La Jamaique !

(05/08/2012)

Je sors de l'aéroport de Kingston, il fait super chaud !

Un taxi me dépose dans un hotel qui en fait, est la maison du gérant, louant quelques chambres dans le jardin. Le gérant c'est Oliver, et il à deux fils . L'un d'entre eux, Gamble, 21 ans, à une femme. Ils ont une chambre sur le côté de la maison avec une mini cuisine et un petit jardin.

Le jour où je suis arrivé était la date prévue pour l'accouchement de la femme à Gamble.

 

Je risque de décevoir beaucoup de gens, mais je ne suis pas sorti de Kingston. Mais il y a une bonne raison ! Gamble, sa femme et moi nous entendions super bien, du coup, je passais mes journées avec eux. Je m'entendais aussi super bien avec "Black" le beau frère de Gamble.

 

Et comme j'expliquais aux voyageurs du même hotel qui me disaient "Oui mais tu ne sors pas de Kingston, donc tu partira de Jamaique sans connaitre le pays !". Et bien au contraire, en passant toute la journée avec des Jamaicains, on découvre le pays encore plus facilement !

 

C'est la première fois que je sors d'un pays sans vraiment savoir si j'ai bien aimé ou pas. Et oui, la Jamaique m'a un peu déçu. Je m'attendais à une ile verte jaune rouge dont la population était des rastas peace & love . Au contraire, il s'agit de quartiers aux histoires de gang etc ... Rien de rasta, de peace etc ...

 

En fait le truc qui m'a dérangé avec les gens, c'est que c'est la première fois que les locaux ne répondent pas à mes sourires. Il n'y avait aucun échange entre eux et moi, aucune blague ou quoi que soit ... (sauf la famille à Gamble).

 

D'ailleurs la Jamaique, je pense que ça craint un peu dans certains coins. Je suis le premier à dire "Nan mais voyager seul, il n'y a pas de danger, pareil pour une femme" dans chaque pays où je suis passé, mais la Jamaique non. D'ailleurs c'est la première fois que je sortais sans mon appareil photo. Et oui, à partir du jour où j'ai vu un homme à cinq mètre de moi arracher le sac à main d'une dame et partir en courant j'ai préféré laisser ma sacoche dans ma chambre.

 

Dans la rue, ils vous demandent sans cesse "achetes moi un burger, ou un soda sinon !" . Le problème n'est pas la demande, en Asie c'était pareil ; mais leur façon de demander. Si vous répondez non, il deviennent agressif "Pourquoi tu veux pas me donner ? T'es un égoiste !" etc etc ...

Bref, ce n'est pas en Jamaique que j'ai eu mon meilleur rapport avec les locaux.

 

Mais malgrès ça, la zénitude universelle en Jamaique j'ai adoré ! Attendre toujours partout, patienter 20 minutes pour un hamburger en fast food, prendre son temps pour chercher une solution etc ... c'est juste génial !

D'ailleurs, une autre chose dont j'étais fan, c'est le domino. Le domino est l'activité principale en Jamaique ! Tout le monde joue au domino ! Un domino avec quelques règles locales qui fait que la partie sera interminable ! En plus de 20 jours de domino, personne n'a jamais gagné !

 

L'accouchement prend du retard. Je suis content d'être là pour l'occasion ! Le berceau de l'enfant est déjà dans la chambre. On attend alors la venue du petit Alphonz en jouant au domino dans le jardin de Gamble.

 

Voila, c'est ça la vie d'un Jamaicain, jouer au domino, s'asseoir dans le jardin la nuit, et fumer toute la journée.

Et oui, le cliché sur le cannabis en Jamaique n'est pas qu'un vieux cliché. On en trouve de partout, pour un rien. Tout le monde fume, un gamin de 14 ans comme un vieillard assis sur le bord de la route, ou un homme travaillant dans son jardin. Quand on marche dans la rue, par moment ça sent fort le cannabis. Pareil en croisant des gens.

 

D'ailleurs Gamble me faisait bien rire. Avant la venue du bébé, il disait que le jour où elle aura accouchée, ils arrètent de fumer dans la chambre. Une fois l'enfant né et qu'il restait encore à l'hopital,Gamble avait déjà changé sa régle "Tant que le bébé n'est pas rentré a la maison, on peut fumer dans la chambre, mais la fenêtre ouverte et après, à son retour, se sera dehors."

