Sommes nous à notre place ?

Sommes-nous à notre place ?

 

Je veux dire par là, vivons nous dans le milieu qu’il nous faut ?

 

(Je vais essayer de ne pas trop m’écarter du sujet, car en vérité, cela pourrait partir sur pleins d’autres questions que je traiterai

dans d’autres articles pour rester le plus clair possible.)

 

 

On entend souvent des gens répondre lorsqu’on leur demande s’ils ont un chien :

 

« non, j’aimerais, mais je n’ai pas de jardin, juste un balcon, le pov’ vieux il va être en dépression ».

 

Nous sommes les premiers à être d’accord que les animaux (ou les plantes) ont besoin de certaines choses pour vivre, et doivent en éviter d’autres pour survivre.

 

Un ours polaire dans un zoo extérieur en Namibie ou Kenya, ou un tigre dans une cage de cirque, nous serions les premiers à dire qu’ils ne sont pas à leur place.

 

Et nous alors ?

 

Nous vivons coupés de la nature.

 

Dans d’immenses villes, où tout est bétonné. Nous nous sommes tellement coupés de la nature, que les municipalités sont obligées de construire des «espaces verts », de planter de misérables petits arbres toutes les vingt places de parking .

-> Donner un semblant pathétique de contact avec la Nature.

 

Revenons au zoo, un animal vivant dans une cage bétonnée sans éléments naturels (comme à l’époque des premiers zoos) nous serions indignés !

Alors pourquoi pas avec nous-mêmes ?

 

Comme la plupart des animaux et plantes, nous avons besoin de soleil,

mais nous passons notre vie dans notre maison, ou au travail !

Même entre les deux, nous nous cachons dans nos voitures, bus ou métro!

 

Alors le dimanche on se dira qu’on va faire une promenade en forêt, ou bord de rivière, mais encore une fois, l’animal du zoo qu’on ne laisserait sortir au soleil que 2heures par jour, ou une journée par semaine, nous serions indignés une fois de plus !

 

Pourquoi pas avec nous-mêmes ?

 

Arrosons-nous nos plantes avec du Coca ? Du Sprite ? Redbull ?

Nan ! Pourquoi ? Parce qu’on ne veut pas les tuer.

Mais nous en buvons.

 

Là où je veux en venir : sommes-nous faits pour vivre le type de vie que nous menons ? Que ce soit physiquement comme psychologiquement ? La nature, notre mère qui nous a fait naître. Nous a-t-elle fait pour se nourrir d’autres choses que ce qu’elle nous fournit de base ? Nous a-t-elle fait pour que nous passions notre vie en intérieur ? Nous a-t-elle fait pour que nous nous éloignions d’elle ?

 

Je ne pense pas, nous venons de la nature, nous sommes en elle comme elle est en nous, nous sommes elle, et pourtant, plus le temps passe plus nous l’écartons de nous. Pire encore, on nous apprend que la nature est dangereuse. Nous lui tournons le dos, jusqu’à en croire que nous sommes séparés d’elle.

 

Mais je pense que là est l’une des pires erreurs de l’homme : oublier la nature, sa nature, renier ses liens avec, essayer de la contrôler et même de la remplacer …

 

 On a toujours un coup de pitié quand on voit le poisson rouge dans son bocal.

 

Je ne vais pas sortir le discours de « tous tout nus dans les bois ! ». Mais n’avons-nous pas perdu notre chemin, n’avons-nous

pas marché trop longtemps sans tenir la main de Pacha Mama ?

 

On a voulu la facilité, la rapidité, la quantité.

 

Prenons la masse Française, encore plus les jeunes : combien connaissent les plantes et arbres ? Ce que nous pouvons manger comme plantes ou animaux sur notre territoire ? Combien savent chasser, préparer un gibier, le faire cuire au feu de bois ? Combien sont capables de gérer un potager ? De trouver de l’eau ?

 

Ca parait ancestral, archaïque, inutile. Mais n’est ce pas ça ? Les choses premières et vitales qu’est censé faire un Homme, dans la nature ? Alors en disant « oui mais aujourd’hui ça sert à rien de savoir tout ça ! Va manger au Mcdo, bois toi un Starbucks puis c’est tout » on revient à croire que le monde pour lequel nous sommes créés est ce monde actuel, de modernisation, d’urbanisation, de capitalisme.

 

Cela laisse à penser que nous sommes fait pour naitre et vivre "en ville" et non pas dans la nature. C’est dés le départ remplacer, renier la nature de l’Homme, c’est même changer son origine et sa destiné.

 

Voila c’est ça qui me panique plus le temps passe, c’est notre stérilisation face à la Nature.

 

Je vous promets avoir déjà parlés avec des enfants en France qui ne se sont jamais baignés dans une rivière. Qui n’ont jamais vu de ferme, de vaches, de poules.

 

A croire que l'école apprendra à nos enfants que la nourriture est créée seulement en industrie. Que le lait vient de tels entrepôts,

les œufs de tels autres !

