Gilets jaunes


Sommaire :

 

Chapitre 1 - Dans quel monde est né le mouvement gilet jaune ?

 

Chapitre 2 - L'étincelle d'une révolution !

 

Chapitre 3 - Mon avis en quelques lignes.

 

Chapitre 4 - La violence au sein du mouvement gilet jaune:

  1. Re-situer la violence.
  2. Pourquoi la violence est obligatoire ?
  3. Le Black Block
  4. Les différentes violences

 

Texte écrit dans plusieurs buts :

  •  Participer au mouvement en apportant ma touche personnelle, qui pour ma personne, est l'écriture.
  • Partager avec vous ma seconde passion, la politique.
  • Revoir certains points que les médias déforment.
  • Montrer que voyage et politique sont liés.

Toutes les photos sont prises durant les manifs jaunes sur Paris.


Chapitre 1 - Dans quel monde est né le mouvement ?

 

"Chômage, montée des eaux, pauvreté, déforestation, privatisations, migrations, santé en danger par les nouvelles technologies mais aussi par les produits chimiques, appauvrissement des sols, corruptions ... "

 

La liste est si longue, que je me suis senti lassé de devoir en énumérer quelques-unes.

D'ailleurs, nous ne sommes plus l'époque de "scandale", ou de "dénonciation". Nous le savons tous.

 

Crise sociale, crise économique, crise politique, crise identitaire, crise écologique.

Le système entier est en crise, l'Humanité est en crise, tout le monde le sait aujourd'hui, un problème non pas, Français, mais mondial !

 

Ça aussi, tout le monde le sait.

Un monde où les politiciens corrompus et intouchables travaillent non pas, pour l'intérêt du peuple, mais aux profits économiques des grandes multinationales et organisations privés.

 

Ça aussi, tout le monde le sait.

 

Un monde dans lequel, le peuple, l'Homme dans sa majorité, n'a aucun contrôle, aucun accès, aucun moyen de surveiller ni d'agir sur sa politique.

  • Nous vivons un système dans lequel, le petit prolo Français (travailleur respectable, vivant sa vie dans les règles de la société, payant ses impôts, ne volant pas, bref vous l'aurez compris, le modèle parfait pour nos dirigeants) se verra traité et puni comme un criminel dans un bref délai si ce dernier se faisait contrôler pour fumer un simple joint, ou pour avoir dépassé la limitation de vitesse ou autre petite broutille de vie !

 

  • Mais dans un même temps, nous vivons un système dans lequel des politiciens comme Cahuzac, Sarko (encore une fois la liste est longue) resteront impunis pour des délits bien plus grave, manipulant des sommes d'argent ou ayant des impacts géopolitiques bien plus important que le petit prolo (détournement d'argent, emploi fictif .... !).

 

Un monde à deux vitesses, dans lequel Benalla un an après est toujours impuni (port d'arme illégal, voiture et appart de fonction non déclarés, plusieurs passeports qui devaient lui être pourtant retirés, pass partout non justifié et bla bla bla et blablabla ...), pendant que Christophe le Boxeur est en prison pour avoir défendu a mains nues, une femme des coups d'un CRS.

 

Il y a quelques jours encore, Julian Assange se faisait arrêter à Londres.

 

Nous vivons dans ce monde, où des gens comme Assange ou Snowden, 2 héros de notre époque, qui devrait être médaillés pour leurs actes sont traités par nos gouvernants, comme les pires ennemis !

 

 

Je ne décrirai pas plus ce monde, passons aux choses sérieuses !


Chapitre 2 - L'étincelle d'une révolution

J'écris ce texte, nous sommes mardi 16 avril 2019.

Dans 4 jours se déroulera l'Act 23, "Ultimatum 2" des Gilets jaunes.

 

Demain, cela fera 5 mois que les Français ont décidés de dire "NON" à ce monde.


Déjà 23 samedi que les Français montent par dizaines de milliers sur Paris,

des centaines de milliers se mobilisent dans les plus grandes villes de France, jusqu'aux villages de campagne.