Oui vous avez compris la suite, une fois que le petit Alphonz est arrivé à la maison, le premier Gamble ne faisait rentrer aucun join dans la chambre. Le deuxième, s'il s'agissait de rentrer 30 secondes pour prendre une affaire, c'était ok. Puis plus cela allait, plus Gamble et la famille restait longtemps près du petit avec le join .

 

Par contre, dans la rue on ne vous harcèle pas pour vous vendre de la drogue. Rien à voir avec l'Asie !

 

Sa femme prend soin de moi. Elle va parfois me chercher quand je me lève le matin une barquette de riz et poulet. De temps en temps elle m'apporte du gateaux. Elle m'a aussi cuisiné un superbe poulet à la Jamaicainne. le soir quand Gamble et moi étions assis dehors sous les étoiles à parler de tout et de rien, elle nous préparer du thé.

 

D'ailleurs, je suis content d'être resté avec Gamble, interessant du fait que ce soit la première personne ayant une vie bien posée à la maison qui m'a donné envie de faire comme lui. Malgrès le fait qu'il ne faisait rien d'extraordinaire dans sa vie (à part le fait qu'il fait de la musique, mais ça j'en parle après ) il était heureux, ça se voyait, à un point que ça donnait envie. Il avait sa maison de la taille d'une chambre, un jardin assez grand pour avoir trois ou quatres chaises, une petite table pour poser le domino et un barbecue. Toute la journée il était là, torse nu, pied nus, assis dans son jardin, prenant son temps en compagnie de Black, prenant leur temps sur un join, profitant d'une soupe faite par sa femme. Il prend son temps, il profite, des amis passent sans cesse. Il ne se tue pas au travail, il ne cherche pas à faire fortune.

La dernière nuit, nous étions une fois de plus tout les deux assis dehors. La porte de sa maison était ouverte. On voyait sa femme et son fils.

 

"Tu sais Antoine, j'ai pas beaucoup d'argent,ma maison n'est pas grande, mais à l'intérieur il y a ce j'ai de plus cher, ma femme et mon fils."

Sur les traces de Bob Marley !

(01/08/2012)

Je commence par visiter Trench Town, le quartier de Kingston dans lequel à grandi Bob Marley. D'ailleurs il en parle dans ces musiques, pour les connaisseurs !

 

Et bien je trouve que c'est un endroit à aller. On comprend le combat de Marley. Les maisons sont en tolle avec une porte en bois. L'herbe grimpe sur des voitures abandonnées dans des terrains vagues. La misère flotte dans les rues. De vieilles dreadlocks sales retombent sur les épaules d'un homme complétement défoncé. Pareil, 200 mètres plus loin, c'est un jeune garçon assis sur un muret, lui aussi a le regard vide.

 

Plus que nul part, ça sent le cannabis. Sur les murs, des personnes ont peint des portraits de Bob Marley. Un homme avec un chariot ramasse tout ce qu'il trouve par terre. Des mini bus, comme en Asie, passe porte ouverte en criant leur destinations. Je passe devant le terrain de foot où venait jouer Bob !

 

Un policier pointant un pistoler demande à des gens de descendre d'une voiture.

Plus loin c'est trois autres policiers tenant contre un mur 2 hommes.

 

Oliver qui me fait la visite m'explique le fonctionnement des gangs ici. Il y en a deux en particulier. Leur territoire sont séparés par une rue que nous empruntons. Si une personne du mauvais gang traine du mauvais cote, il se prend une balle dans le derrière !

 

D'ailleurs nombreux sont les postes de polices incendiés. Nous passons devant des militaires qui surveillent une zone turbulente. On voit justement sur le mur derrière les hommes en costumes, les impacts de balle.

 

Bref, je savais que la Jamaique était pauvre, mais pas à ce point là ...

 

 

J'ai aussi visité la maison de Bob Marley dans laquelle il a vécu adulte. Un paradis pour les amoureux de Bob Marley. Un paradis aussi pour les amateurs de vinyles.

 

Aimant les deux, j'étais vraiment content de marcher entres les murs de la maison Marley, à rêver devant des dizaines et dizaines de vinyles de Bob, des centaines d'articles de presse accrochés au mur.

 

 

On voit aussi sa chambre, avec sa guitare, un bonnet et tout un tas de babioles !

 

 

Après avoir fait le tour de sa maison, passant par la cuisine, montant et descendant les escaliers, passant devant des plantes de Cannabis dans le jardin, et touchant du bout du doigt les impacts de balles dans le mur causés par les hommes qui ont tentés de tuer Bob, nous regardons un film d'une petite demi heure sur le combat de Bob Marley !

