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Fini pour l'Inde !

(20/12/11)

Voilà, l'Inde s'est finit, après un mois et demi. Première étape du voyage !

 

L'Inde, soit tu adores, soit tu détestes. J'ADORE !

 

Et tout ce que j'ai vu m'a donné envie de revenir !

 

Revenir visiter le sud de l'Inde, visiter les petits villages dans les campagnes que j'ai pu traverser en train .

 

 

 

 

J'en garde l'image d'un "crazy country !" . Une culture totalement différente, et très complexe . Un autre monde ... !

 

Des couleurs de partout, des odeurs dans tout les sens etc... mais aussi la misère !

 

 

 Mes coups de coeurs :

 

- La cuisine indienne ! Tous ces plats végétariens avec ces chapatis !

- Le Taj Mahal évidemment

- Les moments passés avec le jeune Indien à Udaipur

- Le calme de Pushkar, les rencontres avec les routards

- S'asseoir face au Golden Temple d'Amritsar et écouter les chants religieux

- La magie de Varanasi que je n'oublierai jamais !

 

Voici aussi une question qui tracasse pas mal de monde ... mon budget en Inde !

 

J'ai donc pendant ces 43 jours :

 

-dormi pour 3,30€ par jour,

 

-mangé pour .4 € par jour

 

-déplacé pour une moyenne de 9 € par jour, sachant que j'ai pris une dizaine de train, que celui de Rishikesh à Varanasi à été annulé donc j'ai du en racheter un ainsi que le bus aller retour Ris' Haridwar. Par changement de plan, j'ai payé un bus supplémentaire de Pushkar à Delhi et train de Delhi à Amritsar. De plus, je me suis fait arnaquer sur le taxi à Delhi, payant plus de 50$ !!!

Et oui pas mal d'erreur de débutant que j'aurai pu éviter mais maintenant je suis prévénu. Il y a aussi les 48h de bus pour aller jusqu'au Népal !

 

-visité pour 0,7 € par jour

 

-connecté à internet pour 0,4 € par jour .

 

Voilà en moyenne je vis pour un peu moins de 20€ par jour, sachant que j'ai bêtement dépensé dans les transports et me suis fait avoir dans pas mal d'hôtels, taxis et achats les deux premières semaines ! Pour vous donner un exemple, la première semaine, j'ai dépensé 170 €, la dernière seulement 54 € ... !

 

 

Que du rêve pour l'instant, pourvu que ca continue ainsi, que je puisse vous raconter encore de nombreuses histoires et vous montrer de belles photos !

 

 

Varanasi

(16/12/11)

 

 

Varanasi ... une ville de folie ! Il y a tellement de chose à dire, que je ne sais même pas par quoi commencer, de peur d'oublier certaines choses etc... Il faudrait avoir un talent d'écrivain pour vous décrire cette expérience !

 

J'ai passé la semaine à Varanasi avec Julien, le français rencontré au golden temple d'Amritsar, et Valentina, une Italienne .

Tous les jours nous faisions la même chose : petit dejeuner à l'hôtel puis nous marchons sur les gates de Varanasi jusqu'à 23h, pourtant chaque jour était différent .

 

Je suis tombé amoureux de cette ville. On peut marcher des heures dans les rues aux couleurs délavées. Très serrées, les maisons sont parfois hautes, il fait sombre, des bouses de vaches un peu partout, des chiens malades dorment dans tous les coins de rue. Il ne faut pas être claustrophobe ! Des flaques d'urine (humaine ...) et des tas d'ordures vous font faire la grimace.

Mais l'odeur des épices, de la nourriture indienne, des cacahuètes, vous redonnent le sourire .

 

Les vaches partagent parfois la maison avec les indiens... des chèvres errent dans les ruelles où l'on se colle contre les maisons pour laisser passer les troupeaux de buffles !

 

 

Il est impossible de déambuler dans ces rues sans se perdre ni demander sa direction ! Impossible !

Voici une petite description du style caméra embarquée, de ce que l'on peut voir en quelques minutes :

"J'attends que Julien prenne une photo, je m'asseois avec Valentina sur le pas d'une porte. A nos pieds, un chien maigre à en voir tous les os, ne cesse de se gratter, jusqu'au sang. En face, une maison à la peinture bleue, noircie par la poussière. La porte est en bois et toute abimée. Contre le mur repose un vieux vélo retapé de toutes parts. Et aux barreaux de la fenêtre est accrochée une vache mangeant le tas d'ordure dans la brouette face à elle. Sur le toit, un homme chasse les singes. Au bout de la ruelle, une femme remplie un sceau à la pompe à eau rouillée évidemment ! Un enfant passe s'arrête, et nous demande de l'argent, une main sur le ventre. A gauche, un homme accroupi, urine contre le mur d'une maison. "

Visiter Varanasi, c'est simple, il suffit de s'asseoir sur les gates au bord du Gange, et observer. Un jour, Valentina Julien et moi quittons l'hôtel à 10h du matin. Pensant qu'il était midi, nous décidons de chercher un petit restaurant... en réalité il était 15h ! Nous avions fait seulement 3km en 5h !

Les bords du Gange sont en activité toute la journée. Les indiens viennent se laver . Parmi ces hommes recouverts de savon, les femmes lavent leur linge de couleurs rose, jaune, orange flash ! Les enfants montent en haut des marches pour réaliser leur plus beaux plongeons. Les barques ne cessent de faire des aller-retours entre les deux rives.

Un homme vient même préparer ces chapatis sur les marches .Un vieillard lave ses buffles dans le fleuve.

Sur les bords du fleuve, on trouve de tout: coiffeur,s barbiers, masseurs, vendeurs, dealers ! Et oui, à Varanasi on te propose toutes les 15 minutes du Hashish, du Cannabis, ou même de l'opium .

Tous les 500m, des jeunes jouent au criquet! Envoyant parfois la balle dans le fleuve, mais no soucis, les p'tits prennent une barque pour aller la chercher si besoin !

Vous l'avez compris, marcher dans Varanasi c'est une vraie mission! Au sol il faut éviter les bouses de vache et urines (ce que je n'ai pas toujours réussit, il faut éviter les balles tirées par les joueurs de criquet, se défaire de tous ces vendeurs, et en l'air, éviter de se faire uriner dessus par les singes assis sur les toits (ce que... ... je n'ai pas toujours réussi).

Aussi connue sous le nom de Bénarés, Varanasi est la ville sacrée de l'hindouisme. De nombreux sâdhus viennent ici. Habillés de tissus orange, ou alors, quasi nus, recouverts de cendres noires, on peut parfois les voir pratiquer le yoga etc...

J'ai essayé de prendre le temps de parler avec eux (quand ils parlaient anglais).

J'ai pas mal discuté avec un baba recouvert de cendre. Buvant le chai, il m'expliquait que les USA utilisait des OGM en Inde, contaminant toutes les cultures environnantes ...

A droite, l'Homme Elephant
A droite, l'Homme Elephant

Ils vivaient ici, toujours au même endroit, je venais le voir tout les jours, boire un coup, discuter...

 

Avec lui, vivait un autre sâdhu. Une déformation physique depuis sa naissance, lui allonge le visage. Un peu comme éléphantman. Il est donc connu en Inde, pour être soi disant la réincarnation de Ganesh (le dieu à tête d'éléphant).

 

 

Sur le coup, c'est assez choquant à voir, puis au final, on s'habitue assez vite. Un sâdhu m'a donc déposé un point de cendre sur le front !

Beaucoup d'indiens viennent à Varanasi pour mourir . Une fois mort, la famille brûle le corps sur un bucher. La famille porte donc le corps emballé dans une toile orange, jusqu'au gate où a lieu les crémations. Une fois arrivé, on trempe le corps dans le Gange, puis on le pose sur le bucher. La personne la plus proche du mort, met le feu au bucher. Cette personne s'est alors complètement rasé la tête, gardant juste une petite mèche de cheveux au sommet du crâne .

 

 

Nous sommes aussi allés voir le lieu de crémation pour les plus pauvres... moins de touristes, plus d'indiens. Les corps ne sont pas toujours emballés, et là ça devient assez spécial. Petit à petit, on voit les corps fondre, s'ouvrir, carbonniser ... Bref âme sensible s'abstenir !

Ici par contre, le spectacle était choquant. Peut être dut au fait que les corps étaient visible ?

corps flottant entre les barques
corps flottant entre les barques

 

 

Certaines personnes ne sont pas brulées, mais directiment coulées au fond du Gange, comme les Sadhus, les enfants de moins de 10 ans etc...

Parfois il arrive que les corps remontent à la surface... et là aussi c'est spécial. Nous étions assis près du fleuve lorsque Valentina pointe du doigt avec un air de dégout, un corps flottant dans le Gange. Il s'agissait d'un corps de Sadhu, dont il manquait la tête. Le ventre était ouvert et les boyaux sortaient...

 

 

Il flottait là comme ça, et pour les gens c'était normal. Nous étions les seuls impressionnés. Tout le monde continuait de se laver, de faire leur lessive à quelques mètres du corps qui est resté coincé dix minutes contre une barque !

Nous avons la chance d'assister à une éclipse à Varanasi . Petit à petit la lune disparait puis, réapparait ! Moment paisible. Beaucoup d'indiens étaient présent pour assister au spectacle.

Avant dernier jour à Varanasi et en Inde pour moi, nous décidons d'aller manger dans un petit restaurant pour indien. Pour à peine 1€, un tali à volonté ! C'était bon .. mais épicé.

