groupes de trois ou quatre sadhus assis par terre papotent en fumant .

Parfois ils sont un petit groupe à dormir sur les marches d'un temple. Image magnifique, la lumière matinale fait ressortir leurs peintures couleur flash sur leur peau mate et ridée. De même pour la tunique qui ressort orange pétante ! Les pieds poussièreux, les bras sous la tête en oreiller, les dreadlocks tombent quelques marches plus bas .

A leurs pieds, un baluchon avec leur peu d'affaires qu'ils utilisent pour vivre, un baton, et leur sorte de petit bidon de lait en métal qu'ils ont toujours à la main .

 

 

 

 

Tous ont des dreadlocks impressionnantes qui parfois vont même reposer par terre lorsque l'homme est debout !

 

Parfois ils les laissent pendre, parfois les replient sur leurs épaules, ou les attachent de différentes manières ... parfois c'est assez surprenant !

 

 

Les peintures sur les visages changent, passant d'un simple trait jaune/point rouge sur le front, à une harmonie de couleur .

Allant du jaune, au orange, rouge ou encore rose !

 

 

Il y a aussi ces sadhus complètement recouverts de cendre grise claire . Même les cheveux! Résultat, on a l'impression de voir un fantôme marcher (pieds nus évidemment) parmi ces petits temples de pierres grises .

 

 

Dans cette rivière, on y pratique les crémations. Comme à Varanasi, les familles apportent le corps, l'allongent près de la rivière et lui mouillent le visage. Cette fois, on est encore plus près que Varanasi, on est parmi les membres de la famille, donc assez spécial de voir ce visage aux yeux fermés.

 

Puis l'on dépose le corps sur le bucher auquel un membre de la famille met le feu . Les femmes assises derrière pleurent, une jeune fille hurle, sa famille la retient mais elle se débat pour tenter d'aller vers le corps, elle tombe dans les pommes . La scène est plus choquante qu'en Inde je trouve .

 

 

 

 

L'espagnole veut déjà partir, je resterai bien un peu plus longtemps dans ce paradis hindouiste, au milieu de ces temples, ces pélerins et toutes ces couleurs !

J'espère pouvoir revenir avant de partir !


Puis nous allons voir la Boudhanath Stupa, la plus grande du Népal, lieu cette fois ci bouddhiste .

Lorsque nous sommes au pied de cette immense structure, nous paraissons minuscule !

 

 

 

Toute la journée, des moines bouddhistes, habillés d'une espèce de toge rouge foncée/ marron, tournent autour de la stupa, faisant tourner les roues de prières en métal, et sonner une cloche à l'entrée tout en fredonnant une prière  Certains font le tour en faisant tourner une roue de prière au bout d’un manche dans leur main.

 

Il y règne une atmosphère très paisible sous les chants bouddhistes, et les bruits des cloches !

 

Des drapeaux de prières tibetains montent jusqu'au sommet de la stupa, blanche et or .

 

 

Sur le chemin du retour, nous re-traversons les mêmes villages qu'à l'aller, ces petits villages authentiques où les enfants jouent au badminton dans les rues en terre ou pavés. Des singes tentent de voler quelques fruits.

 

Du linge pend aux fenêtres, balcons, grillages ou muret.

Les femmes font la lessive ou épluchent des légumes, dans une petite bassine devant la porte de leur maison peinte en jaune, orange etc ...

 

 

 

 

Nous passons devant pleins de petits temples, dont un temple au singe ... avec évidemment pleins de singe grimpant partout sur le temple et bâtiments alentour !

L'arrivee au Népal

(20/12/11)

De Varanasi, je prends une jeep avec 7 autres touristes, direction le Népal !

 

Toute la journée, nous traversons les petits villages et les campagnes de l'Inde.

 

Une Inde entièrement différente, loin des bruits des grandes villes, de la pollution (je ne dis pas pour autant que c'est propre !)

 

Les femmes travaillent en saris colorés dans les champs, nous croisons un homme à dos d'éléphant chargé de branches, feuilles etc ...

 

Une Inde plus paisible, plus typique .

 

 

Le soir, nous roulons de nuit, quand le touriste Argentin assis près du chauffeur, lui dit que nous ne sommes pas sur la bonne route. Le chauffeur demande à un local de lui indiquer le chemin qui, effectivement, n'était pas celui ci ! C'est donc le touriste Argentin, venant pour la première au Népal, qui indique de nuit la direction au chauffeur indien ! Là je me demande quand va t on réellement arriver ...

 

Finalement nous arrivons vers 22h à la frontière. Dans la fraicheur de la nuit après avoir rempli une petite feuille, le douanier me tamponne mon passeport ... me voici au Népal !

 

 

Après une nuit passée à la frontière, je passe avec seulement une espagnole, un bus "local !" en direction de Kathmandu. Il nous aura fallu toute une journée de route, mais heureusement, le paysage était superbe.

 

Le bus avançait dans les vallées verdoyantes, passant près des cascades et longeant un fleuve à l'eau magnifique .

 

Petit à petit, le car se remplit de Népalais (au visage plus clair et plus applati que les indiens) jusqu'à ce qu'ils se retrouvent assis par terre dans l'allée du car, les uns sur les autres etc...

 

Comme à l'habitude des indiens, les Népalais jettent et crachent tout dans le bus lorsqu'ils mangent. Résultat on a vite fait de marcher sur les épluchures et pépins de clémentines, sur les coquilles de cacahuètes, ou encore les sacs plastiques !

 

J'arrive de nuit à Kathmandu où il n'y a pas d'électricité à cette heure là . Aucun lampadaire ne fonctionne, les boutiques s'éclairent à la bougie .

 

 


Commentaires : 5
  • #5

    Louise S (mardi, 01 mai 2012 10:17)

    "Je retourne alors sur la route principale, avec des papillons dans le ventre, tout excité, j'ai adoré ce moment. Je me sentais bien, je ne me souciais de rien, aucune pensée en tête, pas d'argent, pas d'heure, rien de prévu, juste être là, avec eux."
    = le bonheur

  • #4

    margot b.s (dimanche, 18 mars 2012 14:59)

    antoine a tu pris une douche toi aussi.

  • #3

    margot (vendredi, 10 février 2012 21:28)

    Antoines tu es rigolo quand tu tiend le drapeau du népal ...

  • #2

    mickael.beaudin@neuf.fr (mercredi, 08 février 2012 19:46)

    Antoine tu me dira quand tu sera au Myamare.
    Bon courage Antoine

  • #1

    Edouard le routard (vendredi, 06 janvier 2012 12:12)

    Bonjour Antoine et merci pour tes récits, je prends beaucoup de plaisir à te lire, et merci pour ta visite de Kirtipur, j'ai voir ces scènes de rue, qui me permet de mieux appréhender un pays, continu de nous faire rêver...

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