 

En route pour la Jamaique !

(30/07/2012)

Nadi - Fidji !

J'ai retrouvé à Nadi une amie,Maxie, une suisse qui était avec moi à Corailview . Elle part le même jour que moi à la même heure pour Los Angles, on sera donc dans le meme avion.

 

Le chemin est long pour la Jamaique, car pour éviter de payer trop cher mon billet d'avion, j'ai beaucoup d'escales : Los Angeles, Las Vegas, Miami .

Arrivé à l'aéroport, je retrouve un ami de corailview qui se rend aussi à LA !

Nous faisons la file tous ensemble, puis j'arrive face à un homme qui me demande mon visa pour les Etats Unis ...

 

Problème, je n'ai pas de Visa pour les US ... Visa que possède Maxie qui se rend aux US. Elle me l'avait montré auparavant, et le délai d'optention de visa était de 3 jours ...

 

De vrais paranos ces Américains ! Il faut payer un visa de transit ! Heureusement, il est possible de le faire en 5 minutes en ligne, et de l'optenir directement. Donc plus de peur que de problème !

 

Dans les airs, au dessus de l'océan Pacifique !

Vous voulez une histoire à devenir dingue ?

Voici ce qui m'est arrivé le 12 Juillet 2012 ...

 

Nous sommes le 12 Juillet 2012, il est 22h00, nous partons pour la Jamaique, avec sur la route, des transits aux usa .

 

Après un long vol au dessus de l'océan Pacifique, nous arrivons à Los Angeles aux Etats Unis, un peu après midi .

 

Ce qui veut dire, que nous avons remontés le temps. Ce qui veut dire aussi que nous avons vécus deux fois le même jour ... Deux fois le 12 Juillet 2012, affiché en double dans mon calendrier, j'aurai aussi vécu un jour de plus dans l'année 2012 !

 

On peut alors se poser la question aussi ridicule que la question qu'adorent poser les Francais chaque année ! Une question qui est nationalement existentielle, le changement d'heure -> Est ce qu'on dort une heure de moins ou une heure de plus ?

La question ici est : Est ce que j'ai vieilli d'un jour ou non ?!

 

Bref voici une petite explication provenant d'internet :

 

"Chaque jour à minuit, dans tous les fuseaux horaires, il est nécessaire de changer de date pour passer au jour suivant. Mais compte tenu de l'utilisation d'un méridien de référence pour ces fuseaux horaires, il existe également un méridien où, quelle que soit l'heure, il est nécessaire lorsqu'on le traverse d'ajouter ou de retrancher un jour, selon le sens de la traversée.

Cette ligne peut être considérée comme étant située 12 heures en avance ou 12 heures en retard par rapport au méridien de Greenwich selon que l'on parcourt la Terre respectivement vers l'est ou vers l'ouest.

 

Ainsi, quelqu'un voyageant vers l'ouest et franchissant la ligne de changement de date doit ajouter un jour à la date qu'il s'attendrait à avoir s'il ne le faisait pas.

D'une façon similaire, un voyageur vers l'est doit retrancher un jour. Ainsi, à l'instant précis où il est minuit sur la ligne de changement de date, toute la planète devrait être à la même date.

 

La ligne de changement de date peut se révéler déroutante, particulièrement sur de courts trajets aériens qui conduisent à la traverser. Par exemple, un voyageur partant des Tonga (îles situées dans le fuseau horaire UTC+13) pour aller aux Samoa (UTC-11) par avion réalise un trajet de deux heures entre deux endroits où l'heure légale diffère de 24 heures ; par conséquent, s'il part des Tonga à midi le mardi, il arrivera aux Samoa à 2 heures de l'après-midi le lundi.

Un autre exemple était le vol charter d'Air Kiribati (assuré par Aloha Airlines) au départ d'Hawaii : parti le dimanche matin à 6 heures, le Boeing 737 arrivait sur l'île Christmas trois heures après… le lundi, puis après avoir fait escale, retournait à Honolulu le dimanche dans l'après-midi. "

 

Bref tout ça rend dingue, surtout dans la suite de mon trajet, car je stop ensuite à Vegas, puis Miami, toujours le même pays, oui, mais les distances aux us sont tellements grandes qu'il y à des décalages horaires dans le pays, donc à chaque transit l'heure change encore !!!

 

Au final on abandonne et on oublie sa montre au fond de sa poche. On dort dans chaque avion et on mange à  chaque service !