Et quand je dis épicé, c'est épicé. Jamais je n'ai mangé aussi épicé, jamais je ne remangerai autant épicé.

Mais voilà j'ai voulu jouer l'indien, ne voulant pas regretter plus tard de ne m'être pas assez plongé dans la culture indienne, mais aujourd'hui, 4 jours après, j'ai encore la tourista. Durant trois jours (dont deux dans le bus pour aller au nepal) je ne mangerais seulement que 4 bananes.

Mais voilà sur le moment c'était magique, partageant la table avec des indiens qui évidemment rotaient puisqu'ici c'est normal et naturel, j'étaits rouge, je transpirais à grosse goutte, je pleurais de vraies larmes ! Tous le resto nous regarde en se marrant, je suis pris d'un fou rire, j'en peux plus, les lèvres me brûlent même lorsque je ne mange plus ! L'eau était celle du robinet donc impossible de boire, seule solution, tirer la langue et souffler. A chaque fois que nous terminions notre plateau, ils nous re-servaient une portion !

Au final, un homme me propose de gouter au masala pur... du piment. Je me dis "Allez vas-y derniere experience culinaire en Inde Antoine !" ... A peine avalé, je voulais mourir ! Enfin bref, moment super sympa avec les locaux, fou rires etc, mais pas en super forme maintenant !

Le soir, nous buvons notre thé face au Gange. Des gamins vendent des bougies et fleurs dans une petite coupelle pour déposer sur l'eau du fleuve. Pour 7 centimes pièce, ils travaillent jusqu'aux environs de 23h . Mes deux compagnons décident d'en acheter une chacun. Cette fois ci, je ne respecte pas mes règles et décide d'en acheter une, contribuant au travail infantile. Des dizaines de bougies flottent dans l'obscurité.

Rishikesh

(06/12/11)

Je monte dans le train en direction de Rishikesh, une femme me demande si je peux échanger ma couchette avec la sienne car elle veut être avec ses amies ... Ok pas de soucis ! 10 minutes plus tard après avoir galéré à déambuler dans l'allée du wagon avec mes sacs (surtout que les indiens ne font pas très attention, ils bousculent sans gêne pour passer en premier ...), je suis enfin installé dans ma nouvelle couchette. Mais la dame m'avait indiqué le mauvais numéro ... 10 minutes plus tard, me revoilà installé dans ma nouvelle couchette . Je décide d'aller m'acheter quelques paquets de gâteaux car il y a 7 ou 8 h de train . Mais rebelotte, on me demande encore si je peux échanger de place car le jeune homme veut passer le trajet avec sa famille .. OK ! Donc 10 minutes plus tard me re-revoilà installé ... Je me dépêche d'enfiler mes chaussures pour m'acheter à manger ! Le train démarre ... trop tard ! Rhaaaaaa!

 

Après une nuit à l'étroit avec mes sacs sur la petite couchette, j'arrive à Haridwar. Je dois encore prendre le bus pour Rishikesh, j'ai faim, je suis crevé, les sacs pèsent lourds et je veux aller aux toilettes. Pas de soucis j'ai juste à me rendre à la 'bus station' et monter dans un simple bus .... BLAGUE ! On est en Inde Antoine ! Pas de numéro de bus ou de ligne comme en France, les destinations sont écrites en Hindi ... je décide de m'adresser au bureau de la station de bus. L'homme me dit d'aller sur la droite ... je vais donc sur la droite ... je demande précision à un chauffeur de bus qui me dit que c'est du côté gauche ... je vais donc sur la gauche ... Bref vous l'avez compris j'ai fait pas mal de fois l'aller retour. Au final je trouve un indien qui se rend aussi à Rishikesh, mais il est aussi perdu que moi . A nous deux, on finit enfin par monter dans le bus. J'arrive épuisé dans une petite guesthouse à 100 Rps la nuit (1,50€) .

 

 

Rishikesh c'est une petite ville paisible, connu pour être la capitale mondiale du yoga.

 

Je vais me balader dans les rues. Le panorama est super, montagnes boisées, ça change de la pollution des villes indiennes que j'ai pu visiter pour le moment ! Partout des singes !

 

Je vois pour la première fois le Gange ... Je ressens quelque chose de bizarre, comme au Taj Mahal, Machu Picchu (il y a quelques années) etc, le fait de vous dire "Le Gange quoi, celui que tu vois à la télévision depuis des années dans chaque reportage sur l'Inde ... ben il est là, Enfin tu sais, t'es au même endroit que celui que tu voyais à la télé ... Pincez moi !"

 

 

Je suis sur le balcon de la guesthouse avec un anglais super sympa; à regarder les singes grimper dans les arbres, lorsqu'un singe monte sur notre balcon et nous fixe . Bon nous somme deux gamins face à un singe on se marre ! Mais lui non, il commence à montrer des dents et grogner .

 

L'anglais se dépêche de s'enfermer dans sa chambre ! Je le regarde partir en rigolant, je me retourne et regarde le singe en me disant "Maintenant t'es tout seul avec le singe coco" ! Je prends mon appareil et comme l'anglais, je me dépêche de rentrer dans ma chambre . Et là "Nooon mon coca !"

Je ré-ouvre la porte pour récuperer mes deux litres de coca (non non je ne suis pas un amoureux de la "gastronomie" Américaine mais c'est bon pour le mal de ventre ) mais trop tard, le singe l'avait déjà prise ! Assis sur la table, il fait un trou avec ses dents au fond de la bouteille, et fait en sorte de faire couler le Coca par terre. Au final, 5 singes mettront fin à mes 2L de Coca ... !

 

 

Le soir je vais essayer ce restaurant exterieur juste à côté, atmosphère très vacance, sous les étoiles . Quelques enceintes diffusent de la musique . Je demande au jeune serveur, qui a 22 ans et vient du Népal (normalement on se revoit chez lui dans quelques semaines) si c'est possible de mettre du Bob Marley ... Pas de soucis ! Je m'asseois sous les paroles de Bob marley et attends mon assiette en regardant les étoiles puis j'entends "Where are you from ?" . C'était une Canadienne, qui parle couramment le Français. Elle a 22 ans et m'invite à sa table. Après avoir mangé, nous partons faire une petite balade de nuit, puis boire un verre avec vue sur le Gange . En rentrant à l'hôtel, elle m'étonne, elle connait Tryo et a même été au concert !

 

Désormais, chaque soir en arrivant au restaurant, le jeune Népalais met du Marley !!

 

Ensuite pendant 2/3 jours, c'est fièvre la nuit, et tourista la journée ...

 

 

Mais bon, après un ou deux imodium ça va mieux.

Avec la canadienne, nous partons faire une balade à pied pour voir une cascade .

 

Le chemin est super plaisant, parmi les arbres, les vaches, et les singes . Sara m’apprend les expressions quebecoises .

J’adore parler avec les étrangers parce que tout d’abord c’est sympa, super vivant, puis à la fin de la conversation, j’ai l’impression d’avoir plus appris qu’en sortant d’une heure de géographie ...

 

 

  Nous longeons le Gange, à l'eau claire, bordé de gros rochers gris, ou de plage à sable fin ! L'air est frais, ça change d'Amritsar, Delhi ...

On arrive à la cascade, super sympa, c’est vert de partout, le soleil se couche juste au dessus de la chute... on papote avec deux indiens, sous le bruit de l'eau .

 

 

Ce soir je prends le train pour Varanasi. A 18h je prends un taxi collectif (mini camionette ouverte de partout, 3 roues et un guidon comme une moto), puis le bus pour Haridwar. Arrivé à la gare, premier réflexe comme d'habitude, je vérifie si le train indiqué sur mon billet existe bel et bien ! Et oui, il existe, c'est mon dernier train en Inde alors je me félicite "Bien joué Antoine t'as géré tous tes trains en Inde !" puis, je remarque que mon train censé entrer en gare dans une heure, n'est pas indiqué sur le tableau des prochains trains ... Je vais me renseigner à un guichet qui me dit que le train est annulé ... Super !

 

Je lui demande ce que je dois faire ? il me dit d'aller au guichet d'à côté . Bref après m'être fait balader de guichet en guichet, évitant de marcher sur tous ces indiens dormant par terre, complètement emballés dans leurs couvertures, je trouve le bon. L'homme m'explique que le train est annulé car trop de brouillard, que mon ticket n'est plus valable, mais que dans deux heures, il y a un train pour Varanasi donc je peux acheter un nouveau ticket .

 

Super je lui demande si je peux en acheter un ici et voilà sa super réponse : "oui c'est moi qui vend les tickets, mais il est 19h57 et je ferme à 20h donc revient demain " ... "donc là c'est fichu, je peux retourner trouver un coin pour dormir ? " - "oui." ... DHAAAAAAAAAAAA !!! Parfois l'Inde c'est mortel, mais bon je me dis, vas-y énerves toi cinq minutes puis Enjoy !

 

Donc après m'être énervé cinq minutes, je retourne à la station de bus direction Rishikesh ... oui cette même station où il m'a fallu cent ans pour trouver mon bus ! Mais voilà je décide de prendre ça à la rigolade, en plus il fait bon, je vais à la station de bus, je pose mon sac par terre et m'asseois dessus . J'observe la vie dans une gare routière. Là, un groupe d'indiens curieux se forme autour de moi, on bavarde, on rigole, puis ils me demandent où je vais ?

Ils allaient tous à Rishikesh aussi ! Donc super facile pour trouver le bus, je monte avec eux, je m'installe au fond du bus avec un peu de musique dans les oreilles, j'ai la patate, le chauffeur démarre, l'homme crie "RISHIKESH RISHIKES RIHIKESH !!!", des retardataires courent après le bus et montent à la volée .