 

 Des fois le soir il m’arrive d’imaginer différents scénarios qui font que le système ne puisse plus nous satisfaire, comme une crise

monétaire, évènements climatiques, guerre, ressources énergétiques insuffisantes, bug internet, peu importe, que ce soit sur court comme long termes.

Si la production s’arrêtait ?

 

Que les magasins n’étaient plus ravitaillés ? Que les services électriques ne fourniraient plus d’électricité … Que ferait la masse ? Je ne dis pas, il y a encore des fermiers, agriculteurs qui s’en sortirait … Mais je parle de la masse ! Que ferait les gens une fois le frigo vide ? Que ferait il en bas de chez eux ? Certains n’ont même plus de jardin !

 

Pas de notion d’agriculture, d’élevage … En vérité nous serions totalement perdus ! Mettez vous en situation ! Même moi je serai paumé au début ! Si demain nous dépendions que nous et non pas du système ?! Qu’est ce qu’on ferait ? On ne saurait même pas par où commencer ! Mère Nature était là pour nous mais nous avons voulu faire sans elle.

 

Je ne veux pas que ce texte soit une critique, mais juste une remise en question, une pensée que chacun doit avoir une fois en tête. Se rendre compte que nous marchons sans notre Mère.

 

Le pire c’est que nous savons tous que ce système n’est pas durable et qu’il aura une fin, peu importe laquelle.

 

Qui dit fin d’un système dit création d’un nouveau. Alors ne faisons pas encore l’erreur de créer un monde sans Nature. Alors commençons maintenant, revenons à elle, réapprenons d’elle. Et ce retour à elle doit se faire par nous, le peuple nous même sans attendre d’aide extérieure.

Car ne pensons pas que les grandes firmes ou institutions le feront pour nous.

 

On peut commencer simple, les écoles peuvent organiser plus de sorties dans la nature, à la ferme. On peut mettre des potagers dans chaque école, une petite ferme, et les élèves s’en occuperont. On peut même appliquer ça à échelle municipale.

 

Apprenons vite des peuples des pays « du sud » qui ont encore beaucoup de notions sur ces domaines, encore un lien fort avec la nature avant que la mondialisation leur fasse oublier leur savoirs comme elle nous a fait oublier.

 

Souvent quand je marche en voyage et que j’observe les habitants dans leurs gestes de tous les jours, certains me ramènent toujours à cette pensée. Des gestes simples, mais qui quand je les vois, je me dis :

 

« moi aussi je veux faire comme ça, moi aussi je veux savoir et vivre comme ça ».

 

Quand je vois le pécheur revenir avec ses poissons, les vider dans la mer, les écailler sur un cailloux. La mère de famille qui lave son linge en groupe avec ses amis, les mains dans la rivière. Le papi dont son travail est de s’occuper de son potager et de ses poules.

 

Je ne sais pas mais leur vie parait plus logique, avoir plus de raison.

Tu réalises vraiment ce dont tu as besoin pour vivre, et vois comment cela vient à toi.

Il y a cet échange direct avec la Nature que nous n’avons plus.

 

Nous jetons notre linge dans la machine, il ressort propre. Sur combien de machine à laver que vous lancez vous vous demandez de quel fleuve, rivière, source, nappe, vient votre eau qui lave votre linge ? Pas souvent, parce que laver notre linge est devenu un geste rapide, qu’on exécute comme un reflexe.

 

Nous achetons notre viande prête et emballée. Nous avalons notre fromage sans même savoir son chemin, sans se demander ce qui s’est passé pour avoir ça en bouche.

 

Voila, dans notre vie moderne, nous avons tout qui nous arrive fait, tout se passe sans que nous le remarquions.

 

Notre vie se résume à appuyer sur des boutons pour faire ou avoir. Comme une impression de ne pas mener sa vie soi même.

 

Il faut revoir notre manière de vivre, mais aussi se demander qu’est ce qui nous est vraiment nécessaire ?

 

Namasté

 


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Commentaires : 1
  • #1

    muselle estelle (lundi, 27 mars 2017 09:52)

    coucou à tous les deux,

    et oui Antoine, article avec plein de bon sens. Ce qui me fait peur est que la jeune génération est encore plus éloignée que nous de "dame nature". Ils apprennent beaucoup à travers les livres, mais pas de façon concrète expérimentale. Et ils sont toujours sur les écrans (ordinateur télévision). Je m' aperçois que de moins en moins de parents prennent du temps avec leurs enfants et ne leur montrent plus tout cela ( de moins en moins de cabanes construites dans les bois, plus de jeux dehors).... Les enfants ne sont plus critiques ,inventifs. Ils préfèrent jouer sur leurs écrans que d'inventer un jeu .... Ils subissent l'information.J'ai l'impression que nous nous éloignons de plus en plus de la nature au lieu de vivre en symbiose avec elle (regarde toutes ces catastrophes qui pourraient être évitées s'il n'y avait pas l appât du gain derrière, comme par exemple les constructions en zone inondable...). Bonne réflexion et problématique complexe. Profitez en bien et gardez toujours ces valeurs . Bon vent....

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