Les Français viennent de passer les mois les plus froids de l'année dehors,

sur les ronds-points, dans les rues, devant les entreprises, aux pieds des médias, et continueront sûrement sous le soleil d'été !

 

Les institutions et le gouvernement semblent en crise, en état d'urgence face à un peuple qui semble aspirer à un autre monde,

sans pour autant savoir encore que faire.


Vagues humaines lors de rassemblements, assemblées générales et débats dans de nombreuses municipalités, cahiers de doléances, propositions de lois ou projet sociaux-économiques, créations de liste aux européennes, blocages de grandes usines, des autoroutes, des raffineries, des supermarchés. Sit in dans des mairies et préfectures. Péages, mairies et banques enflammés.

 

Même le Fouquet's, symbole de L'Élite y est passé.

 

Grève des camionneurs, des ambulanciers, des avocats, des pompiers, des postiers, des instituteurs, des lycéens, des retraités.

Vieux, adultes, jeunes, noirs, arabes, blancs, forains, tous sont mobilisés. Villes et campagnes.

Le ras de bol, la saturation, l'accumulation de décennies de délires politiques, de crimes financiers, de corruptions, de mensonges,

de faux, d'exploitation humaine, animal et planétaire, l'esclavagisme moderne, l'inefficacité de nos chefs politiques face aux banques,

face à tout ça, le Français qui semblait endormi acceptant indéfiniment cette misère sociale sans rien dire, semble se réveiller.

Je me souviens du samedi 16 mars, lors du premier Ultimatum sur les Champs Élysées, pour la première fois depuis que je manifeste la foule ne criait pas "Macron démission" mais "Révolution ! Révolution !".

Le peuple se cherche encore, il ne sait pas comment créer le monde de demain (et c'est normal, une révolution ne se fait pas en 24h), mais ce qui est sure pour lui aujourd'hui, c'est qu'il ne veut plus de ce monde, de ce système, de cette mascarade.

Alors pour le moment, il craque.

Il déconstruit avant de reconstruire.

Il s'exprime avant de décider.

Il se lève face aux politiciens, face aux banques et firmes.

L'étincelle ? Le prix du pétrole.

 

Chaque révolution à son départ, qui parait à première vue être subtile et passager, mais qui se trouve être toujours ce petit truc d'indispensable, pour continuer demain.

Dans le temps, c'était le prix de la farine, pour faire le pain.

Pas de farine = pas de pain = pas manger ce soir = pas cool demain = insurrection.

2018 : Pas d'essence = pas de voiture = pas de travail = pas manger ce soir = pas cool = insurrection !

Les Français mécontents de la hausse du carburant, sont sortis le 17 novembre 2018 pour se faire entendre sur ce point.

Commence alors le 17, une magie sociale et humaine. La conversation, le partage, l'échange.

Réunis et discutant sur les ronds-points, tout le monde s'aperçoit que le camarade partage le même ras le bol que toi sur la situation globale. Les gilets jaunes ont alors intelligemment profités d'une cause commune pour se regrouper.

 

Nous sommes pour le coup, tous énervés en même temps sur le même point, alors : Action !

Les Français très vite se mettent d'accord sur les principaux points à changer pour une société meilleure.

Cela fait des années, des décennies pour certaines revendications que le peuple en avait conscience.

 

Mais pour le moment, il ne s'était pas regroupé, ni retrouvé pour en parler.

 

Le mouvement à tenté différentes actions, dans différents domaines, et comme toujours, les médias ont pris plaisir à relayer le mouvement, mais à leur sauce, sous leurs points de vue, avec leurs propres définitions des mots, des images, et des intervenants.

 

Comme toujours, j'écoute ces merdias dégouté et indigné de leur niveau de journalisme et de leurs propos collabos.

Tout le monde aujourd'hui le sait, les médias ne sont plus indépendants, il est dur de donner confiance en eux.

À chaque action, ils tentent de décrédibiliser les Gilets jaunes, les faisant passer un coup pour l'extrême droite, un coup pour des antisionistes, puis des complotistes, puis des anti république, puis des casseurs, puis des émeutiers.