 

Je me demande où sont passées les suspensions, à chaque petite bosse, je décolle du fauteuil ! Du fond du véhicule, je vois pleins de bonnets de laines dépassés des fauteuils, mais aussi des coiffes de sikhs ou des turbans oranges des hommes religieux.

 

Un truc qui me tuerait si j'étais conducteur en Inde, ce sont les feux de route! Parce qu'ici on reste toujours en position feux de route, lorsqu'on croise quelqu'un, on ne passe pas automatiquement en feux de croisement comme en France, alors je ne vous dit pas les yeux !

 

Le bus s'arrête devant un chemin de fer. Les barrières sont baissées (manuellement évidemment) . On attend que le train passe. Tout le monde klaxonne, comme si cela allait changer quelque chose !!

 

 

Bref j'ai loupé mon train, je ne sais pas vraiment où je vais ce soir, ni demain d'ailleurs, et bien finalement je trouve cela super ! Sérieusement, j'adore ça, me déplacer ainsi dans les transports en commun, çela donne une impression de bouger, de vivre plein de choses!

 

Arrivé à Rishikesh, un taxi vient me voir (les taxis qui prennent à l'arrivée des trains ou bus proposent des prix de fous par exemple je sais qu'il m'aurait proposé 300 Rps alors qu'en taxi collectif tu peux payer 30 Rps et c'est aussi rapide!) et me demande :

-Where are you going ?!

- On the moon !

L'homme, étonné mais mort de rire, fait une imitation de lui en train de décoller !

 

je rejoins la route principale à pied, maintenant je cherche un taxi collectif pour retourner dans le même hôtel tant qu'à faire histoire de rejoindre mon ami anglais, et mon amie canadienne ! Mais problème, je ne connais ni le nom de la guest' ni l'adresse du "quartier" je sais juste y aller de mémoire puisque j'avais fait le chemin quelques heures plus tôt .

 

Un taxi s'arrête, et me demande où je vais, je lui explique alors la situation, en précisant que je vais vers "cette petite montagne là haut !" mort de rire, le taxi me dit de monter . Il est déjà plein mais pas grave, je passe mon sac aux indiennes derrière, et je m'asseois sur le fauteuil du conducteur, me tenant comme je peux à une petite barre. Mes jambes sortent du taxi, le guidon cogne dans mes cuisses, tout le monde explose de rire, surtout quand ils voient mes cheveux longs aux vents !

 

 

On est trop lourd, le moteur se coupe. Le chauffeur me dit de descendre, il soulève le fauteuil, prend une corde, la fixe à je ne sais quoi et tire dessus comme pour démarrer un Zodiac . C'est parti ! Avec un énorme sourire, il me fait signe de monter. Je saute dans le taxi en criant LET'S GO !! Le chauffeur crie LET S GO à son tour !

 

Bref je suis là, moitié à l'intérieur du taxi, moitié à l'extérieur du taxi, les cheveux aux vents, avec mon pote le taxi avec qui finalement nous trouvons bel et bien mon hôtel. Je reviens au point de départ 5 heures plus tard, mais j'ai l'impression d'avoir voyagé plusieurs jours !! Antoine dans les transports en commun d'Inde, c'est comme un gamin à disney !

 

 

Frontiere Pakistanaise

(02/12/11)

Il est 14h30, je prends un taxi en compagnie de Julien un jeune Francais, et Takeo un Japonnais pour aller jusqu'à la frontière Pakistanaise .

 

Tout les soirs la même cérémonie, des tribunes de chaque coté de la frontière, indiens et pakistanais viennent supporter leur pays.

 

 

Tout commence par un spectacle de danse indienne pour les jeunes filles, et d'une simulation d'un combat de guerre pour les garçons. Agés d'une douzaine d'années, ils portent un uniforme de militaire, fausse mitraillette à la main, ils tirent sur le public, tombent au sol etc .. Assez spécial, surtout joué par des enfants ...

Ensuite c'est au tour des militaires .

 

Tout d'abord ils font une petite démonstration avec leur chiens très bien dressés .

 

Puis il y a un jeu qui consiste à tenir une note au micro, le plus longtemps possible. Une fois à court de souffle, l'homme, fusil à l'épaule se lance en direction de la barrière.

 

De part et d'autre de la frontière, ils foncent torses bombés en direction du portail séparant les deux pays. Une fois face à face, ils lèvent leur jambe au dessus de leur têtes !

 

Belle parade, de plus que l'uniforme est original, dotés d'une grande coiffe évantail, ils défilent chacun leur tour de chaque côté de ce portail aux couleurs indiennes.

 

 

La foule brandit des dizaines de drapeaux indiens tout en criant, poing levé, "Hindoustan !!" , on entend alors la réponse des tribunes Pakistanaises "Pakistan !!" .

 

Enfin, les combats de coqs se terminent, les gardes se serrent la main et descendent les drapeaux. Le portail se referme.

 

La foule descend alors des tribunes et court vers la barrière ! Les militaires tirent une cordes au milieu de la route pour les "retenir" et là moi, je trouve ça assez flippant pour ma part ... Des dizaines de jeunes Indiens, face au Pakistan, sur la pointe des pieds, poings levés, hurlent "Hindoustan !!!" et siffle le Pakistan !

 

 

J'y voyais comme une forme de haine, je vais donc parler avec un groupe de quatre jeunes indiens :

 

-Vous aimez les Pakistanais ?

-Non !

-Pourquoi ?

- [silence ...]

-Vous hurlez sur le Pakistan comme ca, sans même savoir ? C'est un peu spécial non ?

-Ils sont nos ennemis !

-Alors vous trouvez ça cool de venir les siffler chaque soir et de les défier comme ca ?

-Eux aussi ils nous aiment pas !

 

Enfin bref, peut être que ceux qui ont déjà assité à cette cérémonie ne l'ont pas forcement vu comme ca, mais comme une simple cérémonie entre deux pays voisins, mais faire simuler la guerre à des enfants, et défier comme ça le pays voisin, moi je trouve ça spécial voir même dangereux ... Faut voir la haine qu'ont certains dans les tribunes quand ils crient ...

 

 

Le temple d'or d' Amritsar

(01/12/11)

 

 

Amritsar est une ville polluée pas vraiment agréable à visiter. Mais c'est à Amritsar que se trouve le temple d'or des Sikhs, le temple le plus sacré pour cette communauté .

 

Au milieu d'un bassin sacré, se dresse ce temple, recouvert d'or. A l'intérieur, des prêtres chantent le texte sacré. Tout le monde entend ce chant religieux diffusé à l'extérieur rendant l'atmosphère assez zen, apaisante, magique.

 

 

Le temple est ouvert toute la journée, même la nuit. D'ailleurs le temple de nuit est superbe. Eclairé, il se reflette parfaitement dans l'eau .

 

Les hommes se déshabillent sur la rive, gardant juste leur grand caleçon blanc, leur poignard et leur turban, et entre dans cette eau sacrée.

 

Parfois ils versent de l'eau sur leur coiffe, et boivent quelques gorgées, parfois ils vont complètement sous l'eau.

 

Les femmes elles ont une bâtisse pour faire de même à l'abri des regards .

 

Ainsi toute la journée, sous le chant religieux, les sikhs entrent et sortent de cet immense bassin dans lequel nagent des grosses carpes .

 

 

C'est vraiment reposant, on pourrait faire le tour du bassin des dizaines de fois, pieds nus et voile sur la tête .

 

Il est possible de manger gratuitement dans le temple. C'est vraiment à faire ! Tout les jours, des milliers de repas sont offerts, par des bénévoles .

L'organisation est superbe, en entrant on te donne un plateau, un bol, et une cuillère. Tu montes ensuite dans la cantine, une immense salle où nous nous asseyons les uns à côté des autres formant un long serpent. D'un côté les gens ayant fini leur repas partent, de l'autre des gens arrivent, donc le "serpent" se déplace toute la journée .

 

 

 

Une fois assis par terre parmi des centaines d'indiens, des hommes ou enfants passent avec des grosses casseroles, et une grosse louche et te versent du riz, des lentilles, de l'eau etc ... Un homme passe avec un énorme panier rempli de chapati (pain plat et rond indien) !

 

Tant que tu as faim, on te versera une louche !

 

Une fois terminé, tu sors de la cantine, jette ta cuillère dans une énorme bassine puis passes ton plateau à des hommes qui vont faire tomber la nourriture restée collée en cognant le plateau dans une grosse marmite, puis le jette avec le bol dans une autre bassine. Mais la plupart du temps, cela tombe à côté ! Du coup, un homme, avec un plateau à chaque main joue le rôle de gardien de foot !

 

 

Je vous promets c'est hallucinant, j'étais avec un ami Japonnais, on était écroulé, mort de rire ! Il y a vraiment beaucoup de monde qui mange ici du coup, ils jettent je ne sais combien de plateau à la minute. Et ce "gardien de foot" avec ces deux plateaux tentent de faire en sorte que cela tombe dans la bassine. Mais parfois il ramasse ceux tombés par terre. Mais les hommes ne cessent pas pour autant de jeter les plateaux qui arrivent ! Résultat, le goal est complétement à la ramasse et fini par se prendre les plateaux dans la tête !!  Dès que la connexion internet est bonne, je vous envoie une vidéo !

 

Ensuite une fois la bassine pleine, elle est envoyée dans le coin vaisselle, où tout le monde peut venir aider à laver les couverts !