 

Le seul problème est celui de Maxie. Sa montre est passée au 13 juillet, et il est impossible de changer la date. Mais bon, elle vivra toute sa vie durant le lendemain et gardera le souvenir du trajet Fidji / Los Angeles .

 

Un phénomène qui rend dingue !

Los Angeles - Etats Unis !

Nous arrivons donc tout les trois à Los Angeles. Pour mon ami Allemand, c'est la fin, il reste ici. Maxie doit partir pour New York, et moi Vegas.

Mais bon, c'est le début d'après midi mon vol est à 20h00 et celui de Maxie 21h00 .

 

Je retire quelques Dollars Us, et nous prenons un taxi.

Un énorme nuage de pollution rend le ciel gris ! Maintenant je comprend pourquoi un jeune Americain venant de Los Angeles que j'ai rencontré aux Fidji m'a dit que ce qu'il préférait la haut, c'était le ciel bleu, car il avait toujours vu un ciel gris !

 

Nous remontons les rues de Los Angeles jusqu'à l'hotel de l'Allemand . Nous déposons nos sacs, et nous allons sur la plage Santa Monica.

 

Nous allons ensuite marcher sur une énorme jetée dans l'océan, qui est la fin de la route 66 !

Donc pour "symboliser" l'endroit, il y a des manèges, des vendeurs de sucreries, des fast food faisant la pub pour leur hamburgers.

Pleins de gamins, avec une casquette LA et une barbe à papa courent .

Les gens se prennent en photo au bout du ponton les bras levés en l'air ...

Et là ... c'est l'Amérique avec un grand A ! L'Amérique comme on se l'imagine !

Des hommes aux muscles de popey, des symboles $ dorés pendant au cou, des tee short de basket .

De grosses publicités bidons, des odeurs de cacahuètes ...

 

Bref, nos ventres gargouillent, on a faim, il est temps de tester un Hamburger Américain !

Nous allons dans un fast food, dont l'enseigne est un énorme hamburger emballé dans un papier bleu .

Et honnetement on est pas déçu. On commande, on donne son prénom, on va s'asseoir sur une table dehors, sur des bancs de bon fast food américain.

 

J'étais assis à regarder mes premières pièces de dollars us, quand j'entend le haut parleur cracher avec un accent américain " Antooooine, ton hamburger t'attend à l'intérieur !!! " !

 

Je vais chercher ma commande, et sans mentir, l'hamburger était super bon !

On remonte ensuite le ventre plein dans les rues . Nous passons devant des magasins de grandes marques comme Convers. Des skateurs de partout, des caméras à l'intérieur et extérieur des taxis, de belles voitures bref, une fois de plus, l'Amérique !

Maxie et moi passons reprendre nos sacs à l'hotel de l'Allemand et nous retournons à l'aéroport .

 

Je dis au revoir à Maxie et je m'envole pour Vegas. J'arrive à Vegas de nuit, je survole la ville, et je confirme que Las Vegas est la ville des lumières ! Un vrai desert de point jaunes blanc etc  !

 

J'arrive à Las Vegas en retard, mon avion s'envole à l'heure à laquelle j'arrive.

Je me dépêche de trouver mon terminal, passant devant des machines à sous à l'intérieur de l'aéroport !

 

J'enchaine en m'envolant pour Miami où j'attend pas mal de temps avant de m'envoler pour la Jamaique !


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Commentaires : 3
  • #1

    broussaudier liliane (jeudi, 02 août 2012 08:28)

    Bonjour Antoine,

    Toujours aussi intéressant de te lire et te suivre dans ton périple. Je voyage avec toi et découvre ces paysages que tu décris très bien.

    Bonne continuation et au plaisir de te lire

  • #2

    Laura (dimanche, 05 août 2012 16:53)

    Cela devait être vraiment intéressant ce voyage en Jamaïque. tu dis être déçu de ce que tu en as vu, que cela ne correspondait pas à l'idée que tu en avais, mais je pense que la Jamaïque et toutes ces idées que tout le monde a sont mythiques et le resteront tant que bob marley et le reggae continuera à nous faire vibrer. Seulement dans tout ça il ne faut pas oublier que un mythe ne correspond pas forcément (et même souvent) à la réalité.

  • #3

    isabel rodriguez (mardi, 07 août 2012 21:10)

    Si el Bobby luchaba es que tenia motivos.... La lucha tiene que seguir, los motivos no han cambiado.

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