 

Mais j'ai espoir.

De plus en plus de personne se détournent des médias officiels, à la recherche de plus petits médias indépendants sur la toile.


Chapitre 3 - Mon avis en quelques lignes

Sur facebook, vous m'avez demandé mon avis. Alors allons y rapidement !

 

Je suis Gilet Jaune, évidemment. Mais avant tout je suis révolutionnaire.

 

Pas besoin de le cacher, certains d'entre vous l'ont certainement vite compris, que j'étais plutôt anti consumériste, anticapitaliste, mais aussi anarchiste. C'est donc par évidence que j'ai de suite sauté dans le mouvement !

  • J'en profite pour rappeler la définition de l'Anarchisme : L'anarchisme est un courant de philosophie politique développé depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et pratiques anti-autoritaires. Fondé sur la négation du principe d'autorité dans l'organisation sociale et le refus de toutes contraintes découlant des institutions basées sur ce principe, l'anarchisme a pour but de développer une société sans domination, où les individus coopèrent librement dans une dynamique d'autogestion.

    J'insiste car aujourd'hui, gouvernement comme média décrédibilisent l'anarchie en la confondant volontairement avec l'anomie qui  est elle, l'absence de règles, de lois et de normes.


L'Anomie est donc le désordre ce que je ne désire absolument pas, mais,

l'Anarchie c'est l'ordre, par le peuple et pour le peuple !


Pourquoi ?

 

Depuis mon premier tour du monde à 18ans, je reste perturbé des différences de richesse sur Terre,

de l'exploitation humaine et environnementale.

Choqué, interpellé, je me suis promis durant ce premier voyage de toujours me battre contre la misère humaine et environnementale.

J'ai longuement réfléchi, j'ai beaucoup lu, écouté de nombreuses conférences et regardés d'indénombrable documentaire.

J'ai beaucoup échangé et discuté, avec des gens de milieux et bords différents.

Et très vite, j'ai compris que ce n'était pas au niveau des associations humanitaires, bien trop lentes et sans moyen malgré toute leur bonne volonté que cela se jouait !

 

J'ai vite compris que cette misère planétaire pouvait être évitée, l'Homme en est capable, nous avons les moyens intellectuels et technologiques pour rendre le monde meilleur.

 

Tout se joue niveau politique.

Normal, il faut imposer des règles à suivre pour éviter de tomber dans le piège de l'exploitation etc ...

 

J'ai aussi remarqué durant mes voyages que la France, était le phare mondiale de la Liberté.

Le peuple Français est l'exemple à suivre. Nous sommes médiatisés dans le monde entier.

Si nous voulons libérer les pays pauvres, nous devons libérer la France.

 

Mais quand on s'intéresse de plus prêt au pourquoi du comment rien ne bouge, rien ne se fait ? On comprend très vite !


Les actes devraient venir des politiciens qui restent inactifs, qui au contraire, semblent être alliés à la misère qui offre de plus généreux profits aux affaires. Ils dirigent de manière à faciliter toujours plus le marché des grandes entreprises pour lesquelles ils sont complices, qu'ils le veuillent ou non, que ce soit par relations, par intérêt financier ou simplement pas pressions, les politiciens sont les gardes, non pas du peuple et de la Terre, mais des grands capitalistes.


On arrive vite à la conclusion que le combat à mener est politique.

 

Plus encore, que le combat consiste à prendre en main la politique.

 

Puisque sans interventions du peuple, la politique ne fera rien.

 

Puisqu'ils ne veulent pas punir l'exploitation et leurs complices, punissons les.

 

Puisqu'ils ne veulent pas éradiquer la famine, préserver la planète, donner un toit à chacun, faisons le.

 

Il est l'heure aujourd'hui, de virer cette classe politique, inconsciente, égoïste, inhumaine et corrompu,

pour reprendre le contrôle de nos vies et de notre Terre.

Il est temps que le Peuple décide, de ce qui est bon pour lui ou non.