 

Il est aussi possible de dormir gratuitement . En face du temple se trouve une grande cour carré où les indiens dorment par terre, collés les uns aux autres . Pour les "routards" un dortoir est là pour nous accueillir. Les lits, enfin les planches de bois recouvertes d'une couette, sont collés les uns aux autres. Des cordes traversent le dortoir dans tous les sens pour étendre le linge. C'est spécial, mais génial !

 

Les toilettes aussi sont spéciales ... Les portes possèdent une fenêtre, un carré par lequel on peut regarder. Pour eux, c'est tout à fait normal, pour savoir si les toilettes sont occupés, ils regardent par la fenêtre ... mais pour nous c'est plutôt ... spécial ! T'es assis sur les toilettes, et tu vois une tête indienne te regarder !

 

 

L'argent ...

(01/12/11)

Le trajet pour arriver à Amritsar depuis Pushkar a été assez épuisant. Après 12 heures de bus sleeper (donc avec couchette) j'arrive tôt le matin à la gare de New Delhi. Épuisé, je m'allonge sur le quai sac au dos, et m'endors quelques heures. En début d'après midi, mon train arrive, c'est parti pour 10 heures !

 

Lors d'un arrêt, un enfant torse nu monte et nettoie le sol. Il lui manque un bras. Il me demande de l'argent avec insistance.

 

Les mendiants ... donner ou pas donner d'argent ? Grande question . En général je ne donne pas. Pour moi, on croit aider les enfants en leur donnant de l'argent, mais je pense qu'en réalité on aggrave leurs cas. Car s'ils ont la possibilité d'avoir de l'argent en mendiant dans la rue, ils préféreront continuer à mendier et n'iront pas à l'école. Donc en les aidant aujourd'hui, on les condamne à rester dans la rue toute leur vie. En plus, la plupart du temps, l'argent récolté par les enfants des rues est ramassé par des "mafias", de même pour les veuves.

 

 

Mais parfois il m'arrive de donner aux gens qui "ne peuvent faire autrement" par exemple cette femme à Pushkar que je croisais tous les jours. Elle n'avait plus de jambe. Assise sur une planche à roulettes rouillées, elle se déplaçait grâce à deux palets dans chaque main qu'elle utilisait pour pousser.

A moins d'un mètre du sol, elle traversait la route, se faisant raser par les motos etc ...

Dans ces cas là je donne mais de préférence de la nourriture. Comme ça je suis sure que l'argent ne servira pas à acheter de l'alcool etc ..

 

Voilà, petite réflexion sur un sujet délicat. Chacun à un avis différent. Il faut pouvoir y répondre, histoire de ne pas hésiter lorsqu'un mendiant ou qu'un amputé te demande de l'argent.

Mais même avec un avis précis, ça reste difficile de dire non, dire non à cet enfant dans le train, qui te regarde dans les yeux, la main sur le ventre signe de faim, et qui te demande, redemande, et toi t'es là, assis sur ton fauteuil, bien habillé, avec à manger dans ton sac, et tu le regardes dans les yeux, tu te dis qu'il est plus jeune que toi, tu t'imagines à sa place, c'est à dire avoir un bras en moins, avoir la dalle, essuyer le sol avec ton tee shirt, et avoir en face de toi, un jeune blanc, de 18 ans, qui s'est payé un billet d'avion à 125 000 Roupies pour venir visiter ton pays mais qui refuse de te donner 5 roupies (7 centimes d'euros) .

 

 

Donc voilà au final tu le regardes dans les yeux, tu lui dis "No .." puis "No sorry ..." puis après une nouvelle demande, tu baisses les yeux et fais signe de tête non ...

 

Parfois "tu as de la chance" et quelqu'un fait partir le mendiant. Donc là  aussi t'es pas forcement à l'aise parce que quelqu'un vient et pousse la personne (parfois avec le pied quand ils sont au sol) et leur dis de partir ou plutôt dégager vu leur manière de parler ..

 

Soit "tu as moins de chance" et la personne te tient par le bras et insiste, insiste, et là ça peut être spécial. Encore hier, une femme âgée me tenait par le bras, je lui avais déjà dit non plusieurs fois, mais en partant, elle m'a rattrapée en courant et me tenait le bras. Donc je marchais, appareil photo dans la main droite, et cette femme (à deux doigts de pleurer !) bras gauche ...

 

Dans ces moments là, je pense à ces jeunes français, qui adorent acheter le dernier lacoste ou le dernier téléphone pour montrer aux gens, super fiers, qu'ils ONT de l'argent. Ici, c'est pas vraiment la même chose, je me sens pas super fier d'avoir de l'argent.. parfois j'ai même honte.

 

Oyé oyé peuple français ! J'invite tous ceux qui cherchent à avoir une voiture plus grosse que celle du voisin, à venir visiter l'Inde !

 

 

Du haut de Pushkar

(25/11/11)

Voici un article de quelques lignes, mais je tenais à le raconter.

Hier je vais manger un morceau dans le même boui boui que tous les jours, où l'on mange pour 80 centimes et je rencontre trois jeunes francais et une belge. Nous discutons cinq minutes puis ils partent. Une heure après je recroise un des français qui me propose de les rejoindre boire un thé à 17h.

 

A 17h me voici en train de monter les nombreux escaliers du restaurant pour les rejoindre sur la terrasse du toit.

Les français étaient là, en compagnie d'un Anglais et d'un Italien. Plus tard, un Allemand se joindra à nous.

 

C'est seulement en m'installant à table, que je regarde la vue. Pouwha ! Je me relève et pars m'appuyer sur le muret. C'était un des plus haut toit de Pushkar. Tout autour, des maisons indiennes, aux toits plats, de différentes hauteurs. Sur certains toits, une colonne blanche, d'un mètre ou deux, similaire aux sommets des temples. Les murs jaunes, roses, mais vieillis .On voit alors les familles indiennes sur leur terrasse, manger, étendre leur linge etc ...

Au fond, les collines, avec parfois un temple à leur sommet. Le soleil se couche. Dans le ciel je vois un petit cerf volant, un simple tissu ou je ne sais quoi, de couleur uni, fait maison sans doute, flotter dans le ciel.. Je regarde alors plus attentivement le ciel. Une vingtaine de cerfs volant que je prenais pour des oiseaux, flottent dans le ciel, un peu partout dans la ville.

 

Voilà je trouvais cette scène magique, du haut de ce toit,en Inde, avec tous ces routards. On était 8 voyageurs, aucun était capable de savoir quelle date on était..et encore moins quel jour de la semaine.

 

Après 2 bonnes heures, nous allons manger un coup dans ma petite guest house.

On s'asseoit à table, le serveur plutôt gentil mais naïf, 21 ans, vient prendre nos commandes. Il en avait vu des touristes, mais jamais de personnes noires.

Ce fut l'étonnement en voyant l'allemand qui était noir.

Au bout d'un moment, complètement impressionné, il lui demande "Tu es noir ? Ton père est noir ? Ta mère aussi ? Ton patron est noir ? Je peux toucher ?" .

 

Voilà petite scène sympathique !

 

(j 'essaye de prendre la photo ce soir, hier je n 'y ai même pas pensé, trop captivé !)

Pause a Pushkar

(24/11/11)

Je suis arrivé le 15 à Pushkar. Cela fait donc une dizaine de jours que je suis dans ce petit village, construit autour d'un lac sacré .

 

Contrairement aux autres villes bruyantes et fatiguantes de l'Inde du Nord, Pushkar est très calme.

Beaucoup de routards s'arrêtent faire une petite pause, histoire de décompresser. Donc c'est une ambiance amicale, où l'on partage beaucoup.

 

Toujours en compagnie d'un autre routard, je prends le déjeuner avec un français, je pars visiter avec une israelienne, je mange avec une anglaise, je passe l'aprem avec un australien, et le soir on se retrouve tous à l'hôtel. On parle des voyages que nous avons fait, ce que nous voulons faire. On échange de bons plans, nos adresses dans le cas où on visiterai un jour un de leur pays .

 

Après une semaine à passer la journée dans les rues de Pushkar, je commence à prendre des petites habitudes. Je mange ici, puis prends un thé là avant d'aller parler avec telle ou telle personne.

Bref maintenant en me levant, je dis bonjour aux routards, je vais en ville prendre mon petit déjeuner, mais avant on dit bonjour au vendeur de thé, au mec qui tient l'internet, on papote avec le cuisinier du bui bui où je repasserai plus tard pour manger. Je vais parler un petit moment avec les femmes gitanes qui viennent de leur jusqu'à Pushkar pour ramener de l'argent, en vendant des bijoux etc ...

 

Avec Alain un ami français rencontré à l'hôtel, la soixantaine, super sympa, nous allons voir un soir un spectacle de danse de ces gitanes indiennes. Superbes couleurs, danse grâcieuse !

 

Voilà, une semaine de relaxation, de partage avec des gens supers intéressants, une nuit passée à la belle étoile. Et oui hier soir, la femme de l'auberge vient me voir : "monsieur on a un problème. Un couple arrive et on a réservé sur votre chambre. Pouvez vous dormir avec Alain ? On vous offre la nuit." Sachant qu'il y a un lit sur le toit, je monte en haut de l'hôtel, et me couche, sous les étoiles, et la musique au loin d'une cérémonie de mariage.

 

Demain je prends le train pour Jodhpur. Finalement j ai loupé des trains que j'avais reservé donc je continue en bus .

 

 

La vie indienne a Udaipur

(14/11/11)

Voilà, après plusieurs jours sans connexion internet, mon séjour à Udaipur.