Voilà pourquoi je soutiens les Gilets Jaunes.

Le peuple est aujourd'hui dans une Guerre.

Une guerre sociale contre l'État et ses alliés, contre le système clivant, en place depuis trop longtemps.

 

Comment ne pas soutenir des individus, esclave du monde du travail, de la consommation, toute leur vie, se levant face à ses maitres qui entretiennent la misère? Comment ne pas soutenir un peuple qui se bat pour un monde plus juste ? Un monde plus vert ? Un monde aux richesses, à l'éducation, à la santé, égaux et pour tous ?


Toujours être du côté de l'opprimé, toujours se battre pour la liberté !


Chapitre 4 - La violence au sein du mouvement

1 - Re-situer la violence.

Pas besoin de rappeler le combat que nous menons. Pas besoin de rappeler la misère sociale que nous luttons.

Quand j'entends aux infos le soir en rentrant de manif, les journalistes pleurer les vitrines cassées,

les caméras de surveillance brisées, les banques saccagées, je deviens fou. Oui fou !

Fou de cette sadique manipulation de la violence dont ils font preuve, je l'avoue avec finesse et savoir faire.

Comment arrivent-ils à manipuler l'opinion publique de la sorte ?

Comment arrivent-ils à inverser les rôles ?

 

La France pleure du matériel détruit !

Mais a-t-elle déjà oubliée ce que nous combattions ?

 

Act 1, Act2, Act3, Act4... chaque samedi soir, la France pleure les belles rues de Paris. Du moins, les chaines Tv pleurent.
Les médias ont réussis à dévier nos esprits, jouant avec les mots, les images, les émotions comme la peur,

et stratégies de communications.

Mais prenons du recul. Oublions les médias et les idées préconçues.

Prenons-les "violences" des gilets jaunes, black block, ou autre révolutionnaire que vous souhaitez.


Des banques saccagées, des vitrines brisées, des publicités repeintes, des caméras de surveillance mise hors services ?


Des scènes inhabituelles je vous l'accorde. Violente quand cela tombe sans prévenir, dans notre plate routine quotidienne, c'est vrai.
Mais il est bon de recentraliser ces violences. Pourquoi sont-elles faites, contre qui ?

Elles sont faites par des gens comme vous, comme moi. Vous en connaissez peut-être sans le savoir, dans votre famille, amis, ou collègues de travail.

Pourquoi ? On le sait, pour des valeurs humaines et écologiques. Souvent pour des conditions de vie, de travail, d'égalité, pouvoir d'achat, protection de l'environnement ...

Envers qui ? Comme nous l'avons dis plus haut, soit les puissances et symboles du capitalisme (donc les principaux acteurs du crime de la finance, ceux qui font de l'évasion fiscale faisant perdre 80 a 120 milliards d'euros par an à la France, ceux qui n'hésitent pas
à lier chimie et nutrition, ceux qui agissent seulement au nom de PROFIT, n'hésitant pas à exploiter humains, enfants, et Terre détruisant des paradis environnementaux.

Envers aussi les symboles de l'État et du gouvernement, inactifs face à ces destructeurs, allant même à leur faciliter la tache et travaillant plus pour eux que pour nous !

Alors sincèrement, du verre brisé, des cailloux jetés, des slogans peints à la bombe, est ce violent face à la disparition animale plus rapide que jamais ? Est ce violent face aux SDF passant la nuit dehors ? Violent face à la femme qui se prostitue pour vivre,
face à la mamie de 65 ans qui à la retraite doit distribuer des magazines dans les boites aux lettres le samedi ? Violent face à la bouffe remplie de produits et de pesticides qu'on nous vend ? Violent face aux vieux qui survivent avec 800€/ mois sans pouvoir
offrir une sortie à leurs petits enfants alors qu'ils ont travaillés toute leurs vies ? Violent face au réchauffement de la surface planétaire de 1°c ?

Redescendons sur Terre, et rappelons nous qu'elle est la vraie violence, et qui en sont les acteurs.