 

Udaipur c'est une ville plutôt plaisante, plus calme que d'habitude où passe un fleuve. Chaque matin, j'allais m'asseoir sur une petite place près de ce fleuve pendant une ou deux heures, à regarder les femmes faire la lessive.

Alignées au bord de l'eau, elle lavent leur tissus dans cette eau où flottent bouteilles, sacs plastiques déchets etc... Après avoir mouillés et savonnés les vêtements, elles tapent dessus avec des petites planches en bois.

Enfin, elles étendent leur linge propre sur des barrières. Avec la lumière matinale, cela faisait une sorte d'arc en ciel .

 

 

Pendant ce temps, les enfants se lavent. Après s'être mouillés, ils montent sur le toit d'une petite maison, se savonnent puis sautent dans le fleuve.

 

Les hommes eux font leur sport en faisant quelques longueurs.

 

 

Cette place offrait une ambiance agréable pour se réveiller le matin, avec ces quelques vaches par ci par là, et cet homme, qui jouait une sorte de violon indien, typique du rajasthan.

Un matin je suis allé m'asseoir près de lui. Dans la vie, il est musicien. Sa femme vend quelques bracelets à côté de lui. Ces enfants eux, élevés dans la rue, jouent avec ce qui trainent par terre.

Il m'a fait essayer son instrument, il s'est bien marré !

 

Je faisais en quelque sorte parti du quartier. Je n'arrêtais pas de me promener dans les rues, allant m'asseoir et discuter avec les gens, parfois 5 , 15, 30 minutes .Un fois il m'a fallu une heure pour aller de ma chambre jusqu'au restaurant, même pas 200 m plus loin !

 

Je ne comptais même plus le nombre de thé indien que j'ai bu avec ces gens !

 

 

Dès le premier jour, je sympathise avec un commercant de 17 ans qui tenant une petite boutique de vêtements, le soir, nous sommes allés discuter autour d'une chicha .

Le lendemain matin, après être allé au bord du fleuve, je suis retourné le voir dans sa boutique. Je passe alors les deux jours suivant dans son petit shop, buvant le thé toutes les trente minutes !

On parle de tout, vraiment de tout. Son salaire lui permet de mettre 7€ par mois de côté .

Les deux derniers soir, je suis invité à manger avec sa famille.

 

Après avoir fermé sa boutique, il me dit "Si tu vois la police, fais semblant de faire tomber quelque chose, laisses moi partir devant et suis moi de loin" ... . Il m'explique qu'en dehors des boutiques, les indiens n'ont pas le droit de parler aux touristes sous peine d'une amende, demande des USA lors de l'election d'Obama pour protéger les touristes des vols de sacs etc ..

 

Mais sur la route, aucun policier, son frère m'emmène même jusqu'à chez lui en scooter .

En arrivant, il me dit "tu verras, ma soeur et son mari ont de la chance, ils ont une grande maison !" . Au final j'entre dans une maison de trois pièces : L'entrée, le salon avec un lit et de quoi acceuillir 3 personnes par terre, et la cuisine (enfin le lavabo et le feu) .

Aux murs, aucune décoration, aucune étagère, seulement deux cartables dans un coin, un mirroir (enfin il ne restait plus qu'un tiers, le reste s'est brisé apparement) et un placard avec tout les vêtements de la famille .

 

Le deuxième soir il me prévient "Aujourd'hui, beaucoup de policiers, attention" . En effet sur la route, l'on croise une voiture de police, comme prévu il passe devant. Plus loin, deux autres voitures. Préoccupé, il file devant. Par coincidence, la voiture démarre à ce moment là. Il accélère de plus belle, se retourne pour me regarder. Je lui fais signe d'y aller, je me rappelle du chemin pris la veille.

 

Je le rejoins chez lui, finalement sans aucun problème !

 

 

Ces deux diners étaient une sorte d'initiation à la vie indienne.

Seul mon ami vendeur parlait anglais, alors à chaque fois, il faisait l'intermédiaire. Il m'a expliqué comment devait s'asseoir un homme, qui devait manger à quelle place. Les femmes s'occupaient de nous faire à manger et nous servir, pendant que nous nous régalions. Assis sur le lit, mangeant avec les mains, la mère dépose un plateau avec plusieurs petits plats de toute les couleurs, plus ou moins épicés. Du rouge, du vert, du orange, du jaune, du blanc, du marron. Et ce pain plat indien (Nan) que j'adore mangé après l'avoir trempé dans differentes sauces (surtout celle au curry !) . Je demande l'âge de chaque membre de la famille. Et ils me répondaient toujours approximativement, par exemple "Elle a à peu près 15 ans, oui 15 ou 16 ans " !

 

Le père de famille m'explique qu'il y a encore dix ans, un garçon de 5ans pouvait être marié ! Aujourd'hui c'est interdit par le gouvernement.

 

Nous écoutons aussi de la musique indienne. Les filles dansent dans le "petit salon".

 

Avant de partir, la famille veut que l'on prenne une photo. Un des fils à qui je confis l'appareil, ne comprenait pas comment prendre une photo. Il a fallu que je lui apprenne en prenant son doigt et le laissant appuyé sur le bouton . Lorsque la famille se voit sur la première photo, délire total! Les enfants sont complètement fans. Le jeune de 17 ans me dit que cette photo dans mon appareil, est la première photo de lui qui existe !

 

Je remonte alors les rues de la ville. Il est 23h, les rues sont vides mis à part les rats qui partent en courant quand j'arrive. Je retourne dormir dans mon hôtel qui met à disposition des touristes massages, mais aussi des prostituées, pour 3000 R soit 43€ les trente minutes ... !

 

 

Jaipur, capitale du Rajasthan

(11/11/11)

Ce matin, une bonne heure de train dans lequel je somnole m'emmène à Jaipur, capitale du Rajasthan (Région ouest de l'Inde). Comme à son habitude le contrôleur passe vérifier si nous avons bien payé notre place.

Apparement un passager n'a pas payé la sienne, il glisse alors en cachette un billet dans la main du contrôleur qui commence à s'énerver. Il ajoute alors un second billet qui réussi à faire craquer le contrôleur.

 

Je suis à Jaipur depuis 3 jours, durant lesquels je suis allé visiter le palais des vents, qui est en réalité une grande façade, avec des dizaines de fenêtres. Ainsi, dans le temps, les femmes pouvaient regarder ce qu'ise passait dans la rue sans être vues .

Je passe devant un dompteur de serpent . L'indien est assis devant une petite boîte qu'il ouvre, et se met à jouer de la flûte. Un Cobra se dresse alors, fixant le dompteur. Le musicien se met alors à bouger la flûte de droite à gauche, le cobra fait de même. La gueule ouverte, il balance sa tête sans cesser de fixer l'indien.

 

Après avoir fini ce petit numéro, l'indien me dit "vas y touches le !" "Heu non merci ..." "Mais si t'inquiète je le tiens". L'homme le prend par derrière la tête, je le caresse .

Je suis aussi passé devant le palais de l'eau. Un palais construit dans un lac. Il est donc entouré d'eau, oui un peu Venise à l'Indienne !

Enfin, j'ai déambulé dans les couloirs frais d'Amber Palace. Un énorme palais, en haut d'une colline dominant un lac asséché à cette période de l'année. Tout autour, une grande muraille, suivant les formes des montagnes comme un serpent .

Les murs étaient splendides, faillances, frises, petits miroirs etc ...

Mais cette forteresse perd tout son charme à cause de cette masse de touriste s. Sérieusement, je me croyais à Disneyland Paris, c'est pour cela que je ne décris pas ces trois visites.

Ces trois monuments méritent des pages et des pages, mais pas dans cette situation. J'ai été déçu par le nombre de touriste. Tous ces groupes d'Américains portant la même casquette, ces japonnais qui se font prendre en photo devant tout et n'importe quoi, faire la queue pour voir un mur décoré, entendre les guides crier en levant leur bouteille pour montrer la route etc, j'ai préféré ne pas finir la visite, prendre un tuk tuk et aller me balader dans les vieilles rues de Jaipur, et là pour moi, cela mérite une description !

Sur la route, mon chauffeur s'arrête dans un magasin de chaussures pour s'acheter une nouvelle paire de sandales. Mais pour payer, il a besoin que je lui avance l'argent de la course tout comme l'essence, ce matin avant de partir !

Être le seul touriste parmi les indiens, ça c'est bon !

Pour cela, je vais essayer de faire une sorte de caméra embarquée de quelques secondes pour tenter, du mieux que je peux, de vous emmener en Inde quelques instants :

dans une rue en attendant que mon chauffeur achète ces chaussures
dans une rue en attendant que mon chauffeur achète ces chaussures

Voilà, mon tuk tuk vient de me déposer à l'entrée d'une ruelle dont les maisons, aux toits plats, ont les murs noircis, et abîmés. Je passe devant un vendeur assis par terre. Son stand se limite à une vingtaine de cadenas posés sur un morceau de tissu dans la poussière du sol. J'aimerais bien connaître son bénéfice par jour. C'est quand même énorme, de se dire que cet homme se paye à manger, à boire, des vêtements, et sûrement une petite maison, grâce à cette vingtaine de cadenas ?!! Je passe devant deux urinoirs extérieurs, horriblement sale, dégageant une forte odeur d'urine. Un homme me dit quelque chose en hindi en me poussant sur le côté. Je n'avais pas vu cette camionette remplie de vieux matelas.

Un vieillard assis par terre m'appelle et me fait signe de venir m'asseoir, ce que je fais.

On ne parle pas la même langue, mais on reste assis à côté. Lui continuant de fumer et moi regardant en face. Une femme est assise au milieu des légumes qu'elle vend, bananes, pommes, poivrons, oignons etc qui font un beau mélange de couleur ! A côté d'elle un enfant jette des cailloux sur les cochons qui mangent dans les poubelles . Au dessus, une femme étend son linge sur son toit. Ces beaux tissus de toutes les couleurs que portent les femmes indiennes !

Tas de déchet en pleine ville
Tas de déchet en pleine ville

Au fond de la ruelle je vois arriver un vélo qui zig zag. Normal, une bouteille de gaz pend de chaque côté du vélo, une autre est posée sur le porte bagage.

Un fou vient me serrer la main, ne me la lache plus et se met à crier ! Un vendeur sort de sa boutique, le fait partir en le poussant et me dit de ne pas m'inquieêer, c'est normal, il est fou et traîne souvent dans la rue.

Je continue mon chemin, un homme dort sur le trottoir . Plus loin, un groupe de 5 ou 6 gamins des rues, les cheveux sales, vétus d un short et tee shirt devenus noirs, pieds nus, avec chacun son petit sac en toile.

Je passe devant un magasin d'épice. Du rouge, du jaune, du vert, du marron, de l'orange ! Cette fois ça sent bon ! Ca piquote les narines, il y a plein de couleur, on veut enfoncer ses mains jusqu'au fond du sac!

Sawai Madhopur

(09/11/11)

Je me réveille, reposé de cette nuit sortant plutôt du commun. Il fait bon, je décide d'aller me promener dans cette petite ville. Seule la rue principale est goudronnée.

 

Je décide donc de la quitter pour aller me trimbaler dans les rues ensablée,s aux maisons en terre peintes en rose, bleu ...

 

Comme d'habitude, des vaches, chèvres, dromadaires ... mais cette fois, encore plus de cochons que d'habitude !

Je passe devant une petite maison, le gamin appuyé contre le muret me fait signe de venir.

 

On échange quelques phrases, il vit dans cette maison avec deux autres gars. Lui à 11 ans, les deux autres 20 et 25 .

Le plus vieux est en train de laver ses vêtements. Il me demande si je veux rentrer, j'accepte avec plaisir !

 

On s'installe sur la petite terrasse, il m'offre un verre d'eau, on discute .

 

Le petit rempli trois seaux d'eau et se lave avec, puis lave ses vêtements. On s'installe dans leur maison (enfin, cela consiste à une pièce et deux lits) puis papotons à propos de nos familles, petites amies (ce qui est plutôt marrant ici, c'est qu'à chaque fois il me demande combien de petites amies j'ai. Je leur réponds alors qu'en France, on se limite à une, ce qui les fait plutôt marrer !),

nous parlons aussi de la France. Il ne connaît pas la tour Eiffel, mais il connaît ce cher Zinedine Zidane !

Il me demande si j'ai des frères ou soeurs, je réponds alors oui deux soeurs ! Le garçon de 25 ans demande alors : "Elles s'appellent comment ? Elles ont quel âge ? Mariées ?" (seul le jeune homme de 20 ans est marié ) . "Anaïs et Aline, 15 ans et 12 ans !" . A ce moment là, les yeux du petit d'onze ans s'écartent, et, d'un sourire immense me dit " Donnes son numero de téléphone, donnes son numero de téléphone ! Tu crois qu'elle peut être ma femme ?!"

Je lui explique que ça n'allait pas être si facile, puis qu'en plus il avait déjà une petite amie!

 

Les trois indiens me demandent de leur offrir mon appareil photo... là aussi, ça ne va pas être aussi simple que cela. Puis, tout fier, il me montre les nouvelles chaussures que le jeune homme de 20 ans vient de s'acheter, en répétant "300 roupies, 300 roupies !!" (4€40) . Ils me montrent aussi leur garde robe en précisant "A moi, tout ça ce sont mes vêtements!" en me montrant trois chemises, deux jogging et un marcel pendus à une tringle .

Après être allé boire un thé avec le plus âgé, je rentre me doucher ( au seau et à l'eau froide) puis je vais manger. Je commande un poulet curry. La dame me demande :

-"Epicé ou peu épicé ?"

-"Peu épicé "

J'ai plutôt bien fait, sinon je ne sais pas si je serai encore là pour écrire ces lignes !

J'avais commandé un sprite aussi. Au bout de quelques fourchettes, je commande un 2eme sprite !

Et oui pas épicé, pas épicé, pour eux ouais !

Bref, c'est en sueur que je remonte dans ma chambre me changer pour aller faire une petite balade en jeep dans la réserve où l'on verra des singes, antilopes, cerfs de variétés indiennes, c'est à dire des daims avec des points blancs etc ...

Sur la route nous traversons un village assez vivant. En inde, les toits des maisons sont plats, servant souvent de terrasse/jardin, avec ces gros tonneaux qui sont leur réservoir d'eau, ils y étendent également leur linge, installent une table etc ..

 

Aujourd'hui beaucoup d'enfants étaient sur ces toits, s'amusant à m'appeller puis se cacher laissant juste leurs mains dépassées en faisant coucou. Toutes ces petites têtes à la peau bronzée et au sourire blanc criant je ne sais quoi pour attirer mon attention !

Le soir à l'hôtel, je reprends le même plat que ce midi. La femme avait sûrement compris que j'avais trouvé cela épicé parce qu'aujourd'hui en me posant le plat sur la table elle m'annonça, le sourire au coin des lèvres : "je n'ai pas mis d'épice, donc goûtez et dites moi si vous voulez que j'en ajoute un petit peu" !

Agra, Taj Mahal

En sortant de la gare, un tuk tuk me dépose à l'hôtel . Je décide de me doucher, mais, en entrant dans la salle de bain, pas de douche, seulement deux robinets à 30 cm du sol, un seau d'eau, et une coupelle . Bon ben on remplit le seau d'eau puis on se verse l'eau grâce à la coupelle !

 

Dans la chambre, une petite télévision, 40 chaînes, 40 films indiens. Bon pour ma part je trouve ça un peu culcul la praline, histoires à l'eau de rose, on danse, on chante, et toujours ce passage où il se met à pleuvoir !

 

Le soir, restaurant de l'hôtel où je mange des patates au fromage dans du jus épicé avec un cheese nan, pain indien, au fromage, super bon !

 

 

 

Taj Mahal

 A peine levé, je prends un tuk tuk pour le Taj Mahal, sur la route je m'arrête pour acheter mon petit déjeuner (des bananes). Alors que le vendeur est occupé à me servir ses fruits, un singe en profite pour sauter sur la charette et piquer une banane avant de s'enfuir !

 

Ce qui est énorme avec le Taj Mahal, c'est que, les murs tout autour cache le temple, on peut voir seulement le bout des quatre minarets dépasser. C'est seulement lorsqu'nous arrivons à cette porte (cette fameuse porte que l'on voit sur toutes les photos) que l'on voit, en entier, ce magnifique Taj Mahal .

 

A l'heure qu'il est, le soleil vient de se lever, le temple flotte dans la brume.

Le long bassin menant au temple laisse apparaître le reflet du Taj Mahal!

 

A cette heure là, il n'y a pas encore trop trop de touriste. Je profite pour m'asseoir sur les marches face au temple.

La brume commence à se dissiper, le Taj Mahal, grâcieux, prend cette couleur légèrement dorée que donne cette lumière le matin .

 

Je remonte alors l'allée jusqu'au pied du temple.

Il est si imposant mais si léger à la fois.

 

Les 4 minarets sont légèrement penchés vers l'extérieur, pour éviter de tomber sur le dôme central en cas de tremblement de terre .

De chaque côté, une mosquée rouge.

 

Je quitte mes chaussures (obligatoire) et marche, tête levée en direction du dome sur la plateforme où le temple domine son jardin.

 

Je me pose sur les marches d'une des mosquées, pour une bonne heure, à observer cette splendeur. Un singe passe juste derrière mon dos, monte sur le muret séparant le temple et le fleuve .

 

 

 

Trois bonnes heures plus tard, je décide de partir.

 

Je descends de la plate-forme, enfile mes chaussures ... déchausse mes chaussures et remonte sur la plate-forme.

C'est vraiment trop joli, je décide de faire un dernier tour autour du temple.

 

Je remonte l'allée du jardin dans le sens inverse .

 

La brume n'est plus là, le Taj Mahal blanc se dessine dans le ciel bleu, au bout de ces jardins verts.

 

Au moment de passer la porte de sortie, je ressens la même sensation qu'au Machu Picchu il y a 6 ans. On ne veut pas partir. Je prends alors une dernière photo même si je sais que je la supprimerai dans quelques heures car j'ai déjà pris la même avant . Là encore, au moment de sortir, on se dit qu'on reste encore cinq petites minutes de plus...

Je rentre à l'hôtel, plein d'image dans la tête.

Alors que je me repose, dans mon lit sous le ventilo (et oui il fait chaud plus de 32° en début d'après midi) j'entends comme un défilé dans la rue.

Hop j'enfile les habits qui me tombent sous la main et je sors .

 

Il s'agit d'un mariage, un homme (le marié je suppose) portant une tunique rouge, scintillante de perles, une énorme coiffe, monte un cheval blanc.

Devant, un petit orchestre joue de la musique .

Autour de lui, les gens dansent et lui donnent de l'argent. Petit moment sympathique.

 

 

Sortir d'Agra en Tuk Tuk ..

Je pense que vous avez compris que le Taj Mahal est plutôt agréable à regarder.