 Qu'est ce le plus violent entre une vitrine d'Apple brisée, ou le fait qu’Apple par la sous-traitance, exploite des enfants d'à peine 10 ans pour aller chercher les matières premières du téléphone, dans des galeries souterraines en Afrique ?!

Qu'est-ce que le plus violent entre le fait d'installer des dispositifs "anti SDF" dans les lieux publics pour les empêcher de dormir parmi nous et ainsi les chasser des centres-villes, ou le fait de casser du matériel urbain ?

Qu'est-ce que le plus violent entre le fait que les banques taxent les plus pauvres quand ils tombent dans le négatif, ne serait ce que 24h, créant une misère sociale toujours plus forte, ou le fait qu'un manifestant mette hors service un distributeur ?

 

Ne nous trompons pas de méchant ! N'oublions pas le pourquoi du comment ?

N'oublions pas qui crée à la base la plus grande des violences, et qui vient lutter contre.

La violence est présente au sein des manifestations des gilets jaunes, mais ne la diabolisons pas !

 

Nous allons voir ensemble qu'elle est pour le moment encore dérisoire, mais surtout, qu'elle est indispensable pour une vraie révolution alors essayons de réfléchir.


2 - Pourquoi la violence est obligatoire ?

La violence des premiers actes des gilets jaunes ont ouvert à des débats depuis longtemps oubliés.

 

Elle à exposée la violence de la police, celle de l'État et de son vrai visage.


Les Français comprennent que notre soi-disant "Démocratie" ne dépend que de notre propre esclavage volontaire, de notre propre asservissement, de nos propres volontés.

 

De notre acceptation face à un système qui nous vole, nous exploite et détruit la planète.

 

Les prolos se sont levés face à des colosses de l'économie, ouvrant les péages allant même jusqu'à en bruler, mis hors service la moitié des radars de France, ont bloqués des raffineries de pétrole, centrale nucléaire, et entreprises comme Amazon.

Donnons une chance à la violence.

 

Je ne crois pas en la manifestation pacifiste qui n'est autre qu'un peuple sortant dans la rue supplier le Seigneur "S'il vous plait, ne faites ça!", Seigneur qui on le sait, n'en fera qu'à sa guise. 

Le pacifisme est le canalisateur. L'anti révolution.

De quoi se persuader faussement que nous luttons, sans accepter la réalité d'un combat en vain.

 

Honnêtement, qui pense encore aujourd'hui, qu'en allant paisiblement le samedi défiler avec la CGT dans les rues de Paris, - chantant des chansons autour d'un barbecue, grand sourire aux lèvres, pour réclamer du changement à un gouvernement qui à un objectif à accomplir sous la pression de Bruxelles vis-à-vis de l'UE, mais aussi des plus grandes firmes brassant des milliards, qui pour des raisons d'avoir toujours un marché plus fructueux trouvent la politique plutôt intéressante. - servira à quoi que ce soit ?

 

Nous avons donc d'un côté, des manifestants calmes et pacifistes qui ont le sait, rentreront sans broncher chez eux même si le gouvernement ne cède pas, et d'un autre, les plus riches du globe, qui tout les jours, ont les moyens les plus puissants pour faire pression sur les politiciens !

Croyez-vous vraiment que nous sauverons le monde avec nos saucisses merguez ?

 

Moi même à la place de Marcon, dans son but à lui, je ne céderai pas face à un cortège inoffensif, je quadrille le secteur par la police, et je laisse la journée s'écouler puis basta.

Nous ne sommes pas là pour manifester, nous sommes là pour rappeler aux corporations et banques que nous sommes les décideurs de ce monde, nous avons le pouvoir, et disons "Non".

Nous rappelons à ces hautes sphères qu'ils ne dirigent et dominent pas le monde et ces habitants,

nous leur montrons que nous sommes là pour riposter.

Nous ne sommes pas là pour réclamer, mais imposer.

Dans ce texte, je ne veux pas me perdre dans "comment faire la révolution" ou encore "comment se faire entendre du gouvernement", ce serait trop long, et je voulais parler des black block, des violences en manif.