C'est pourquoi je décide en fin de journée de retourner le voir, au coucher du soleil (et oui pour le voir flotter dans la brume). Mais cette fois, je vais sur la rive opposée du fleuve pour le contempler .

 

Pour cela je prends encore une fois un tuk tuk, le prix annoncé par le chauffeur est 250 Roupies. Après négociation, le prix sera de 150 mais au retour, nous visitons deux magasins. Et oui, car les boutiques donnent une petite pièce aux chauffeurs de taxi qui ramènent des touristes.

 

Pour atteindre cette rive, il faut traverser Agra, sortant du quartier touristique, pour traverser la "banlieue d'Agra" .

La circulation devient impossible, En surnombre sur la route, nous respirons les pots d'échappements. Le bruit des klaxons est ininterrompu.

Entre les voitures des charettes que tirent des indiens, tentent de se créer un chemin. Charettes portant des sacs de graines, du bois, des tuyaux, des matelas, des cannes à sucre, des paquets de chips, des bidons, de tout ce que vous voulez .

 

En théorie il y a 6 petites places sur un tuk tuk. Bon, pour être à l'aise faut être 4. Mais certains tuk tuk que nous avons dépassés conduisaient jusqu'à 9 personnes !

Non pas une blague ! Les enfants assis entre les jambes, les adultes dépassent du tuk tuk et s'accrochent au toit etc !

 

Deux hommes à dos de dromadaire nous doublent, on finit par ne plus être étonné !

 

Devant nous, une petite fille avec sa famille dans une remorque se penche et vomit par dessus bord. Aucune réaction.

 

Les singes vivent parmi les indiens, descendant des murs ou des toits pour aller chercher de quoi manger dans les poubelles (enfin tas de déchet sur le trottoir). [ D'ailleurs à l'heure qu'il est, deux singes viennent d'entrer dans la cour de l hôtel par les toits et sautent dans les arbres, montent le long des gouttières etc  ! ]

 

 

Après avoir traversé la rivière, nous passons de la "banlieue d'Agra" à la "campagne d'Agra".

 

Les villages que nous traversons sont comment dire ...assez marquant . La pauvreté je l'ai déjà vu en Afrique, Amérique Latine, mais les villages que nous traversons, sont les pires que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui.

 

Certes il y a un certains charme, les femmes portent des robes de toutes les couleurs, l'ambiance est maximale. Les hommes en charettes tirées par des dromadaires transportent des cannes à sucre, du bois, de la paille, les femmes vont au puits, pots en terre cuite sur la tête chercher de l'eau.

Les maisons sont en terre, ou en brique posées les unes sur les autres, les toits en pailles. Dans les jardins, les vaches et chèvres broutent je ne sais quoi sur ce sol sableux.

Mais les rues sont plus que sale.

Les cochons vivent dans les détritus de la rue, les enfants casiment nus, portant seulement un tee shirt sales, trop petit et déchiré, font leur besoins sur les trottoir, les adultes dans les champs juste quelques mètres plus loin. Résultats, odeur épouvantable. Les chiens errent de partout. Les sacs poubelles, emportés par le vent, restent coincés dans les buissons.

 

On trouve aussi tout ces minis restaurant ou plutot boui boui, où je ne sais quelle nourriture se noie dans une marmitte de graisse. Même si cette cuisine n'est pas plus grand qu'une table, je crois qu'elle mérite d'être décrite . En effet, rien n'est ordinaire dans cette installation. Tout d'abord, cette table en bois faisant office de cuisine, n'a souvent plus que trois pieds, le quatrième est souvent improvisé par un empillement de brique. La table, elle, n'est jamais horizontale; normal, puisqu'aucun côté n'est de la même longueur ni hauteur . Sur cette table, souvent est mis une nappe, ou plus ou moins une bache en plastique complétement déchirée, trouée, ou brulée, dont l'on peut deviner sa couleur initiale, si l'on fait abstraction de toutes ces taches noirs . Enfin, sur cette table, est posée une énorme marmitte au dessus d'un petit feu. Elle aussi, la marmitte, est pas mal, étant toute cabossée et cramée .

 

Sur le trottoir, des mandiants, immobiles. Plus loin, un groupe de personnes agées, assis par terre paraissant attendre que le temps passe.

 

Les enfants sont laissés tout seul, jouant sur la route, parmis les tuk tuk .

Au loin, une décharge à ciel ouvert, dans laquelle plusieurs gamins, fouillent parmi les cochons et singes.

 

Au bout d'une bonne demi heure, nous arrivons sur cette rive d'où l'on peut voir le Taj Mahal de l'autre côté de la rivière. Le soleil se couche, la brume reprend place, le temple semble de nouveau flotter.

 

Des enfants viennent me voir, on rigole ensemble. En partant ils me demandent 10 roupies (1centime €). On parle alors un peu ensemble. Ils ne vont pas à l'école.

Sur le chemin du retour, il fait nuit. Et les rues de la banlieue sont complètement bouchées. Au bout de trente minutes, les motos impatientes, montent sur les trottoirs. Dix minutes plus tard, les trottoirs deviennent bouchées à leurs tours. Les piétons déambulent alors au milieu des voitures. Ca klaxonne, ca force le passage etc. On se cogne dans d'autres véhicules ! 

( désolé pour la mauvaise qualité de la vidéo, mais je suis en tuk tuk et de nuit, je voulais juste la mettre car le véhicule vert sur notre gauche nous cogne)

Bref un chaos pas possible.

Dans ces moments la, c'est plutôt marrant lorsque je me dit "Antoine tu capte le délire la ou pas ? Il y a une semaine t'etais dans ton canapé face à la télé, et la tu es, de nuit, en plein bouchon en Inde, dans un tuk tuk tout cabossé, parmis les conducteurs complètement tarés, les singes, et les hommes à dos de dromadaire !" ... plutôt original !

 

Un tuk tuk nous dépasse, le conducteur est pieds nues, et, clé à la main, remet en place quelque petite pièce en place tout en conduisant !

Après avoir fait une pause dans les deux magasins comme prévu, nous rentrons à l'hôtel .

Fort Rouge

Ce matin, je pars visiter le Fort Rouge d'Agra, ancien palais des empereurs moghols.

 

De cette imposante forteresse rouge, l'on peut voir le Taj Mahal au loin .

 

Pas mal d'indiens viennent se promener parmis ces murs de pierres rouges, légèrement orangé à la lumière du soleil.

 

Plein de petits temples, aux formes gracieuses, surtout les portes.

Je rentre à l'hôtel boire un coup, me reposer et ranger mon sac. Dans la cour intérieur, où l'on peut manger, des singes viennent dans les arbres .

 

Les employés de l'hôtel tentent de les chasser grâce à des lances pierres .

J'arrive à la gare à 18h. Mon train est à 19h05 mais je voulais avoir le temps de m'asseoir et observer l'ambiance d'une gare indienne le soir.

 

Tout est parfait, en arrivant, je vois sur l'écran mon train d'indiqué: n°59812 - Sawai Madhopur – 19h05. Je vais donc m'asseoir parmis les indiens, sur le quaie où arrivera mon train.

 

Deux indiens tentent de communiquer avec moi, mais ils ne parlent que hindis. Alors je leur répond je ne sais quoi en francais, on comprend complètement rien, mais on se marre.

Trois jeunes passent devant moi en me regardant, le plus jeune à une tête de celui qui fait toujours des conneries alors je lui fait un clin d'oeil. Il viennent s'asseoir à côté de moi. Eux aussi ne parlent pas l'anglais, mais c'était pas mal quand même, je lui offre un mentos coca, il me fait écouter de la musique indienne. Je sors alors mon mp3 pour lui faire écouter ma musique: Danakil, du reggae francais. Il n'a pas l'air d'aimer mais, un adulte vient, prend un écouteur, souris et se met à danser ! A partir de ce moment, un cercle d'indiens curieux se forme autour de moi. Chacun veut écouter ce "french song". Leur train se met à partir, ils courent et montent tant qu'il ne roule pas trop vite.

 

En l'air, les singes se promènent sur les poutres de la gare. Au sol, les rats mangent les déchets jetés sur les rails.

 

Les vendeurs de thé déambulent parmi les indiens assis sur leurs sacs de graines ou autres. Certains dorment par terre .

 

Il est 19h05, aucun train en gare, et quelqu un me dit que mon train est déjà passé ... plan pourri !

À 19h15 mon train n'apparait plus sur l'écran !

A 19h30 un homme qui prétend prendre le même train me dit que le train va arriver. Je lui demande quand ? Il me répond "il va arriver" .

A 20h mon train entre en gare, je trouve mon wagon et ma place assez facilement.

 

Dans le wagon, c'est plutôt sale, et là, un enfant d'une douzaine d'années monte, quitte son tee shirt et dépoussière le sol. Les passagers tentent de le faire partir en le poussant du pied. Il finit plus ou moins d'envoyer toute la saleté sous les fauteuils, remet son tee shirts tout noirs, et demande quelque pièces... .

Enfin, le train quitte la gare. A prioris je devrais arriver avant minuit à Saway, puisqu'il n'y a que 226 km. Une dame me demande si j'ai pris à manger avec ma moi. Je répond que oui, puis je lui demande:

"Parce qu'on arrive à quelle heure à Sawai Madhopur ?"

"A 02h00 "

Voila une nouvelle super géniale ! C'est donc parti pour 6h de train.

 

On installe les couchettes. Mon petit sac comme oreiller, je parviens à m'endormir malgrés l'odeur insupportable des toilettes à même pas deux mètres, et les cris des vendeurs de thé.