Mais rapidement, que faire ? Comment ?

 

Avec un Parti ? Impossible, dans ce système d'aujourd'hui construit pour éviter toute montée d'une quelconque opposition révolutionnaire.

 

Des pétitions ? Tellement 2019, à la mode, pourtant même les pétitions aux grandes nombres de signatures ont rarement changés quoique ce soit.

 

Par un référendum ? Ha quoi bon ? Nous le savons, le gouvernement a délaissé son peuple pour l'économie et la croissance magique. Ils n'ont que faire de nos avis. La preuve avec le référendum sous Sarko pour l'Europe, quand les Français votaient non, mais que le gouvernement comprenait oui.

 

La grève générale ? Qui y croit encore aujourd 'hui ? J'écrirais avec plaisir un article sur la grève générale si vous le voulez.

Né en 1993, j'ai connu de nombreux type d'oppositions cités ci-dessus. Mais à 25 ans, rien à changé.

 

Au contraire. Les politiciens assument de plus en plus leur corruptions. La critique est quasi inexistante dans nos médias.

Les banques et firmes nationales s'accaparent les dernières choses sur lesquels ils n'ont pas encore posés la main.

La Terre est à bout de souffle.

 

Mais ce système, ce pur capitalisme et sa production immorale, inhumaine et destructrice,

est plus que jamais prôné et protégé par les dirigeants.


Il ne reste qu'une chose, se lever face à ces puissances, détruire leur fondation, les mettre dans l'incapacité d'agir d'avantage,

et prendre physiquement le pouvoir pour enfin accéder aux leviers du changement.

 


3 - Le Black Block

On entend à longueur de journée que la violence c'est mal, et que ça ne change rien. Mais qui nous vend ce discours ?

Les médias, les politiques, les pions des grands acteurs de ce monde.


Mais n'oublions pas, la pire forme de violence est la violence sociale, comme la pauvreté.

Nous sommes J-4, avant l'act 23. Tv, radios, internet, journaux, tous se déchainent sur le sujet de la violence en manif, des black blocks, hurlant un sacré tas de conneries, pardon du mot.
Alors, je me suis dit que pour contrebalancer, il fallait parler de ce sujet, mais d'un autre angle. Histoire de rappeler les bases et recentrer le débat.
Je suis conscient qu'en usant de la violence, je m'expose à plusieurs risques, physique, judiciaire ou pire, de devenir celui que je combat. Je sais aussi que le pacifisme, c'est plus sympa.


Mais quand le pacifisme ne mène à rien, que faisons-nous ?

Le black block n’est pas un groupe, mais une tactique à laquelle tout le monde peut adhérer.

Tactique consistant à attaquer les banques et tout ce qui est propriété de corporations.

Détruire ou voler un frère est un crime immoral et mauvais.

Ne pas détruire, et voler, à ces institutions qui sont les piliers de cet empire diabolique est tout aussi immoral.

Non ! Briser quelques vitrines et bruler quelques distributeurs ne vont pas tout changer !

Mais cela fait partie des actions sur le chemin du changement.

Une des formes luttes qui doit s'ajouter aux autres.

 

La violence attire les caméras.

Si 50 000 personnes manifestent pacifiquement, les médias boycotteront (la preuve avec la marche du climat du 16 mars, VS les gilets jaunes : samedi soir Bfm parle en quelques secondes de la marche du climat mais condamne casi tout son temps d'antenne aux gilets jaunes. Comme on dit, toute pub est une pub, même la mauvaise pub !).


Mais si dans ces 50 000 manifestants, 200 black block détruisent la propriété de ces corporations, les médias du monde entier en parleront. Peut-être en bien, peut être en mal, mais ils en parleront.

Je n'ai pas toujours été comme ça, dans mes premières manifestations j'étais le premier à crier "Pas de violence ni vandalisme !" ou encore "La police avec nous !". Ce, pendant des années d'activisme. Malgré la dose de lacrymogène, matraques et violences policières, j'ai continué à manifester pacifiquement. Jusqu'au jour où STOP, tu comprend être l'idiot utile du système !

A vouloir respecté ce code du "pacifisme, arme de révolution du citoyen civilisé", nous nous faisons détourner de notre but, qui a des objectifs que nous devons atteindre, sans compter sur le "politiquement correct" ou sur le "sage d'actions" car l'heure tourne, et il faut agir.

Revenons en au Black Block :

 

 Il est temps de redéfinir le terme de Black Block et ses faits.
Le ou les Black Blocks ne sont pas un groupe, pas un parti, rien qu'une stratégie.

Le Black block est le nom donné à une technique de combat de rue en manif'.

 

Une tactique à laquelle tout le monde peut adhérer.
Le but, est de créer une cohésion et des tactiques de rues, offensive comme défensive,

permettant de défendre le cortège, et de l'aider à évoluer face à l'oppression policière.

Pour ce qui est des individus qui constitue les black block, il y a de tout.

Des gens d'aucun parti politique, des gauchistes, un peu de droite, des communistes, et pas mal d'anarchiste.

Une de ces techniques pour laquelle le Black Block est si connu, est le fait de s'habiller tout en noir.

Nous sommes tous habillés que de noir, ce qui excite les médias. Pourtant, il n'est pas question de style,

mais de garder toute sa liberté de manifester en préservant son anonymat.

Il s'agit simplement de sécurité vis à vis de la police et  de la justice. Tous vêtus de noir, collés les uns aux autres, ils ne peuvent identifier les manifestants les plus actifs, et donc, ne peuvent pas (ou moins facilement) les interpeller.

Les grands principes des Black Block sont,

 

adapter une cohésion solide et des déplacements organisés et stratégiques face à la police pour éviter que le cortège de ne se fasse gazer (renvoyant les lacrymos), qu'il ne soit chargés (en construisant des barricades), l'aider à ouvrir les rues lorsque les policiers bloquent illégalement le circuit de la manif, pouvoir intervenir avec les premiers soins et évacuer en sécurité les blessés grâce au travail des street medic.

 

Ils s'attaquent aux symboles du capitalisme, de la finance de l'esclavage moderne, et du non-respect de l'environnement.

 

Les black block ne cassent pas au hasard.

 

Vous ne verrez jamais, comme le prétend BFM, un black block casser une petite boulangerie ou petit commerce.

De même, le black block ne vole pas. De toute manière, dans sa vie, il est contre cette consommation de marque et de masse.


Pour anecdote, durant un des acte à Paris, les black block ont mis à mal une boutique de luxe connu pour ses sacs, chaussures etc ... Une fois la vitrine tombée et les Black Block entrés, ils n'en ont pas profités pour voler les articles pourtant de valeur, ils jetaient tout dans la rue, déchiraient les sacs, les chaussures, les mettaient hors d'usage.

Ils ont ensuite trouvés du champagne. Vu la boutique, on comprend que c'est pour offrir au client lors de grosses factures. Ce devait être une bouteille pas mauvaise pour des Smicards, bonnes à conserver pour le soir ! Mais non, les bouteilles ont étaient jetées sur les banques d'en face !

 

Le 16 mars, les Black block ressortaient d'Hugo Boss, chemises à la main pour …les jeter directement dans les barricades en feu !


Les black block ne viennent pas piller, ne viennent pas se défouler, jouer, ils ne sont pas ignorants de la politique et désintéressés par la cause.

 

Au contraire, la politique les fait vibrer.

La cause humaine et social est leur essence.

Ils ne sont pas violents, mais avide d'un monde meilleur.

Ils rêvent de refaire la cité, de participer au destin du pays, de remettre de la justice et de l'égalité dans ce monde.

Ils combattent, prennent la politique en main, ont décidés que le bulletin de vote tout les 5 ans ne suffisait pas.


4 - Les différentes violences

Il y a trois grands types de violence.

 

  • violences matérielles : Les plus connues comme dit plus hauts, les casses envers les symboles du capitalisme.