Ici, le nom des gares ne sont pas annoncés comme en France, il faut donc connaître la ligne pour savoir si l'on est à bon port . Je me lève donc à 1h45 histoire de ne pas louper la gare. A moitié endormi, j'observe les cafards qui courent se cacher sous les lits.

 

Finalement, on arrivera à destination à 2h30. 6H30 pour 226 km !

 

Epuisé, je prend un tuk tuk pour trouver un hôtel, et même s'il est 3h du matin, la reception t'oblige à remplir ce formulaire que l'on trouve dans chaque hôtel !!! (identite, détails du passeport, du visa, d'où l'on vient, on l'on va, pourquoi, etc .. ).

Delhi -> Agra . Premier train !

(04/10/11)

Après mon premier taxi, mon premier tuk tuk, je prends aujourd'hui mon premier train du voyage .

 

A 7h30, un tuk tuk avec qui j'avais pris rendez-vous la veille, m'attend devant l'hôtel.

Durant trois quarts d'heure, nous traversons Delhi. Delhi au réveil! Les vendeurs de journaux étalent leurs news papers par terre, les gens dormant sur le trottoir, se réveillent . J'arrive à l'heure pour mon train, heureusement, les gens à qui je demande conseil, m'indiquent le bon train.

 

Le wagon dans lequel je suis durant ce trajet de trois petites heures, est qualifié de classe moyenne, c'est à dire banquette, et rideau pour nous séparer de l'allée.

Pendant le voyage, vendeurs de babioles (cartes, balles rebondissantes), vendeurs de Chai (boisson chaude indienne, sorte de thé), et vendeurs de plats chauds défilent. En l'occurence, aujourd'hui il s'agit d'omelette, je décide d'en prendre une. Pour 40 centimes d'euros, je mange cette omelette accompagnée de deux tranches de pain de mie . Parmi les oeufs, un morceau de légume vert. Je le mange, essayant de deviner de quel légume il s'agit. Erreur ! Les larmes me montent aux yeux, j'ai chaud, je transpire, la langue me pique! Je bois alors le chai encore bouillant, maintenant la langue me pique ! Bon je ne sais toujours pas de quoi il s'agissait, mais point positif : ma découverte culinéraire à permis à mes compagnons de wagon de se divertir ...

 

J'arrive à Agra vers midi . En descendant du train, je vois des singes assis sur le quai. Dans les rues d'Agra en plus des singes, j'aperçois les premières vaches sacrées, marchant au ralenti.


Une arrivée en Inde, une perte des repères !

Après avoir dit au revoir à ma famille et amis, je passe la douane et embarque dans le premier avion de ce voyage, en direction de Londres . Je ne réalise toujours pas ce qui est en train de commencer, la seule chose à laquelle je pense, est l'absence de mes amis et de ma famille pendant un an .

 

Après plusieurs heures d'attente dans l'aéroport, je monte dans l'avion pour New Delhi, capitale de l'Inde .

 

Ca y est,  la douane me laisse passer, je suis en Inde, et il fait plutôt bon !

Mais je réalise réellement (enfin) que je suis à New delhi, aucun Roupie en poche (1€ = 68 Rp) ! Je tente de retirer de l'argent dans un distributeur qui refuse de me sortir le moindre billet.

Je prends alors mon premier taxi, lui demandant de m'emmener jusqu'à mon hôtel le major den's, (chambre double, wc, ac pour 7€50 la nuit) .

 

Je dépose mes sacs et pars à la recherche d'un distributeur . Sur la route, un homme me demande si je cherche un office de tourisme (il s'agit d'un rabatteur, nombreux en Inde qui ont pour but de mener les touristes aux boutiques et touche une part lors d'un achat). Après m'avoir accompagné jusqu'à un distributeur qui me laisse retirer de l'argent (ouf !) il me guide jusqu'à un office de tourisme celui ci me propose des billets de train à travers l'Inde du Nord .

J'explique que je viens à peine d'arriver, et que je désire rentrer me reposer . Il me donne alors rendez vous à 9h le lendemain .

Epuisé, je me couche dans mon sac de couchage, et m'endors sous les bruits de la rue (klaxons, chiens ..)


Il est 10h30, lorsque je me lève . Je sors boire un verre dans le quartier .

Je découvre Delhi, une ville bruyante, où le code de la route n'existe pas .

A trois voir quatre sur une moto sans casque; trois voitures, une moto et un tuk tuk (moto taxi à trois roues) sur une route à 3 voies . Tout le monde klaxonne sans cesse. Les piétons traversent en courant, évitant de justesse les véhicules .

 

Je décide d'utiliser le tuk tuk pour me déplacer. Un premier chauffeur percute une charette, sans réagir, comme si tout était normal . Plus tard, c'est avec un autre chauffeur que nous percutons une moto dans un carrefour, là aussi, rien d'anormal, chacun poursuit sa route .

 

Dans les rues, plein de déchets, laissant échapper une odeur assez ... horrible.

Des hommes fouillent dans ces poubelles, sac en toile à l'épaule, pantalons déchirés, parmi les chiens errants de la ville .

Hommes femmes enfants viennent demander de l'argent, se collent à la fenêtre du taxi au feu rouge. Emputés, malades, casi aveugles, tendent la main.

C'est toujours dur de refuser. J'ai 18 ans, un ordinateur, appareil photo et caméra dans le sac, je poursuis mon chemin, laissant ces indiens de trente, quarante, cinquante ans qui n'ont que ce sac en toile retourner s'allonger sur leur muret ou trottoir.

 

Je voulais du dépaysement ?! J'en ai !

 

Fin d'après midi, j'achète 11 tickets de train qui me permettront de visiter le Nord de L'Inde  et un bus pour le Népal , pour un total de 340€ .

 

Une nouvelle fois épuisé, je me couche à 21h dans la même chambre d'hôtel, mais, avec toutes ces images en tête, je ne trouve le sommeil qu'à 3h00 .

 


Commentaires : 8
  • #8

    Max (mercredi, 07 novembre 2012 05:34)

    Je n'en suis qu au premier article de ce tour du monde et j'aime beaucoup ce que tu écrit ! Tu ne cherche pas la beauté de l'écriture mais simplement la rédaction de ton aventure. Tu es partis à 18 ans , wouaaah quel odace ! J'en est 23 et vais bientôt empreinter le chemin retour de l'Australie en passant neanmoin un mois en Thaïlande. À voir ton article "retour en France" je me doute que ton voyage est dorénavant terminé. Ou en est tu ? Que fais tu ? Et quand repars tu ? Ravis de lire tes nouvelles passionnantes ;)

  • #7

    margot (vendredi, 10 février 2012 21:26)

    désoler de te redéranger mais c'est quon la dit depuis longtemps mais je te shoute une bonne anné 2012.Bon courage.
    coucou Antoines j'ai une question? est ce que aujaurd'hui tu est au népale répons moi vite s'il te plait Antoines mercie et bon courage
    notre classe et deux autre class nous avons regarder le diaporamae de ton père et de ta soeur Anais les photo était magnifique. quelle courage pour le saut à l'élastique j'aimerais bien le fère mais j'ai trop peur bon courage Antoines...
    Antoines tu est partie 1ans pour faire le toure du monde pour moi il feau etre très courageux pour se 's'eparer de sa famille. Antoines j'ai une question est ce que dans ton toure du monde tu ira avec t'est copin au pole nord et au pole sud

  • #6

    Clement et Adrien (vendredi, 10 février 2012 14:54)

    Salut Antoine, comment ça va ? Tu connais Violette, nous sommes dans sa classe.Raconte-nous comment ça se passe ? Nous voulons dire : voyager sans ta famille, sans tes parents... ils ne te manquent pas trop ?

  • #5

    margot floquet (jeudi, 09 février 2012 11:55)

    Bonjour Antoine ! j'ai fait le tour de ton site et c'est vraiment passionnant!!! Moi aussi j'aime voyager et j'admire le parcours que tu as fait ! Tes aventures et tes rencontres sont impressionnantes!!! Je te souhaite une bonne continuation :D

  • #4

    florian CM2 (samedi, 04 février 2012 10:38)

    coucou ANTOINES

  • #3

    Muselle (jeudi, 02 février 2012 09:20)

    Coucou les CM2 !
    Merci pour vos messages, ca me fait plaisir !
    Content que l'intervention d'Anais et Papa vous plaise !
    Non Margot, je ne suis plus au Nepal maintenant desole !
    Bonne annee a tous !

  • #2

    Violette , élève de Mme Lloréns (samedi, 28 janvier 2012 08:33)

    Bonjour , Antoine.
    J'ai adoré le diaporama de ton père , la façon dont tu racontes tes récits ,
    les photos ... en fin tout quoi ! = )
    bon courage et bonne route !

    Violette

  • #1

    cm² Madame Lloréns et ses élèves (vendredi, 27 janvier 2012 15:16)

    Coucou Antoine,
    Toute notre classe trouve tes photos magnifiques ainsi que tes vidéos ...
    Le 26 janvier avec deux autres classes,nous avons découvert le beau diaporama en musique de
    ta soeur Anaïs avec les commentaires de ton père.
    Nous avons passé une heure formidable à travers tes expériences,des paysages magnifiques et des traditions différentes des nôtres.Nous avons bien aimé tes souvenirs avec les enfants.
    Bon voyage et bon courage.Nous avons déjà hâte de revoir ton père.
    Notre formidable classe et sa maîtresse.
    PS:en AVRIL 2012 nous partirons avec une autre classe de cm2 en Angleterre...