 

  • violences envers l'Etat : Quand justement, le gouvernement, l'Etat, - soit l'incarnation du bien, du devoir, de la justice, des règles, de la puissance, de chef -  laisse cette violence économique agir impunément. Il est dans l'ordre du citoyen, de réveiller le gouvernement, ou, dans le cas échéant, prendre sa place et les commandes.

N'oubliez pas : Art 34 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Le but est donc d'effrayer ces institutions pour leur rappeler leur pouvoir. Si nécessaire, les assiéger pour les contrôler et les ramener sur le bon chemin.

  • violence envers la police : Quand la police ou l'armée censées être les protecteurs du peuple s'avèrent ne pas aider la cause du peuple dans son combat, pire encore, lui fait barrage, il est dans notre rôle de passer tout barrage pour atteindre le but.

Les gardiens de la paix qui ont d'ailleurs été renommés Forces de l'Ordre (ce qui explique tout) étant le dernier rempart physique face à cette reprise du pouvoir, nous sommes à contre cœur obligés de lutter contre cet outil du gouvernement.

Contrairement à ce que les médias aimeraient nous faire croire, le Black Block ne vient pas en manif pour casser du flic. Mais le flic, cassant sa manif, empêchant son expression, tabassant femmes hommes vieux jeunes, le flic accumule trop de contrainte au Block, qui se voit obliger d'entrer dans la guerre qui lui est déclarée.


Conclusion

Dans un monde ou les valeurs et bases humaines se perdent,

A une époque où les scientifiques parlent d'une probable extinction de l'espèce Humaine,

Où les grands de ce monde ont la compassion la plus basse, les petits ont décidés de se lever pour changer le tir.

 

Nombreux et déterminés, leur objectif est simple, rendre le monde plus vert, plus juste, plus humain.

Face à un gouvernement sourd, aveugle, méprisant et violent, il tente tout ce qu'il peut.

 

Le chemin de la liberté sera long, prenons notre temps, ne  nous laissons pas accuser d'en perdre et de ne pas avancer,

rebâtir une société ne se fait pas en un claquement de doigts.

 

Les Rois de cette folle société ne céderont jamais leurs trônes, et ne serviront jamais leurs peuples.

 

Alors servons nous.

 

Pour reprendre le pouvoir politique de notre pays, nous devrons être tous ensemble.

La lutte devra prendre toutes ses formes possible, et jouer sur tout les plans.

 

Toute forme de lutte est utile, doit se complémenter aux autres, et doit être soutenue.

 

L'Etat utilisera lui  tout les moyens (médias, justice, police …)  pour nous diviser et casser chaque élan insurrectionnel,

mais nous sommes prêt.

 

C'est pourquoi, quand la violence est obligatoire pour répondre à la répression, et mener le combat, ne la diabolisions pas.

 

Participer est un choix, soutenir une obligation.

 

Une obligation certes désolante, mais indispensable pour atteindre nos objectifs.

 

Une violence contre une violence plus violente, est ce violent ? 

 

Ne nous laissons plus avoir.

 

Pour nous, nos camarades, nos familles, nos enfants, notre Terre, notre liberté.

 

"Pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple".

 

 

"La volupté de la destruction est une volupté créatrice." - Michel Bakounine 

 

"L'anarchisme est né de la rébellion morale contre les injustices sociales." - Errico Malatesta

 

"L'opprimé a le droit de résister par tous les moyens à l'oppression. Et la défense armée d'un droit, n'est pas la violence." - Elyse Reclus


Commentaires: 2
  • #2

    RAYMOND Norbert (samedi, 20 avril 2019 18:27)

    Bravo pour les photos ! Pour le reste il faudra qu'on en reparle...

  • #1

    Nadia Desjarlais (vendredi, 19 avril 2019 16:45)

    WOW quel beau texte...moi qui est au Québec... et qui ne peut compter que sur les informations pour connaître la réalité, j'ai enfin vue (lue) une version avec laquelle je suis parfaitement d'accord sur toute la ligne....Merci de si bien verbaliser la vérité !!
    Écrivez encore et encore pour que l'ont finissent par vous entendre (lire) partout !!!


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